La Zone
La Zone - Un peu de brute dans un monde de finesse
Publication de textes sombres, débiles, violents.
 
 

grande semaine permanente de la confusion mentale et du quiproquo

Démarré par RIENAFOUTRE, Septembre 05, 2016, 14:18:51

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Dourak Smerdiakov

Est-ce que ce ne serait pas plutôt pathétique de s'auto-troller de la sorte ?
Pour le débat citoyen et convivial dans le respect indivisiblement démocratique de la diversité multi-culturelle des valeurs républicaines oecuméniques.



Muscadet

Je comprends l'idée mais Dourak n'a pas tort.
Admettons simplement, humblement, que nous sommes 6/7 auteurs actifs, tournants et cycliques, qui postent et commentent, auxquels se rajoute un nombre aléatoire de lurkers qui lisent un peu au hasard de leurs recherches. Bon.



David

Il me semble que le commentaire fait partie de l'œuvre, et que le sujet de RIENAFOUTRE allait dans ce sens.

Les textes de Lazone existent parce que Lazone existe, mais il n'existent pas beaucoup, la valeur "texte" et la valeur "lazone" sont finies, au sens mathématique du terme, et la seule valeur variable, ce sont les commentaires, au sens de contenu original qui n'aurait pas de sens dans un autre contexte que celui du texte concerné et du site, pour tenter de définir le com.

Donc l'idée est bonne et la majorité n'est pas une super valeur zonarde, au sens psychopathosociologique et non plus mathieu du terme "valeur"...

En fait, non, toutes les valeurs textes/site/com sont variables, mais comme les auteurs sont nuls et le site pourri, il reste surtout le bourrage d'urne...

relativement, je voulais écrire relativement à un moment, j'ai oublié.


Muscadet

Les forums littéraires sont virtuellement morts depuis 10 ans, le peu qu'il en reste survit sur des réminiscences historiques dans des ambiances plus ou moins sectaires ; ceux qui ont pu maintenir leur fréquentation appartiennent à des secteurs porteurs spécifiques comme le téléchargement, l'actualité, les jeux vidéo, le voyage, et même eux disparaissent au profit de plateformes généralistes, ou de géants du domaine qui les absorbent à l'usure.

Puisque lazone refuse de céder à la tendance, elle peut se renouveler sur la forme, avec la nouvelle interface sur laquelle travaille Dourak par exemple, couplée à un rafraîchissement ergonomique des différentes rubriques et de l'organisation du site, Nihil ayant laissé carte blanche à vie depuis le dernier refinancement.

Quant à la fréquentation, tout dépend à quel point on la souhaite. Il y a sûrement moyen d'améliorer le référencement depuis les moteurs de recherche, même si traditionnellement, on atterrit sur lazone par mauvais aiguillages ("tibia de langouste", "je veux me suicider", "comment faire cuire un sanglier"...).
Les auteurs/lecteurs potentiels sont là, transfuges errants d'anciens sites francophones disparus ou léthargiques -Outrerêve, Oniris, Effetmer, sous-forums littéraires de méga-forums comme JVC-, à nous de voir si on souhaite se (re)faire connaître par des appels à textes, ou laisser le hasard opérer. La promo par réseaux sociaux, on a vu ce que ça donnait. On peut changer d'approche et cibler plus précisément, là où sont les auteurs.

Muscadet

Et pourquoi j'ai un deuxième point pute, je suis innocent.



David

Oniris, léthargique ? Oniris est à la léthargie ce que la maladie de Parkinson aurait pu être à la femme de Loth se retournant vers Sidome en flamme !

Ce sujet de RIENAFOUTRE, il m'évoque un blues du parchemin, un paradoxe du web qui en fait une actualité permanente, comme un parchemin qu'on déroule pour la moisson du jour pendant que celle de la veille s'enroule, dans des pages visitées parfois, non pas comme archives ou comme prologue, mais par un jeu d'appel par mots clés. Le paradoxe c'est que le web-parchemin semble plus amnésique que le livre, où les pages sont intimement liées par l'ouvrage, la qualité de la mémoire semble meilleure par le livre que par le web, alors que du point de vue de la quantité, l'avantage du web est sans appel.

Donc, ici, c'est bien une tentative d'initiative pour améliorer la qualité de cette mémoire, par des moyens sectaires : une espèce d'orbite zonarde qui repose en partie sur la qualité de la mémoire pour se perpétuer, ou plutôt peut-être rassembler ses adeptes disparates, isolés, sans doute dans un but révolutionnaire.

Mais le livre, ce n'était pas la panacée non plus, et c'est pas sur Lazone qu'on va jouer les seuls pleureurs du stylet et de la tablette d'argile non plus.

Dans cette fenêtre de saisie où j'écris, le parchemin s'enroule de lui-même, je pourrais croire pouvoir écrire jusqu'à toujours, c'est même tentant parfois, mais l'important je trouve, c'est que ça génère de la spontanéité. Elle est honnissable et pourtant vénéré ici, puisque ça touche au phénomène du troll ainsi qu'à l'esprit de Lazone, il me semble. Un vieux rebelle, c'est un réactionnaire, pour garder l'ivresse de l'attitude, est-ce qu'il faut oublier et générer, susciter en permanence au lieu de vouloir déterrer de vieux textes révolus par le biais de commentaires qui les prolongeraient? C'est manichéen de le présenter ainsi, l'idée est plutôt de nourrir la première partie par la seconde.

Je n'oublie pas ce qui concerne le retournement d'une vision trop complaisante d'un autre paradoxe soulevé par RIENAFOUTRE : refuser ou occulter la distinction auteur/narrateur dans le commentaire - du genre, c'est ce salaud de Walt Disney le vrai meurtrier de Bamby, si je ne reforrmule pas trop atrocement - et s'en servir comme générateur spontané, donc possiblement zonard, donc légitime, d'une amélioration de la qualité de la mémoire des testes postés ici.

Ce qu'il pourrait y avoir de pathétique, c'est le palimpseste : le texte ancien ne serait pas forcement relu, la fenêtre commentaire pourrait concurrencer la fenêtre texte, et on se retrouverait comme la femme de Loth, changé en sel de s'être retourné, sur les pas d'autrui en l'occurrence.



Muscadet

C'est pas péjoratif, d'être sectaire. Plutôt un signe d'exigence et de bon goût, de mon point de vue.