BOB
J'adorais manger la merde qui traînait sur la surface. Je me frottais contre les corps luisants et humides, encore, et encore jusqu'à ce que ma peau absorbe les restes. Des morceaux de pizza, des bouts de fromage, des traces de crème...
Je gratte, OH OUI ! Je me frotte, HUMMMM ! J'avale, MIAM !
Je perds des lambeaux de moi, là dans le fond de la cuve. Après m'être bien frotté le cul sur la porcelaine, une main me caressait tendrement et me passait sous l'eau.
- Au repos, BOB !
Que la vie d'une éponge est salace.
FIN
CRITIQUE :Une micro-fiction audacieuse qui détourne les codes de l'érotisme et du gore pour narrer le quotidien d'un objet domestique. À travers un lexique charnel et viscéral, l'auteur égare volontairement le lecteur dans une scène organique dérangeante. La chute, brutale et pleine d'esprit, transforme cette expérience sensorielle en une métaphore humoristique.
J'adorais manger la merde qui traînait sur la surface. Je me frottais contre les corps luisants et humides, encore, et encore jusqu'à ce que ma peau absorbe les restes. Des morceaux de pizza, des bouts de fromage, des traces de crème...
Je gratte, OH OUI ! Je me frotte, HUMMMM ! J'avale, MIAM !
Je perds des lambeaux de moi, là dans le fond de la cuve. Après m'être bien frotté le cul sur la porcelaine, une main me caressait tendrement et me passait sous l'eau.
- Au repos, BOB !
Que la vie d'une éponge est salace.
FIN
CRITIQUE :Une micro-fiction audacieuse qui détourne les codes de l'érotisme et du gore pour narrer le quotidien d'un objet domestique. À travers un lexique charnel et viscéral, l'auteur égare volontairement le lecteur dans une scène organique dérangeante. La chute, brutale et pleine d'esprit, transforme cette expérience sensorielle en une métaphore humoristique.
