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Auteur Sujet: Texte de merde : Puyo - L’hasard à la gare saint Lazare  (Lu 1906 fois)

nihil

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Texte de merde : Puyo - L’hasard à la gare saint Lazare
« le: février 07, 2006, 21:25:52 »
[ndnihil : Puyo est un genre de super-héros du texte de merde,  genre qui repousse les limites. Il tourne donc résolumment le dos à toutes les astuces  pourries que ses contemporains utilisent pour merdifier leurs oeuvres. Il rédige un vrai  texte, vraiment écrit, sans poésie minable, sans calembours en bois, sans absurdité  débordante, mais totalement et véritablement merdique. La quintescence est en vue.]

***

L’hasard à la gare saint Lazare
(Texte littéraire, enjoué et résolument moderne)

Cette histoire concerne des hommes, des vrais. De ceux qui font l’histoire. C’est donc l’histoire de ces hommes, fier et pourtant médiocres, acteurs du génie humain.

C’est déjà demain.

Ces hommes ont la charge de la vente de produits laitiers. Ils pétrissent les billets divins liés à la vente de laitages bovins. O, joie du collaborateur fermier, qui aime l’argent comme les gens à qui il vend. Si l’aspect du matin était abordé dans le chapitre précédent, c’est bien parce que nos hommes sont constamment rattrapés par le quotidien.

En effet.

Pour eux comme pour de nombreux autres acteurs de notre société, ce sont des victimes du jour le jour, de l’amour du boulot métro et sommeil rapido, ils aiment pourtant leur métier, oui, ils touchent les dollars comme leur propre cœur.

Oui.

Et pourtant, l’un des hommes justement décide par un beau matin de changer sa vie, tel le pigeon qui change de direction, tel le lapin qui court le matin, tel le sanglier qui est mouillé par la rosée, l’homme, avec son style chapeau melon et vente Renault direction, avait trouvé sa voie : de revenir à la terre de l’ancêtre, la terre sacrée, la terre fertile, oui, tel une femme affamée, oh pouvoir suprême, le paysan, voilà le bon chemin.

Car après tout, paysan et « payons » sont des mots cousins. Peut-on oser dire, cousins germains ? Il n’y a qu’un pas que je n’oserais point. Gratin de mots, gratin de foin, tout cela risque de ne pas nous mener très loin.

Enfin.

L’homme, humaniste malgré lui, avec une sagesse populaire dont il ignorait quand à son existence pathétique mais si présente, décida avec toute la conscience dont il était capable en cette journée à marquer, de soumettre son fou projet à ses camarades de vente. Ils étaient sept, comme les sept mercenaires, monstres de l’histoire du cinéma, oui. Mais étrangement pour notre homme, aucun n’accepta.

Pourquoi ?

Quelle erreur, l’homme ne pouvait être paysan seul.
Il pris quand même le train.
Il pris quand même la clef des champs.
Il pris quand même la traite de la saine vache
Il pris quand même faim car la vache se mourrait
Il pris quand même le foin chez le voisin
Il pris quand même trois mois de prison pour vol.

C’est dur d’être humaniste par les temps qui courent, en tout particulier si le voisin court plus vite que soi.

C’est un fait. Un fait certain.

Pour notre homme, de toutes manières, il était déjà trop tard. Le voici criminel malgré lui.
Entre temps, ses anciens collègues étaient devenu juges de conscience, par le cœur et l’âme.
Ils lui infligèrent la peine de vie en le ramenant chez lui.

Il retrouva ainsi un bonheur tout relatif, la vente du fromage était à nouveau sa vie.

Comme le pie d’une vache. Analogie.

Car au bout du compte, si l’on veut le savoir, une chose est à répondre : Si l’homme n’avait pas croisé la gare saint Lazare, il n’aurait jamais été un lascar.

FIN (fine)
Trafiquant d'organes
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Glaüx

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Re:Texte de merde : Puyo - L’hasard à la gare saint Lazare
« Réponse #1 le: février 07, 2006, 22:38:40 »
Du lourd. Du très lourd.

Ariankh

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Re:Texte de merde : Puyo - L’hasard à la gare saint Lazare
« Réponse #2 le: février 07, 2006, 22:44:39 »
Quelle erreur, l’homme ne pouvait être paysan seul.
Il pris quand même le train.
Il pris quand même la clef des champs.
Il pris quand même la traite de la saine vache
Il pris quand même faim car la vache se mourrait
Il pris quand même le foin chez le voisin
Il pris quand même trois mois de prison pour vol.

D'ordinaire, je reste muet ici, mais la c'est trop gros, je peux pas résister.

il PriT bordel. 3eme personne du singulier au présent de l'indicatif, 3eme groupe.

Glaüx

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Re:Texte de merde : Puyo - L’hasard à la gare saint Lazare
« Réponse #3 le: février 07, 2006, 22:49:23 »
Mais y en a plein d'autres. Et des expressions n'importe comment faite.

Je vote que c'est fait exprès. Et que ça rajoute encore de la valeur au truc. Comme la jolie volute qui sert à rien sur le manche du stradivarius.