La Zone
La Zone - Un peu de brute dans un monde de finesse
Publication de textes sombres, débiles, violents.
 
 

Saint-Gilles de la Tourette

Démarré par nihil, Juillet 19, 2004, 23:15:41

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nihil

je tenais juste à signaler que depuis ce soir, le forum est gravement atteint de la maladie de Gille de la Tourette, rendant toute discussion profondément inutile et incompréhensible, ce qui redonnerait un intérêt certain à ces lieux.
Vous pouvez tester par vous-mêmes...
Trafiquant d'organes
[www.nihil.fr]

RIENAFOUTRE


RIENAFOUTRE


RIENAFOUTRE


RIENAFOUTRE


RIENAFOUTRE


RIENAFOUTRE


nihil

Oui, ou dans le même ordre d'idée :

http://zone.apinc.org/forum/index.php?board=8;action=display;threadid=116

Notamment le deuxième message, c'est marrant.
Trafiquant d'organes
[www.nihil.fr]

Narak

#8
Ah Aaah
Ah Aaah
Voiles sur les filles
Barques sur le Nil
Je suis dans ta vie
Je suis dans tes bras
Alexandra Alexandrie
Alexandrie où l'amour danse avec la nuit
J'ai plus d'appétit
Qu'un Barracuda
Je boirai tout le Nil si tu n'me retiens pas
Je boirai tout le Nil si tu n'me retiens pas
Alexandrie
Alexandra
Alexandrie où l'amour danse au fond des draps
Ce soir j'ai de la fièvre et toi tu meurs de froid
Les sirèn's du port d'Alexandrie
Chantent encore la même mélodie wowo
La lumière du phare d'Alexandrie
Fait naufrager les papillons de ma jeunesse.

Ah Aaah
Ah Aaah
Voiles sur les filles
Et barques sur le Nil
Je suis dans ta vie
Je suis dans tes draps
Alexandra Alexandrie
Alexandrie où tout commence et tout finit
J'ai plus d'appétit (toudoudou !)
Qu'un Barracuda (toudoudou !)
Je te mangerai crue si tu n'me retiens pas
Je te mangerai crue si tu n'me retiens pas
Alexandrie
Alexandra
Alexandrie ce soir je danse dans tes draps
Je te mangerai crue si tu n'me retiiens pas
Les sirèn's du port d'Alexandrie
Chantent encore la même mélodie wowo
La lumière du phare d'Alexandrie
Fait naufrager les papillons de ma jeunesse.

Ah Aaah
Ah Aaah
Voiles sur les filles
Et barques sur le Nil
Alexandrie Alexandra
Ce soir j'ai la fièvre et tu meurs de froid
Ce soir je dans', je dans', je danse dans tes draps.
Allez ! Danse !
Danse !
L'amour c'est fort, l'envie de chier c'est pire...

Narak

#9
Bonjour à vous, cousins du Québec.

À l'invitation de Martine Fradet, coordinatrice à l'AQST, section Montréal, je vous livre mon témoignage sur ce qu'est ma vie depuis le SGT.

Mais avant tout, faisons les présentations : je m'appelle Jean-Luc Rivière, je suis français et je vis dans le département de la Sarthe, près de Le Mans, ville connue pour sa célèbre course automobile "tu" J'ai 36 ans et je suis atteint du SGT. J'adhère à l'AQST depuis plusieurs années et je suis toujours impatient de recevoir votre revue trimestrielle.

Le texte ci-dessous retrace dans les grandes lignes ce qu'a été ma vie au cours des 10 dernières années, depuis que le SGT a décidé de s'immiscer dans mon existence. Dans mon malheur, je pense sincèrement avoir eu de la chance que le syndrome ne se déclare réellement qu'à l'âge de 24-25 ans car cela m'a permis d'avoir une adolescence normale et de pouvoir suivre des études supérieures.

1993 – 2003 : DIX ANS AVEC LE SGT

Comme je l'ai indiqué ci-dessus, le syndrome ne s'est déclaré réellement qu'à l'âge de 24-25 ans, de manière soudaine et assez sévère (cris, coprolalie, écholalie, grimaces...). Avant cet âge, je n'avais que quelques raclements de gorge et clignements de yeux dont la fréquence et l'importance étaient tout à fait négligeables.

À cette époque, j'avais une compagne qui partageait ma vie depuis plusieurs années et je venais de trouver mon premier emploi de comptable.

Après plusieurs mois d'interrogation, d'inquiétude (j'avais l'impression de devenir fou ) et de consultations diverses (médecins généralistes, acuponcture...) dont les conclusions étaient toujours les mêmes : tics nerveux liés au stress, j'étais assez désespéré de n'avoir aucune réponse à ce qui m'arrivait.

Après avoir lu dans un magasine le témoignage d'une personne qui présentait les mêmes symptômes que moi, et dans lequel les coordonnées de quelques neurologues spécialistes du SGT étaient indiquées, je suis allé consulter le professeur Vérin, du Centre Hospitalier de Rennes qui a su m'expliquer ce qui m'arrivait. Pour mon entourage et moi-même, ce fût la découverte d'une maladie totalement inconnue et enfin une explication concrète sur mon état. À cette époque, le SGT n'était connu que de rares spécialistes.

Les tics et la non-connaissance de cette maladie dans mon entourage professionnel ont aboutis, fin 1994, à la perte de mon premier emploi.

En 1996, après plusieurs mois de galère pendant lesquels je me suis complètement enfermé sur moi-même (plus de sorties, plus ou très peu d'échanges avec ma famille et mes proches, malgré un soutien sans faille de leur part), j'ai réussi à trouver un nouveau poste de comptable dans une petite entreprise industrielle. Ce nouvel emploi, et la peur de le perdre à cause des tics m'ont encouragé à consulter à nouveau le professeur Vérin. Ce dernier m'avait prescrit différents traitements, malheureusement sans effets. Parallèlement à la médication, il m'avait conseillé de suivre une thérapie individuelle qui, selon lui, m'aurait permis de reprendre confiance en moi et d'accepter, au moins en partie, mes tics. Malgré l'insistance de ma compagne et de ma famille, pensant que cela n'aurait aucun changement sur mon mal être et mes tics, je n'ai pas suivi son conseil.

Fin 1999, toujours aussi mal dans ma peau à cause des tics et du décès de mon père en 1997, malgré le soutien de mon entourage et un travail prenant et passionnant, n'ayant toujours pas accepté le SGT, je me suis enfin décidé à suivre une thérapie qui a durée environ deux ans.

Les effets de cette thérapie sont allés au-delà de mes espérances : elle m'a permis d'accepter le SGT et ses conséquences sur ma vie quotidienne, de reprendre confiance en moi et elle m'a permis de m'ouvrir plus aux autres. Ma famille a pu noter un changement dans mon comportement, et je me souviens en particulier d'une longue discussion avec mon frère, chose qui n'était pas arrivée depuis longtemps, au cours de  laquelle il m'a dit être étonné et ravi des effets positifs de la thérapie.

Parallèlement à cette thérapie, ma compagne et moi nous sommes séparés. Même si les causes principales de notre séparation n'étaient pas liées au SGT, il n'en reste pas moins que les tics ont eu des conséquences sur mon amie qui a développé des acouphènes et ne pouvait plus me supporter. Restés en bon terme, aujourd'hui encore lorsque nous nous voyons, nos rencontres ne durent jamais longtemps, toujours à cause des tics vocaux.

Au niveau professionnel, ayant accepté ma différence, grâce à la thérapie, j'au réuni mes collègues afin de leur expliquer de quoi j'étais atteint. Beaucoup d'entre eux n'avaient jamais, par pudeur sans doute, oser me demander ce que j'avais exactement. Depuis sept ans que je travaille avec eux, je me sens tout à fait intégré et ne suis pas jugé sur mes tics.

Aujourd'hui, ma thérapie est terminée et je ne prends aucune médication depuis plusieurs mois. J'ai adapté ma vie au SGT et me sens relativement équilibré, malgré quelques frustrations, comme par exemple ne plus pouvoir aller au cinéma ou dans des lieux où le silence est de mise.

Malgré cet équilibre, je reste persuadé (à tort certainement) qu'aucune personne ne pourra vivre en ma compagnie à cause des tics. Par moment, le fait d'être seul (hormis la famille, toujours présente) et de ne pas partager une relation privilégiée avec une personne que l'on aime est assez dur à supporter. Pour illustration, il y a quelques mois, dans le cadre de mon travail, j'ai rencontré une jeune femme de mon âge avec laquelle une relation allant au-delà des relations professionnelles s'est établie. Malgré une forte envie d'avoir une relation plus poussée avec cette personne, je n'ai rien fait en ce sens, convaincu que les tics seront un obstacle toujours présent et ayant peur d'affronter un échec qui je pense serait douloureux    

L'amour c'est fort, l'envie de chier c'est pire...

nihil

Bon le syndrome de l'insulte automatique est terminé, du moins pour le moment...
Trafiquant d'organes
[www.nihil.fr]

Narak

Ooooooooooh ! :'(   :'(

j'aimais bien moi... bon tanpis
L'amour c'est fort, l'envie de chier c'est pire...

nihil

Je le remettrai un de ces 4, quand on se fera chier et qu'on aura pas des posts de plus de 5 lignes à lire...
Par contre je vais essayer de faire de mon mieux pour limiter au maximum l'usage de smileys sur ce forum
Trafiquant d'organes
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