Tout a commencé par l’anus. Oui, personne n’ouvre jamais un récit par là, mais c’était le point zéro pour inverser mon corps comme un gant Mappa taille M légèrement trop serré pour mes doigts. Une pression délicate au centre exact de l’anus, un petit grésillement interne, et le processus a commencé, faisant glisser ma surface cutanée vers l’intérieur tandis que mes muqueuses tièdes découvraient l'air libre, le tout accompagné du parfum subtil de l’encens Nag Shampa acheté au tabac du coin et du papier sulfurisé tiède du dernier essai de cookies (finalement trop cuits et durs comme de la pierre).
D’abord, les fesses ont quitté leurs attaches habituelles, pivotant exactement sur un axe invisible de 37,2 degrés, comme si elles recalibraient leur orientation pour mieux observer, de l'intérieur, mes côtes flottantes désormais saillantes. Les cuisses, indignées mais disciplinées, ont suivi le mouvement de retournement, tandis que mes jambes se tortillaient l’une dans l’autre, ma peau frottant contre mes propres os. Mes bras, anticipant le chaos, ont glissé le long de mon dos, contourné mes épaules et atteint mes pieds avec une synchronisation parfaite, exposant le réseau nacré de mes muscles lisses à la lumière du plafonnier. Mes mains, en guise de protestation, tripotaient mes oreilles et mes cheveux depuis l'envers du crâne, vérifiant que tout restait solidement attaché. Mon ventre s’écrasait sur mon sternum, compact comme un sac de terreau compressé de 7 kg (je suis passé chez Gamm’Vert il y a quelques jours, ça m’est resté).
Les sensations étaient… difficilement descriptibles. Chaque bascule d'organe déclenchait des frissons et vibrations improbables, que je répertoriais mentalement avec la rigueur d’un greffier chargé de 134 formulaires Cerfa. Mon anus, témoin stoïque et désormais axe central de cette topographie inversée, suivait le chaos comme un radar centimétrique, tandis que mon cerveau tentait de calculer les coordonnées géographiques de mes membres éparpillés. Tout était dérangeant, fascinant et inutile.
J’ai tenté de m’asseoir. Échec. D’abord sur mon dos, puis sur mes épaules, puis sur mes pieds, sentant la texture rêche du carrelage directement contre ma paroi abdominale interne. À chaque étape, je notais mentalement (faute d’accès à mes propres doigts coincés dans ma nouvelle doublure charnelle) :
- tremblement des genoux inversés (improbable mais pas forcément désagréable)
- froissement de ma paroi abdominale interne sur ma poitrine (bruit de papier journal)
- « poc » sourd des coudes à vif sur la table basse IKEA LACK vert olive
- regard horrifié du chat sans nom, pupilles dilatées à 92 % devant cette exposition indécente de mes tissus spongieux.
Retourner mon corps comme un gant n’était pas seulement une gêne logistique, c’était un art de la mise à nu. Mon nombril observait la scène comme un microscope miniature braqué sur l'absurde, et mon anus restait impassible, seul élément stable dans cette équation à mille inconnues.
Après avoir retrouvé une position vaguement stable, j’ai tenté d’attraper mon carnet pour noter mes observations. Mauvaise idée. Mes bras se sont rebellés : l’un a sauté sur la table basse avec une trajectoire invraisemblable, exposant le réseau humide de mes terminaisons nerveuses à la poussière du salon, tandis que l’autre s’est emmêlé dans le fil du chargeur de mon téléphone, créant un nœud de trois tours parfaits contre ma face interne désormais visible. Mes jambes, toujours retournées en-dedans, ont glissé sur le tapis (fait main à la punch needle) ; le frottement de la laine contre le derme délicat de mon péritoine m’a arraché un frisson de papier de verre, projetant la poubelle contre le mur et déclenchant une pluie de restes de pizza Dr. Oetker Ristorante Margherita desséchée qui ont adhéré à mes chairs poreuses par effet statique.
Le frigo vibrait comme s’il voulait fuir devant cette vision de viscères au grand jour. Mes coudes autonomes ont ouvert et refermé la porte brutalement, le froid brutal de la partie congélateur saisissant mes muscles lisses d'une morsure thermique inédite, envoyant un yaourt à la grecque Danone Nature 125 g voler en parabole parfaite sur l’ampoule du plafonnier. Le chat sans nom gémit, sans doute terrifié par l'éclat rose et nacré de mon anatomie inversée, avant de se tapir derrière le canapé Nuria de chez La Redoute (bleu marine mais j’avais commandé terra cota et j’ai jamais eu l’énergie de le renvoyer). Mes orteils tentaient de libérer le passage sous ma propre enveloppe cutanée devenue sac de couchage interne, tandis que mes doigts et coudes débattaient sur l’angle optimal pour faire tomber la télé Samsung UE32, déjà penchée dangereusement sur le meuble.
Dans l’immeuble, mes jambes, désormais gainées par l'intérieur de mon derme, projetèrent le paillasson du voisin M. Alver (3B) sur le palier inférieur. Mes bras, glissant hors de leur enveloppe habituelle, tirèrent le tapis derrière eux comme un drapeau de conquête charnelle. Mon anus vibrait comme une antenne accordée sur la fréquence de l’absurde, captant les ondes de choc à travers la structure de la cage d'escalier. Mes hanches, exposant le nacré de mes os iliaques, patinaient sur le lino grisâtre, tandis que mon nez explorait chaque palier à la recherche d'une odeur de javel rassurante. L’ascenseur devint une zone de guerre anatomique : mes bras frénétiques pressaient tous les boutons à la fois, mes orteils s'inséraient dans le rail pour bloquer la porte, et mes propres cheveux, ingérés par l'inversion de ma mâchoire, s’emmêlaient dans mes dents, tissant un réseau improbable de fibres capillaires et de salive.
Dans le hall, mes genoux tournaient perpétuellement comme des hélices de drone défectueuses, frottant contre le carrelage froid dans un crissement de cartilage. Le concierge, M. Navet, tenta de négocier une sortie de crise avec mon nombril pulsant, mais n'obtint que des micro-vrombissements organiques pour seule réponse. Dans un spasme final, mon anus fit sauter les portes de huit boîtes aux lettres :
- 1A : Mme Brin, adepte de la confiture Bonne Maman
- 1B : M. Dorel, collectionneur de timbres
- 2A : Mme Elric, passionnée de yoga acrobatique
- 2B : M. Halen, amateur de tartes aux pommes La Mie Câline
- 2C : Mlle Martinez, experte en plantes carnivores
- 3A : M. et Mme Elvanor, voisins tout nouveaux depuis seulement quelques jours
- 3B : M. Alver, fan de sonneries de téléphones des années 2000
- 3C : Mme Silas, championne de tricot de l’association de quartier, dont une maille de tricot égarée s'accrocha immédiatement à mes articulations à vif.
Une pluie de prospectus vint alors se déposer sur mes plaies exposées : plats à réchauffer Picard, flyers Maison du Monde, brochures glacées du salon Coiff’Attitude, invitations à l’atelier d’aquarelle pour seniors et annonces de vide-greniers de la rue Roquelaine, tous adhérant à ma chair comme des pansements publicitaires.
À l’extérieur, chaque avancée de mon anatomie inversée provoquait une déflagration à l'échelle du quartier. Tandis que l’onde de choc faisait vaciller les lampadaires et s’écarter les voitures dans un concert de tôles froissées, mon attention restait focalisée sur le nœud gordien de 17 phalanges que formaient mes doigts de mains et mes doigts de pieds, une architecture complexe que je tentais désespérément de démêler mentalement. La rue tremblait, les commerçants observaient la scène bouche bée, mais tout ce que je percevais, c'était l'analyse sensorielle de mon nez collé au bitume : il détectait avec une précision de sommelier le sucre collant d’un chewing-gum Hollywood à la chlorophylle usagé et la viscosité de flaques d’eau croupie mêlées à un reste de kébab de chez Tasty Food.
Mes jambes, dans on-ne-savait-même-plus-quel-sens, traversaient le square Jean-Jaurès, broyant les bacs à sable et pulvérisant le banc Simone-Veil dans un craquement sinistre. C’était le chaos absolu. Le toboggan pour enfants du parc Victor-Hugo se renversait sous la pression de mes hanches, un de mes coudes heurtait la fontaine Saint-Pierre avec un bruit sourd de cloche cassée. Et tandis que le vieux chêne oscillait comme s’il participait à cette chorégraphie apocalyptique, j'étais mentalement bloquée sur une maille du tricot de Mme Silas dans laquelle mon petit doigt était coincé.
Je me suis immobilisée sur le bitume du square, une masse de tissus internes palpitant doucement sous la lumière orange d’un lampadaire tordu. C’était le silence après l'orage. En contemplant les décombres de la fontaine Saint-Pierre, une inquiétude soudaine m’a traversé les viscères : avec mes bras noués derrière les reins et mon derme à l'envers, serais-je encore capable de scanner ma carte de fidélité Picard au passage en caisse, ou devrais-je confier cette mission à mon nombril, désormais doté d’une vision panoramique sur le rayon des surgelés ? L'assurance ne couvrira jamais l'inversion des pôles de mon anatomie, c’est une certitude, mais au moins le bitume n'était plus froid.
Le chat sans nom a fini par émerger d'un buisson de buis déchiqueté. Il s’est approché de ce qui servait autrefois de mon oreille gauche, a reniflé avec une politesse suspecte la texture spongieuse de mon nouveau moi, puis s’est installé dans le creux de mes hanches retournées pour entamer sa toilette. Dans ce chaos urbain, il venait de trouver le panier le plus chaud et le plus improbable de sa vie. J'ai vibré d'un ronronnement interne, au centre exact de l’anus, et j'ai fermé les yeux sur la ville, finalement pas si déçue de n’avoir pas changé le canapé bleu marine pour le terra cota.
D’abord, les fesses ont quitté leurs attaches habituelles, pivotant exactement sur un axe invisible de 37,2 degrés, comme si elles recalibraient leur orientation pour mieux observer, de l'intérieur, mes côtes flottantes désormais saillantes. Les cuisses, indignées mais disciplinées, ont suivi le mouvement de retournement, tandis que mes jambes se tortillaient l’une dans l’autre, ma peau frottant contre mes propres os. Mes bras, anticipant le chaos, ont glissé le long de mon dos, contourné mes épaules et atteint mes pieds avec une synchronisation parfaite, exposant le réseau nacré de mes muscles lisses à la lumière du plafonnier. Mes mains, en guise de protestation, tripotaient mes oreilles et mes cheveux depuis l'envers du crâne, vérifiant que tout restait solidement attaché. Mon ventre s’écrasait sur mon sternum, compact comme un sac de terreau compressé de 7 kg (je suis passé chez Gamm’Vert il y a quelques jours, ça m’est resté).
Les sensations étaient… difficilement descriptibles. Chaque bascule d'organe déclenchait des frissons et vibrations improbables, que je répertoriais mentalement avec la rigueur d’un greffier chargé de 134 formulaires Cerfa. Mon anus, témoin stoïque et désormais axe central de cette topographie inversée, suivait le chaos comme un radar centimétrique, tandis que mon cerveau tentait de calculer les coordonnées géographiques de mes membres éparpillés. Tout était dérangeant, fascinant et inutile.
J’ai tenté de m’asseoir. Échec. D’abord sur mon dos, puis sur mes épaules, puis sur mes pieds, sentant la texture rêche du carrelage directement contre ma paroi abdominale interne. À chaque étape, je notais mentalement (faute d’accès à mes propres doigts coincés dans ma nouvelle doublure charnelle) :
- tremblement des genoux inversés (improbable mais pas forcément désagréable)
- froissement de ma paroi abdominale interne sur ma poitrine (bruit de papier journal)
- « poc » sourd des coudes à vif sur la table basse IKEA LACK vert olive
- regard horrifié du chat sans nom, pupilles dilatées à 92 % devant cette exposition indécente de mes tissus spongieux.
Retourner mon corps comme un gant n’était pas seulement une gêne logistique, c’était un art de la mise à nu. Mon nombril observait la scène comme un microscope miniature braqué sur l'absurde, et mon anus restait impassible, seul élément stable dans cette équation à mille inconnues.
Après avoir retrouvé une position vaguement stable, j’ai tenté d’attraper mon carnet pour noter mes observations. Mauvaise idée. Mes bras se sont rebellés : l’un a sauté sur la table basse avec une trajectoire invraisemblable, exposant le réseau humide de mes terminaisons nerveuses à la poussière du salon, tandis que l’autre s’est emmêlé dans le fil du chargeur de mon téléphone, créant un nœud de trois tours parfaits contre ma face interne désormais visible. Mes jambes, toujours retournées en-dedans, ont glissé sur le tapis (fait main à la punch needle) ; le frottement de la laine contre le derme délicat de mon péritoine m’a arraché un frisson de papier de verre, projetant la poubelle contre le mur et déclenchant une pluie de restes de pizza Dr. Oetker Ristorante Margherita desséchée qui ont adhéré à mes chairs poreuses par effet statique.
Le frigo vibrait comme s’il voulait fuir devant cette vision de viscères au grand jour. Mes coudes autonomes ont ouvert et refermé la porte brutalement, le froid brutal de la partie congélateur saisissant mes muscles lisses d'une morsure thermique inédite, envoyant un yaourt à la grecque Danone Nature 125 g voler en parabole parfaite sur l’ampoule du plafonnier. Le chat sans nom gémit, sans doute terrifié par l'éclat rose et nacré de mon anatomie inversée, avant de se tapir derrière le canapé Nuria de chez La Redoute (bleu marine mais j’avais commandé terra cota et j’ai jamais eu l’énergie de le renvoyer). Mes orteils tentaient de libérer le passage sous ma propre enveloppe cutanée devenue sac de couchage interne, tandis que mes doigts et coudes débattaient sur l’angle optimal pour faire tomber la télé Samsung UE32, déjà penchée dangereusement sur le meuble.
Dans l’immeuble, mes jambes, désormais gainées par l'intérieur de mon derme, projetèrent le paillasson du voisin M. Alver (3B) sur le palier inférieur. Mes bras, glissant hors de leur enveloppe habituelle, tirèrent le tapis derrière eux comme un drapeau de conquête charnelle. Mon anus vibrait comme une antenne accordée sur la fréquence de l’absurde, captant les ondes de choc à travers la structure de la cage d'escalier. Mes hanches, exposant le nacré de mes os iliaques, patinaient sur le lino grisâtre, tandis que mon nez explorait chaque palier à la recherche d'une odeur de javel rassurante. L’ascenseur devint une zone de guerre anatomique : mes bras frénétiques pressaient tous les boutons à la fois, mes orteils s'inséraient dans le rail pour bloquer la porte, et mes propres cheveux, ingérés par l'inversion de ma mâchoire, s’emmêlaient dans mes dents, tissant un réseau improbable de fibres capillaires et de salive.
Dans le hall, mes genoux tournaient perpétuellement comme des hélices de drone défectueuses, frottant contre le carrelage froid dans un crissement de cartilage. Le concierge, M. Navet, tenta de négocier une sortie de crise avec mon nombril pulsant, mais n'obtint que des micro-vrombissements organiques pour seule réponse. Dans un spasme final, mon anus fit sauter les portes de huit boîtes aux lettres :
- 1A : Mme Brin, adepte de la confiture Bonne Maman
- 1B : M. Dorel, collectionneur de timbres
- 2A : Mme Elric, passionnée de yoga acrobatique
- 2B : M. Halen, amateur de tartes aux pommes La Mie Câline
- 2C : Mlle Martinez, experte en plantes carnivores
- 3A : M. et Mme Elvanor, voisins tout nouveaux depuis seulement quelques jours
- 3B : M. Alver, fan de sonneries de téléphones des années 2000
- 3C : Mme Silas, championne de tricot de l’association de quartier, dont une maille de tricot égarée s'accrocha immédiatement à mes articulations à vif.
Une pluie de prospectus vint alors se déposer sur mes plaies exposées : plats à réchauffer Picard, flyers Maison du Monde, brochures glacées du salon Coiff’Attitude, invitations à l’atelier d’aquarelle pour seniors et annonces de vide-greniers de la rue Roquelaine, tous adhérant à ma chair comme des pansements publicitaires.
À l’extérieur, chaque avancée de mon anatomie inversée provoquait une déflagration à l'échelle du quartier. Tandis que l’onde de choc faisait vaciller les lampadaires et s’écarter les voitures dans un concert de tôles froissées, mon attention restait focalisée sur le nœud gordien de 17 phalanges que formaient mes doigts de mains et mes doigts de pieds, une architecture complexe que je tentais désespérément de démêler mentalement. La rue tremblait, les commerçants observaient la scène bouche bée, mais tout ce que je percevais, c'était l'analyse sensorielle de mon nez collé au bitume : il détectait avec une précision de sommelier le sucre collant d’un chewing-gum Hollywood à la chlorophylle usagé et la viscosité de flaques d’eau croupie mêlées à un reste de kébab de chez Tasty Food.
Mes jambes, dans on-ne-savait-même-plus-quel-sens, traversaient le square Jean-Jaurès, broyant les bacs à sable et pulvérisant le banc Simone-Veil dans un craquement sinistre. C’était le chaos absolu. Le toboggan pour enfants du parc Victor-Hugo se renversait sous la pression de mes hanches, un de mes coudes heurtait la fontaine Saint-Pierre avec un bruit sourd de cloche cassée. Et tandis que le vieux chêne oscillait comme s’il participait à cette chorégraphie apocalyptique, j'étais mentalement bloquée sur une maille du tricot de Mme Silas dans laquelle mon petit doigt était coincé.
Je me suis immobilisée sur le bitume du square, une masse de tissus internes palpitant doucement sous la lumière orange d’un lampadaire tordu. C’était le silence après l'orage. En contemplant les décombres de la fontaine Saint-Pierre, une inquiétude soudaine m’a traversé les viscères : avec mes bras noués derrière les reins et mon derme à l'envers, serais-je encore capable de scanner ma carte de fidélité Picard au passage en caisse, ou devrais-je confier cette mission à mon nombril, désormais doté d’une vision panoramique sur le rayon des surgelés ? L'assurance ne couvrira jamais l'inversion des pôles de mon anatomie, c’est une certitude, mais au moins le bitume n'était plus froid.
Le chat sans nom a fini par émerger d'un buisson de buis déchiqueté. Il s’est approché de ce qui servait autrefois de mon oreille gauche, a reniflé avec une politesse suspecte la texture spongieuse de mon nouveau moi, puis s’est installé dans le creux de mes hanches retournées pour entamer sa toilette. Dans ce chaos urbain, il venait de trouver le panier le plus chaud et le plus improbable de sa vie. J'ai vibré d'un ronronnement interne, au centre exact de l’anus, et j'ai fermé les yeux sur la ville, finalement pas si déçue de n’avoir pas changé le canapé bleu marine pour le terra cota.