La Zone
La Zone - Un peu de brute dans un monde de finesse
Publication de textes sombres, débiles, violents.
 
 

Tri Sélectif : Mihtsyou

Démarré par Narak, Novembre 19, 2009, 20:03:49

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Narak

 PB est partit.

Bon. Alors là, c'est la merde. Je suis dans un endroit qui n'est pas chez moi. Entouré de gens qui m'emmerdent. Je ne peux meme pas partir. Et puis partir où ? Dans mon appartement la situation sera la meme, un endroit qui n'est definitivement pas chez moi et des gens qui m'emmerdent.
Alors quoi ?! Où devrais je aller ? Cette impression de n'avoir de place nulle part m'envahit. Je remarque alors que les jointures de mes mains sont blanches a force de serrer mon verre, qui est plein. Des gens en face de moi. Qui me parlent peut etre. La femme qui se trouve directement face à moi rit à gorge deployée, surement en reponse à une blague douteuse d'un des hommes proches de moi. Je ne le connais pas, et elle non plus. Ces gens se trouvent a quelques centimetres de moi, et pourtant je n'arrive pas à les distinguer precisement. Ils forment un groupe qui semble s'amuser, discuter rire. D'un point de vue exterieur je suis integré au groupe, constituant un des maillons du cercle que nous avons créé autour des blagues de Mr Marrant et des rires de Mme Cherchemari.
Mais cela n'a jamais été aussi loin de la vérité. Les rires que j'entends sont faux, et semblent provenir d'une autre piece tant ils sont assourdis. Je n'arrive pas à capter la moindre phrase de ceux qui cherchent à me parler, bien que cela à mon grand soulagement ce soit rarement produit. Les gens peuvent me voir, essayer de communiquer avec moi, mais je ne suis pas là. 54eme étage d'un building, mon corps est là, et rien d'autre.
Tout ce qui m'entoure me semble si lointain et intouchable que je decide de m'eclipser, sans meme m'excuser auprès de mon groupe d'amis jetables de cette prise de congé intempestive. Je marche d'un pas tranquille vers le fond de la salle de reception, mais plus je me rapproche de la sortie plus les rires et les discussions que je percevais à peine il y a quelques instants grimpent en intensité. Je n'entends plus qu'un brouaha inaudible constitué de cris et de pleurs. Cette sensation est si forte qu'accelerant lentement le pas pour quitter cet enfer je me retrouve a courir au milieu de la salle, n'esperant qu'une seule chose, atteindre le plus vite possible la porte.
J'y arrive finalement et mes oreilles commencent a se calmer. Je reprends mon souffle en fermant les yeux, adossé a la porte fermée de la salle qui a mon avis ne s'ouvrira plus pour moi, tout du moins ce soir. Cela me soulage.
Mes esprits repris je me dirige vers l'ascenceur. Je ne sais pas où je suis, mais je sais où aller. Tous les buildings de cette ville ont le meme schema de construction. Connaissez en un par coeur et vous sera capable de fuir les flammes de n'importe quel autre batiment, a moins bien sur que les flammes ne vous laissent aucune echapatoire, vous laissant l'humble choix de finir brulé vif ou applati une 50aine d'etages plus bas.
Je me demande ce que je ferai dans un telle situation en attendant l'ascenceur. Lorsque les portes s'ouvrent j'en suis arrivé a la conclusion que les 2 fins me conviendraient.
Une fois dans l'ascenceur qui descends lentement au rdc, je me met à penser à une defaillance. Un bruit horrible de tole tordu et de ferraille, puis une chute sans fin depuis le50e etage où je me trouve, 49eme maintenant. Une chute, une defaillance des freins de securité laissant a cette boite de metal toute la liberté de prendre une vitesse phenomale, pour enfin exploser au contact du sol, me reduisant à l'epaisseur d'un timbre poste.
« Cling »
Les portes s'ouvrent, m'interrompant a ma reverie. Je me rends alors compte que j'ai un sourire aux levres. Je l'efface rapidement, sortant du building par le hall où le vigile ne me prete aucune attention. L'air exterieur ne me donna pas autant de reconfort que je l'esperai. Il y avait une fine bruine humidifiant l'air.
« Mais merde putain, qu'est ce que je branle ?! ». Je parlais tout seul, le pas rapide, la fine pluie mouillant mon visage. « Putain ». Je me sent accelerer, sans meme savoir pourquoi. Tout dans ma tete se bouscule. Mon pere, mon ami, ma copine, mes copines. Tout se bouscule, tout va trop vite. Je veux m'arreter, reprendre mon souffle quelques minutes, mais je ne fais qu'accelerer.
23e, 24e, bientôt la 25e rue. Puis la suivante. Je croyais que marcher sous la pluie me ferait du bien, m'aiderait a vider mon esprit, mais c'est un combat perdu d'avance. Je me met à courir. La pluie qui maintenant tombe en trombe et bat violemment les trottoirs ne me ralentit pas. Le vent redouble, comme si Dieu ou quelconque force controlant le temps me defiait d'avancer. Mais je ne fais que courir plus.
L'amour c'est fort, l'envie de chier c'est pire...

Yog

"Te lave pas, j'arrive"

-Nico

Bah c'est écrit avec 6 pieds et à toute vitesse. Le dernier paragraphe est particulièrement atroce. Et c'est dommage parce qu'il y a un vague truc qui est pas trop mal (si on prend beaucoup de hauteur). Bon et puis ça me fait vaguement penser à quelque chose que j'aurai pu écrire (en mieux bien sûr, je suis pas de la merde, péday).

Par contre les accents disparaissent petit à petit... faut pas changer de clavier en cours d'écriture, c'est du plus mauvais effet...

Yog

Tststs, c'est l'expression de la fougue qui a porté l'auteur au décours de son texte.
"Te lave pas, j'arrive"

Cuddle

un texte qui donne envie d'être réecrit surtout
J'aime pas ta gueule.

Mihtsyou

#5
Texte soumis à la haute autorité de la zone.

Narak

L'amour c'est fort, l'envie de chier c'est pire...

Le Duc

C'est l'auteur qui la lui même posté ici apriori.
"Celui qui se transforme en bête se délivre de la douleur d'être un homme."

areziwK Gaston

Tout bien considéré, sous l'angle du guetteur et du tireur, il ne me déplait pas que la merde monte à cheval. (Char, Moulin Premier)

http://www.kwizera.net
http://www.mfk.xooit.com

400asa

Un connard qui aime pas attendre. Il a fait un topic sur son désespoir de ne pas être publié alors que ça faisait genre deux semaines qu'il avait posté son texte. La blague, quoi. Tiens, ça m'irrite tellement que je vais pas commenter. Va te faire foutre, Mitch.

Mihtsyou

Oulah, que nenni messire, j'ai posté ce texte ici même parceque je me suis dit : "au diable d'envoyer un texte dans l'unique but d'être élevé en tant qu'Auteur sur la zone, faisons le pour l'art et la critique !".

Pour moi être arrivé ici (texte rejeté => Mihtsyou) c'était quelque part déjà être publié, je me suis cru dans "mon" sujet, où je pouvais poster des textes sans prétendre concourir à la gloire d'être auteur.
Vous reprochez aux noobs de ne pas poster de texte, allez vous me reprocher d'en avoir posté un de trop ?

Mihtsyou

Puisqu'il faut en passer par là, j'ai soumis mon texte à la zone et édité mon message.

A la revoyure, bande de raclures.

Hyenne

Citationje me suis cru dans "mon" sujet, où je pouvais poster des textes sans prétendre concourir à la gloire d'être auteur.

Hahahahaha
Mais oui, mais oui.
Il est bien brave, lui.