Te Deum à mon ange

Le 07/08/2026
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par Digeon A.
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Thèmes / Divers / Poèmes de merde
Avant tout, ce poème orchestre une rencontre entre le sacré et le charnel, empruntant au vocabulaire religieux (Te Deum, cathédrale) pour magnifier l’union des corps. La progression des images suit un mouvement ascensionnel, de la caresse initiale à l’extase finale, structuré comme une véritable composition musicale. L’écriture, sensuelle et lyrique, joue sur les métaphores architecturales et musicales pour donner une dimension quasi liturgique au désir. Cette lecture mène à comprendre que l’amour charnel devient ici un acte de célébration, une prière incarnée.
Demi paire notre attraction est pure
Quand parcourant ton corps, ma douce main sûre
Révèle l’âme au fur et à mesure
Ce diaphane voile qui flotte dans l’azur

Une irrésistible attraction charnelle,
Pour mon ange adorée qui déploie ses ailes
Ainsi découvrant l'origine du monde
Que la lubricité à venir inonde

Frissons orgasmiques, les courtes étapes
De notre périple doux, et passionnel
La langue agile, joue. Elle caresse et lape
Le mont sensible à la source éternelle

Nos langoureux ébat vont lentement sculpter
Un imposant monument fait de plaisir brut
Et du raffinement de notre volupté
Rendant humble Messaline, reine pute

Et nous composerons sans aucun faux accord
Quand tes légers soupirs, ces sublimes violons
Dans la splendide symphonie de nos corps
Complète mes profonds râles de bariton

Bâtissons une cathédrale de plaisirs
J'y chanterai des Te Deum à ta gloire
Il n'est en ce monde plus captivant loisir
Que celui de ton corps nu devant le miroir

(Envolée)

Fusion, effusion de pure plaisir
Qui jaillit, moment de grâce infinie
Le temps se suspend puis tombe l'euphorie.
Le souffle court, la sueur salée du désir.