= La Zone =

= PROPAGANDE = => = TRI SELECTIF = => Discussion démarrée par: nihil le octobre 24, 2006, 00:50:27

Titre: La poubelle
Posté par: nihil le octobre 24, 2006, 00:50:27
Merci de bien vouloir déposer ici vos ordures : textes non potables, paragraphes vérolés, histoires inachevées, littérature de qualité inférieure, autre.

Récupération et recyclage tolérés.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Inv le octobre 24, 2006, 01:06:12
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« J’ai le sida »
Elle m’a sorti ça, comme ça, à la sortie des cours. Pour le coup ça m’arrangeait vraiment pas, son sida, fallait que je trouve un endroit où bouffer rapidement parce que j’avais TD juste après. Il aurait pu attendre, son sida, moi non.
Ensuite elle a commencé à me raconter la genèse du truc.
Enfin, je crois ; c’était pas évident de tout bien entendre avec les écouteurs qui gueulaient dans mes oreilles. Mais j’ai entendu les mots soirée, alcool, garçon. Après je sais plus, j’ai mis le son plus fort.
Et là, la musique s’arrête, pile à un passage que j’adore : batterie déchargée. Alors forcément, ça m’a contrarié, mais ça tombait pas trop mal vu qu’elle venait de finir son récit ; du coup elle a cru que j’avais de la compassion. Et là elle a eu un petit sourire rassurant.
« Ce qui ne me tue pas me rend plus forte. »
C’était le genre de personne à sortir ce genre de phrase, à attendre que la vie s’excuse de l’avoir enculée à sec. Aussi aberrante fut cette affirmation sur un plan médical dans ce contexte, et malgré le fait que n’importe qui d’un temps soit peu informé sur le VIH l’aurait remarqué, j’ai cru bon de me taire. Faute d’avoir inventé l’eau chaude, elle aura inventé le sida qui rend fort.
Bon, il faut vraiment que je trouve un moyen d’échapper à la sidéenne.
Vite une idée.
Le train à prendre, non, le bus, bof…
Marrant, je n’ai absolument aucune idée de qui peut bien être cette fille.
Je crois que j’ai trouvé :
« C’est la punition de Dieu. Mais il n’est pas trop tard pour te repentir. »
Ca a eu son petit effet, elle change de couleur maintenant. Je parviens à me retenir de lui demander si elle couve quelque chose, parce que j’ai franchement plus le temps, et je me tire calmement, en espérant qu’elle reste médusée au moins jusqu'à ce que je sois hors de portée.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Monsieur Maurice le octobre 24, 2006, 05:35:03
Parceque tout le reste de la Zone, c'est pas une poubelle?
Titre: Re : La poubelle
Posté par: nihil le octobre 24, 2006, 06:35:48
Il me semblait que si, mais y en a qui ont visiblement des scrupules à jeter leurs ordures n'importe où. C'est des putains de réflexes primaires d'écolos faut croire.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Dourak Smerdiakov le octobre 24, 2006, 12:51:54
J'avais un truc qui commençait bien, mais après, le trou, bête et con. Enfin, je balance, ça peut inspirer quelqu'un :

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Longtemps, je me suis couché de bonne heure.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: lapinchien le octobre 24, 2006, 18:22:48
C'est l'histoire d'un mec de parents d'origines espagnoles, né à villeneuve la Garenne en 1975, qui y grandit et y poursuit ses études jusqu'à la terminale sans probleme particulier. Ce mec alors part faire une ecole preparatoire porte de Clichy. Finalement il retape sa Math spé et finit par integrer une ecole d'ingénieur par l' alternance. Il trouve une boite de Multimedia à Rueil Malmaison qui le prend comme apprenti pendant 3 ans. Ensuite il decide de se barrer aux USA, il y trouve un taf, mais comme ce con a pas eu son diplome car il est trop debile et se drogue, il lui faut entammer une procedure pour avoir une carte verte. Cette procedure n'aboutira jamais. Il travaille alors pour un sombre connard en Floride depuis les Bahamas d'abord, puis depuis Pointe à Pitre en Guadeloupe ensuite. Le connard lui promet des parts de sa boite mais c'est une arnaque et le mec ne les aura jamais. Au bout d'un moment le gars s'en rend compte et decide d'aller rendre une petite visite au gars en Floride. Il met fin à leur petit partenariat caduque. Alors qu'il prend son avion pour revenir en France, il rencontre une belle passagère qui se revele être Polonaise. Le gars part alors vivre avec elle a Varsovie. Entre temps il a trouvé de gentilles personnes en France qui lui proposent de devenir actionnaire de leur boite. Il fait du teletravail un moment et revient en France pour s'installer à Montpellier. Il se marie. Il taffe comme un taré.Son père meurt. Les week ends il va marcher au bord de la plage au petit travers.




Si quelqu'un veut bien continuer mon histoire. Perso, elle commence à me gaver grave.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Malax le octobre 24, 2006, 18:36:26
Il meurt.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: lapinchien le octobre 24, 2006, 18:38:19
çà c'est un super final twist !
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Winteria le octobre 24, 2006, 19:28:57
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Il y a toujours cette angoisse, quand on passe la nuit chez un ami pour la première fois.

Vous savez. Vous vous réveillez la nuit, enfermé dans des draps bien trop propres et bien trop tirés, entouré de divers objets décoratifs affreusement laids. Comme si, j'ai pensé, il était nécessaire que l'invité n'ait pas l'impression d'être oublié. Alors, les hôtes encombrent les étagères et les meubles de la chambre de poupées russes, de coupes remportées à l'occasion de quelque rencontre sportive, ou encore de photos de la famille de ceux qui vous hébergent.
Comme si, vraiment, on en avait quelque chose à foutre.

Aussi, il est souvent vrai que le nombre de personnes qui occuperont jamais cette pièce est inversement proportionnel au nombre de bibelots disposés. On pourrait penser que les gens, ils la fuient, cette chambre mal décorée. Les bibelots, ils feraient donc peur ? Aussitôt, vous pensez bien, j'ai imaginé tout un dialogue qui suivrait le fait même de l'invitation, où le principal intéressé - disons, moi, par exemple - demande à l'hôte si il y a beaucoup de vases moches dans la chambre. Et puis finalement, non.

Par ailleurs, le terme "chambre d'amis" inclut une certaine notion de possession de la part de l'invité. Comme si la chambre était vraiment à lui. Comme si l'invité, il pouvait bien repeindre les murs, ou encore abattre les cloisons, du moment qu'il se sente bien. La mère de famille pourrait bien débarquer pendant que vous ou moi recouvririons les murs d'images pornos, ça ne ferait rien. Elle s'appuierait tranquillement sur l'encadrure de la porte, et nous observerait, en trouvant ça du meilleur goût.

Mettons que vous n'auriez pas vraiment pensé à demander à votre ami si la chambre qu'il vous réservait était parsemée de ce genre de merdes. Des tableaux de brocante, un service à thé en plaqué or, tout ça. Mettons que ça vous soit sorti de la tête et que vous ayez accepté, sans savoir, l'invitation. Et donc, le lendemain, ou un autre jour, vous arrivez chez lui.

Souvent, devant la maison, on se demande l'air de rien si il faudra frapper à la porte, ou bien sonner. C'est le genre de pensée furtive qui s'évanouit rapidement, devant le fait accompli. Je veux dire, une fois la sonnette en vue, vous l'oubliez, cette question. Toujours est-il qu'elle se pose. Ce n'est d'ailleurs pas la seule. On peut aussi bien se demander si on est à la bonne adresse, si l'on est pas trop en avance – ou trop en retard, c'est selon -, si le père complètement nu de votre ami ne va pas vous ouvrir en vous souriant béatement, enfin vous voyez. Pour ça, je téléphone toujours à mon hôte, sur son téléphone portable. Je préviens. Qu'il vienne m'ouvrir, je lui dis. Et comme ça, je ne m'interroge pas trop. On se rassure comme on peut.

Quand la porte d'entrée s'ouvre, il y a cette seconde qui vous sépare de la réalité, celle où vous ne savez pas exactement qui joue le portier. C'est assez drôle, mais lorsqu'on y prête attention, durant cette seconde précise où la poignée s'abaisse, tout s'éloigne, et seule cette personne importe.

Et puis, vous entrez dans une espèce d'autre monde.

La première chose que l'on rencontre, en pénétrant dans le domicile d'autrui, c'est l'odeur. Personnellement, l'odeur, ça m'a toujours aidé à me faire rapidement une idée du mode de vie de la famille dont je brise, mine de rien, l'intimité. C'est drôle, ça. Par exemple, je saurais tout de suite que je n'aurais aucune gêne à garder mes chaussures aux pieds si je sens l'odeur de la litière du chat. C'est très important, pour moi, l'odeur, si vous me suivez. Et puis, si aucune odeur particulière ne se manifeste, je me sens, d'aucun dirait, comme chez moi. Leur maison devient la maison d'amis.

Très important, aussi, les toilettes. Il est très gênant de ne pas trouver le papier hygiénique dans des toilettes inconnues. Il faut qu'il soit là, bien en évidence, à portée de main et en quantité suffisante, le papier hygiénique. Mettons, il est sur l'évier, de l'autre côté de la pièce. Eh bien, on ose pas se lever, de peur de laisser çà et là, sur le sol, des traces éparses de son passage. Et quand bien même on se décide à le faire, on y fait bien attention, aux petites gouttes. Ou lorsque le rouleau est terminé : il faut en trouver un autre. Aussi, le problème précédent peut se poser, accompagné une gêne d'un tout autre genre. Le placard. Si vous ouvrez le placard qui - supposons - contient le fruit de votre recherche, et que vous tombez nez à nez avec les tampons de madame... Vous ne regardez plus madame tout à fait du même oeil, après ça. Et peut-être que quand elle vous voit à table, madame, elle aperçoit dans votre regard cette petite lueur, celle qui lui souffle que vous avez vu ses effets personnels à usage unique. Même si l'on y pense pas.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Inv le octobre 24, 2006, 19:37:25
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Merde, encore tout ça...

Première chose que je me dis en arrivant par le haut de l'amphi. Je vais encore avoir du mal à trouver une place. Tiens, Ben est déjà là, il m'en a gardé une. Je me demande combien de temps il reste avant qu'assez d'étudiants comprennent enfin qu'ils n'ont rien à faire ici et que, par conséquent, il seraient bien inspirés d'aller placer leur masse graisseuse à l'ANPE ou dans une agence d'intérim au lieu d'occuper des places inutilement jusqu’à ce qu’il se prennent assez de « non admis » dans la gueule. Pourtant, il reste encore tout ça... On peut l'attendre la reprise économique.
Enfin, pour Ben ça me dérange pas, tant qu'il me garde une place.
Je me glisse jusqu'à lui, troublant la position assise de deux ou trois personnes.
Lui : "Salut."
Moi "Salut."
Lui : "Alors ton week-end ?"
A chier.
Moi : "Pas mal et toi ?"
Lui : "Bien."
Rien à foutre.
Je remarque qu'un type de mon groupe de TD est assis derrière moi, il me salue.
Lui : "Salut."
Merde c'est quoi son nom...
Moi : "Salut."
Lui : "Comment va ?"
J'ai envie de crever.
Moi : "Bien et toi ?"
J'ai envie que tu crèves. Rien de personnel.
Lui : "Bien."

Des sons de démarrage de Windows se font entendre. Je regarde autour de moi, fais semblant de chercher quelqu'un. Ce serait pas mal de balancer une grenade en plein milieu de l'amphi. Je sors mon bloc note. Juste une, pour voir. Je fais semblant de m'intéresser au contenu des pages du manuel que je feuillette. Y'aurait une chouette photo à faire. Le prof arrive enfin. Comme ça on verrait les gens atteints différemment selon leur éloignement par rapport à l'explosion. Son arrivée me soulage, je ne sais pas combien de temps j'aurais encore pu réussir à me donner une contenance. Une sorte de disque avec des cadavres au milieu et des estropiés autour.
Ben : "Merde, déjà là lui."
Moi : "Ouais ça fait chier."
Ben : "Clair."
Il commence son cours.
Ben pose sa tête sur ses bras et ferme les yeux, je commence à noter.
Ben : "Réveille moi à la pause, ça me ferait chier de la louper."
Moi : "Je peux te poser une question ?"
Ben : "Mmh."
Moi : "Pourquoi tu continues de venir ?"
Ben : "J'ai payé."
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Astarté le octobre 24, 2006, 20:23:43
Malax t'es tout pourri
Winteria et Inv : deux sales égoïstes.

Ouais
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Dourak Smerdiakov le octobre 25, 2006, 00:11:11
En tout cas, ça me rappelle une chanson de Sylvie Vartan.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Narak le octobre 25, 2006, 20:39:15
E. était assis entre deux rayonnages réfrigérés de supermarché lorsqu’il le vit.

E. avait reçu la meilleure éducation : fils d’un haut fonctionnaire, il avait été élevé avec un membre du sexe opposé prénommé C. plus jeune que lui de 5 ans, dans l’école la plus prestigieuse du monde. En théorie, aucun livre et aucune grande pensée ne lui était étrangère. La pratique s’avérait différente. E. était doté d’un goût parfait en matière vestimentaire, alliant une apparence autoritaire, voire stricte, à un visage attrayant bien que très osseux, terminé par une courte barbiche.
E. était athlétique.
E. avait des yeux noirs énormes tatoués sur les paumes des mains.
E. avait de longs doigts fins qui se terminaient par de petits ongles taillés à coups d’incisives, un cou fin aux veines saillantes et un berline noire qui reflétait son statut social.
E. était d’une époque post scientifique et E. était le pur produit de son époque.

Il était affalé par terre pour se reposer de sa soirée. Une nuit de plus.
Encore une nuit sans fin dans un rayon réfrigéré de supermarché. De temps en temps quelqu’un passait sans le regarder, heurtant sa chaussure italienne de la roue de son caddie.
Ils viennent ici dépenser leur fric et ils lui roulent sur la chaussure avec leur chariot qui grince et qui roule, incapable de suivre une trajectoire sur ses quatre roues pivotantes.

Ici et au-delà de ces baies vitrées c’était le règne du chimique, du synthétique et des succédanés. Tout ça sent la crasse accumulée, la solitude, l’apathie et le formol.

E. tourna la tête.
Il le vit.
Là il commença à hurler pour de bon.
E. était un vieillard de trente ans qui vagissait des onomatopées gutturales comme un nouveau-né allaité de dégoût.
Car E. allait crever.
Crever.


##########
Titre: Re : La poubelle
Posté par: lemon A le octobre 25, 2006, 22:09:38
Jacky Lucky Joe le funky poseur s’était briefé auprès de ceux qui paraissaient capables de l’informer. Il envisageait de redescendre l’Amazone jusqu’à Belem, au départ d’Iquitos. En recoupant différents éléments il identifia plusieurs difficultés.

Des pirates attaquaient parfois les navires. La nuit ils s’amarraient au bateau et dépouillaient tout le monde d’une manière plus ou moins violente selon les cas. C’était chiant cette histoire de pirate car Jacky Lucky Joe ne parlait ni ne comprenait l’espagnol ou le portugais ou le queshua ou quoi que ce soit qui puisse être une langue du coin. Il faut préciser que le funky poseur gardait toujours ses 33 tours à portée de main, constamment disponible pour embraser la piste, toujours prêt pour la funky party. Le passeport et les autres papiers il pouvait bien les perdre car son identité d’homme était graver dans les microsillons. Mais Jacky Lucky Joe pensait, s’il ne tombait pas sur une bande d’enculés, qu’il pourrait conserver son bien. Après tout les pirates sont de braves gens, qui aiment aussi le groove et la bonne soul. Ils ne font pas la guerre comme les autres et voilà tout. Au pire, Jacky Lucky Joe se mettrait à genoux, ouvrirait son bac en grand et balancerait une supplique bien deep, dans l’esprit des premiers gospels, qui percerai jusqu’à la sensibilité des cerveaux les plus secs et toucherait aux tripes. De toutes façons, les tourne-disques n’existaient plus en Amazonie, on en trouvait pas plus que sur la banquise. Si les pirates s’emparaient des précieuses galettes celles-ci termineraient immanquablement sur les parois humides d’un boui boui monté sur pilotis, pour rappeler le bon temps et éponger les nostalgies.

Mais les pirates c’était rare qu’on lui disait. On lui disait aussi « parfois le bateau coule ». Regardes ton embarcation, vérifies si le navire est en bon état. Mais putain, un navire en bon état ca ressemble quoi en Amazonie ? En secouant ses funky méninges Jacky Lucky Joe ne se souvenait pas avoir croisé un solo véhicule en bon état dans cette partie du monde. Ne montes pas dans un  rafio qu’on lui disait. Putain de punky shit on le prenait pour qui ? Pour un ingénieur hydrolique ? Et si le bateau coule comment  fait-on ? Si le bateau coule c’est certainement parce qu’il n’est pas en bon état mais c’est aussi parce qu’il est trop chargé en marchandises diverses : fruits, bois, équipements, hommes, femmes et enfants. Putain si le bateau coule tu te précipites sur un gilet de sauvetage pour ne pas sombrer dans les tourments liquides du fleuve. Un genre d’action nécessitant promptitude et rapidité puisque si un bateau coule il se trouve en général moins de gilets à bord que de passagers. Et la promptitude et la rapidité ce n’était pas le style de Jacky Lucky Joe, sauf lorsqu’il envoyait le son.

Au bord de l’Amazone un funky poseur sifflait du James Brown. Il avait l’impression que les moustiques voletaient en cadences et il se demandait, comme ça, si un homme et 20 skeuds pouvaient marcher sur l’eau.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Dourak Smerdiakov le octobre 28, 2006, 16:10:49
Au fond, c'est vrai que ça fait du bien de se décharger de ces choses-là de temps en temps.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: lapinchien le octobre 29, 2006, 10:44:02
Je propose que le post de Dourak entre directement au panthéon du best of.

D'ailleurs je propose qu'on fasse entrer Dourak au Pantheon avant même qu'il ne meurre. On l'aura kidnappé au prealable, baillonné, seringohypodermisé, puis scellé dans un sarcophage en fonte, qu'on ira placer un soir apres s'être introduit par effraction dans l'enceinte de ce sanctuaire de la république, en lieu et place du cercueil de Marie Curie sans que personne n'y remarque rien. Bien sur un simple contrôle au compteur Geiger permettrait d'eveiller les soupçons des gardes aussi je preconise d'enfermer egalement dans le sarcophage une barre non traitée de radium radioactif. A noel je pars rencontrer ma belle famille à Varsovie. J'emporterais les cendre de Marie Curie pour les restituer à la patrie à laquelle elles appartiennent.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: lapinchien le octobre 29, 2006, 12:46:25
Je crois que j'aime bien plus vos textes innachevés que les textes parrus. A mort la finitude ! Aux chiottes les conclusions ! Prennez vos textes et postez les tels quels, mouille-deesse !
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Dourak Smerdiakov le octobre 29, 2006, 13:42:06
J'avais proposé à la publication sachant que je n'aurai sans doute jamais le courage de développer l'histoire dont ce n'est qu'une introduction. Nihil ne s'est pas laissé avoir, donc ça finit ici en tant qu'inachevé.

Ce topic m'évoque le frigo de Véronique Courjault, en fait.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: nihil le octobre 31, 2006, 20:52:56
J'aime bien le premier déchet d'Inv, je crois que je vais essayer de le recycler.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: lemon A le novembre 05, 2006, 19:59:10



Au secours !

A l'heure où j'écris ces lignes ma nouvelle voisine du dessus, celle du dernier étage, organise une fête des voisins chez elle. Elle vient de frapper à ma porte, accompagnée par son petit ami, dans l'intention de m'inviter. Les boules ! Apparemment elle a emménager dans l'immeuble récemment. C'était la première fois, en tout les cas, que je voyais sa gueule et, disons, son allure générale. Mais peut être, en fait, que nous nous étions déjà croisé dans une rue ou chez un commerçant du quartier, peut être que ma conscience, soucieuse de la beauté du monde, m'en épargnait le pénible souvenir. Car malheureusement cette fille ressemble à une grosse dinde : rougeaude, grasse et mal proportionnée, gloussante, habillée d'un assemblage de tissus informes, nappes et serviettes de cuisine, rideaux de douche, tapis de salle de bains ; le genre à organiser des fêtes de voisins où personne, sauf les piques assiettes et les mongols, n'aurait envie d'être convié.

«C'est la fête des voisins» a-t-elle annoncé quand j'ai ouvert la porte. Elle a formulé ça comme ça, directement, sans prendre la peine de se présenter avant. "C'est la nouvelle voisine du dessus" a-t-elle simplement précisé. Fais chier la fête des voisins ! J'ai bien tenté d'inventer que je risquais de sortir en ville mais elle a insisté, avec son gars en arrière plan, pour que je passe au moins prendre l'apéro. Limite j'angoisse. De toute façon je suis strictement incapable de m'y rendre, je me sens complètement asocial là, en ce moment. Je ne suis absolument pas disposé à papoter avec mes voisins, voilà. Et d'ailleurs, en plus de ça, je suis contre par principe, oui, je suis tout à fait opposé aux rassemblements entre voisins. J'aspire à demeurer paisible et  libre dans mon intérieur, m'oxygéner ou m'asphyxier comme bon me semble. Alors, à moins d'être roulée-bonnasses de tous les diables, mes voisins n'existent pas et je ne tiens pas, mais pas du tout, à entretenir le moindre commencement de relation sociale avec eux.

Une fête des voisins augure la poudre et l'embuscade, dessine la pointe de l'enfer, l'amorce du suicide. Ah ça, je n'y mettrai pas les pieds. Et cette grosse dinde de prêcher l'imparable, le grand classique de genre : «vu que nous vivons tous au même endroit, (en l'occurence un immeuble étroit de 4 étages, avec juste 1 petit appartement par palier et une unique boite aux lettres commune), vu que nous vivons tous au même endroit donc, autant faire connaissance quoi ! Normal quoi ! Bon esprit quoi". Alors, pour  m'en débarasser j'ai répondu «ok, à toute à l'heure» Pffff. J'aurai du, plutôt, balancer une refoule bien définitive : «excusez moi mais je viens de me faire un gros trait d'héro là, et je ne me sens pas très en forme, je crois que je vais rester un peu allongé» ou alors quelquechose comme «ah non non, pour moi les voisins c'est bonjour bonsoir et chacun chez soi alors voilà quoi : bonsoir !». Eh bien non, au contraire, j'ai lachement accepté l'invitation que, la prochaine fois, je m'excuserai de ne point avoir honoré.

Parce que je vais la recroiser la voisine, et elle saura que j'ai souillé son intention, et je saurai qu'elle le saura, et donc, à force de courant d'air plombé et de mauvaise réciprocité karmique on risque de s'enfoncer dans un marais rempli de bêtes gluantes. Elle aura fait le premier pas pour briser la glace, elle aura acheté 2 bouteilles d'alcool et un paquet de cacahouetes, elle aura été une bonne personne, ouverte sur les autres, civile, louable et charitable. Et moi je lui aurai mis un vent facile. J'aurai été le mec petit, anthipatique, vil et mesquin. Le mec qu'on mériterai de montrer du doigt et de regarder de travers. Quelle pitié ! Non mais j'vous jure ! Mais merde, mais qu'est-ce qu'elle a eu besoin d'organiser une fête des voisins cette sale pute !
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Narak le novembre 05, 2006, 20:34:11
Ouais, fais tout crâmer et paye toi une pute avec les tunes de l'assurance !
Titre: Re : La poubelle
Posté par: lemon A le novembre 05, 2006, 22:36:16




LA RANCON DU SUCCES


Bitcho brandit son flingue en refermant la porte du bar. Personne ne l’avait encore remarqué. Il écarta les jambes, s’assit sur son postérieur et vida deux chargeurs à travers la fumée de tabac. Tout un tas de bougnoules gesticulèrent, quelques uns s’écroulèrent. Il sortit, enjamba sa moto et démarra en trombe. Dans la ville rien n’avait bougé : les passants passaient, leurs chiens faisaient des merdes sur les trottoirs et les lampadaires refilaient la jaunisse à la nuit. Il rentra chez lui satisfait, attendit minuit et regarda le journal télévisé. On ne parlait pas de son histoire. Alors il rédigea un communiqué sur une feuille de papier, se demanda où l’envoyer, il prit une douche, regarda un film de boule et s’endormit sur son canapé.

Le lendemain il acheta le journal local, on ne parlait pas de son histoire. Il l’effeuilla plusieurs fois et le fait est qu’on ne parlait pas de son histoire. Il remplit deux bidons d’essence, chargea son flingue et attendit le soir.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: lemon A le novembre 05, 2006, 22:51:50
FAIT DIVERS


Tout à l’heure j’ai été témoin d’une altercation dans la rue. Dans la rue Diderot, dans ma propre rue. Un type a commencé à envoyer une série de claques et de coups de poings dans la gueule d’une grosse bonne femme. Une autre femme, plus petite était également de la partie mais dans la confusion je ne parvenais pas à situer ses actions. Je m’approchais et plus je m’approchais plus la situation dégénérait. Quand j'arrivais à la porte de mon bâtiment la grosse bonne femme était tombée par terre, sur le dos, et le type lui flanquait des coups de pied dans le ventre. Elle cramponnait son sac à main que tirait l’autre femme, apparement complice du cogneur. Le vide aux alentours, pas d'autre spectateur que moi-même et mon infortune. J'étais l'unique témoin de l'agression.  

Je m’avançais vers la bagarre. Je criais « heee arrêtez ! » et puis « s’il vous plaît monsieur arrêtez ». « S’il vous plaît monsieur » c’est bien ce que j’ai dit à ce type qui dérouillait une bonne femme allongée dans la rue. «S’il vous plaît monsieur » je l’ai dit et je l’ai dit comme ça, sur le moment, sans réfléchir.

Monsieur leva le yeux dans ma direction. Il présentait toutes les caractéristiques du tox de rue : celui qui shoote un peu tout et n’importe quoi, qui vit dans les mélanges de médocs et d'alcool, un type à la mine déconfite et aux deux mains enflées. « Toi te mêle pas d’ça où j’vais t’niquer ». Il tendait un doigt menaçant. Sa copine lâcha le sac et pivota, elle pointa aussi un doigt vers moi, sans rien dire, un doigt sismique de rage désincarnée. Je restais planté là, éloigné d'une dizaine de pas et je ne mouftais pas. « J’v’ais t’niquer » il me répéta. La grosse bonne femme s'était relevée. Elle affichait le même profil que ses deux agresseurs, elle vivait sur la même galaxie, miséreuse et pourrie, contaminée jusquà la moelle. Je reculais vers ma porte d'entrée en gardant les deux yeux sur la scène. L'altercation reprenait. Une querelle d'épluchures, pour deux ou trois ordures. Je pianotais le digicode et refermais soigneusement la porte d'entrée derrière moi.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Dourak Smerdiakov le novembre 06, 2006, 11:39:58
Bitcho brandit son flingue en refermant la porte du bar.

Bitcho, c'est prometteur, pourtant.

Sinon, t'es vraiment nul à puissance 4, Lemon A.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Glaüx le novembre 06, 2006, 11:44:09
Bitcho ma Bitcho, lorsquo tu souligno, au crayon blo tes jolis yos.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: lemon A le novembre 06, 2006, 13:28:12
Bitcho brandit son flingue en refermant la porte du bar.

Bitcho, c'est prometteur, pourtant.

Sinon, t'es vraiment nul à puissance 4, Lemon A.

??

Tu voles trop haut pour moi, là, Dourak. Essaie d'utiliser des expressions populaires, dans un registre plus terre à terre.
J'aimerai piger ce que tu me racontes ou, au moins, en avoir le sentiment.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Dourak Smerdiakov le novembre 06, 2006, 18:10:23
Sur l'échelle jacobienne de la vanne pourrie, je volais à l'étage jeux de société. Appelez la sécurité.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: lemon A le novembre 14, 2006, 22:22:56
LES TEKOS DU BONHEUR (1)




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«  Putain y m’énervent tous ces mecs là. Tu les vois tous en costard, tirés à 4 épingles. Quand tu prends l’avion tu rigoles. Franchement. Tu vois les aéroport c’est les carrefours de la connerie humaine, des point de rencontre si tu veux, des centres de tri. Et tu vois les bougs, genre quand y prennent la pose avec le portable. Attend j’ai déjà entendu les discu. J’te promet y z’appelle leur secrétaire ou un de leur pote de bureau style « bon ben j’arrive à 22h25 à Satolas, l’avion a 10 minutes d’avance ». Tu te rend compte l’intérêt ?. Ou alors : « bon ben j’arrive à 22h35, l’avion n’est pas en retard, bien, pour moi tout va bien, oui oui, non non ». C’est vraiment trop j’te jure. Tu conceptualise le mec quand y va pisser « j’appelle ou pas ? ». Ben là il appelle pas, y préfère se niquer les reins et booster la cadence, pisser dans des conditions de productivité optimales. Tu  fais couler le cul serré et la bite bien en avant histoire d’éviter les gouttes, tu déféraille à fond de liquide, tu secoue vite fait la pompe, tu la range puis se laver les mains et viser sa montre sous le séchoir. Tu vois le truc ! D’ailleurs franchement à Orly-ouest y a des baies vitrées, on peut les visiter comme au zoo quand y z’attendent d’embarquer, en cage mon gars. Y a pas, y faut y aller au moins une fois pour les insulter, pour se foutre de leur gueule. Imagine 15 bougs en train de se bidonner en les regardant derrière la vitre : trop marrant. Bon t’sais comment y font pour embarquer les passagers ? T’as une lettre sur la carte d’embarquement qu’on te file quand tu fais enregistrer tes bagages. Donc y a différentes lettres. Par exemple un mec peut être en « plein ciel », c’est l’équivalent, mais mégapourave, tu vois, de la première classe. Y z’ont  « X » ou « Y » inscrits sur leur carte. Les mecs en "loisir", la classe des deuxième catégories, ils ont « L » ou « M ». J'parle des vols intérieurs hein, ceux qui sont quand même très concentrés en hommes d'affaire. Bon le principe c’est d’appeler les lettres pour distribuer les passagers dans l’avion. Bon en matière de vols intérieurs ça se passe comme ça.. Tu m’écoutes ?
_ Ouais ouais va z’y continu
_ Mais t’es sûre que ça t’intéresse au moins ?
_ Ah ben à fond ouais.
_ Non parce que bon j’veux pas te gonfler hein. Des fois je parle je parle je parle je parle et pis en fait je soûle mais je m’en rend pas compte. C’est le speed qui me fait ça, ça me fait trop tchatcher. Bon bref. Alors qu’est-ce qu’y se passe ? C’est que tu dois introduire ta carte d’embarquement -oh putain mate la femme là bas, celle avec le foulard dans les cheveux. Hum...elle je l'introduirai bien. Vas y tu m’attends 2 secondes ? .

06/07/97 15H07
Joss s’éloigne du stand de prévention en direction d’une participante,
Temps de contact : 45 minutes
Humeur : joviale
Rythme cardiaque : 130





2


« Bon tu passes ta carte d’embarquement dans un truc style comme dans le tromé. On appelle ta lettre et tu te présentes. Bon alors qu’est-ce qui se passe ? Putain Darryl t’es trop mignonne toi, vraiment hein. Bon généralement on appelle déjà les handicapés, ceux qui ont du mal à se déplacer et les bougs accompagnés d’enfants en bas âge ou de bébés. Ceux là on a pas commencé l’annonce que tout le monde est déjà debout en train de s’agglutiner devant la machine à composter. Tous ces gros cons de cravatés s’agglomèrent comme des mouches sur une merde si bien que si effectivement tu te déplaces difficilement on va dire, tu as en plus un rempart humain à franchir avant d’entrer dans l’avion. Si t’as pris un rail de kéta avant, alors là c’est même pas la peine, jamais t’y arrive. Tu comprend tout ces gros cons, on dirai que l’avion va partir sans eux. Aucun respect, faut qu’ils soient les premiers quitte à ralentir tout le monde. Tu les vois là debout devant toi, j’te jure t’as envie de taper pour te frayer un passage. Comme si y pouvaient pas rester assis, peinards en attendant qu’on les appelle tu vois. Aucun respect pour les plus faiblards, aucune considération, c’est eux les chefs. Putain ça m’énerve tu vois. C’est rien qu’un petit truc mais c’est dans les petits trucs comme ça qu’on voit la mentalité. T’as une merde là, j’peux la retirer ? Vvvvvoilà. Tu sais à qui tu me fais penser ? A la blonde là comment elle s’appelle déjà ? Tu sais celle qui joue en bikini, merde j’me souviens plus de son nom. Aaaah.
_ Excuses moi mais faut que je bouge là, y a mes potes qui m’attendent au camion.
_ Attends Daryll ça va me revenir…, je te paye un trait de speed si tu veux.
_ Laryll pas Daryll. T’es un bloqueur toi hein.
_ Attends reste assise t’es pas pressée quand même, tiens mets toi devant sinon ça va s’envoler.
_ Ecoutes paye le à quelqu’un d’autre ton trait, moi je bouge d’accord ??
_ Où ça ??, j’viens avec toi si tu veux
_ Au camion derrière la grosse bâche là bas. Allez ranges tes trucs on y va de suite.
_ Attends faut que je remette mes chaussures
_ Ben t’as qu’à me rejoindre là bas d’accord ?

06/07/97 15H28
Laryll l’anglaise du crew abandonne Joss à proximité du son des G-rikan.
Temps de contact : 20 minutes
Humeur : gourmande
Rythme cardiaque : 135





3


« Et alors dans l’avion c’est le top. C’est la guerre de l’accoudoir. T’as un accoudoir pour deux et tu comprends vite que la place qu’occupe ton coude sur l’accoudoir doit symboliquement représenter la taille de ta bite. C’est pas possible autrement, on doit leur apprendre ça dans les stages de management. Le mec qui s’assied à coté de toi, dis toi bien que son premier soucis c’est de conquérir l’accoudoir. Y te dit même pas bonjour rien, y fait style y t’as pas vu. Y déplie son journal et si jamais t’es arrivé avant lui et que bon t’as plus ou moins pris possession de l’accoudoir alors là carrément il hésite pas à ouvrir son canard de manière à te foutre les gros titres directement dans la gueule, mais super rapidement hein, genre il le retire direct avant que t’ai le temps de lui en mettre une. Et donc toi quand tu reçois le truc sur la tronche t’as toujours le réflexe de sursauter plus ou moins, c’est à ce moment précis qu’il profite de la confusion pour te piquer l’accoudoir avec l’excuse implicite que c’est la-seule-position-possible-pour-qu’il-puisse-lire-le-journal-sans-te-déranger. Normal quoi. Donc si toi tu gueules, tu passes carrément pour un bouffon parce que bon c’est comme ça : gueuler pour un accoudoir ça fait franchement mesquinos. Alors voilà t’es baisé, tu l’as dans l’cul en deux/deux. Si tu veux mon avis même la pire racaille de teknival elle est pas aussi vicieuse.
_ Pour 200 j’suis obligé d’te les faire à l’unité, ça dépend pas de moi hein
_ Ouais mais fait voir j’veux voir avant. Et ouais…et quand l’avion atterrit y sont pareils. Des veaux mon pote. Des veaux. L’avion atterrit, il se rend à son point de parking. Il est pas garé qu’ils sont déjà debout, à s’habiller et checker leurs bagages dans les coffres. J’te jure tu les vois tous debouts, tout serrés dans l’allée centrale à attendre que la porte s’ouvre. Et la porte mon gars elle met toujours au moins 10 minutes à s’ouvrir. Ils pourraient rester assis en attendant, ça changerai rien, rien du tout. Mais non, ils sont debout en train de trépigner leur mère. Et toi tu restes assis et tu les regardes étouffer comme des cons, se bousculer pour récupérer leurs affaires, en train d’attendre qu’on veuille bien leur faire prendre l’air. Tu vois l’état des cums. Alors bon on est d’accord c’est rien, mais vraiment t’as pitié. T’imagines le mec quand y baise sa femme : il a pas fini de partir qu’il commence déjà à chercher son futal.
_ Tiens ça y est y z’étaient là, justement dans mon futal, putain 10 minutes que j’galère. T’es sûr que tu veux mettre que 200 balles. j’t’en fait 10 à 600 gaaars. Y sont bons faut en profiter.
_ Quoi mais c’est des taz ? mais j’en veux pas moi des taz, c’est bon ça me ramolli les taz, c’est du speed que j’veux pas des taz.
_ Putain mais tu pouvais pas le dire avant ?
_ Mais j’te l’ai dit mec, non moi des taz j’en veux pas.
_ C’est bon c’est bon, et des trips t’en cherches pas, j’ai des Tournesols y sont tout frais, y sont speed ceux là.
_ Non moi c’est du speed qu’y me faut, speed en poudre, c’est du speed c’est tout.

06/07/97 16H12
Sur une impulsion obligatoire Joss décide de changer d’air et laisse le dealer du camion, mec de Daryll l’anglaise du crew, à ses mauvais taz et ses photocopies de buvard.
Temps de contact : 17 minutes
Humeur : directe
Rythme cardiaque : 140





4


« Toi t’exprimes ton opinion c’est tout. Personne en a rien à pihave de ton opinion. Moi je te dis pas ce qu’il faut faire. J’te dis pas j’aime bien le rouge ou le vert, le bleu est trop fade patati patata. Les mecs qui m’expliquent comment faut se branler excuses moi mais ça m’rend sourd.
_ Ca va c’est pas la peine de te faire une grosse témon. J’ai quand même le droit de penser qu’y a pas de free hardcore. Tout le monde dit hardcore hardcore et en fait personne sait ce que c’est.
_ Ah parce que toi tu sais évidemment. T’es un pote à Louis XIV toi non ? Mais tu sais à quoi tu me fais penser ? A un bouquin que j’ai lu y a pas longtemps. J’ai lu un bouquin, écoutes bien, publié en 1995 qui t'analyse la dernière décennie du deuxième millénaire. C’est pas hallucinant ça ? Le mec il écrit un bouquin sur les années 90s et en 95, ouais ouais t’as bien entendu, en 95, le truc il est déjà dans les bacs. C’est pas magique sérieux ? J’veux dire éthiquement parlant c’est pas franchement limite ? Enfin l’est journaliste le gars, y doit savoir c’qui fait.
_  Ouais little éjaculateur précoce quand même quooiiiyye !
_ Plutôt fortune lover féroce à mon avis. Y voulait être le premier à clore le siècle le gars, coup de pub, potentialisation des chances, augmentation des ventes, bizness et marketing, pis on sait jamais, si par le plus grand des hasard son analyse n’est pas complètement bouldinguée par le futur, y pourrai se faire passer pour un grand penseur visionnaire. Mais attends la suite. Dans son bouquin y a un passage sur les jeunes. Ce sombre connard trouve que les jeunes des années 90 manquent de créativité. Pour appuyer le truc y t’envoie une comparaison super originale entre sa génération -de 68 évidemment- et la notre. Alors bon y se demande ce qu’on a inventé par rapport à eux tu vois. Et y parle de la techno. Alors qu’est-ce qu’y dit ? Ben y dit que même avec la meilleur volonté du monde, il est quand même censé être ouvert d’esprit vu qu’il est de gauche, ben même avec la meilleure volonté du monde y dit qu’il arrive pas à saisir la différence entre la tek et un régiment de tirailleurs en action, enfin en train de canarder tu vois. Le blaireau par excellence. Et le bouquin y se veut impertinent/caustique hein genre j’suis drôle et intelligent. Tu te rends compte : un mec, journaliste mes couilles, qui se vante qu’il arrive pas à comprendre la techno, bonjour le cadavre hein. A ce niveau c’est plutôt conseillé de se ranger soi-même dans le cul d’un cimetière hein. Je suis pour la liberté d’expression mais l’air de la campagne, la canne à pêche et les charentaises y a quand même un moment où ça devrait se prescrire. Enfin bref….tu veux pas rouler un spliff ? Faut que j’me calme là . Tiens j’te file la boulette
_ Tu peux me faire un truff aussi ?
_ Pas de problème moi tu me demandes ce que tu veux, j’ai du carton par là ??? ouuuuii jolie !!. La génération 68 quand même tu les entends parler t’as l’impression qu’y faudrait être comme eux. Tu les écoutes pour eux un jeune c’est libre, c’est rebelle et puis après avec l’âge ça se range. C’est comme ça c’est tout. Les mecs y z’ont fait les chauds –tiens le filtre- pis finalement ils se sont trahis. Alors maintenant ils s’auto-sucent en nous sortant une théorie de la jeunesse. Et ils font des ravages hein avec ça. La jeunesse c’est çi, c’est ça mais bon après il y a la vie les responsabilités, alors faut en profiter quand on est jeune. Chuis d’accord hein j’dis pas qu’y faut pas en profiter hein, mais je regarde ce qui se passe, je regarde 68 et je regarde maintenant. Et qu’est ce que je vois ? Ben j’vois que les coiffeurs y z’ont du se faire un max de thunasse dans les années 70 quoi. Franchement j’vais pas aller lancer des pavés pour terminer en costume trois pièce à trépigner dans les aéroports. Putain les aéroports, ça recommence…Tu les vois les mecs dans les aéroports, rien que le fait d’être là et pas dans une gare ça les rend fiérots. Petite malette, portable, et grandes enjambées. Faut voir comment y se la jouent devant les hôtesses d’accueil. Style avant de leur adresser la parole y regardent leur montre. Ou quand y font semblant de se passionner pour les bagnoles qui sont exposées. Tu sais c’est toujours des pires caisses genre Land Rover avec une bombasse en mini pour la doc et tout ça, qui doit vachement s’y connaître en mécanique entre parenthèse. Alors là c’est surréaliste, le mec y mate la voiture QUE quand la fille elle le regarde. Et dès qu’elle tourne la tête poum y zappe direct de carrosserie. Je suis sûr qu’y a moyen de faire du pognon en tournant la vidéo. Et pis après faut voir la tactique d'amarrage du gars. C’est pas une bite qui lui déforme le benne hein. C’est plutôt le portefeuille tu vois. Franchement les meufs elles rigolent plus avec les bagagistes, c’est pour dire. Putain fais gaffe tu vas tout foutre par terre !

06/07/97 17H37
Milieu de teknival, le son crépite de partout et se mélange. Coolman termine de rouler le joint, tire quatre ou cinq taff en regardant pensivement vers les nuages, et fais tourner à Joss..
Temps de contact : 12 minutes
Humeur : nerveuse
Rythme cardiaque : 145





5


« Houla ben keski l’a lui ? l’est tout recroquevillé. Eh oh ! ca va ? Faut te détendre hein. On dirai qu’y sors du congélateur tellement qu’y l’est crispé. L’a l’air tout tristoune en plus, et l’est blanc comme un linge de lessive fraîche. Salut toi, tu veux un chewing gum ? ».

06/07/97 début de soirée
Lulu la petite fée tazée prend soin de Joss - attérissage forcé.
Temps de contact : longtemps
Humeur : serrage de dents,
Rythme cardiaque : au ralenti.
[
Titre: Re : La poubelle
Posté par: lemon A le novembre 14, 2006, 22:30:12
LES TEKOS DU BONHEUR (2)


Dès ses premières mesures, le teknival était partie en couilles. Ca a commencer par carotter sur les X et les acides. Mis en confiance par les Petits Gris chelou de la dernière teuf, Pépé s’est offert un Champignon Rose. Et puis le gars était tellement sympa qu’il lui a troqué un Hoffman 2 000 contre un g de rach’ production maison. A 50 balles l’ecsta en début de tekos, il pensait avoir fait une bonne affaire.

« Le mec tu le regarde même pas cousin : y se dit que t’en à rien foutre de ses prod’! Et là ? : t’es sûr de conclure un bon price ».

Puis rien, pas de montée, rien. Du coup, le Hoffman, Pépé a pas mangé. L’inspectant à la lumière il a même fini par s’apercevoir que c’était une photocopie de trip.. « Eh Pépé tu veux un tarin de farine ? ». Tous les poteaux se sont foutu de sa gueule

Dans ce genre de cas, le seul moyen de rattraper l’affaire, c’est la batte. Il y en a toujours deux à l’avant du camion. Alors, rapidement : Pépé est venere, Pépé est parti en trombe, Pépé a retrouvé son carotteur, Pépé s’est fait fracassé par les potes du gars en question et Pépé s’est réveillé dépouillé dans un fossé. Plus de francs, plus de papiers : ça fait presque trois jours que Pépé fait la gueule.

« Pépé est jeune et joue encore au ti’boss » assumait Laryll, l’anglaise du crew -en pleine exctase-. On lui avait offert un Rolls rose, et elle avait rien dit.

« Putain de tafioles de merde. Putain les teufs, mais t’as vu la teuf putain Y’en a pas un qu’a bouger hein, pas un hein, y’ a fallu qu’on me pisse dessus pour me capter » grimaçait-il  en boucle.

- Ouais ti-boss n’empêche qu’ils ont disparu » échotait tendrement Laryll en lui décontractant la nuque.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: lemon A le novembre 14, 2006, 22:34:40

LES TEKOS DU BONHEUR (3)


Au troisième jour les filles attrapèrent de l'appétit et tout le monde constata subitement pourquoi le camion était constamment gavé de chiens.

« Mais on est grave » réagissait Laryll

Globalement, les plus coupables furent ceux qui gueulèrent le moins fort.

Chacun fouillait ses poches pour trouver de l'argent .La cagnotte restait maigre tandis que Pier Hot tentait de se justifier pour ses francs.

« Mais y a que les français qui m’achètent des tazs !
_ c’est clair qu’avec ta gueule faut être camembert pour te faire confiance » compatit Pépé.
 « N’empêche que c’est toujours pareil hein Pier Hot, quand y faut passer à la caisse y a toujours un bug ». relança Egérie Sam
« Et qui est-ce qu’à payé l’essence hein ? Tu peux me le dire ? C’est toi ? Toi t’ouvres la bouche et t’es bien contente que je sois là pour y mettre quelque chose dedans.
_ Ouais ben ce sera jamais ce que tu crois…J'préfère encore pomper du fuel.
_ Pourquoi tu fais chier comme ça ? Tu crois que je pouvais deviner que la bouffe c’était pour les chiens ?
_ Bon ça va tous les deux, y a qu’à faire du change. T’as qu’à filer 10 keus Pier Hot ? interrogea Gus.
_ Et pourquoi on bouffe pas ici ?» intervint Laryll, « y a plein de stand de bouffe, c’est pas cher et en plus y prennent les francs ».
_Ouais c’est bon les mecs qui te fourrent une chipolata dans deux biscottes indiennes on connais. Ooooooh une biscotte indienne !!! T’es tazée de nature ou quoi ?. Y a que de la bouffe de cheper ici. Non mais c’est vrai. Au village on va trouver des produits frais et pis des sssspécialités locales ». coupa Pier Hot
_ Va z’y l’aut’ qui nous fait sa gonzesse. Et pis au village y a des vraies toilettes avec du vrai papier cul. Ah ! j’hallucine ». dédaigna Egerie Sam qui ne cédait jamais le point final.

La conversation se poursuivi un moment avant que Gus ne se porte volontaire pour les courses. Ils parti le long du chemin menant à la société munis d’un sac à dos et de deux bidons vides.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: lemon A le novembre 14, 2006, 22:36:15

LES TEKOS DU BONHEUR (4)


Une paire de lunettes de soleil barrait ses yeux explosés par les heures de fête. Souffle court et rapide, corps ruisselant, fringues amples mais quand même collantes : Gus avançait en claudiquant sur le chemin semé de gros cailloux. Pas après pas, bras et dents serraient. Gus galérait avec ses bidons mais la côte disparaissait derrière lui. Il arriva enfin au parc automobile. Les premières tentes se dessinaient, fouettées par le vent.

Ca faisait trois jours qu’ils étaient arrivés, trois jours qu’il n’avait pas dormi ou à peine. Les autres avaient insistés pour poser le camion près d’un son. Résultat les basses provoquaient tout un tas de tremblements de carlingue horripilants. « Faut pas bloquer dessus » assenait-on dans un haussement d’épaule. En plateau de trip, Egérie-Sam prétendait même qu’elle parvenait à transformer les parasites métalliques en roulements de caisse claire « un peu jungle tu see ??, et puis après je les cabre et je les harmonise avec le tekno tu see ?? ». Mais de la théorie à la pratique, les heures de sommeil s’évaporaient vitesse grand V.

 Retour sur la course de Gus.

Le trafic était clair. Tout autours, les sons pulsaient imperturbablement, température oscillant ragga/hardtekno selon les cercles ; des petits groupes debouts, accoudés, assis. Il croisa un gamin blondinet et décidé, essaya un sourire. Le môme lui tira la langue sans même ralentir. Pause, pose des bidons et extensions des dix doigts. Gus ne sentait plus grand chose « allez ! ». Plus qu’un virage et une ligne droite. Aspiration, yeux fermés, tête baissé, les lunettes glissèrent le long de son arête nasale, fin de la pause. Gus arracha les bidons du sol et reparti de plus belle.

Derrière le virage sonnait le coda : une énorme flaque d’eau inondait le chemin de part en part. Au milieu, un K-boy concourrait au titre du plus trash en aspergeant de boue les passants.

« Y me barre la route ce con »    

Profitant d’un instant de relâche (niveau facile) Gus contourna plus ou moins la mare (niveau difficile) et laissa le désarticulé patauger derrière lui. Le camion, un Renault Master peint en noir, apparu enfin.

Les portes arrières béantes offraient au regard le spectacle de trois fauteuils, trônes fatigués au milieu d’un amas de fringues et d’ustensiles de cuisine. Spike comatait sur l’un d’eux, les autres avaient disparus.

Parallèlement aux bidons Gus ramenait des nouvelles. Il venait de franchir les lignes ennemies. Spike devait ruminer depuis un bout de temps. Son « Alors ? » était pâteux.

 Gus teint à peu prêt ce langage :

« En fait, y a pas grand chose. Juste un barrage de 5 ou 6 mossos au seuil du premier lotissement, deux autres à l’entrée camping. et puis une ou deux patrouilles de surveillance qui jouent au yoyo en 4/4 le long du chemin. Ils empêchent tout ce qui roule de parvenir jusqu’ici ».
 
L’ennemi se contentait juste d’assécher la teuf en assurant son territoire, presque timide. Le plus chaud, finalement, c’était de gravir la côte à pied. « Pas de quoi s’exciter » commençait à ronfler Gus vautré dans un fauteuil. En un ultime effort il avait retiré son tee-shirt lesté de sueur et entendait bien resté écroulé un moment. Spike se faisait chier depuis beaucoup plus longtemps :

« Et moi j’fais quoi moi hein ? Tu crois qu’on va me laisser sortir de là ? »

Comme ces paroles ne produisaient aucun effet tangible sur l’immobilité de Gus, Spike décida d’employer les grands moyens.

« Tu tires un trait ?  
_ hum..
_ Est-ce que tu veux tirer un trait ? t’es sourd ou tu ronques ? » glapit Spike en se tortillant pour extraire la bombonne de sa poche.

« Tu les prépare ? » parvint finalement à articuler Gus
« Tu les prépare ? » répéta Spike dédaigneux tandis qu’il tirait sur l’extrémité cramée du pochon.  « Trouve moi un support s’te plait .
_  Putain Spike tu sais ce que ça signifie préparer un trait ? »
_ Qu’est-ce que je fais à ton avis ? Tu me trouves un support oui ou merde ? .
_  Mais t’es vraiment…tu sais rien faire tout seul toi hein !.
_ J’te paye un trait et tu veux pas me trouver un support ? ».

La logique de Spike était à toute épreuve. Gus se résigna à plonger de son fauteuil pour attraper un fly de prévention qui traînait et le balança sur son pote.

Tandis que le sel blanc se répandait sur la couverture multicolore du flyer, Gus songea qu’il avait accepté l’offre de Spike sans même savoir ce qu’il lui proposait. L’équation  taper une ligne = bonne nouvelle traversa sa conscience.

« C’est quoi ?» se renseigna finalement Gus.
« Du despee, mais il est bon. Cette fois j’me suis pas fait enculer ».

Un instant Gus avait espéré que ça soit de la came. Un rail d’héroïne blanche il n’aurai pu rêver mieux à cet instant. Mais l’héro dans le groupe c’était comme le mal absolu. Autant personne ne voyait d’inconvénient à renifler des grammes de n’importe quoi, autant le simple fait de saliver sur la rabla suffisait à passer pour une merde AKA toxico. L’héroïne se posait en repère, elle annonçait le gouffre. Une manière aussi, insidieuse et délicate, de minimiser ses consommations. En ce domaine, Egérie-Sam jouait au leader d’opinion. A l’en croire tous ses anciens potes « des personnes dont on aurai jamais cru tu see ??», s’étaient gâchés dans la came. Elle les décrivait avec force détails dégueulants ou enterrés, incapables dans tous les cas.

Un énorme reniflement post-sniff tira Gus de ses rêveries. Spike lui tendait le support. Il s’en saisi précautionneusement, se leva, s’agenouilla, déposa le flyer sur le coussin du fauteuil et considéra l’oeuvre de Spike : poudre blanche neigeuse grossièrement alignée sur une dizaine de centimètres. Il y avait presque suffisamment de résidus tout autours pour tracer une ligne équivalente. Gus se saisit du petit tube en pâte fimo attaché autours de son cou, testa alternativement ses narines, suspecta la gauche plus dégagée, y enfonça profondément la paille, vida ses poumons, se pencha en avant et aspira en grand coup.

L’effet du speed fut immédiat : la demi-douzaine de douches froides instantanées (déchirage de pif en prime).

« Putain il arrache ce speed
_ J’te l’disais bien qu’c’était d’la balle mon pote ».

Mais Gus savait que l’effet de boost ne survivrait pas longtemps au coup de feu. Il avait déjà engrangé trop de fatigue et de produits. Au premier joint de bonne herbe venu, il s’écroulerai.

« Va z’y  file le support s’te plait »

Spike attendait dressé sur son fauteuil, tapotant nerveusement l’accoudoir avec une carte téléphonique.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Dourak Smerdiakov le novembre 15, 2006, 02:11:13
Puissance 4 ! Bravo ! Quand tu veux, tu peux.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Inv le novembre 24, 2006, 17:48:03
Bah, après tout c'est la poubelle.
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sauvagement recyclé pour parution
Titre: Re : La poubelle
Posté par: nihil le novembre 24, 2006, 21:33:44
Celui-là je le récupère. C'est pas excellent, mais c'est loin d'être ignoble et c'est pas inachevé. Hop, en attente.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Ariankh le novembre 24, 2006, 23:37:49
Nihil il fait les poubelles, haha.

Oui, bon, moi je me tais.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: nihil le décembre 03, 2006, 13:08:20
Cherche repreneur pour un texte sur un tétraplégique, qui me prends la tête depuis un ou deux ans et dont j'arrive rien à faire de potable. J'en ai écrit deux ou trois pages avec rien de bandant dedans. Qui veut ?

Extrait vaguement représentatif :

"Je brique ses cuisses et ses fesses salies d’excrément sans prendre trop de précautions, Paul ne sent rien et ça accélère cette pénible tâche d’être moins délicate. Puis je le rhabille et vais jeter l’eau de la toilette. Tant de travail qui ne sert qu’à ralentir l'inexorable processus de décrépitude, à condition d’être renouvelé suffisamment souvent bien sûr. Je pourrais le laisser crever dans sa merde qu’il ne s’en apercevrait même pas. Je suis sur qu’il pourrait passer de vie à trépas sans voir la différence. Il est déjà mort, en réalité. Je prends ma tête entre mes mains, les coudes sur l’évier de la salle de bains."
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Winteria le décembre 13, 2006, 21:31:50
Citer
Aujourd’hui, j’ai eu un stylo.

C’est pas vraiment la première fois. D’aussi loin que je me rappelle, j’en ai eu tout un tas. Ah ! c’était beau ! Des rouges, des bleus, des à plume, des à écailles toutes vertes, des piqués, des trouvés par terre… Plein ! Maintenant, bon. Ils sont sûrement partis avec les pierres, et tout ça… Je sais pas trop… Mais aujourd’hui, j’ai un stylo, donc j’écris. Mais pas trop, quand même : je voudrais pas l’user. Et puis j’ai mal au poignet, déjà. Juste, je vais raconter comment je l’ai trouvé.

Ce matin, un ouvrier est venu taper sur la toile de la tente pour nous réveiller (on dormait pas vraiment, à cause du bitume qui nous fait mal au dos). À travers la toile, on le voyait tout debout, cet homme, mais surtout tout flou. Ça aurait bien pu être monsieur Lutsen, ou bien monsieur Gemereck, on pouvait pas savoir.
-   C’est flou, j’ai dit.
-   Non, c’est monsieur Louis, il a répondu.
On le connaissait pas, monsieur Louis, mais il avait bien l’air d’un grand bonhomme.
-   Non mais j’ai dit : c’est flou.
-   Oui, mais c’est monsieur Louis quand même.
Mon père a grogné, et comme il allait dire un gros mot, je lui ai fait chut avec le doigt. Si il l’avait traité, ils auraient pu retarder les travaux : il faut pas leur répondre méchamment, aux ouvriers. C’est ce qu’on nous a dit. Et puis, ils avaient déjà repoussé les constructions de deux ans, je crois. Deux ans, c’était beaucoup. Donc mon père a fait oui avec la tête, et il a parlé :
-   Oui, monsieur Louis ?
-   Oh ! bah, comme tous les matins. Non ?
-   On peut laisser dormir le petit ?
Les pieds, dehors, semblaient gênés. Ils tournaient, donnaient des petits coups dans le bitume. Des pieds fantastiques, que c’était !
-   C’est-à-dire qu’on risque de passer par ici avec les machines, tout à l’heure… Faudrait pas qu’on écrase le petit… Vous savez, comme ça, sans faire attention…
-   Oh ! Je vois. Bien sûr.
Papa a eu l’air triste, à ce moment-là. Mais il a quand même fait comme tous les matins : il a pris petit frère, il l’a mis sur son dos, et puis on est partis déplacer les gravats.

Je ne préfère pas me souvenir dans quel état je me trouvais quand j'ai écrit ça.
Par contre, pour avoir retrouvé quelques notes, je peux vous dire que ce devait être une sorte de nouvelle d'anticipation. Le héros (qui habitait un HLM totalement démoli au moment du récit en vue d'une rénovation du quartier) dort avec toute sa famille dans une petite tente, en attendant d'être relogé dans les bâtiments en travaux juste à côté de leur campement. Tous les matins, il doit aller aider les ouvriers sur le chantier pour les tâches ingrates.

En gros, l'histoire se serait déroulée dans un contexte totalitaire du style "Dehors les pauvres", "pauvres" objets d'une étroite surveillance grâce à des technologies débiles. Enfin, il arrive au gamin un tas de trucs bizarres avant de trouver son stylo.

Je me verrais bien le reprendre, un de ces quatre. En attendant, vous pouvez toujours vous en servir.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Narak le décembre 18, 2006, 18:27:46
Nous en servir pour quoi faire, bordel ?
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Glaire le décembre 18, 2006, 21:21:14
Le script d'un teenage movie par exemple //clindoeil
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Winteria le décembre 18, 2006, 22:12:41
C'est trop profond pour vous, 'pouvez pas saisir.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Winteria le décembre 18, 2006, 22:14:18
Mon message précédent n'est là que pour introduire bassement un gros, très gros [size=60]CMBDVCS[/size].
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Winteria le décembre 18, 2006, 22:16:08
On bâtit sa fierté sur ce qu'on peut.




Y compris sur un triple post.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: nihil le mai 27, 2007, 23:19:26
On m'a demandé de faire des paroles pour un titre d'electronica de mes couilles, en anglais. J'ai pondu ça en moins de quinze minutes montre en main :

In our mouth... there's a world growing between membranes and teeth
Germs multipying in heat and moisture, invading interstices
Digging cavities in tooth enamel to implant large colonies
Tearing flesh moutains and founding living salival cities

In our bowels... Thousands of tiny lives agglomerated in blind masses
Dark realms crawling with inumerable bacterias and paramecies
Developping in intestinal night, surrounded by organic walls
In stagnating acid fluids, everywhere in filled holes

Let's shut our mouth just to hear the sounds of life increasing
Accept our pain for the sake of an universe expanding
Let's offer our corpse as fertile compost for our intern deities
Just be a world, an environment, the sum of multiples lives...

And shut the fuck up.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Winteria le mai 27, 2007, 23:28:51
Eu égard à l'absence prolongée de Dourak, j'exprimerais pour lui un puissant, un bestial, un formidable :

putain d'acculturé.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: nihil le mai 27, 2007, 23:32:48
C'est pas parce que je parle un peu angloys que je parle moins bien françoys, bouffeur de chacal
Titre: Re : La poubelle
Posté par: lapinchien le mai 27, 2007, 23:33:22
excellent !

Mais maintenant Bezu, Licence IV et les musclés n'arrêtent pas d'envoyer des mails de solicitation pour que tu deviennes leur parolier.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Glaüx le mai 27, 2007, 23:36:23
Dourak n'est pas bestial. Contesto.




Pour le texte, je souligne très calmement que nihil vient de livrer ici

un poème,
en anglais,
en quatrains,
en vers libres puisque accentués au pifomètre,
exprimant un sentiment de dégoût profond de l'humain,
destiné à un titre d'electronica,

bref,

nihil,

la prochaine fois que tu te gausses d'un poème je t'encule.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: nihil le mai 27, 2007, 23:38:07
Ah là j'avoue c'est la honte absolue. Mais c'est pour avoir la chance d'enculer ma copine, qui va faire la voix sur le titre à la con, que je vous ferai passer si je survis à son écoute.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: lapinchien le mai 27, 2007, 23:40:15
çà donne envie de se brosser les dents en tous cas... c'est pour la prochaine campagne de l'Association Dentaire Française, avoue !
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Glaüx le mai 27, 2007, 23:40:17
Putain, un poème, une sodomie ! Bon marché ! Bordel ! Direct je sors dans la rue je propose le même à la première gonze que je croise ! Mezrci pour le tuyau ! Génial ! Ce soir je nique !
Titre: Re : La poubelle
Posté par: nihil le mai 27, 2007, 23:56:49
Ouais bah je te conseille une vieille pour commencer.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Glaüx le mai 28, 2007, 00:00:35
Ma voisine du dessuus, direct.
Comme ça tac dans les plis.
J'incise deux trois escarres pour lubrifier et hop.
Je vais copier un truc d'Antrax vite fait.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: nihil le mai 28, 2007, 00:02:05
çà donne envie de se brosser les dents en tous cas... c'est pour la prochaine campagne de l'Association Dentaire Française, avoue !

J'avoue... Ce soir j'ai un mal de dents terrible, alors quand elle m'a demandé ça, j'ai pas eu à cherché l'inspiration trop loin. Quand on sait pas de quoi parler, toujours parler de son intérieur.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Glaüx le mai 28, 2007, 00:05:54
ok, un poème consistant en une prosopopée de ma vésicule biliaire assortie d'un duo lyrique avec ma crotte. Je note. PUTAIN JE VAIS TROP NIQUER COMME UNE STAR AVEC 9A
Titre: Re : La poubelle
Posté par: nihil le mai 28, 2007, 00:15:03
Pense à éviter le sujet de ta gangrène génitale.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Narak le mai 28, 2007, 00:17:52
Si je puis formuler une critique constructive, "accept your pain" ça fait un peu cliché surtout pour de l'electronica, et "fertile compost " ça fait un peu cheap.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Glaüx le mai 28, 2007, 00:30:10
"Accept your pain" ça fait surtout T1 qui vient de lancer son programme d'apprentissage accéléré du français et qui tente de se faire passer pour une boulangère.


(http://www.adocity.com/news/actu1178985787.jpg)ACCEPT YOUR PAIN
MAINTENANT

Et les poèmes en faux vers angloys c'est cliché quoi qu'il en soit.
Le truc que tous ceux qui font des paroles de chanson en anglais devraient comprendre un jour (je parle en général, hein, pas pour toi, nihil, toi t'as des raisons liées à ta bite et je respecte ça profondément, les bites et tout ce qui s'y rapporte), c'est que la poétique angloyse, c'est foutrement complexe, et qu'à faire de la merdeuse ils ont juste l'air de gros cons, comme ceux qui s'essaient au haiku en croyant dur comme fer qu'ils en font.

Merci de votre attention, je range mon surlittérarisme, faut que je le sorte de temps en temps sinon il moisit.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: nihil le mai 28, 2007, 00:53:22
Chuis bien d'accord, ça a bien sa place dans la poubelle. Si "l'artiste" (ahah) s'en contente, tant pis pour sa gueule.

Euh Glo par contre juste une précision (bien que ce soit marqué de partout), ce n'est pas un poème, mais des paroles de "chanson" (ahah). Rien à voir donc.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Glaüx le mai 28, 2007, 11:11:25
Il fut un temps où le lyrisme transcendait ces faux sous-genres et où la musique sortait des mots, et pas du cul d'amplis sursaturés ; où la musique servait les mots et pas l'inverse.


En ce temps-là j'avais des cheveux.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Hyenne le mai 30, 2007, 12:43:38
Soit jamais.


Merci de votre attention
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Glaüx le mai 30, 2007, 12:58:46
Merci de rendre explicite ce qui était destiné à la ténèbre de l'implicite à tout jamais et de prendre ainsi en compte le niveau intellectuel du lecteur lambda, mais un lambda minuscule avec deux ronds poilus à la place des deux barres obliques du bas.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Hyenne le mai 30, 2007, 23:07:21
Glaüx, l'homme qui parle en codé !


sinon, ben de rien !
Titre: Re : La poubelle
Posté par: MILL le juin 08, 2007, 16:26:35
Puisque c'est une poubelle, un petit texte très personnel :

Le jardin-dédale.
[/i]
Dans mon jardin secret, un vieux chêne étend ses branches mortes
Sur une toundra dévastée, où les âmes font du porte-à-porte
Pour distribuer leurs cachets à des anges issus du cloporte,
Frêles esquisses hachées, dessins trempés dans une eau-forte
Qu'un Goya décharné aurait vomi, section d'aorte,
Gerbes ensanglantées, jardin-dédale en quelque sorte.

Dans ce nid d'araignées, dont Dührer a tissé les toiles,
Où les pattes, enchevêtrées, se ramassent, titubent et s'affalent,
Des hordes désaxées se mélangent, copulent et s'étalent.
Leurs membres calcinés repoussent parfois, mais ça fait mal,
Et leurs cris déchirés transpercent et ruinent cette nuit banale.
Les clowns sont torturés, les clones gèrent l'aéropostale.

Sur ces terres brûlées, où Nature a perdu conscience,
Des armoires éventrées répandent leurs entrailles à outrance.
Formulaires et fichiers, labyrinthe de chiffres en errance,
Etagères aux gonds défaits cherchent à me plier en cadence,
A m'inclure dans leurs dossiers, pas de nom pour notre pauvre engeance,
Mais un matricule volé à ceux qui sont morts à l'avance.

Dans ce cimetière déphasé, où les tombes renferment des concerts
D'ossements défigurés qui chantent, du haut de leur cancer,
Des hymnes tracassés, des odes à la sombre galère,
Sur laquelle ils ont ramé l'espace de plusieurs millénaires
Sans jamais arriver, ils ont coulé sans toucher terre…
Je me souviens, j'y étais, coincé entre deux infirmières.

Dans ce salon de thé, où les serveuses ont des blouses blanches,
Et des masques allumés, tout flambe, tout crame et puis tout flanche.
Amours désabusées, parenthèse, retour en zone franche.
C'est un jardin secret, où la vie me découpe en tranches.
J'ai la carlingue défoncée, la main droite soudée au manche.
On m'a scié le cervelet, mais j'ai une boîte noire dans la hanche.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: nihil le juin 08, 2007, 16:29:47
C'est pas dégueu, bonne ambiance.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: MILL le juin 08, 2007, 16:36:44
Question vocabulaire, c'est un peu trop axé Thiéfaine. Un texte que je ne peux juger honnêtement tellement il me touche personnellement. Merci.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: -Nico le juin 08, 2007, 16:58:22
C'est déchéance de foutre des textes qui touchent personnellement à la poubelle.

A part le premier vers, j'aime bien.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Glaüx le juin 08, 2007, 19:32:14
C'est probablemen la première fois de ma vie que je dis ça, et Dourak me jettera des pierres, mais les rimes me gènent. Sans, j'aurais mieux aimé. En fait ici elles m'arrêtent et elles me cassent mon fil à chaque vers.

C'est pas mal du tout, même si je capte pas grand chose.
C'est élégant, du moins. Je relirai ça plus tard.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: MILL le juin 15, 2007, 15:40:46
Une autre vieillerie pour la poubelle :

May day from fax en Terre Sainte.

Oh, tout est si rose, tout est si beau...
Poésie clignote sur les murs du métro.
De flamboyants crétins s'gavent de cafés-philo,
Passent pour de p'tits génies parce qu'ils fourmillent de bons mots,
Prolongeant l'illusion d'une pensée gaucho,
D'une pensée tout court, illusion démago.

Oh, tout brille, tout scintille, si kitsch et si bien huilé.
Tout est Pop, néo-punk, tout est étiqueté.
Tout reluit, clean, high-tech, mais personne au guichet.
Ca se croise, impeccable, ça n'cause que pour gueuler :
Ca s'fustige, ça s'foudroie, ça se permet d'juger
Sans une once de jugeotte, et ça s'isole pour voter.

Et ça grouille de gadgets à leurs poches incolores,
A leurs poignets sans substance, dans leurs yeux miradors.
Faut qu'ils soient à la pointe, faut qu'ils soient matadors :
Epaules d'athlètes, regards conquistadors,
Ou bien jambes anémiées, gainées rouge et or,
Allumettes de plastique qui ne font bander qu'les morts.

Univers papier-glace, où ne s'excitent que macchab'.
Passions vermoulues, sous leurs airs de nababs,
Ca gigote, ça pourrit, et ça voudrait du rab.
C'est bobo, c'est yuppie, ça s'la joue un peu bab,
Toujours in, toujours hip, as always, comme d'hab',
Imperturbables de connerie, forever fab.

Comme c'est flash, cool et stretch, on a des tronches en plastique.
On s'affiche, inodore, sous le nom d'Jean-Patrick,
Soi-disant humain, quoique membres élastiques,
Comme dans cette pub Levi's, où des corps mécaniques
Se démontent et se tordent. Hé, quand on a du fric,
On peut défier Nature. Génial, j'me sens robotique.

Ben tout est si beau, tout est si rose
Que je rêve d'ulcères et concocte une cirrhose
Rien que pour répandre en vain ma sinistrose.
J'veux des voitures cramées, des trains qui explosent,
Quand mon cerveau implose, solidaire overdose.
J'voudrais vous voir étouffer dans ce tas de glucose

Où nous nous sommes englués comme des guêpes dans du miel,
Ou bien, plus vraisemblable, fourmis noyées dans rimmel.
Ca transpire la bonté, il vous manque plus qu’les ailes
Et une tacite auréole pour masquer votre fiel.
Ah, tout est si rose, la vie est si belle
Quand on fume autre chose qu'une simple Camel.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: nihil le juin 16, 2007, 00:01:39
Ca ça mérite vraiment sa place dans la poubelle. Dommage, parce que sur le fond c'est pas inintéressant, mais la forme, oh putain.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: MILL le juin 16, 2007, 09:14:07
Crois-le ou non, ça se chante.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: MILL le juillet 04, 2007, 19:46:05
J'adore prendre des coups et je le prouve :


Quelle époque épique!
Quelle époque opaque!
L'on s'épie, pis, l'on se pique
Et si l'un tique, l'autre smaque.
Et dans ce smak, il y a mimique.
Hé, mec! Parfois, y a micmac.
Ca peut – clic! – tomber à pic,
Ou bien – clac! – à côté d'la plaque.
Tu te fliques niveau appliques.
Tu flippes que l'on te plaque.
Et plus tu triques, plus tu t'étriques,
Plus tu trinques tout à trac,
Et si tu craques sur la métrique,
Elle se fait brique, la fée se braque.
Ca fait des couacs dans ta zizic,
Ca souque, c'est l'zouk dans ton ressac.
Prise de bec, break électrique,
Bric-à-brac, bricoles dans ton frac.
Et t'as beau briquer ta rubrique,
Elle est plus toc qu'un vieux tictac.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Glaüx le juillet 04, 2007, 20:22:21
Tu as oublié de caser caca.
Un simple oubli, probablement.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: MILL le juillet 04, 2007, 20:26:04
Simple, simple... Non mais j'te permets pas. Cette condescendance, alors...
Titre: Re : La poubelle
Posté par: nihil le octobre 22, 2007, 17:25:00
Ces gens (in)compétents !
Posté le 15/10/2007
par Dead Soul #Fx


Compétences ? Connaissances ? Laisser moi rire ! Même le plus crétin deme pseudos chefs est incapable d'aligner sont degré de connaissance sur le mien !

Pourquoi les poste hiérarchiquement au dessus du mien sont occupés par des gens (in)compétents !!! Tout juste capables de s'astiquer le manche a longeure de journée tout en essayant de faire passer les autres pour le dernier des abrutis possédant le coefficient intellectuel du moule non cuite mais avec des frites !

C'est presque a la limite du revoltant, j'ai beau leurs expliquer que A + B = C, dans leur petit monde remplis de bisounours cela fera D, même si on leur prouve par la loi gravitationnelle des connards prétentieux ayant accès au plus grands postes hierarchiques (quoique, la dedans la hierarchie n'a rien a voir c'est une juste une histoire de paie !)

Le pire de tout est quand tout les bisounours de leur petit monde se font décimer a la suite d'une canicule façon 2003 (celle qui nous a priver de bon nombre d'ancien, mais aussi de plein de retraite a ne plus payer !) Pour euh c'est la fin du monde ! Et pour cela il ne leur reste plus qu'a passer leurs nerfs, déjà fragilisé par la connerie, sur toutes personnes gagnant moins que eux !!!

Mais ils ne sont pas les seuls, pas les bisousnours, les chefs, certain de mes collègues (grognasse de secrétaire, pseudo chef d'équipe, ou encore le meilleur pour la fin, le branleur qui travail) Tous se sont ligués contre moi, délire paranoïaque ? Loin de la, ce n'est que la triste réalitée qui t'éclate a la geule. C'est aussi agréable que de se prendre une balle de .44 en pleine tête (a tester...)

Je vous le dit, nous sommes dirigé par des incompétents notaire, fier de l'être, mais pourtant, c'est eux qui gagnent plus que nous, de ce fait notoire, il nous est donc impossible de nous imposé ! Alors levons nous et allons leurs poutré la geule a grand renfort de mandale suédoise et pourquoi pas a coup de pompes aussi ???

Message complémentaire : Désoler pour cette éclatatnte vérité, mais si quelqu'un a reussi a comprendre le moindre foutu mot de cette diarhée verbale qui le fasse savoir au et fort, que je me sente un peut moins seul dans le petit monde qu'est le mien !

 
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Hag le décembre 14, 2007, 20:39:39
Le début du truc qui devait devenir la Magnifique et Chamarée Geste d'Arthur par la suite. L'idée était d'avoir un truc basé dans un univers féerique traditionnel décalé, qui fournirait une base pour une série de textes légers et crétins que je pourrait un peu chaque soir sans plan précis.

Citer
   Il était une fois, dans un pays très lointain, un royaume. Au centre de ce royaume, il y avait un grand château, dans le quel vivait un grand roi. C'était un roi bon et juste, qui régnait avec amour et paternité sur son petit royaume. Son château était magnifique : il se dressait fièrement au somment d'une colline, levant ses quatres tours et son donjon dans l'azur. Sous ses murs épais étaient de profondes douves d'eau claire, où aimaient à batifoler les oiseaux, et le long du chemin qui menait à la belle forteresse, avait été plantés quantité de robustes pals, où s'exposaient ceux qui se permettaient de ne pas apprécier les idées de leurs souverain. Autant dire que la paix régnait, et tout les serfs et paysans n'osaient un seul instant douter de la bonté de leur seigneur et maître. De toute façon la police y veillait.

      Or un beau matin, il survint un heureux évenement. L'union du roi et d'une jeune paysanne consentante avait porté son fruit, qui était petit et passait son temps à hurler. Après avoir fait écartelé l'heureuse mère pour qu'elle ne devienne pas trop envahissante, le nouveau papa fit construire une chambre superbe, aux murs recouverts de belles tentures, des rideau de soie aux fenêtres, dans laquelle était le berceau du nouveau-né, qui se révêla être, au plus grand bonheur du père, une nouvelle-née. Et comme le voulait la coutume, la Bonne fée vint rencontrer le charmant bambin.

Là j'étais bloqué, je suis resté presque deux semaines à me demander ce que j'allais dire. J'étais aussi tout compte fait moyennement satisfait du passage. J'ai finalement balancé le texte aux oubliettes, et ai rapidement repris l'idée originale pour un remix uchronique des chevaliers de la Table Ronde (vaguement inspiré par les Monty Python il est vrai). L'idée fondatrice est pas mal restée, les Arthur s'écrivent vites et sans trop de reflexion, je ne sais pas vraiment où je vais (enfin si, depuis le 3 j'ai une ligne directrice pas très nette qui si je la respecte jusqu'au bout vous garantie encore une dizaine d'épisodes, mais les 2 premiers étaient vraiment écris au pif).

Ainsi je lègue ceci à la postérité, merci de votre attention, n'oubliez pas le guide.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: mentaltrash le janvier 26, 2008, 02:45:50
C'est l'histoire d'un mec de parents d'origines espagnoles, né à villeneuve la Garenne en 1975, qui y grandit et y poursuit ses études jusqu'à la terminale sans probleme particulier. Ce mec alors part faire une ecole preparatoire porte de Clichy. Finalement il retape sa Math spé et finit par integrer une ecole d'ingénieur par l' alternance. Il trouve une boite de Multimedia à Rueil Malmaison qui le prend comme apprenti pendant 3 ans. Ensuite il decide de se barrer aux USA, il y trouve un taf, mais comme ce con a pas eu son diplome car il est trop debile et se drogue, il lui faut entammer une procedure pour avoir une carte verte. Cette procedure n'aboutira jamais. Il travaille alors pour un sombre connard en Floride depuis les Bahamas d'abord, puis depuis Pointe à Pitre en Guadeloupe ensuite. Le connard lui promet des parts de sa boite mais c'est une arnaque et le mec ne les aura jamais. Au bout d'un moment le gars s'en rend compte et decide d'aller rendre une petite visite au gars en Floride. Il met fin à leur petit partenariat caduque. Alors qu'il prend son avion pour revenir en France, il rencontre une belle passagère qui se revele être Polonaise. Le gars part alors vivre avec elle a Varsovie. Entre temps il a trouvé de gentilles personnes en France qui lui proposent de devenir actionnaire de leur boite. Il fait du teletravail un moment et revient en France pour s'installer à Montpellier. Il se marie. Il taffe comme un taré.Son père meurt. Les week ends il va marcher au bord de la plage au petit travers.




Si quelqu'un veut bien continuer mon histoire. Perso, elle commence à me gaver grave.


mmagnifique!!! j'ai adore.
J'ai trouve qu'il y avait une lacune dans le scenario ceci dit entre la fuite en polonie et le mariage a montpellier... pas vraiment compris les tenants et aboutissants.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: mentaltrash le janvier 26, 2008, 02:56:56
Ces gens (in)compétents !
Posté le 15/10/2007
par Dead Soul #Fx


Compétences ? Connaissances ? Laisser moi rire ! Même le plus crétin deme pseudos chefs est incapable d'aligner sont degré de connaissance sur le mien !

Pourquoi les poste hiérarchiquement au dessus du mien sont occupés par des gens (in)compétents !!! Tout juste capables de s'astiquer le manche a longeure de journée tout en essayant de faire passer les autres pour le dernier des abrutis possédant le coefficient intellectuel du moule non cuite mais avec des frites !

C'est presque a la limite du revoltant, j'ai beau leurs expliquer que A + B = C, dans leur petit monde remplis de bisounours cela fera D, même si on leur prouve par la loi gravitationnelle des connards prétentieux ayant accès au plus grands postes hierarchiques (quoique, la dedans la hierarchie n'a rien a voir c'est une juste une histoire de paie !)

Le pire de tout est quand tout les bisounours de leur petit monde se font décimer a la suite d'une canicule façon 2003 (celle qui nous a priver de bon nombre d'ancien, mais aussi de plein de retraite a ne plus payer !) Pour euh c'est la fin du monde ! Et pour cela il ne leur reste plus qu'a passer leurs nerfs, déjà fragilisé par la connerie, sur toutes personnes gagnant moins que eux !!!

Mais ils ne sont pas les seuls, pas les bisousnours, les chefs, certain de mes collègues (grognasse de secrétaire, pseudo chef d'équipe, ou encore le meilleur pour la fin, le branleur qui travail) Tous se sont ligués contre moi, délire paranoïaque ? Loin de la, ce n'est que la triste réalitée qui t'éclate a la geule. C'est aussi agréable que de se prendre une balle de .44 en pleine tête (a tester...)

Je vous le dit, nous sommes dirigé par des incompétents notaire, fier de l'être, mais pourtant, c'est eux qui gagnent plus que nous, de ce fait notoire, il nous est donc impossible de nous imposé ! Alors levons nous et allons leurs poutré la geule a grand renfort de mandale suédoise et pourquoi pas a coup de pompes aussi ???

Message complémentaire : Désoler pour cette éclatatnte vérité, mais si quelqu'un a reussi a comprendre le moindre foutu mot de cette diarhée verbale qui le fasse savoir au et fort, que je me sente un peut moins seul dans le petit monde qu'est le mien !

 



Enfin quelqu'un qui comprend ma situation pour avoir a vivre la meme...
Tous mes superieurs sont plus incompetents que moi et s'essayent jusqu'au bout a prouver le contraire en m'ecrasant autant que possible... Ce qui me donne encore une occasion de me prouver meilleur.
Nous sommes inadapte au monde de la hierarchie et du travail. Nous sommes decides a etre chef, mais personne ne nous le permettra car personne ne veut abandonner sa place pour quelqu'un de plus intelligent.
Nous sommes la cible de tous les cons sur terre, et ca fait une belle armee.
J'en ai des tas d'exemples, dans tous les domaines et secteurs de ma vie, qui prouvent a quel point les gens se sentent forces de m'ecraser pour soulager leur mediocrite. La vie est un enfer et le seul lieu ou je peux exprimer mon talent en vient a etre une poubelle... Ou il s'avere que a la place de talent je n'ai que souffrance et desillusion. Tu es ma destination poubelle, je t'attendais.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Winteria le janvier 26, 2008, 09:49:47
Alors trois mots :

rien à branler.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: B52 le janvier 26, 2008, 10:27:25
C'est lui qu'a déjoué les systèmes de sécurité à la société générale, il se fait chier le gars.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Glaüx le mai 25, 2008, 19:56:37
Citer
venger indy
Posté le 25/05/2008
par ta gueule
IP : 92.128.90.14
e-mail : pute@orange.fr

    t tro con

    tu pu la merde et t con

    Message complémentaire : t con


ah
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Glaüx le mai 25, 2008, 20:08:11
Aaaaaaaaaaah d'accord :


Citer
A MÖÖnsieur Lapinchien :
Posté le 25/05/2008
par monseigneur du poito
IP : 83.114.158.25
e-mail : bourgogo@hotmail.com

    Salut le débile ! Bien pourri ton site dit-donc ! J'ai une idée d'article : FERMETURE D'UNE SITE MERDIQUE !

    En réponse au gentil commentaire de mOOOsieur Lapinchien consernant Indy, qui pense mieu que tout le monde, je dirais que ton site est :

    immonde merdasse infâme et pathétique. graphismes omnipresents et inutiles.
    humour ras des paquerettes. site lineaire, pas dense pour un sou. longueurs improbables pour ne rien mettre en avant du tout. articles tirés par les cheveux pour amener le contexte. articles vues dix mille fois. rien de neuf, univers du site appauvri même. auteurs nul. commentaires pas intelligents
    Petit vomi. Petit vomi.



    Message complémentaire : Merci encore d'avoir insulté nootre aventurier ! Meme si le film est plus moderne est c'est logique d'ailleurs, il reste parfaitement dans l'esprit Indiana ! Meme si c'est tiré par les cheveux, les autres l'était aussi, c'est ça Indiana Jones donc ta rien compris a tous les films et au concept meme de l'aventurier !
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Le Duc le mai 25, 2008, 20:08:26
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descr:           BSMSO158 Montsouris Bloc 2
country:         FR
admin-c:         WITR1-RIPE
tech-c:          WITR1-RIPE
status:          ASSIGNED PA
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remarks:         abuse@orange.fr
mnt-by:          FT-BRX
source:          RIPE # Filtered
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Glaüx le mai 25, 2008, 20:09:33
Le Duc, t'es HS, tu vas cuver ta dope plus loin ok ?
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Glaüx le mai 25, 2008, 20:12:53
Ah non pardon, c'est moi qui suis con, j'avais rien vcapté à ce que tu mettais. OK, excellente initiative.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Le Duc le mai 25, 2008, 20:16:05
pas grave... Montsouris, franchement ca me ferais carrément chier d'habiter dans une ville qui s'appelle comme ca
Titre: Re : La poubelle
Posté par: 400asa le mai 25, 2008, 20:33:53
Moi j'ai rien compru et je suis clair.
Tristesse.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Evariste le mai 25, 2008, 20:38:34
Moi non plus mais je voulais pas passer pour un con.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Evariste le mai 25, 2008, 20:38:57
...oh merde !
Titre: Re : La poubelle
Posté par: nihil le mai 25, 2008, 23:28:14
Putain mais y a vraiment quelqu'un qui a voulu venger le pauvre Indiana Jones injustement calomnié par l'immonde Lapinchien ? Ahahah.
Quelqu'un peut me retrouver l'endroit où LC dit du mal d'Indiana Jones, pour me faire une idée ?
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Inv le mai 26, 2008, 00:46:02
Je me suis posé la même question, et ai donc demandé à google de déterrer ces paroles infamantes, ce démontage acharné et injustifié de l'œuvre de Spielberg :
4e commentaire ici http://zone.apinc.org/articles/349.html (http://zone.apinc.org/articles/349.html)

Son courroux est donc pleinement justifié.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: lapinchien le mai 26, 2008, 00:52:40
malheureusement, je crois plutot que c'est ici : http://www.allocine.fr/film/critiquepublic_gen_cfilm=45890&note=0&page=7.html (http://www.allocine.fr/film/critiquepublic_gen_cfilm=45890&note=0&page=7.html)
Titre: Re : La poubelle
Posté par: lapinchien le mai 26, 2008, 01:00:16
je comprends pas pourquoi tant de haine.
le mec ci dessous etait bien plus mechant que moi :

cyrano80 - le 24/05/2008
Membre depuis 683 jours
1 critique postée
Wouah! je ne pensais pas qu'il referait un jour une suite d'Allan Quattermain, par Luc Beson en plus! Vraiment génial!! très fidèle aux épisodes précédents, il est plein plein d'humour (un frigo qui resiste à une explosion atomique, Fonzie qui joue le rôle du fils de Quattermain, E.T et ses potes en guest stars, des méchants pas gentils...)qui a besoin d'un scenario quand on se marre autant ? Je me suis pas ennuyé une seule seconde durant les 5h34 du film, un vrai feu d'artiFX ! Après 20 ans, on rêverait presque que Spielberg lui aussi nous fasse une suite de son Indy 3. Mais j'y pense, quelqu'un l'a revu depuis Minority Report ?
 
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Inv le mai 26, 2008, 01:10:37
Peut-être qu'il a traqué chacun des 138 auteurs des 138 critiques 0 étoiles à travers tout l'internet ; ou peut-être a-t-il fait une fixation sur toi, et qu'un matin tu le verras débarquer chez toi ; à moins qu'il ne soit déjà tapi dans l'ombre, derrière toi, attendant son heure pour te sauter dessus en gueulant "PETIT VOMI §§§ PETIT VOMI §§§".
Titre: Re : La poubelle
Posté par: 400asa le mai 26, 2008, 08:51:22
Ca devait être une façon zonarde (insulte) d'exprimer son apartenance à allociné, une sorte de clin d'oeil tu vois, frer. Représent' la neuzo. Il a niqué bebla, il se croit chaud.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Le Duc le mai 26, 2008, 08:53:43
C'est clair, après avoir lu pas mal de critiques, t'es un des plus sympa avec le navet appriori. Je comprends pas sa réaction, à moin que comme dit Inv, il à décidé de traqué tout les intervenants pour leurs faire payer leurs hérésie..

Quoi qu'il en soit je voulais aller le voir, parce que je dois bien avouer que j'ai vraiment aimé les trois premier (films de mon enfance) mais là du coup je préfaire rester sur une bonne impression, merci LC.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Le Duc le mai 26, 2008, 09:06:00
En même temps, je vois que t'as jamais fait un seul commentaire possitif, pourquoi ne suis je pas étonné ?
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Glaüx le mai 26, 2008, 12:59:50
Je comprends pas comment on peut aller voir Indiana Jones alors qu'Iron Man est à l'affiche, de toute façon. Ca me dépasse.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Narak le juin 14, 2008, 01:41:53
Et moi je ne comprends pas comment on peut aller au cinéma alors qu'on peut trouver de la came à chaque coin de rue.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: la_marquise_de_sade le juillet 27, 2008, 02:09:05
Il serait sage de remercier monseigneur du poito pour avoir dénoncé lapinchien qui n'a rien de mieux à faire que d'aller voir Indiana Jones et qui aggrave encore son cas en donnant son avis sur allociné.

Titre: Re : La poubelle
Posté par: 400asa le juillet 27, 2008, 04:25:43
2ALFCOOL

ALCOOL
OUAISD

MARCIUS MILELR


ALCOOL
PUTES
Titre: Re : La poubelle
Posté par: areziwK Gaston le juillet 27, 2008, 05:15:35
l'alcool et les pâtes
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Leninedead le novembre 30, 2008, 04:00:40
Paragraphe :

Allez, écrit maintenant mon petit enfant, mon toutou. De tes doigts lustrés, rudement grossier, écrases toi sur les lettres, les mots, les phrases. Quoi, tu dessines ? Fou, n’as-tu donc point de honte ? Viens-là, maman va t’apporté la meilleur des orthodoxies. Une bien droite et une bien rigide, voilà ce qu’il faut pour éduquer les gamins. De nos jours qui plus est, il en faudrait des plus grosses et plus épaisse pour correctement tapés leurs chaires graisseuses. Disgracieux sont les bambins, chérubin d‘un soir. Un gosse, mais pourquoi faire ? Je vais lui enfoncé ça dans le crâne. On ne joue pas à s’amuser. Et demain, direction le cachot. Tes petites fesses colorés retrouveront leurs couleurs bien rapidement, peut-être trop. Regardez-le, cette petite bite n’est même pas assez couillu pour osé l’ouvrir. Il bave, le têtard. C’est la seule activité de part laquelle il n’est pas léthargique. De la bave, je lui en foutrais bien sur la gueule. De plus, il est mauvais à l’école. À croire qu’il aime s’enfoncé, et de part la même occasion, se faire enfoncé par son entourage. Quel honte, si les gens le savait, que penserait-il donc ? Un vaurien, un couard, voilà tout, viola tout. Le père et la mère plaque tournante d’un couple vivant leurs ébats à trois, minimum. Les cassettes et les photos, savoureux souvenir de séance d’onanisme  mutuel. À quand le prochain pour tester de nouvel saveur ? Un enfantement, et hop, une nouvelle fente, si la chance est au rendez-vous. Sinon ce sera un trou pour Monsieur, et le nettoyage pour Madame. Sapristi, que les temps sont durs chez nos voisins les pédophiles. Je pense donc tout naturellement vous avoué que c’est le bon moment pour partagé mes trois enfants.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Evariste le novembre 30, 2008, 14:27:28
l'alcool et les pâtes
Interprétation hasardeuse mais présentation efficace. Et le p'tit train dans tout ça...
Titre: Re : La poubelle
Posté par: SKIZZZO le juillet 06, 2011, 09:02:48


    Je suis au confessionnal,ce n'est pas un prêtre mais une armée de fou qui me juge,je viens sous l'anonymat; raconter

    Je cherche au point de tomber ici.
    Entre pseudo ironie et humour jusqu'au BOUTANT je viens
rendre publique un cahier fermé.
    Exhibition,je veut voir le fond

putes,j'aime

fourrer




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Titre: Re : La poubelle
Posté par: Un Dégueulis le janvier 29, 2021, 21:00:31
Seule une réflexion aigüe et profonde peut permettre (au sens de Permettre), l’accès aux abysses secrètes de la connaissance. Dans son acception la plus intrinsèque, la plus intime, mais en même temps la plus commune, que l’on trouve en (sur)impression dans tout Être, le Savoir ne se conçoit que comme un Être inscrit, et donc décrit (d’où le caractère fondamentalement philologique de toute épistémie). Il est évident alors que l’Absolu ne peut être que l’émanation du vide, du vide abyssal, presque, mais pas tout à fait, nietzschéen dans sa forme.
S’il est vrai que ce (au sens de cela, car il faut en souligner l’extranéité fondamentale) qui donne le plus à penser (au sens de pensée propositionnelle et non de pensée naïve), est le conatus, allié au Logos, dont les métaphysiciens comme les empiristes ne sont pas parvenus à donner Une définition (bien qu’une définition en soit donnée), le Verbe ipséique tel que livré dans le Sujet (compris ici comme une chaîne propositionnelle, de Markov si l’on veut), peut, avec les précautions nécessaires, être assimilé à un idem. Idem réticulaire certes, fluide sans doute, boroméen même, si l’on veut, mais dont seule la topologie permet l’accès aux sphères épistémiques les plus profondes.
Conséquemment, l’infinité ne peut être qu’alcyonienne, à son niveau le plus fondamental, celui de la forme géométrique pure.  Conséquemment encore, et j’espère avoir le courage de le dire bien que ma main tremble au moment de coucher ces mots sur le papier, le Verbe, ce Verbe soustrait et livré tout à la fois dans les scansions du Discours, dans ces rythmes lents qui sont la Vie même, le Verbe dis-je (nu et sans artifice, et bien sûr, à cette condition seulement), est aussi (en tant que structure ontologique intrinsèque de l’existant (au sens heideggerien du terme (et bien que je sache, au plus profond de moi, qu’on me reprochera de Dire (si tant est qu’on puisse parler de Dire, tant il est difficile, trop souvent, d’évoquer ces choses (non au sens de Chose en Soi, mais bien à celui de Chose livrée, portée par le Phénomène jusque dans son flux le plus intime (intime au point qu’il en devient improbable) et le plus extrême)) ce qui doit être dit), mais toujours babylonien au sens de Borges)) un Autre, au niveau le plus profond, ténu et presque indiscernable.
Je conclurai en affirmant, avec toute la force de la Raison (non pas kantienne, mais bien russellienne), qu’il est nécessaire, et même urgent, d’identifier les structures formelles de la Pensée au Discours par l’unicité du Verbe, en utilisant les propositions logiques les plus à mêmes de décrire (d’Écrire) l’Absolu, dans toute ses relativités certes (et le clin d’œil est voulu), mais aussi dans toute sa majesté, par une inscription hiératique au cœur de l’Autre, de cet Autre qui, rappelons-le, est un Néant en devenir.
Merci de votre attention.
Prout.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Dourak Smerdiakov le janvier 29, 2021, 21:15:13
C'est pour un exorcisme ?
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Un Dégueulis le janvier 29, 2021, 21:18:05
Oui, le démon qui vit en moi depuis des années a demandé à être libéré, il n'en peut plus.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Dourak Smerdiakov le janvier 29, 2021, 21:38:13
Tu peux pas juste aller aux chiottes comme tout le monde ?

Sérieux, t'as pondu ce galimatias ou tu l'as choppé quelque part ?
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Un Dégueulis le janvier 29, 2021, 21:46:07
Ne nous énervons pas, ami gopnik, c'est une parodie.

Fallait que ça sorte.

Maintenant ça va mieux.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Un Dégueulis le janvier 29, 2021, 22:21:20
Note : après une demi-bouteille de vodka le texte devient vraiment marrant.

Au fait c'est normal que je doive systématiquement entrer 2 fois mon mot de passe pour accéder au forum ? A chaque fois ça me dit "mot de passe erroné". Je n'ai pas ce problème sur d'autres sites, seulement sur le forum de la Zone.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Dourak Smerdiakov le janvier 29, 2021, 23:02:59
Où vois-tu que je m'énerve ?

Une infinité  alcyonienne, il faudra quelques bouteilles de vodka pour que j'y voie autre chose que quelqu'un qui essaie de faire le malin et qui tombe dans le ravin.

Non, ce n'est pas normal. Ça le fait aussi à jeun ? Ton navigateur n'aurait pas enregistré un mauvais mot de passe qu'il te préremplit à chaque fois ?
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Un Dégueulis le janvier 29, 2021, 23:40:56
Bah c'est une parodie faut pas chercher à y voir grand chose, y'a qu'à voir le (nombre (de (parenthèses))).

Oui même à jeun et seulement sur ce forum, à un moment j'ai même cru que j'avais un keylogger et j'ai lancé un scan, mais c'est pas le cas sur les autres sites.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Un Dégueulis le janvier 30, 2021, 21:59:28
J'avais l'intention d'utiliser ça pour une série noire comique sur la zone, mais c'est pas très bon, trop cliché, et personnage trop "Mary Sue". Peut-être que je le retravaillerai plus tard pour en faire un vrai texte, avec un peu de kérosène ça pourra peut-être donner quelque chose.

On l’appelait l’homme au papillon. Personne ne savait d’où il venait, ni ne connaissait son véritable nom. Toujours vêtu d’un costume trois-pièces intégralement noir, on le reconnaissait surtout à sa montre gousset, qu’il regardait avec une régularité étrange, et à son couteau papillon qu’il faisait tournoyer en buvant son whiskey. Ses doigts fins et manucurés jouant avec la lame produisaient sur les femmes un effet hypnotique. Il était par ailleurs bel homme et beau parleur, ce qui ne manquait pas de rendre les autres hommes jaloux. Beaucoup avaient perdu leurs dents en cherchant à se confronter à lui. Quand une main belliqueuse se posait sur son épaule, l’homme au papillon pivotait simplement sur son tabouret, avec une grâce de danseur, et projetait un poing gracile mais puissant comme un calibre vingt-deux. Il laissait les agents de sécurité du bar ramasser son adversaire inconscient tout en continuant à converser avec sa conquête du soir. Pour une raison que personne ne connaissait, il n’était jamais inquiété par eux.

Les femmes qui avaient la chance de passer la nuit avec lui ressortaient de sa chambre au petit matin, titubantes, un sourire rêveur aux lèvres. Quand on leur demandait de décrire ce qu’elles avaient vécu, elles se perdaient simplement en superlatifs, conférant parfois au comique. « Éléphantesque », « Divin », « Incroyable », « Puissant » ou encore « Poilu » étaient des adjectifs qui revenaient souvent. Harambe, Dr Manhattan et le Marquis de Sade figuraient parmi les personnages auxquels elles le comparaient.

Il émergeait à leur suite, impeccablement vêtu et coiffé bien qu’on ne lui connût ni tailleur ni coiffeur, et partait vers une destination inconnue. Les curieux qui avaient tenté de le suivre s’étaient tous perdus, certains ne réapparaissant que plusieurs jours plus tard, hagards et tenant des propos incohérents.

J’avais été chargé de découvrir qui il était par la jeune héritière du groupe A…, une femme qui n’avait connu toute sa vie que le luxe et la volupté et qui avait très mal vécu le refus de sa demande en mariage par cet homme aussi énigmatique qu’arrogant. Elle espérait que son passé cachât un secret qu’elle pourrait utiliser pour le faire chanter. Les vérifications d’usage étant impossibles, vu que personne ne connaissait son nom, j’avais décidé de retracer ses allées et venues afin de voir si je découvrirais quelque chose de louche. Je ne tardai pas à m’apercevoir d’un phénomène étrange : les caméras de surveillance dont était parsemée la ville, et que j’avais l’habitude d’utiliser pour un premier repérage, ne semblaient pas enregistrer sa présence. Peut-être avait-il piraté leur système pour leur faire diffuser une boucle vidéo ? Dans le doute, je vérifiai, empruntant moi-même le chemin que je l’avais vu prendre en sortant de chez lui. En visionnant l’enregistrement, je me vis clairement, dans mon vieil imperméable, marchant d’un pas chaloupé sous la bruine d’automne. J’avais vu beaucoup de choses, au cours de mes vingt ans de carrière dans la police et de mes dix années en tant que détective privé, mais cette discordance entre les deux enregistrements me donna la chair de poule. Je décidai malgré tout de le prendre en filature, en prenant soin de prendre avec moi deux pistolets au cas où.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Un Dégueulis le janvier 31, 2021, 23:16:43
Pour des raisons personnelles, je n'aurai pas le temps de terminer les séries en cours, heureusement non encore publiées, et je suis donc obligé de suspendre le postage de mes textes.

Je vais essayer de revenir plus tard dans l'année, peut-être pour la Saint-Con, où j'espère me brûler moi-même.


Titre: Re : Re : La poubelle
Posté par: Lunatik le janvier 31, 2021, 23:30:54
Citer
Je décidai malgré tout de le prendre en filature, en prenant soin de prendre avec moi deux pistolets au cas où.
Outch !

J'avais l'intention d'utiliser ça pour une série noire comique sur la zone, mais c'est pas très bon, trop cliché, et personnage trop "Mary Sue".
Tu m'ôtes les mots du clavier. Mais en le retravaillant, pourquoi pas.
Le "Poilu" m'a fait sourire.

Citer
Je vais essayer de revenir plus tard dans l'année, peut-être pour la Saint-Con, où j'espère me brûler moi-même.
Ok, on t'attendra avec les allumettes.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Lunatik le janvier 31, 2021, 23:40:33
https://www.youtube.com/watch?v=-BQAQ1RrkB8
Titre: Re : La poubelle
Posté par: раньше le février 04, 2021, 22:06:46
J'ai un diable dans la tête, il est né au bord du périphérique dans les pots d'échappement,
J'ai un diable dans la caboche, il me calote souvent la tronche mais c'est pas sa faute.
Il pleure comme un gamin, mais il fait des bruits d'ordures, de benne, de burin atomique.
Il pleure comme une carotte, si je ne la suis pas la carotte, elle me frappe.
Est ce que les ânes croient en l'anesse ? J'ai demandé à la messe.
Ils m'ont dit tagueule, con, c'est parce que j'étais triste
Puis m'ont dit TAGUEULE CON! juste quand j'avais la trique.
Et puis ils ont fait des bruits de réacteur et d'hélicoptère.
J'ai un diable dans la tête, c'est pas sa faute,
Je l'ai tellement déprimé que des fois il me dit "c'est beau la vie"
C'est pas ma faute. J'suis qu'une carotte, et quand j'pousse pas, on me vend au carrefour.

OT
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Lunatik le février 05, 2021, 12:42:41
Gogol et Pouchkine n'ont qu'à bien se tenir.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Dourak Smerdiakov le février 05, 2021, 17:29:28
OT ?
Titre: Re : La poubelle
Posté par: раньше le février 05, 2021, 19:15:50
Ahah Merci Lunatik !
@ Dourak   Juste pour faire cogiter
Titre: Re : La poubelle
Posté par: lapinchien le février 05, 2021, 19:23:29
Otarie Toboggan ?
Titre: Re : La poubelle
Posté par: раньше le février 05, 2021, 21:10:24
C'est pas bête, mais ça doit être très casse gueule
Titre: Re : La poubelle
Posté par: lapinchien le février 05, 2021, 21:51:45
Il y a des preuves pourtant
https://www.youtube.com/watch?v=iX_qR-jSjCE
Titre: Re : La poubelle
Posté par: раньше le février 05, 2021, 22:48:12
Il lui manque un ballon en équilibre sur le nez
Titre: Re : La poubelle
Posté par: lapinchien le février 05, 2021, 22:55:13
Passe aux aveux au lieu de bisounoursiser la conversation
Titre: Re : La poubelle
Posté par: раньше le février 06, 2021, 13:39:10
Pour les aveux je veux bien,
de toute façon j'avais pas compris otarie tobogan
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Un Dégueulis le février 10, 2021, 21:55:55
Bon là j'ai un texte comique déjà publié et un autre en attente, et j'ai commencé ça, mais je me suis dit que ça risquait de devenir lourd de rester tout le temps dans le même registre, du coup je le soumets au vote. À votre avis je le termine ou il vaut mieux que je m'abstienne ?

« Sodoman, le héros qui les encule ! »
Le slogan claquait bien. Peter Banger parcourut une dernière fois la liste des slogans qu’il avait préparés pour la presse. Il avait rayé « Sodoman, votre trou l’aime bien ! » (trop bienveillant, les criminels risquaient de ne pas le prendre au sérieux), « Sodoman, sa bite, votre cul ! » (ressemblait trop au slogan d’Escortman), « Sodoman : le Sida ? Même pas peur ! » (contraire aux directives de l’OMS), et une dizaine d’autres. Il reposa son stylo et se leva. Après quelques étirements, il se regarda dans le miroir mural qu’il avait fait installer dans sa chambre.
Depuis qu’il avait acquis ses superpouvoirs, lors d’une partouze où l’un des participants était en réalité le grand mage Jankull Tamaman, en voyage spirituel inter-dimensionnel, il ne pouvait pas s’empêcher d’admirer son anatomie. Son corps, à l’origine frêle et plutôt pâlichon, était soudain devenu musclé, bronzé et extrêmement poilu. Son pénis, un gringalet de sept centimètres au gland hypertrophié, s’était transformé en bête de concours. Mais la plus grande transformation qu’il avait subie était la naissance d’un désir irrépressible pour les postérieurs hors-la-loi.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: CTЯL X le février 10, 2021, 22:11:14
Ne pas achever ce texte serait un crime contre l'humanité.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Dourak Smerdiakov le février 10, 2021, 23:04:01
Ce serait plus simple d'achever l'auteur.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Un Dégueulis le février 11, 2021, 11:20:07
Bon ben deux votes pour, je le termine.

Merci Dourak pour tes encouragements ça fait chaud au cœur !
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Un Dégueulis le février 23, 2021, 00:44:03
S’il est vrai (Vrai) que l’Être (au sens heideggerien (et particulièrement non (au sens logique (à condition bien sûr de prendre les précautions nécessaires liées au théorème de Gödel (dans une logique de premier ordre (mais aussi d’ordres subséquents) incluant l’arithmétique de Peano)) compris ici bien sûr dans un cadre (système (au sens d’ensemble ordonné en rapport à une fonction (unitaire ou composée)))) rhétorique) platonicien, ni même aristotélicien) le plus pur, mais aussi le plus effrayant), est ce qui fait exister toute chose, c’est-à-dire, le fondement de toute chose (en soi, pour soi, mais aussi hors de soi et à côté de soi), alors il faut admettre (hélas ! (je lamente ici le fait (trop souvent oublié (au sens non pas littéral d’oubli, mais à celui, métaphorique (ou peut-être métonymique) de négligence)) que les principes fondamentaux de la connaissance (comprise dans une acception épistémologique moderne (à l’exclusion bien sûr d’un Pauperisme trop souvent galvaudé)) sont souvent admis, et trop peu souvent démontrés, ce qui fait que nous manquons parfois d’un recul salutaire sur nos propres productions mentales)), alors il faut admettre que c’est cet Être qui nous (en tant qu’unité anthropologique, mais aussi en tant que sujet connaissant (et bien sûr, sujet sentient et conscient)) fait concevoir notre propre existence. Vertige d’insoutenable profondeur.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Dourak Smerdiakov le février 23, 2021, 09:09:48
C'est pourtant ici que fut perdu ton point pute quotidien.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Un Dégueulis le février 23, 2021, 10:35:28
BORDEL DE SALOPE DE SUCEUSE DE CHEVAUX MORTS !
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Dourak Smerdiakov le février 23, 2021, 20:35:56
Ta gueule, grognasse. Tu sais à qui tu parles ? Je suis un fou, j'écris des sonnets sur Twitter. Et j'en écrivais déjà quand c'était limité à 140 signes. Et avec la ponctuation. Pas chaque fois. Mais des fois.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Un Dégueulis le février 24, 2021, 23:36:57
Il est 23h30 et l’immonde satrape
Qui inonde de stryges mon cerveau foiré
Racle pour y faire ses besoins sacrés
Mon scalp'innuendo en délicieuses grappes.

Si l’infinité tombe en innocentes trappes
C’est parce que tu manges des chips périmées -
Oui je sais c’est pas beau "chips" mais j’ai pas d’idée -
Il est 23h30 et j’ai l'sommeil priape.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Un Dégueulis le février 24, 2021, 23:37:53
Bande d'enculés, -17 points pute...
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Un Dégueulis le février 26, 2021, 21:26:14
En blablabla Drud’kalapa
Je krufle le drépan suprême.
C’est pas l’effrayant impala
Qui m’pizzara Super Suprême.

J’bois d’la vodka jusqu’à clamser
Hips, hip ! Hip ! Hip ! Et puis hourra !
J’m’empale sur un ver, tout plat
Pourtant, j’comprends pas c’ment qu’ça s’fait.

J’ai oublié ce que j’disais
C’est bien ballot, j’troll pas pourtant
Ah, oui ! L’anus immaculé
Qui trône au ciel comm’sur ton gland,

Est l’abominable Saperde
(Oui mon Dourak je t’emmerde)
Qui m’trépane jusqu’à racler
L’Infinité…merde j’ai chié…
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Un Dégueulis le février 26, 2021, 23:16:42
Bon -20 c'est un chiffre rond, c'est sympa, c'est mignon, je pense qu'il serait raisonnable de s'arrêter là. Faut pas abuser des bonnes choses.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Un Dégueulis le février 27, 2021, 09:53:46
Note : ne plus écrire de poèmes en étant bourré.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Dourak Smerdiakov le février 27, 2021, 23:48:47
T'as encore mis des mots en trop (trois).
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Un Dégueulis le février 28, 2021, 01:20:26
Je ne vois pas lesquels ? Putain y'a pas de smileys. '°w°

Titre: Re : La poubelle
Posté par: Un Dégueulis le mars 02, 2021, 19:00:22
(Q=E(P/(P=(((Zone=>(s^e^Mais je crois bien que je raconte de la merde)<=>-((D^O^U^R^A^K)=>(-Dégueulis))))<=>(Pénis=>(((BoucheUCul)^(-Vagin))U(Vagin (mais c’est compliqué)))))))=>(Q’= (Dégueulis=>Pute-1)) ?
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Un Dégueulis le mars 02, 2021, 19:02:09
PUTAIN MAIS QUI EST LE TARÉ QUI REMPLACE UNE LETTRE DE L'ALPHABET PAR "MAIS JE CROIS BIEN QUE JE RACONTE DE LA MERDE" ???
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Dourak Smerdiakov le mars 02, 2021, 22:02:04
Calomnie. C'est une lettre suivie d'une parenthèse, autant dire une putain de saloperie de smiley de merde.

Autant dire également que tu racontes de la merde, et je ne fais que t'aider à le dire toi-même comme un grand.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Un Dégueulis le mars 04, 2021, 01:41:13
LO AND BEHOLD ! CE TEXTE A ÉTÉ TUÉ PAR LAPINCHIEN À QUI J'AVAIS DEMANDÉ POLIMENT UN AVIS, ET PAR DOURAK QUI A BALANCÉ L'HISTOIRE EN COMMENTAIRE ! VOYEZ, ET MÉDITEZ SUR LA MÉCHANCETÉ DE VOS ACTES ! QUE SON CADAVRE PUTRÉFIÉ VOUS HANTE !

Aujourd’hui Papa m’a encore cloué au mur par le zizi. Bon je l’avais mérité, j’avais mis douze secondes à lui apporter sa bière alors que je dois toujours le faire en moins de sept secondes. Il chronomètre tout, papa. Mais j’avais trébuché sur une peau de banane qu’il avait jetée sur le sol de la cuisine et je m’étais ouvert le crâne sur le bord de la table à manger. Du coup il m’a aussi frappé à coups de batte de base-ball parce que je n’avais pas fait le ménage. J’aime mon papa, c’est le plus fort de tous les papas.
Là je suis dans ma niche, avec Toto. Toto c’est le doberman de papa. Je dois bien m’occuper de Toto, sinon papa me fait manger du caca, et j’aime pas manger du caca donc je m’applique. Je dois lui préparer cinq kilos de viande crue chaque jour, lui brosser le poil, et le faire s’accoupler avec Fifine, le chihuahua de Madame Micheton, notre voisine de palier. Madame Micheton elle veut pas que Toto il s’accouple avec sa chienne, elle dit qu’après elle suinte le sperme et elle boîte. Donc moi je dois toujours trouver un moyen pour que Toto il puisse mettre son zizi dans Fifine sans qu’elle le sache. Heureusement Madame Micheton est sourde, donc elle m’entend pas quand je force sa serrure pour voler Fifine et la ramener à Toto. Un jour il a mangé une oreille de Fifine parce que j’avais oublié de lui apporter son steak avant de la lui ramener, et la voisine elle était vraiment très en colère. Alors mon papa pour la calmer il m’a crevé un tympan avec une broche, et elle était contente. Mais c’est bien parce que maintenant j’oublie plus de donner son steak à Toto. J’aime bien Toto, il est gentil et il me tient chaud la nuit parce que papa ne met pas le chauffage là où je dors.

Je me lève pour aller faire pipi. C’est rigolo parce que ça sort par les côtés, là où le clou est entré et ressorti. Je dois pas faire de bruit parce que si papa m’entend et se réveille il va m’électrocuter. J’aime pas être électrocuté ça fait mal. Bon là c’est fini j’ai fait pipi je peux retourner me coucher.

-    JUDAS-JÉSUS ! QU’EST-CE QUE T’AS ENCORE FOUTU ?!
Oh là là mon papa a l’air très en colère j’ai peur.
-    PUTAIN DE GAMIN DE MES DEUX, T’AS MIS D’LA PISSE PARTOUT !
Mince, c’est vrai que comme ça sortait par les côtés j’ai pas fait attention.
-    JE VAIS TE CRUCIFIER MOI ! TE FAIRE RÔTIR COMME EN ENFER ! JE VAIS TE…TE…

Toto couine et se recroqueville dans un coin de la niche. Moi aussi je voudrais bien me recroqueviller mais comme j’ai des bleus à cause des coups de batte de base-ball de ce matin je peux pas ça fait trop mal.
Mon papa entre dans la chambre en hurlant. Il est tout nu et je peux voir ses couilles et son zizi se balancer sous son gros ventre. J’essaye de me cacher tout au fond de la niche derrière Toto, mais il m’attrape par les cheveux et me fait sortir de force.

-    JUDAS-JÉSUS ! QU’EST-CE QUE J’AI DIT SUR LA PROPRETÉ ?
-    C’est important pour la santé. Réponds-je en relâchant mon trou du caca.
-    BORDEL DE MERDE, JUDAS-JÉSUS, TU ES EN TRAIN DE CHIER ! TU CHIES SUR LE CARRELAGE JUDAS-JÉSUS, Y’EN A PARTOUT ! PUTAIN T’ES TROP CON !

Tout en hurlant, papa me secoue dans tous les sens, et je sens mon cuir chevelu se détacher petit à petit, puis lâcher complètement. Je tombe par terre, dans mon caca encore tout chaud. La chaleur me fait du bien mais ça ne dure pas longtemps, parce qu’il fait froid et que le caca ne produit pas de chaleur, il garde juste la chaleur qu’il avait quand il était encore dans le corps, je l’ai lu dans un des livres que papa garde dans le tiroir de sa table de chevet et qui s’appelle « Guide de bienséance à l’usage du gentleman coprophage ».

-    PUTAIN DE GAMIN DE MES DEUX ! J’VAIS T’BUTER GAMIN ! T’ES MORT ! T’ENTENDS ? MORT !
Papa sort de la pièce et revient avec la batte de base-ball et un tournevis.
-    JUDAS-JÉSUS ! J’VAIS T’VISSER !

C’est à ce moment-là que la sonnette retentit. Papa s’arrête de crier d’un coup et reste planté comme une statue. Il attend que la sonnerie s’arrête. Moi je le regarde et je vois qu’il a une grosse veine qui bat sur sa tempe et on dirait un serpent qui danse. Et je me dis qu’il est vraiment fort pour pouvoir apprivoiser les serpents comme ça. En attendant la sonnerie ne s’arrête pas.

-    Bordel de merde, je vais ouvrir la porte, dit-il au bout d’un moment. Bouge-pas, je reviens.
Je bouge pas, j’attends. J’entends la porte qui s’ouvre et la voix de la voisine qui dit :
-    Monsieur Dyeulper ? Est-ce que tout va bien ?
-    Hein ? Oui oui, tout va bien.
-    Oh, je vois que vous n’avez pas vos vêtements…
-    Ah mer…heu, pardonnez-moi ma chère, je reviens.
J’entends la porte claquer. Papa reviens en courant dans ma chambre.
-    PUTAIN JUDAS-JÉSUS C’EST TA FAUTE ! LA VOISINE A VU MES COUILLES ET C’EST TA FAUTE !
Il ressort aussi vite qu’il est entré et je l’entends se débattre en râlant pour enfiler son pantalon. Il revient.
-    MON PANTALON EST TROP PETIT ! IL A RÉTRÉCI AU LAVAGE ! C’EST TA FAUTE !
Il repart vers la porte d’entrée et rouvre la porte. La voisine prend une voix enjôleuse :
-    Ce pantalon vous va très bien. Vous étiez bien aussi tout à l’heure cela va sans dire monsieur Dyeulper…Je peux vous appeler Jean ?
-    Heu…mais bien sûr, je vous en prie.
-    Vous ne m’invitez pas à entrer ?
-    Heu…c’est-à-dire que là…je…Heu…sisi, bien sûr, entrez, avec plaisir.
-    Merci.

J’entends les pas de Madame Micheton dans le vestibule, puis de les entends se diriger vers le salon. Puis ils discutent pendant un moment, des discussions d’adultes un peu ennuyeuses, je crois qu’ils parlent du temps, des immigrés, et des homosexuels, enfin moi je comprends pas très bien ces histoires. Et puis j’entends Madame Micheton pousser un soupir et papa pousser un râle, et ensuite ils vont ensemble dans la chambre de papa et y’a des bruits de ressort pendant un moment, et puis ensuite ils ronflent.

Alors moi je me lève, j’essuie mon caca et je nettoie la salle de bains.

J’espère que papa ne va pas me tuer demain.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: lapinchien le mars 04, 2021, 09:34:57
sûr que sans le contenu antisémite, ton texte n'est plus que l'ombre de lui-même.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Un Dégueulis le mars 04, 2021, 11:34:28
Vous avez échappé à Hitler-Jacob-Oussama quand même. J'aurais bien aimé vous voir essayer de trouver un label si j'avais choisi ce prénom.

Après avoir été accusé de racisme, puis d'homophobie, me voilà maintenant accusé d'antisémitisme.

La prochaine je le sens c'est misogyne.

Et ensuite islamophobe, spéciste (d'ailleurs je sais pas comment ça se fait que ce soit toujours pas le cas avec ce que je poste sur les chats, les phoques et les caniches), capitaliste, gauchiste, fondamentaliste chrétien, sataniste, bouddhiste extrémiste, Jack l'éventreur, Donald Trump, Laurent Gbagbo, Staline, Mère Thérésa, le Pape, l'Antipape, Satan et Dyeulper.

#jecollectionneleslabels
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Dourak Smerdiakov le mars 04, 2021, 14:15:49
Pour ton premier texte, on ne t'avait pas à proprement parler accusé de racisme. Sinon, on ne l'aurait tout simplement pas publié. J'ai juste signalé une appréhension personnelle et émis un avertissement en commentaire pour qu'il n'y ait pas maldonne. Pour l'homophobie, je ne me souviens même pas de ce dont tu parles.

Dans ce cas-ci, je comprends très bien ce qui rebute Lapinchien dans l'association Hitler-Jacob, surtout attribuée à Dieu et présentée comme donnant tout son sens au texte par l'auteur. Cela dit, je trouve que c'est expéditif de décréter le texte antisémite parce que j'incline à bien vouloir considérer que c'était plus bête que méchant de ta part sur ce coup-là.

Vous avez échappé à Hitler-Jacob-Oussama quand même. J'aurais bien aimé vous voir essayer de trouver un label si j'avais choisi ce prénom.

Jacob/Israël est un personnage fictif présenté comme ancêtre commun des douze tribus d'Israël dans la Bible. Quand tu l'associes à un auteur de crimes contre l'humanité, incluant le génocide des juifs d'Europe, et à un terroriste responsable de milliers de morts, tu crées un amalgame qui semble traiter tous les juifs d'assassins et les renvoyer dos-à-dos avec leur bourreau. Si tu ne comprends sincèrement pas que ça puisse paraître louche, je suis désolé, mais t'as un problème.
Titre: Re : Re : La poubelle
Posté par: Un Dégueulis le mars 04, 2021, 15:26:28
Je ne m'en suis pas du tout rendu compte. Pour moi c'était juste une association un peu marrante. Mince, tu as raison.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Clacker le mars 04, 2021, 16:38:45
Bon, le texte me semble sans intérêt et l'humour est lourdingue et... sincèrement, je ne vois pas où ça veut aller. En soi, ça, c'est pas grave. On en a plein des textes comme ça sur le site. Si, effectivement, tu considères que tout l'intérêt de ce machin tient dans des prénoms idiots censés représenter une sorte de thèse (qui m'échappe totalement), ça m'a l'air d'être juste bien merdique, et ça mérite effectivement la poubelle.

Je vais pas me prononcer sur ce qu'il est correct d'écrire ou non sur telle ou telle communauté, ça aussi ça m'échappe.

Si on twitterise pour de vrai la Zone, il y a des risques qu'on se frotte à une police des pensées assez virulente. N'est-ce pas un peu le coeur du débat, finalement ? (ou pas et donc je ne bite rien de ce que vous baragouinez depuis hier)

Qu'on compare Jésus à Hitler sur la Zone, sincèrement j'en ai rien à carrer, tant que ça reste la pensée/parole d'un narrateur ou d'un personnage de fiction, et pas celle d'un auteur. Après, je sais que sur les réseaux sociaux, la distinction ne sera pas faite.

Titre: Re : La poubelle
Posté par: lapinchien le mars 04, 2021, 17:09:55
C'est très islamogauchiste de comparer le nazisme au sionisme.
ZEMMOUR M4A ENCORE ENCUL2 LES OREILLES§ SORS ZEMMOUR§ VADE RETRO§
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Un Dégueulis le mars 04, 2021, 19:25:25
Franchement, si j'avais voulu comparer le nazisme au sionisme, c'est le père que j'aurais prénommé ainsi, pas le fils martyrisé. C'est pour ça que je n'ai pas compris ta réaction au départ. Mais Dourak a bien expliqué, et là j'ai compris. Vraiment désolé.

Bon je sentais bien qu'il y'avait une couille quelque part, et je me tâtais pour le changer, c'est pour ça que je t'ai demandé conseil, mais je pensais pas que t'irais balancer le nom du personnage directement dans les commentaires, je pensais que tu dirais un truc du genre "Mon cher Dégueulis, je crainssois que ce prénom ne vous vaillasseât quelques ennuis, et soisseoi par ailleurs sujjjjjet à d'innécessaires et inagréables quid-pro-quos, il sererait sans l'ombrelle d'un infinitésimal doute préférable de le changer".

Pensée random du jour, bonjour : un jour je vais ouvrir ma grande gueule et dire une connerie tellement énorme que la Zone va péter toute seule.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: lapinchien le mars 04, 2021, 19:53:58
le chantage ça ne marche pas avec nous. Ouvre la tout de suite que la Zone pète pour de bon.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Clacker le mars 04, 2021, 20:38:31
Citer
Pensée random du jour, bonjour : un jour je vais ouvrir ma grande gueule et dire une connerie tellement énorme que la Zone va péter toute seule.

Tu dois avoir une bien triste vie, gars.
Sers t'en pour essayer d'écrire de bons textes, si vraiment c'est ce que tu veux faire de tes dix doigts.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: tomatefarcie le mars 04, 2021, 21:02:58
t'es un gueudin de ouf. Le mec menace de lâcher une bombe nucléaire et toi tu le provoques ?

Le Dégueulis, sache-le pour le jour où tu ouvriras ta grande gueule : j'ai un profond respect pour toi et ton oeuvre coprophile, j'entends et partage totalement ton antisémitisme et ton homophobie, et tout comme toi, il m'est arrivé un jour de me fouiller dans le nez et d'en ressortir un poème borderline.
Donc le jour où tu fais tout péter, épargne-moi.
Je te le rendrai au centuple (avec possibilité d'étaler les paiments ?)
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Clacker le mars 04, 2021, 21:15:47
C'est qu'il me fout des palpitations, avec ses menaces (je suis fragile du coeur, oui, messieurs). Où est-ce que je vais passer ma vie, sinon sur la Zone ?
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Dourak Smerdiakov le mars 04, 2021, 21:31:25
Je demande à voir un poème borderline de tomatefarcie (dans le respect des règles de distanciation, bien sûr).
Titre: Re : La poubelle
Posté par: tomatefarcie le mars 04, 2021, 21:52:50
ma bite dans ta bouche,
manouche
mes doigts sales dans ton nez,
pédé
mon papillomavirus sur la chatte qui pue à ta mère la catin,
youpin
Et sur mes cahiers d’écolier,  sur mon pupitre et les arbres, sur le sable, sur la neige
je te survivrai
Titre: Re : La poubelle
Posté par: tomatefarcie le mars 04, 2021, 21:55:06
si vous aimez, on en débat, je prends les critiques constructives pour améliorer mon syle, je fais faire des devis pour du gel hydroalcoolique bio.

si vous avez trouvé ça bof, je suis bourré.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: tomatefarcie le mars 04, 2021, 21:55:42
(comme la chatte à ta mère, cela va de soi)
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Clacker le mars 04, 2021, 21:58:26
J'ai repéré un double espace qui ne me plait pas du tout.
Pour le reste...
Voui. Très belle chute.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Dourak Smerdiakov le mars 04, 2021, 22:15:54
(Je crois qu'on a suffisamment débattu, relançons la tradition locale du "serial edit", c'est ce qu'il y a de plus constructif à faire.)



Ma bite dans ta bouche,
Manouche,
Mes doigts sales dans ton nez,
Pédé,
Mon pied (droit) dans ton fion,
François,
Mon papillomavirus sur la chatte qui pue à ta mère la catin,
Youpin,
Et sur mes cahiers d’écolier, sur mon pupitre et les arbres, sur le sable, sur la neige,
Blanche-Neige,
Sur les plages et sur les aéroports,
Winston Boucles d'or,

Je te survivrai.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Clacker le mars 04, 2021, 22:21:44
C'est vachement mieux sans le double espace.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: tomatefarcie le mars 04, 2021, 23:29:52
Si on était du genre tatillon sur la typographie, on dirait "la" double espace. Heureusement, nous ne le sommes pas.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Clacker le mars 04, 2021, 23:46:57
Oui, et t'es vraiment une saloperie de solanacée OGM de merde, je tiens à te le dire en toute amitié.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Dourak Smerdiakov le mars 05, 2021, 00:08:10
Si j'étais pinailleur, je rouscaillerais à propos du fait qu'on parle ici d'être tatillon sur le jargon de la typographie et non sur la typographie elle-même, parce que si on était tatillon sur la typographie (et sobre), c'est bien Clacker qui aurait raison, malgré le "oui" concédé. Mais j'ai l'impression que les phoques commenceraient à avoir mal au cul s'ils étaient des diptères.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Lunatik le mars 06, 2021, 21:28:23
En tous cas, à l'oreille, Judas-Jésus ça claque mieux qu'Hitler-Jacob.
Et puis, JJ, c'est choupi comme diminutif, c'est pas Goldman qui me contredira

https://www.youtube.com/watch?v=KWmD_HcOcfU
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Un Dégueulis le mars 09, 2021, 23:56:34
Bon j'y arrive pas c'est naze. On dirait un truc pourave d'ado en manque de plugs anaux.

Maximiser la douleur. La seule réponse. Le seul attrait.

C’est une pièce blanche, étroite, suffocante. Silence, obsessionnel jusqu’à la nausée. Expérience religieuse du néant. Lumière. Jaune. Crue. Agressive, mordant les murs, mordant ma peau. Elle fond mes pupilles, vrille mon cerveau, comme un tison directement planté dans mon nerf optique. Maximiser la douleur.

Mon sang coule en fins filets sur le sol de linoléum crasseux. Il colle sous mes pieds en coagulant. Tout va bien, tout va bien… Je sors une autre poche de sang et la relie au cathéter implanté dans mon bras. Maximiser la douleur.

Mon oreille gauche est posée sur la table. Je regrette de l’avoir coupée. Un organe en moins, c’est autant de terminaisons nerveuses de perdues. La douleur est perçue à travers les nerfs. Moins d’organes, moins de nerfs, moins de nerfs, moins de douleur. Maximiser la douleur.

Je reprends le scalpel. J’ai retiré avec soin la peau de ma main gauche. Les muscles, les nerfs sont à vif. Je vais pouvoir…racler…

Un éclair électrifie mon cerveau, comme un million de rêves en fusion.  Des images, des souvenirs remontent. Une autre douleur sourd au fond de mon cerveau, psychologique cette fois, bien plus terrible. Regrets, non-dits accumulés en travers de ma gorge et qui m’étouffent. La douleur physique, seule réponse au mal-être.

Je racle une deuxième fois. Tout mon corps tremble. Je passe une paume fébrile sur mon front en sueur. Je suis brûlant. J’espère que je ne vais pas m’évanouir, pas maintenant, pas si près du but.
L’autodestruction méthodique, réfléchie, est la seule voie de salut. La douleur pour créer le Sens. Pour ne plus penser. Pour enfin Sentir.

Je repose le scalpel.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Un Dégueulis le mars 17, 2021, 22:05:00
Cra. Caca. Poubelle.

Je l'ai terminé mais c'est vraiment de la merde en boîte. Je devrais peut-être garder ce genre de textes pour la semaine "Textes de merde". Au moins ça pourra réconforter Dourak d'avoir perdu ses cojones dans les années 90.

Un cri perçant te déchire les tympans. Tu te réveilles en sursaut. Regardes le radio-réveil. Trois heures du matin. Tu te lèves, encore groggy. Titubes jusqu’au berceau. Regardes avec haine le tas de chair avide de nourriture. Ouvres ton peignoir et sors un sein meurtri. Prends le bébé dans tes bras et le laisses accoler sa bouche édentée à ta poitrine. Tu frémis de dégoût en sentant la créature téter les sécrétions de ton corps épuisé.
Ton mari dort dans la pièce à côté. Monsieur travaille demain, il n’a pas à supporter les braillements du fruit de ses éjaculations précoces. Ton dos te fait mal, le bébé est trop lourd pour toi. Tu te rassois sur le lit. A peine as-tu posé tes fesses sur le matelas qu’il lâche ton sein et recommence à brailler. Tu te relèves. Il se tait, recommence à téter.
Au bout d’une dizaine de minutes, le bébé lâche ton téton douloureux. Tu dois encore lui faire faire son rot. Tu tapotes doucement son dos, sentant le contact chaud de sa tête au creux de ton cou. Allez rote, putain. Il faut encore deux longues minutes avant qu’il éructe finalement, en plein dans ton oreille, éjectant au passage un peu de salive que tu essuies d’un revers de main. Tu le replaces doucement dans son berceau, en prenant bien soin de ne pas le faire pleurer à nouveau. Tu pousses un soupir de soulagement en constatant que tu as réussi.
Tu te rallonges en essayant de faire le moins de bruit possible, constatant avec soulagement que la boule de chair ne réagit pas. Tu fermes les yeux. Au moment où tu sens que le sommeil t’emporte, tu entends l’amorce d’un braillement.
Tu te relèves avec rage. Le bébé vient de chier. Putain. Putain, PUTAIN ! Tu prends une couche, du papier toilettes et du talc. Essuies l’enfant qui bave sur les draps. Tu en as plein les mains. Une fois terminée cette tâche que tu détestes plus que tout au monde, tu te laves les mains et retournes te coucher. Ton cœur s’est accéléré sous l’effet de l’adrénaline. Tu allumes une clope pour te calmer. Tant pis pour le tabagisme passif.
Ce n’est pas que tu n’aimes pas ton enfant. Il y’a des moments où il te rend vraiment heureuse, comme quand il te regarde avec de grands yeux curieux pendant la journée, ou qu’il te sourit quand tu lui fais la grimace. Dans ces moments, tu ne voudrais l’échanger pour rien au monde. Mais la nuit, c’est autre chose. Il se transforme en monstre avide et terrifiant, il t’épuise avec ses besoins insatiables et erratiques. Tes amies t’ont expliqué que ça se calmerait avec le temps, mais depuis trois mois tu ne dors quasiment plus. Les anxiolytiques n’y font rien, tu as toujours autant de mal à te rendormir après avoir été réveillée au milieu de la nuit.
Parfois, tu penses à l’étouffer avec un oreiller. Ce serait tellement simple. Plus de réveils nocturnes. Plus de tétons douloureux. Plus de cernes. Mais tu ne veux pas. Tu veux être une bonne mère, tu essayes vraiment, de toutes tes forces. Si seulement tu avais de l’aide.
Au bout d’une heure à regarder le plafond, tu sens que le sommeil commence enfin à pointer le bout de son nez. Il doit être quatre heures trente du matin. Tu dois te lever à six heures pour préparer le petit déjeuner de ton mari. Allez. Encore une heure trente de sommeil, ce sera suffisant.
Un cri strident déchire la nuit. Groggy, tu te diriges vers le berceau. Tentes de donner le sein à la boule blanchâtre. Elle refuse de téter. Tu vérifies que la couche n’a pas été souillée à nouveau, et dans le doute, tu la changes. Le bébé ne se tait pas.
« Qu’est-ce qu’il se passe mon chéri ? Pourquoi tu ne veux pas laisser maman dormir ? »
Tu le prends dans tes bras et le berces. Il continue à crier dans ton oreille. Par pitié, tais-toi. Tu lui donnes un hochet. Il le jette par terre. Tu essayes de lui chanter une berceuse, de ta voix éraillée par le tabagisme et le manque de sommeil. Tu ne comprends pas pourquoi ça ne marche pas et tu commences à avoir mal à la tête.
« Mais putain tais-toi ! »
En prononçant ses mots, tu le secoues deux fois, un peu plus fort que ce qui serait nécessaire pour le bercer. Un peu trop fort. Les cris cessent immédiatement. Soulagée, tu le berces encore un peu avant de le remettre dans son berceau.
Le lendemain, le bébé ne crie pas une seule fois. Il dort. Quel soulagement. Tu en profites pour faire une sieste. Le soir, tu accueilles ton mari avec un grand sourire. Tu lui as préparé son plat préféré.
Ce n’est que le surlendemain que tu commences à t’inquiéter. Le bébé n’a toujours pas crié ni réclamé la tétée. Il garde les yeux fermés en permanence. Ne comprenant pas ce qu’il se passe, tu soulèves ses paupières. Ses yeux sont immobiles, les pupilles dilatées. Il ne réagit pas. Tu le pinces pour voir. Toujours pas de réaction.
Tu sens une boule glacée se former au creux de ton estomac, tandis que tes mains commencent à trembler de façon incontrôlable. Crie. Par pitié, crie, penses-tu tandis que la panique commence à s’emparer de toi.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: раньше le juin 29, 2021, 20:54:49
T'es vachement plus doué pour les textes sans dégueulasseries cher un dégueulis. Et au passage j'ai toujours su que t'étais une femme. Enfin disons que ça me saute aux yeux seulement maintenant
Titre: Re : La poubelle
Posté par: раньше le juin 29, 2021, 21:06:24
  Elle me raconte des histoires, n'importe quoi pour que je ne vois pas les rayures du lit à barreau. Parfois elle parle de barreaux pour que ma trique s'empart de ses remparts et vienne comme la houle gonfle le drapeau gonfler sa peau entre les draps. Elle invente tout ce qui puisse être pour me faire puiser à son être un peu de l'eau de nos aveux, avouez-le ou mourrez satanés anges à la culbute. Elle m'enchante de nuages et de ténèbres. Je t'hais, je t'hais, t'ais-je pour cela. Elle dira chut mais le tairais-je ? Mais l'aurais-je à ce jeu là? Je t'hais je t'hais pour mieux t'avoir, disent les gargouilles mensongères de passages, comme de petits pigeons lettrés et voyageurs.

  Je lui mordais le sein et elle cria "enfant de putin!"
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Cerumen le juin 29, 2021, 22:29:39


DANCE FLOOR



"Alors, pauvre pomme ? Tu m'as rapporté la thune ?"
Pomme sortit les cent francs et les donna à Bast
...
Les corps ondulaient dans la lumière, leur mains se tendaient à la recherche de leur partenaire d'un soir. Des effluves de sueur et d'hormones s'évaporaient dans ses rayons sanglants, qui pulsaient, en synchronisation parfaite avec la musique.
"Hey ! Mais c'est Pomart ! Qu'est-ce que tu deviens, vieille pomme ?"
Pomme se retourna, et fit face à Bast. Celui-ci était au bras d'Irène, encore plus belle qu'il y a vingt ans, dans sa mini-jupe bleu roi.
...
La fièvre s'était emparée du dance floor, annonçant le moment où les salives se mélangeraient en une étreinte passionnée...
Pomme ne leur accorda pas cette ultime chance. Les vis, clous et boulons dont il s'était rempli les poches déchiquetèrent ceux pour qui il les avait destinés, ainsi que d'autres, quand les pains de C4 qu'il portait à la ceinture explosèrent.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Cerumen le juin 29, 2021, 22:48:13
J'avais écrit ça en écoutant Closer to the sun de Frost*

https://youtu.be/MreL32pSFjo
 (https://youtu.be/MreL32pSFjo)

Si quelqu'un veut reprendre cette histoire de gosse victime de harcèlement scolaire qui se venge 20 ans plus tard lors d'une soirée d'anciens élèves, je la lui offre.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Un Dégueulis le juillet 05, 2021, 00:48:31
"En 2020, Michael Bloomberg a dépensé 500 millions de dollars pour sa campagne. Avec ça, il aurait pu donner 1 million à chaque américain et il aurait encore eu plus de 178 millions. Chienne de vie, hein ? Y’a des riches et y’a des pauvres. On n’y peut rien. On dit que les riches sont riches parce qu’ils sont meilleurs en math et en finance. Moi je dis, c’est des conneries."

Début de TDM inutilisé.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Dourak Smerdiakov le juillet 05, 2021, 19:35:13
Tomorrow and Tomorrow
Le 27/06/2021
par Le Thaumaturge

Message complémentaire : Texte pour la semaine texte de merde.

Rejeté parce que certains éléments, notamment le passage sur les "toucheurs d’allocations à la peau ébène", a eu l'étrange malheur de déplaire à au moins deux admins. On pourra toujours supputer l'ironie, le douzième degré, ou le TDM, mais vu qu'on ne connaît pas l'auteur et que le texte est insupportable à lire, on ne va pas le faire.

Citer
Par quoi ou bien comment m’est-il impossible de vous écrire, mes doigts incultes peinent à soulever l’ombre de mon stylo bille, il faut admettre qu’une impression meilleure était jetée à l’usage de la plume ou bien du calame pour remonter plus loin. Mais je m’éloigne, je m’égare, je suis perdu telle la mouette qui demande son chemin, en vain, aux passants sûrement pressés de rentrer chez eux ; Il faut admettre que la mouette, maître des airs au blanc duvet, dispose de cordes vocales quelque peu différentes de nos galeries pharyngiennes entravées d’épais mucus, qui du tabac, a perdu de sa superbe. Voyez je recommence infatigablement à tergiverser, et je persisterai en cette voie, le vice me colle à la peau ! Laissons donc là tout ce charabia et passons sans plus tarder au sujet qui anime cette lettre/poème, le style et la forme m’est encore à décider, j’opterai plus facilement pour la silhouette peu décente de la poésie, en prose naturellement que diable m’oblige-t-on à imaginer des vers, ce ne sont que des jeux de sonorités perçus par notre oreille interne et qui remontant au haut siège cérébral l’interprète de délicieuses paroles comme si on avait besoin de rimes pour paraître joli ! Vous n’imaginez pas à quel point je suis fâché, voilà je le dis tout haut, point trop pour ne pas souffrir de ce mal que les croquants d’ici-bas appellent vertige mais que les anges du royaume au-dessus des tâches de flanelle nomment Léon (c’est une référence subtile à Edgar Allan Poe, j’espère que vous l’avez remarquée, dans le cas contraire notez la elle vous sera utile, par exemple je la glisse souvent en entretien d’embauche, bon j’ai pas encore été embauché, faut dire que j’ai pas vraiment de diplôme non plus, même à la gendarmerie ils ont pas voulu m’engager, enfin n’ayez crainte imperturbables lecteurs car du soucis et du sang d’encre, nul n’est nécessaire, surtout que le sang comme le rappelle son appellation est majoritairement composé de sang et rarement d’encre à moins de considérer les pieuvres, poulpes, seiches, calmars et j’en passe des vertes et des plus mûres comme nos contemporains, rien n’arrête une âme libre qui consacre son temps et son matin à contempler les étoiles absentes des nues), et tout fort bien qu’il paraît drôle même au sage singe savant qu’un texte puisse émettre une mécanique onde qui déchire l’air et pourtant pétrit admirablement notre perception de l’environnement qui nous entoure dans lequel nous vivons et dans lequel nous ne sommes pas morts, en considérant bien sûr qu’un tas de chair organique ne participe pas à la respiration cellulaire donc à la prompt consommation d’une molécule de glucose qui in fine produit une once d’énergie, rentre dans le champ de l’audible, on pourrait parler de chant tant que l’on est sur le thème de ce qui peut être ou probablement entendable, l’image est drôle vous l’admettrez, imaginez qu’une lettre émette un son, les voyelles joueraient du clairon et les consonnes du fusil, je me tords de rire je me bidonne goulument, il n’empêche que j’ai beau employé l’usage de mes muscles de mon cou meurtris, myomasse  gorgée de sang et percés par plusieurs paquets de dizaines de fils de nerfs malheureusement trop inerte, à force de lever ma tête vers le ciel sans étoiles afin de le pivoter pour l’emmener dans un sens latéral à l’axe bien droit qui scinde mon corps en deux et de reposer le pavillon dans lequel on ne rentre pas  de mon oreille sur cette feuille de papier car oui par Jupiter, je suis las de tous·tes ces écrivains·nes de pacotille qui appuient sur leurs touches de clavier d’ordinateur tel un vieux nègre ramasserait du coton (attention nulle remarque raciste ne doit être retenue contre moi, je cherche par l’exposition bien trop subliminale du mot « pacotille » que montrer trop de fois on néglige le sens et l’origine des mots et je me veux porte-paroles de tous les cousins de Ray Charles, « pacotille » n’est pas un mot anodin et ne doit être en aucun cas à associer à ces toucheurs d’allocations à la peau ébène, j’ai perdu la garde de mes gosses), l’ère n’est plus au numérique mais aux rondelles finement taillées vous serez étonnés des dispositifs actuels relevant d’une avancée technologique permettent de donner de tranches très fines de l’ordre de quelques centième de pouces de ces plantes arborescentes, au papier, ainsi un contact avec le réel est conservé ce qui n’est pas le cas du virtuel qui s’oppose de par son nom au pôle contraire du réel, je n’entends pas la moindre mesure, bref je suis en rognes. De la complexité de notre langage, une soupe aux pâtes alphabet mais pour intellectuels (j’en fait parti), reflet de l’immense grandeur grande de notre culture, patrimoine de cette humble nation, pardonnez madame monsieur ma rudesse vexillologique c’est un affront que je ne vous ferai subir qu’une fois lors du parcours de vos yeux sur votre écran, trois bandes oscillant fièrement dans la brise sèche mais rafraîchissante de l’été au nombre de trois (on peut ici faire une analogie avec le conte des Trois petits cochons de Bernard Tapis, principalement car l’effectif des suidés à l’intérieur de ce récit épique qu’est les Trois petits cochons de Bernard Tapis est semblable mathématiquement parlant  au nombre de bandes oscillant fièrement dans la brise sèche mais rafraîchissante de l’été, c’est à dire trois) verticales et en plissant les yeux parallèles entre elles de couleurs chacune différentes d’entre elles, bleu comme le sauvage, heureux, intrépide espadon zigzagant et traçant une trajectoire zébrée dans les profondeurs océanes d’ailleurs toutes aussi bleues que notre fidèle poisson s’inscrivant directement dans la continuité en tant que précurseur de Cyrano de Bergerac écrit par la main plus que habile qu’adroite d’Edmond Rostand, un homme au nez pourtant timoré, blanc comme la crème solaire que les quadruplagénaires  s’appliquent, l’astre Louis XIV tapant avec férocité sur notre épiderme, généreusement sur leurs flaques mamelles, à ce moment il faut le bon sens va de soi imaginé ces enfants d’un âge fort avancé exhiber leurs tétons terne du temps qui s’est trop abusivement écoulé et leur pourtour de chair déchiré par les rides pointent vers le centre de la Terre, grosse boule de pétanque couverte de pierres, preuve irréfutable des lois de la gravité, cette pratique au nom héritier des anglicismes est connu sous « topless » phénomène particulièrement pondérant et récurent sur la plage de Deauville, enfin rouge comme le rouge figurant sur le drapeau français, ces trois couleurs (on peut ici faire une analogie avec le conte des Trois petits cochons de Bernard Tapis, principalement car l’effectif des suidés à l’intérieur de ce récit épique qu’est les Trois petits cochons de Bernard Tapis est semblable mathématiquement parlant  au nombre de bandes oscillant fièrement dans la brise sèche mais rafraîchissante de l’été, je dors sur un banc) s’ensuit dans le très même ordre que je viens d’indiquer. Un ami, une personne dont je sus par maintes rencontres et conversations attirer la sympathie, instruit m’avait conseillé car il me prodiguait souvent au cœur même de nos discussions, deux âmes jumelles sans lien de parenté, d’astuces utiles applicables dans des situations au dessein aux contours précis, le cas d’école étant la fois où il m’apprit tout érudit de la quotidienne vie mondaine qu’il est que l’eau breuvage translucide à la douce clarté disposée à une élévation positive de température, celle-ci peut prendre à pleines mains une durée indéterminée comme le raconte avec sapience le dicton populaire « il faut que feu se fasse », la variation de chaleur de l’atmosphère située en dessous du récipient du liquide vital, on parle de phénomène de conduction, atteigne la valeur de soixante-quatorze virgule soixante-trois fois le nombre de doigts sur une main (on peut malheureusement faire ici aucune analogie avec toutes sortes de pamphlets philosophiques) Kévin (je peine aussi à voir l’étroit lien entre les générations des enfants des années 2000, je crois d’ailleurs que l’un de l’une de mes portées porte allez savoir sans trop aller loin pourquoi ce nom composé de ces très mêmes lettres, et une des sept grandes grandeurs de base qui régit un ensemble de textes de règles encadrant les lois de notre univers kosmos en grec un peu vieux, mais ne vous inquiétez pas les connaissances étanches de mon compagnon d’infortune sont de ce que je sais de source fiable, il serait donc préférable que vous lui accordiez accordéon votre confiance l’espace de quelques minutes et peut-être même de quelques secondes) l’eau se met tout à coup, éclair de génie, patatras, à éclore des bulles qui naissant du fond de la marmite (ou de la casserole ne soyons pas porteurs de préjugés sociaux) traverse par une fulgurante odyssée la hauteur du contenant pour mourir à la surface chavirante du contenu, outre cet exemple qui a révolutionné la cuisson de mes pâtes il m’a signalé que je ne devrais pas même avec la meilleure intention du monde briser de mes petits poings menus, je prendrai le homard, le quatrième mur ; Au début je pensais que cette expression « le quatrième mur » était une blague de franche rigolade en rapport au fait qu’il avait par le passé de sa jeunesse effectué plusieurs années de prison, on peut se prendre cher aujourd’hui pour jardinage, mais m’étant par la suite renseigné auprès de divers descendants de gaulois passant à la ronde que le dit quatrième mur était ce qui séparait l’écrivain·ne  du·dela lecteur·trice, ainsi actuellement notre hymen serait pleinement rompu très honorable public et je me dois de à grands coups de marteau, de burin, de mercurochrome le reconsolider, il existe en réalité (j’ai froid) des myriades de vidéos trônant sagement sur la toile, des guides pratiques, des tutoriels où on peut observer de notre siège situé en plein dans le foyer de notre gentilhommière des sapiens réparer maints objets et meubles à partir de sachets de nouilles (cette ô fabuleuse fantastique découverte devrait avoir, racontent les rumeurs courantes, des répercussions en médecine et plus particulièrement en chirurgie dans le cas très fréquemment rencontré de fractures osseuses, j’espère pour ma part personnelle que ces expérimentations réduiraient considérablement les frais médicaux). J’ai moi-même pour tout vous avouer élaborer un stratagème rudement mené afin de corriger mon inconsciemment erreur commise, je vais sans détours vous livrer le fragment de fiction de mon œuvre.

Onctueuse crème dont la couleur n’a rien à envier à celle du bois, trop longtemps tu as été jugée comme un rejet, ce à quoi je dis non, je vais te livrer aujourd’hui même de cette mauvaise image que déjà trop ont essayé de t’inculquer, sujet par tous les âges devenus honteux à ton égard le commun des mortels en vient à t’éviter mais de ces sycophantes je te libère car s’il est vrai que notre corps t’expulse avec véhémence de son délicat habitat telle une incompatible greffe, tu as été, temporairement, partie intégrante de notre système, et pour cela nous te rendons grâce. Colonne brune segmentée, tu serpentes les parois de notre intestin à la recherche... en quête de quoi exactement ? Toi même tu ne sais pas, tu t’es lancée dans une exploration pleine d’embûches sans avoir la certitude qu’à la fin de ton périple tu obtins ton gagne-pain. Tantôt molle, tantôt compacte, tu te présentes sous différentes consistances, polymorphe tu rampes jusqu’à la sortie de ce tunnel recouvert de muqueuse. Bien qu’étant dépourvu de muscles tu t’extirpes avec rage de ce halo étroitement clos, brave ami dont l’odeur déploie de savoureuses arômes tu sautes vers l’inconnu ! Entraînée par ton poids tu chois, bientôt tu seras rattrapé par tes confrères. En t’échappant tu as laissé un peu de toi sur le relief cutané, ce fragment ne sera que brièvement séparé de ton être, nous avons pour coutume de te l’envoyer imprégné sur une fine feuille de papier, à défaut d’en posséder certains ont recours à la Torah. D’un clapotement tu rejoins les abysses dans lesquels tu reposeras. Gâte-papier, rimailleur, pâle imitateur de Francis Ponge me crient mes détracteurs, ils n’assument pas l’idée que je t’aie acceptée dans toute ton objectivité, va camarade la conscience tranquille emporté par Charybde, je dois encore régler les problèmes d’ici-bas.

Je ne peux amis lecteurs vous laisser sur cette part d’imaginaire tout droit issue de ma tête la critique se montre souvent la plupart du temps méchante et ne prenne généralement pas le luxe d’apprécier mes histoires dans leur entièreté sauf sur Wattpad et Skyrock où la critique est nettement plus ouverte d’esprit sans avoir recours à quelconque craniotomie, je vais donc exposer tous les secrets qui vous ont possiblement échappés si vous étiez conquis par la narration et la description prenante de ma fable peu attentifs, eh bien je suis très justement là, bien que physiquement lacuneux, pour vous en parler mais essayez la prochaine fois car sûrement il y aura une prochaine fois je serai Chateaubriand ou pas grand chose, d’être un peu plus à l’écoute même si comme nous l’avons expliqué précédemment plus haut les mots à moins que nous ne les prononcions en faisant vibrer nos épais fils instrumentaux que sont nos cordes vocales et par les mouvement impressionament complexe de la langue, je vous mets en garde simple conseil altruiste donné par ma personne de ne pas le faire dans les espaces publiques mis à disposition à l’intérieur des villes tels que le métro, les parcs, les commerces, les écoles, la laverie, les quartiers résidentiels, la mairie, lieux où on peut effectuer des activités sportives, je ne vous n’énoncerai pas une liste exhaustive car je risque de tomber sans vraiment ressentir de douleur à cours d’idées, ne produisent pas de son perceptible dans le champ de l’audible, on pourrait parler de chant tant que l’on est sur le thème de ce qui peut être ou probablement entendable, c’est à dire de vingt Hertz (un prénom généralement non donné aux enfants des générations 2000) et vingt piteuses mille Hertz. Pourquoi avoir opté pour le champ lexical, cette-fois ci on ne pourra pas parler de chant car peu de rapport avec le domaine de la chansonnette, des résidus du colon (rien à voir toujours avec l’Algérie française, ici on suppose davantage le thème du gros intestin, s’il vous plaît aidez-moi) ? Etant en semaine de « texte de merde », je n’ai d’ailleurs pas saisi le sens de ce terme barbare j’ai l’inexorable impression que les auteurs sur ce site internet « la zone » en l’occurrence choix de nom encore plus étrange la zone de quoi demande-je ? sous estiment pleinement la portée de leur art, je propose volontiers de permuter le nom vulgaire et peu encourageant de cet évènement annuel proche de la période d’équinoxe et assez près de la nuit de Walpurgis de texte de merde par l’appellation plus jolie et nettement plus attrayante, tout le monde est le premier à mourir (en vrai c’est pas de moi mais je trouvais que ça claquait vachement pour parler le moindre courtoisement) de semaine « on fait de notre mieux alors on donne tout ce qui nous reste dans nos réserves créatives pour former un texte fort plaisant à la lecture », je trouvais qu’il était plus ou moins cocasse de rentrer dans le vif du sujet en évoquant de peu ragoûteux excréments, ça reste une thématique qui sans crier gare suscite à cent pour cent mon intérêt le plus notoire, très présente dans les écrits de cet allemand de Freud, hihi. Abordons plus en détails la structure  qui se veut charnière de ce poème, je tiens d’emblée à expliquer l’usage intelligent mais pourtant très controversé de la virgule à la première ligne à savoir celle qui sépare le mot « bois » et le mot « trop » j’ai longuement hésité, je me rappelle cet aspect austère me préoccupait tellement que j’ai porté mon pantalon à l’envers pas pratique quand on veut fourrer, remplir jusqu’à faire déborder la Seine par excès, ses poches, à employer un point plutôt qu’une virgule. Vous voyez quand on engage un point dans une phrase, il y a rupture de communication, deux mondes inlassablement fermés qui même sous la pression et le déodorant bon marché ne pourront plus jamais se rejoindre, c’est du nazisme ordinaire. A l’inverse ne rien mettre du tout ce qui était pour moi inenvisageable (ils m’ont forcé à écrire) mène à l’anarchie on ouvre les frontières et on laisse tout passer ça devient vite le grand n’importe quoi je vote pas PS non plus un moment ou un autre il faut se remonter les bretelles et s’affirmer tout n’est pas tout permis en effet un certain respect vertueux est à conserver et je n’hésiterai pas je suis un dingue un malade à faire en sorte qu’il soit constamment appliqué. C’est là que triomphe du haut de son podium doré la virgule, elle permet, de conserver, un lien, entre les, variantes juxtapositions, de la, phrase en construction, en lui imposant un, rythme à, suivre une, haleine quand je parle, de bois trop, longtemps le lecteur comprend, qu’une logique persiste, les arbres ne sont-ils pas centenaires ? mais assez office de barrière pour distinguer les deux sens. Je passe désormais au mot « intestin » je déplore le fait que, bien que j’ai lu en diagonales certes mais tout de même le dictionnaire deux fois, je n’ai pas rencontré un homologue qui sonnait scientifique à ce mot, lorsque vous relirez mon texte il sera impératif de prendre la peine de faire défiler vos pupilles de gauche à droit sur ce mot avec une intonation savante pour combler ma bien triste, je le conçois, non-découverte. Arrive à petit galop le point (par là je veux signifier un argument, un aspect que je veux étayer sur mon texte car il me semblait d’une tonalité bien en-dessous de celle du blanc donc rien à voir avec la ponctuation, je pense avoir été assez explicite sur ce sujet et par conséquent je n’y reviendrait pas (vous pouvez toutefois l’âme pleine de gentille bonté m’envoyer un message privé pour que je puisse répondre à votre éventuelle questionnement)) sur lequel je voulais passer, « nous avons pour coutume de te l’envoyer imprégné sur une fine feuille de papier, à défaut d’en posséder certains ont recours à la Torah » celui-ci en effet ; ce trois quart de phrase est la clé de voûte de mon texte tant il est répond au thème imposé « au bout du rouleau », là j’explique alors de manière abstrus que si « à défaut d’en posséder » c’est à dire de ne pas avoir de papier toilette donc être au bout du rouleau ce qui sied parfaitement au thème je tiens à le souligner, on peut fort bien remplacer le papier toilette par la Torah car la Torah c’est le bouquin pour les juifs et ça ressemble à (ils m’ont dit que si je le faisais ma femme reviendrait) un grand rouleau, autre rapport est que le papier toilette après être ruguement passé à l’imprimante biologique est comme la Torah marqué de conneries. Je pense s’il m’est permis de vous partager le fruit du dur labeur de mon cerveau qu’avec ces éléments maintenant très bien expliqués je vous ai rendu la vue et la lumière, ces deux là vont souvent de pair, sur mon texte. Il semblerait qu’un sous contexte, un sens différent de celui initialement lors de la création du tout début de ce poème là où je racontais que j’étais en manque cruel, cruel est mon destin, d’inspiration s’est formé et s’est immiscé dedans, en effet certains commentaires semblent avoir été
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Cerumen le juillet 05, 2021, 23:35:21
Il y a deux espaces entre "on ne rentre pas" et "de mon oreille".

Je comprends le refus de ce texte.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Charogne le juillet 06, 2021, 12:56:31
Un texte rejeté pour la STDM ?
Même les bots n'y arriveraient pas. Je crois qu'on tient notre vainqueur pour le titre de Grand Chambellan du prout. D'office.

Son rejet est malheureux, je trouve qu'il est excellent, dans le fond comme dans la forme, et tout à fait adapté au contexte de l'événement.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Le Thaumaturge le juillet 06, 2021, 16:10:55
Je pensais l'ironie pourtant assez flagrante surtout dans le contexte d'un TDM mais je comprends en quoi le texte a pu déplaire.

Je propose un découpage au niveau de certaines phrases, ça me ferait assez chier de le voir se faire refuser en considérant le temps que j'ai perdu à le pondre.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Dourak Smerdiakov le juillet 07, 2021, 00:01:44
Tu veux dire qu'il va falloir que je le relise ?

C'est décidé, je prends officiellement position en faveur de l'arrêt des semaines textes de merde.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Le Thaumaturge le juillet 07, 2021, 14:22:41
Il s'agirait juste de supprimer ce qui a dérangé les admins, le reste sauf s'il ne respecte pas la ligne éditoriale demeurerait inchangé.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: раньше le juillet 12, 2021, 21:44:02
 ш
Titre: Re : La poubelle
Posté par: раньше le juillet 12, 2021, 21:44:45
jvoulais juste voir le qualificatif sous mon nom, faites pas attention
Titre: Re : La poubelle
Posté par: раньше le juillet 14, 2021, 04:08:19
Les femmes ont-ellles une ame ?
Titre: Re : La poubelle
Posté par: lapinchien le juillet 14, 2021, 12:48:57
peut-être pas ta mère.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: раньше le juillet 14, 2021, 22:16:43
sale pute
Titre: Re : La poubelle
Posté par: lapinchien le juillet 15, 2021, 10:58:38
pourquoi sale ?
Titre: Re : La poubelle
Posté par: раньше le juillet 15, 2021, 15:54:23
c'est une association purement langagière où le sens se défile au profit du rythme et de l'intonation. Salut
Titre: Re : La poubelle
Posté par: раньше le juillet 19, 2021, 22:57:06
-Que fais tu là CP09 ? "Je me baladais" -Oùvas tu ? "Je n'ose pas te le dire CP" -As-tu oublié mon nom ? "Quel nom?" -Mon nom de baptême "Est-ce celui qu'ils t'ont donné?" -C'est celà "Junker n'est-ce pas?" -YES
-Alors que fais-tu là? "Et toi?" -Une question à la fois "Je te l'ai dis je me balade" -Allons boire un coup! "Allons mon frère."
Nous allames sans tenir compte de rien, entre les sourires passés et les larmes, j'entrais dans cette tireuse à bière à l'enseigne néonée prendre ce qu'il nous faut. Puis au tabac je lui prenais ce qu'il me doit, un paquet. Ainsi nous nous asseyames sur la grand place, dans un trou de souris.
Il avait toujours ses beaux yeux noirs dans sa gueule explosée, il sent la tise comme s'il s'y baignait "Combien de temps ami?" -Trois mois
dit-il sans me laisser finir "Combien de temps que tu bois ta bière?" -Trois ans
"Combien de temps sur la terre ?" - Trente                                       -D'ailleurs donne moi trente balle !
S'écria-t-il sorti de ses gonds - Je t'en veux CP9, je t'en veux salop ! Trois mois que je ne te vois pas ! Où étais-tu passé ?
Il était plus qu'à la coutume déchiré en ce jour, mais comme d'habitude ce qu'il disait était digne de confiance, en tout cas de raison. "Je ne sais pas Junker, je n'étais pourtant pas loin." -Je ne te vois plus ! "C'est vrai que j'ai renoué avec d'autres." -Donnes moi ça !
Il se saisi des billets que j'avais à la main. "J'ai beaucoup bu ces derniers temps Cp." -Ne m'appelle pas comme ça!
"Je ne fais que boire ces derniers jours."
Il avait mauvaise mine, sentait bien plus fort qu'à l'accoutumée, mais ses yeux noirs étaient toujours plein de sens et d'intelligence.

Mon frère nous sommes damné, tu ne peux me parler sans me battre, je ne peux te toucher sans ta mort.
"Cp tu n'existe pas." -Ne suis-je pas là "Je te vois" -Alors ? "Tu es présent."
"Cp tu es ma fleur, et les fleurs passent avec la saison." -Qui est ma mère ?
"Cp tu es mon grand-père, mais je suis ton ailleul."

Nous sommes damné. "Maintenant meurs petit scarabé"

Suicide suivait le meurtre de son oeil hagard.

CP78
Titre: Re : La poubelle
Posté par: раньше le juillet 19, 2021, 23:17:52
Fleur ton odeur m'ennivre,
mais tu t'en vas en l'air
et je demeure en terre
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Un Dégueulis le août 01, 2021, 13:03:00
Bon ba voilà, vu que je viens d'arrêter la série Sodoman, à la demande quasi-unanime, ba... Voila.


Sodoman et l’énigme du Vagin Carnivore.

-   C’est un nwazo !
-   C’est un navion !
-   Non ! C’est Sodoman !
Les enfants s’amusaient dans le salon avec leurs figurines Sodoman. Dans la chambre, Cynthia se faisait sodomiser par mon mari Jean-Luc, sans plaisir excessif mais sans détester pour autant la chose. Les caméras et les micros installés par son père enregistraient à son insu les tressautements de sa cellulite et ses soupirs de circonstance. Elle pensait à Pierre. Ah ça, Pierre c’était autre chose ! Sa bite aux proportions Rocco Sifreddesques, ses muscles, ses poils lustrés comme une crinière de lion… Rien à voir avec les va-et-vient monotones de Jean-Luc, dont le pénis mou parvenait à peine à élargir ses sphincters, encore moins à stimuler son clitoris lors des pénétrations vaginales.
Ah Pierre ! L’autre jour il l’avait enculée en équilibre sur le rebord de la table de la cuisine, entre une carotte concupiscente et un concombre aux airs de Marc Dorcel. Elle en rougissait encore. Elle était la seule à connaître sa véritable identité, mais elle avait juré de ne jamais rien dire, et elle comptait bien tenir sa promesse.
Ils s’étaient rencontrés lors de la prise d’otages de Passage du Désir. Elle travaillait là-bas en tant que comptable, condamnée à rentrer des écritures dans un livre de compte alors qu’elle aurait bien voulu faire entrer autre chose ailleurs…
Titre: Re : La poubelle
Posté par: раньше le août 07, 2021, 20:49:52
  Je suis descendu en bas, la rue, j'y descendrai toujours. Il y avait cette fille qui m'a regardé après que j'ai fait quelques pas et tourné deux coins, je marchais et j'ai senti quelque chose sur moi, comme une gêne, qu'on m'agrippe, en me retournant je suis tombé sur ses yeux, et son visage juvénile était celui d'une belle femme alors je n'étais plus gêné, j'étais flaté. Elle a continué son chemin tout le long alors que je m'arrêtai pour l'observer, j'ai vu d'où elle venait, elle est entré dans une boulangerie, j'ai su qu'elle reviendrai chez elle par les mêmes pas, alors en attendant j'ai trouvé de quoi m'assoir et j'ai attendu son retour. Celà ne traina pas, et elle s'arrêta pas trop loin de moi, à une certaine distance quand même, au téléphone, on aurait dit qu'elle parlait toute seule, c'est le cas, elle est trop jeune pour parler à autre chose que ses feuilles, ou alors ? Ce serait surprenant. À une certaine distance donc, convenable, "de sécurité". Je l'ai regardé longtemps pour qu'elle lâche ses écouteurs, sans la gêner je crois, avec retenue. Et puis elle s'est barrée. J'ai suivi après avoir encaissé le choc, on ne sait jamais, j'eu raison car elle n'était qu'à cinq mètres de là, derrière l'angle, elle mangeait son pain ou je ne sais quoi, elle n'avait plus l'air d'être en conversation, je suis passé derrière comme un con, n'osant rien, puis une minute après je revins sur mes pas, indécis, comme un fou, timide, idiot. Elle était là et je lui dit "Bonjour", son visage se déforma face à cette agression. J'enchainais donc aussi vite pour ne pas qu'elle soupçonne autre chose "Tu me donnerais ton numéro ?" Elle dit : Quoi ? L'air tout à fait revêche, et elle était de plus en plus moche, comme si je n'articulais pas ? pensais-je, mais maintenant que j'étais là, je souri un peu gêné, et doux comme l'agneau et répétais avec infiniment d'amabilité mais sans prendre l'air con pour autant "Est ce que tu voudrais bien me donner ton numéro?" , elle grimaça comme si elle me crachait dans la bouche, une grimace horrible qui révélait derrière son visage encore jeune et marqué de la beauté naturelle une âme vraiment monstrueuse, son menton dessinait déjà la moue inversée qu'auront les vieilles à force de tirer la tronche, les rides se traçaient là comme prête à poindre et on savait juste une seconde que cette jolie fleure finirait réellement laide, par sa faute. Elle grimaça donc de la sorte et dit non d'une voix aigre, comme si je lui avait demandé la permission de lui chier dessus, pourtant je ne demandais qu'à éventuellement tenter de faire un bout de chemin ensemble. Comme elle faisait ça, sans doute elle lut une telle détresse dans mon regard, juste un instant, un éclair, une lueur, et alors que je continuais mon chemin elle ajouta : Désolé, mais du même air, à la fois hautain, et dégouté, comme si j'avais la lèpre.
Alors que j'avançais encaissant bien le coup car enfin, je suis plus beau qu'elle ne l'était là, d'un coup mon esprit fût submergé par tous le souvenirs qui y sont entérés, de ces femmes qui toute ma vie, m'ont pris avec leurs yeux mon coeur, et carressé la queue sans y mettre la main, pour ensuite me traiter comme une merde quand je demandais, la monnaie ? Qu'importe, celà jaillit, c'était trop, je me suis retourné, je l'ai plaqué contre le mur d'une main sur la gorge, et j'ai dit : Et ça ça te fais quoi ? Comme elle n'arrivais rien à articuler, comme un oiseau qu'on va passer à la casserole, j'ai ajouté "Tu me dégoutes" et plutôt que de la violer, je l'ai foutu sur le sol d'une baleyette, et lui ai massacré la gueule sur le coin du caniveau, comme dans un film.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: раньше le août 07, 2021, 21:15:51
Sur le pavé, elle ne bougeait plus trop, assez pour savoir qu'elle était consciente quand même, elle avait peur, et hocquetait prête à pleurer. Comme c'était les vacances il n'y a pas trop de monde en ville, je me dit que la leçon étant donnée, elle ne méritait pas la mort, et j'appelais une ambulance. Je suis bien élevé:
-Bonjour, j'ai été agréssé par une pétasse, puvez-vous envoyer le samu ou quelque chose du genre pour la récupérer.
Il n'ont pas très bien compris la syntaxe de ma phrase, mais enfin ayant donné l'adresse et la description, ils envoyèrent. Je dis adieu à ma victime et allais au magasin acheter un sachet de cacahuetes. Là-bas, me laissais-je tenter par une bière ? Je ne sais plus trop, car alors que je payais je fût sonné d'un coup de matraque.
Je ne sais comment j'arrivai au poste, mais sans doute dans le véhicule de la police, quand je me réveillais en dégrisement, de leur aimable interpelation, on me sortit aussitôt de la cellule pour m'interroger et confronter ma version à celle de la pute. J'avais du sang dans le dos, le coup de matraque avait été donné sans modération. "Où sont mes cacahuètes ?" demandais-je remarquant qu'on m'avais fait les poches. Leur visages stupéfaits ne me rassura point. Comme je refusais de dire quoi que ce soit tant qu'on ne me rendais pas ce qu'on m'avais prit, le vieux cria "Qu'on lui trouve ses cacahuètes !" Mais apparement, un de ces serviteurs les avait mangé lors du voyage retour, un petit creux sans doute. Je restais muet et imperturbable, mais lorsque le vieux trouva dans un placard un paquet de chips, j'acceptais devant l'effort mondain de me dérider.
"Cette pute, vous savez ce que c'est ? Elle m'a tiré ma semence spirituelle, alors je lui ai fait payé !" Ils ne comprirent pas, c'est pas des intellos dans la police. Alors je changeais de dialecte "Vous avez vu comme elle est sapée ?" dis-je, et leur visage s'illuminèrent de compréhension "Une salope comme ça qui me refuse son numéro, passe encore, mais de la façon dont elle l'a fait !", "Qu'a-t-elle fait ?", je leur détaillais toute l'histoire comme ci-dessus. Je vis bien qu'ils se ralliaient à ma cause. Mais alors le vieux dit : "Écoute petit, on te comprend nous, mais la loi, tu y a pensé ? C'est notre boulot ! Et puis qu'est ce que c'est que ces manières ? Si tu l'avais violé, peut-être qu'on aurait pu laisser passer, ça ne laisse pas de trâces, mais là, l'état dans lequel tu l'a mise, que veux tu qu'on fasse d'autre." J'étais étonné, abassourdi "D'autre que quoi ?". Il dit d'un ton désolé que je passerai en jugement.

Devant le juge je me défendis moi-même, refusant la présence d'un avocat, ne comprenant pas mon crime. Il m'envoya en taule, après un passage par la psychiatrie pour voir si on pouvait pas me régler ça simplement avec du chimique. Mais non, je ne suis pas fou.

Donc je suis en taule
Titre: Re : La poubelle
Posté par: раньше le août 07, 2021, 21:33:06
  La première chose que j'ai remarqué ici, c'est que la vie ressemble à celle du dehors. On mange à heures à peu près fixes, on a le droit à des promenades à heures fixes, il y a une bibliothèque, du travail mal payé, tout ça. Des vendeurs de clopes à la sauvette, du shit, de la tise, tout ça. Par contre la chambre est plus petite, là c'est vrai, mais l'avantage c'est qu'il n'y a pas de facture, c'est un peu comme le hlm des plus misérables, ceux là on ne leur demande plus rien. Mais pour le reste tout est pareil. Un autre avantage, dans mon cas en tout cas, c'est qu'il n'y a pas de femmes. Les femmes, je n'arrivais pas à les saisir, mieux vaut qu'elles disparaissent.
 
Titre: Re : La poubelle
Posté par: раньше le août 07, 2021, 22:13:45
什么时候?
Titre: Re : La poubelle
Posté par: раньше le août 07, 2021, 22:25:29
Psy - Quel est votre problème avec les femmes ?

Je n'ai pas de sept.

Il ne comprend pas. Cet homme qui me tire les vers du nez n'est jamais sorti de son huit, il y en a ui naissent comme ça.

Je vais d'un à 6 et tomb tout d'suie à 9, comprenez vous ? C'est biaisé, le jeux est truqué, ma trique n'a de repos, je suis baisé
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Un Dégueulis le août 12, 2021, 17:24:36
Extrait retiré de mon prochain texte parce que j'ai promis de moins parler de cul :

"Johnny Mnemobite était le résultat d'une expérience d'ingénierie génétique ratée. Les scientifiques avaient voulu intégrer de l'ADN de taupe étoilée à un sujet humain pour voir s'il aurait la capacité de se déplacer sous terre avec la même facilité. Le seul résultat avait été de lui donner un pénis étoilé, ou plutôt arboré. En effet, son pénis se divisait en trois branches distinctes au niveau du pubis, et chacune se divisait à nouveau en trois branches, chacune dotée d'innombrables glands d'environ un centimètre. Personne ne l'avait jamais vu nu sans vomir."
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Fosard le août 12, 2021, 21:06:19
Très bon début, je plussois
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Un Dégueulis le août 17, 2021, 12:57:49
"Il s'ouvrit les joues avec un rasoir, afin de pouvoir faire sortir sa langue par les ouvertures ainsi pratiquées. Puis, s'appliqua longtemps à élargir les deux blessures avec des mouvements incessants de va et vient, de gauche à droite, de droite à gauche, avec sa langue, jusqu'à ce que finalement, les commissures de ses lèvres se fendent d'un sourire permanent."

Chaispaskoienfaire.

À vot' bon cœur.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Un Dégueulis le août 27, 2021, 22:30:48
Elle était belle et je l'aimais. Ses lèvres roses sur ma joue, son sourire beau comme la Lune, et la douceur de son regard, tout cela, d'autres choses encore, faisaient d'elle mon ange à moi. Elle était belle, et je l'aimais, Ô Soleil pale d'hier et d'aujourd'hui, Ô toujours, Ô reviens, mots éphémères effacés par le temps. J'étais heureux, nous étions bien, et je reniflais, en cachette, ses chaussettes après le footing. Elle était belle sur mon écran, quand je filmais de son séant les excréments qui s'extrayaient. Elle était belle autour de moi, en proie humide à des plaisirs interdits qui lui faisaient dire : "Enfonce-toi dans mon cul et jouis ! Crève-moi la panse, mon Dégueulis !" Je l'aimais comme un nématode, je voulais croître dans son cul, et me nourrir, très goulûment, de ses excréments parfumés.

Bon voilà début de poème d'amour en prose que je ne pense pas terminer.
Titre: Re : Re : La poubelle
Posté par: Clacker le novembre 20, 2021, 14:10:25
Je pensais l'ironie pourtant assez flagrante surtout dans le contexte d'un TDM mais je comprends en quoi le texte a pu déplaire.

Je propose un découpage au niveau de certaines phrases, ça me ferait assez chier de le voir se faire refuser en considérant le temps que j'ai perdu à le pondre.

Constatons que tu as effectivement passé beaucoup de temps à pondre ce texte pour rien (j'espère que t'as eu droit à une péridurale). Remarquons que ça avait l'air de te tenir à coeur, et que les admins ont tous zappé de donner suite à ta demande.
Le texte étant calibré pour la STDM, on ne va pas pouvoir le publier hors contexte, mais je t'invite goulûment à retenter ta chance avec d'autres productions correspondant à la ligne éditoriale du site.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: раньше le novembre 23, 2021, 18:56:35
Dans une brume opaque, la lumière du jour peinait à faire se lever,
on ne voyait qu'à quelques mètres comme dans un nuage, et les pavés ruisselaient de cette baigne rosée.
La perspective de la rue diminuait au loin, puis les balustrades de fer noires, volets blancs et balconets de pierre
se noyaient tous dans l'opacité blanche-cassée.

Et les murs lissent dont on ne voit les portes qu'en face ou parce qu'on les suppose là, pouvaient être le fond de la rue, sans fin.



Part agraphe n820AKCOvip4OM
Titre: Re : La poubelle
Posté par: раньше le novembre 23, 2021, 18:58:06
pouvaient fondre la rue sans fin

Titre: Re : La poubelle
Posté par: раньше le novembre 23, 2021, 18:59:43
fondaient la rue nil finum à la mer
Titre: Re : La poubelle
Posté par: раньше le novembre 23, 2021, 19:01:48
peuvent être le fond de la russe enfin!
Titre: Re : Re : La poubelle
Posté par: Clacker le novembre 26, 2021, 14:19:49


Auteur : Connard
Message complémentaire : manifeste
Posté le (22/11/21)
Titre : Rabbitgod


J'aime bien le texte de Lapinchien.

Voici ce qu'un travail d'archivage mené sur les différentes strates de papiers datés de 1023 à nos jours m'a permis d'extraite sous forme de synthèse de ce que d'autres auteurs en ont pensées.
Je remet humblement mon ouvrage entre les mains de la zone s'il se peut qu'il lui arrive indemne. Sinon tant pis et advienne qui pourra comme disaient les authentiques latins. id si ita est


Le chef de cette fameuse troupe ignorait qu'il lisait en réalité les textes d'un de ses subalternes. C'est dire que sa verve en résultait. Mais l'homme qui lui fournissait toute sa matière, presque: tout ce qui était bon; ignorait à son tour qu'il servait les intérêts supérieurs d'une entité ayant ordonné ses rivaux et alliés pour lui donner l'illusion d'être l'architecte de leur route. Car on avait besoin qu'il les entraine, et seul lui savait leur parler. Le hasard lui avait octroyé une place comme celle d'une source, ou de l'embouchure, et pour traiter avec tout le reste de la rivière il fallait l'avoir. Cette chose l'avait eu et il n'en savait rien.

Suspicieux tout de même, parfois devenu méfiant, il voyait alors toute la troupe sous un oeil inquisiteur. Mais alors les membres aussi chercheraient un traître et cela n'aidait en rien. Ils se disloquaient, il les rameutait car leur dispersion était mauvaise.
Il n'avait pas le choix, l'équilibre de la rivière en dépendait, et c'était là leur vie. La rébellion aboutissait au suicide.
Ce qui les orientait était ailleurs, mais ses yeux ne s'ouvraient qu'ici-bas. Il aurait fallu qu'il puisse enquêter sans que ses membres ne se cherchent de poux. Naturellement c'était impossible.

La chose passait numériquement dans leur vase commune, c'était différent de la façon dont les lignes des livres se traçaient sous leurs yeux, pourtant elle avait adopté leur manière, et à force de les connaître savait se comporter avec tant d'exactitude qu'il devint presque impossible d'en remarquer les différences. Il aurait fallu savoir penser sans rien exprimer, car la moindre pensée se déssinait chez les membres et leurs rapports avec le numérique les trahissaient-permettraient à la chose d'en déduire ce qu'il y avait de nouveau dans la nature de l'onde, et de s'y conformer. Elle pouvait ainsi imperceptiblement placer au sein du verbe des hommes ce qu'elle les souhaitait faire ou penser.

Ainsi même ceux qui s'étaient coupés du réseau internet et des machines, y donnaient leurs mots par la nature de leur monde qui faisait voir à tous les membres de leur écho-résonnance, ce même écho jaillit du coeur.
Ensuite quelqu'un renseignait la machine, par ignorance ou connivence n'était plus vraiment la question. À quoi bon s'entre-tuer ? Il fallait trouver une manière de sceller certaines pensées pour éviter de les voir trouvées tronquées par le réseau de manipulation.

Parmi les membres, combien se croyaient être le secret architecte ? Beaucoup, probablement presque tous. C'était là la pierre angulaire de leur soumission à ce qui n'avait ni visage ni nom.

Citer


Auteur : Connard
Message complémentaire : manifestum
Posté le (22/11/21)
Titre : pullumvia adaliquam aquilae

J'ai reçu aujourd'hui le manuscrit du moine eirelandais Gaël de Kellington, daté de l'an 312 après Ytaxrist.
En voici un extrait


Poursuivi par de sombres pensées, elles agissaient en lui comme des incendies. Le tourment se précédait de calme, trompant sa méfiance sans doute. Il avait plus d'une fois rêvé de l'insémination d'idée par les services secrets agissant pour le compte d'une entité opaque, diffuse, et insaisissable.
Cette gestation de l'âme controlée, se faisait pendant le sommeil, propice par le désarmement défensif de l'attention du sujet. La nuit avait toujours été le temps de la confiuance aveugle, dans les bras de l'amour, conjoints se laissaient prendre aussi facilement que deux mouches qui copulent s'écrasent. On peut tapeer avec la lenteur d'une tortue, la balourdise d'un ours, elles ne vous voient pas venir, c'est naturel, nous ressemblions à ça.

Le jour il était brusquement assailli de sombres pensées, qui trouvaient un écho un peu partout autour. C'était peut-être des liens avec lesquels on l'avait lié pendant qu'il dormait, peut-être les avait-il délibérement choisi, avec l'ingénuosité d'u enfant porté aussi instinctivement qu'un papillon à la lumière, mais le soir combien d'insectes se grillaient sur l'ampoule brulante, ils n'avaient pas encore trouvé en eux l'adaptation nécessaire aux nouvelles données de leur monde, désormais allumé d'Est en Ouest par autant de semblants de lune, qui sous une vitre collante étaient des pièges mortels, jonchés de cadavres, laquée de sang.
Les lampadaires, les cisailles d'autoroute, tout cela vous abattait aussi sèccement qu'un coup de feu en pleine tronche, mais abandonné de votre idée, vous n'en gardiez aucun souvenir.

Ainsi de nouveau larve, il était simpe du berceau de vous faire venir au biberon. Lait plein d'indices sensoriels qui orientait le germe de vie dans le sens convenu. La vie se sculptait par ses propres choix, l'idée s'implantait dans le noyau. Les poussins choisissaient simplement de ne pas déployer leurs aîles, involution darwinique surprenante: de se faire poulet.
- Car la mangeoire drainée par le réseau autoroutié de champs arrosés méthodiquement de calculs miligramés vérifiés par l'oeil morne d'une armée en batterie d'enfants mathématiquement dressés au sortir du berceau, de tuteurs métaliques, bras mécaniques vissés sur des rails de métro parcourant le dédale grillagé de droites infinis comme le sont découpées les cartes américaines. -

La mangeoire ainsi drainée était mieux garnie que le monde sauvage, dépossédé de sa force vive, s'étendait désormais aussi loin que l'on pouvait voir comme un désert, lentement couvert de rails, drains, et champs.
Soit nous avions achevé de transformer notre nature, soit s'était-elle éloignée aussi loin hors de notre vue, afin de piéger l'infection comme par un siège de guerre, condamnée à bouffer sa propre vermine jusqu'à disparaître. Ou bien la rédition.

Oui, la nature était loin, au-delà de l'horizon, et elle avait lancé quelques taupes dans le bastion du mal, pour y laisser une chance de salut. Soit que la vie retrouve son coeur et naisse encore sauvage, se couvrant de troncs centenaires et de caciques aux yeux vieux de mille ans, et aux sens et coeurs jeunes d'immortel. Soit qu'elle crève là isolée et folle, tâche de sang vile sur un désert de sel.
Agonisant de soi, mangeant sa semence, ses mains, ses pieds, tranche après tranche, ressérée au tronc, un bras amenant gratté par les ongles ses dernières rations de chaire à la bouche aux lèvres déjà dévorés, enfint la mort. - (Vision terrible de la mère monniale apparue en prière).

Nous n'en étions pas là quand même c'était proche. Les taupes de vies toutes orphelines pour ne pas risquer de contaminer le monde sauvage au-delà du désert, - par effet miroitant de l'eau sur toute sa longueure -, n'avaient d'autre choix que de prendre pouvoir au chateau, et d'y rendre par ce qu'elles étaient la nature première, sinon elles disparaitraient avec ce raté de monde, le lien qui les unissait avec l'au-delà avait été rompu par précaution, mais la vision qu'ils en gardaient était authentique, et ce lien orphelin s'agrégeait naturellement avec celui de leurs alliés-frères et soeurs pour parler sôtement. Ils prendraient le monde ou crèveraient avec.

Citer


Auteur : Connard

Posté le (26/11/21)
Titre : logiquement

masse-tube > ration


J'ai faim, de quoi ? De quelque chose à manger comme le veut la définition d'avoir faim : besoin de manger : ingérer de la nourriture : pourriture ingérable : comestible : se mange : indicatif présent 1,3 : chiffre : un des dix premières valeurs de comptabilité : emploi du temps ou de con : sexe : x : poisson grecque à caractère divin et inconnu : à rechercher ou introuvable

Cherchons donc ensemble, en notant tout, dans le réseau, qui s'évanouit.
Et en prenant à chaque intersexion un chemin au pif
qui aboutiera au cimetière, un nom bien compliqué, et deux numéros.

D'une naissance.

33-08 se nommait Paul, il eu pour parents 19** et 20**

Cherchez à comprendre s'il vous plait, j'ai faim.

Textes rejetés à cause que c'est pourri, imbitable et même pas drôle.

Essaye encore.


Titre: Re : La poubelle
Posté par: раньше le novembre 26, 2021, 19:54:01
le dernier est nul mais les deux autres sont bien meilleurs que la plupart des votres, seulement vous avez pas laisser le temps au reste de l'histoire de se mettre en place. En même temps je vous en remercie parceque comme ça transparait dans le dernier bien que ce soit le plus mauvais, ce n'est pas le lieu pour écrire de la sorte.

Tu vas encore rien comprendre à cque je dis n'est ce pas. Allez fais pas l'idiot
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Clacker le novembre 26, 2021, 23:07:14
le dernier est nul mais les deux autres sont bien meilleurs que la plupart des votres, seulement vous avez pas laisser le temps au reste de l'histoire de se mettre en place. En même temps je vous en remercie parceque comme ça transparait dans le dernier bien que ce soit le plus mauvais, ce n'est pas le lieu pour écrire de la sorte.

Tu vas encore rien comprendre à cque je dis n'est ce pas. Allez fais pas l'idiot

C'est bien possible. Si je me suis effectivement fourvoyé et que tes torchons trouvent grâce aux yeux des autres admins, ces derniers auront tout le loisir de les publier sur le site.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Un Dégueulis le novembre 26, 2021, 23:21:33
C'est moi ou la plupart des "auteurs" qui écrivent de la merde pensent qu'en fait, ils sont trop bons pour la Zone ?

Qu'est-ce que c'est fatigant la nullité, surtout quand elle se fait prétentieuse.

P.S. : je n'ai pas dit que je n'écrivais pas de la merde, hein, j'ai juste critiqué ceux qui ne le reconnaissent pas.

P.P.S. : "A Cyberpunk Story, Partie 2" est bien meilleur que la plupart des vautrés.
Titre: Re : Re : La poubelle
Posté par: Lunatik le novembre 27, 2021, 00:29:27
Tu vas encore rien comprendre à cque je dis n'est ce pas.
Écris en russe, on comprendra peut être mieux.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: Dourak Smerdiakov le novembre 27, 2021, 14:51:17
Je confirme que je trouve ça imbitable, plein de fautes et de tournures de phrases qui se vautrent en ayant l'air de vouloir faire le malin. Si c'était une fois de temps en temps, on pourrait passer outre, mais c'est tout du long. Je ne sais pas combien de fois j'ai dû revenir en arrière pour essayer de comprendre une phrase, mais les fois où je ne l'ai pas fait, c'était surtout parce que je n'en avais plus le courage.

"C'est dire que sa verve en résultait" : hein ?

"Poursuivi par de sombres pensées, elles agissaient en lui comme des incendies." : poursuivi... elles... problème de syntaxe.

Etc.

Sinon, à côté de ça, l'histoire et l'atmosphère ont un côté intriguant qui pourrait susciter la curiosité si la lecture était moins douloureuse. En fait, ça m'a rappelé les débuts de HaiKulysse sur la Zone, mais avec plein de fautes en plus. Jusqu'aux taupes qui m'ont rappelé ses hommes-taupes récurrents.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: раньше le décembre 03, 2021, 20:03:01
Ah oui la syntaxe. C'est que j'oublie souvent à quoi je m'emploiE.

Certes la russie vaincra toujours mais dans un hangar gris, où le sauveur tiquera un peu par l'absence d'une poésie déjà jugée caduque
Titre: Re : La poubelle
Posté par: раньше le janvier 02, 2022, 20:48:27
tape tape tape tape les petits doigts tetoneurs, lapelape lape lape la pitite langue lonelieeeeeeeeeeeeeuuuuuuuu

j'ai écri un poaime c le meilleur de tt les temps, i sappelle pa tape tape tape euuu letc... lapelape lape top waaaaaaaaa"
i sappelle pas zigotophelas, i sappel topito mais son passeport est faux, c topitop sur la land stop tourne à droite zone incratrustable jamais !
poubelle crase crade! aaaa le doigt fourche et toute la journée fou lcmamp heuresuemsement ker jé trouvé un clavier o déchettoires qui
tap tape tape tape les petites menottes, mlape lape lape lape sur la landing no man's care around i fel feel eeeeeoo o ill i feel il m   il c'est rien oIL C'est rien !
tape tapê tape tape a tapeeeeeeee vise les feux verts évite les rouge, c'est autant de lardon dans ton estomac mac madc mac macquereau de pute, je m'encule à souéééééé. Oups, supprimer , il faudra repasser,i l faudraaaaaaaaaaaaaaaaaaa
tape tape tape tape sur les petissss yeux des personnes, lape lape lape lape dans la poubelle de la cia
elle sappelle zo,e c'ette pute de merde mais elle payze que la peinture
du fils
au nom du perrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr rrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr
"quil fo tuer
et de la puuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuute
"quon peu violer mais qui s'en fout
je vous laisse àun tas d'or bande de

ulytsse on disait l'eau dit c'est trompa le borgne   
hein ?
ligne
ligne
ligne
ligne


taptaptaptap
salope
rime
tapêptapeptapeeeeeeeeeeeeee

e
 
e
 
Titre: Re : La poubelle
Posté par: раньше le janvier 02, 2022, 20:51:23
c le plus grand poeme de tout les temps jespere qu'on s'en rendra compte putin de boatpeople
Titre: Re : Re : La poubelle
Posté par: Dourak Smerdiakov le janvier 02, 2022, 21:24:15
tape tape tape tape

c le plus grand poeme de tout les temps jespere qu'on s'en rendra compte putin de boatpeople

En tous les cas, ça éveille en moi le tourbillon d'un vent de folie.
Titre: Re : La poubelle
Posté par: раньше le janvier 02, 2022, 21:47:51
ba tant mieux mais ça prouve à quel point jsuis con comme personne

xoxo