La Zone - Un peu de brute dans un monde de finesse

Auteur Sujet: Réflexions & Introspections  (Lu 3153 fois)

Le Duc

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Réflexions & Introspections
« le: février 24, 2011, 07:29:11 »
On a ici une note, type journal intime, qui commence en introspection et qui digresse un peu dans tout les sens sur plusieurs sujets dont le principal est une aventure à priori sans lendemain. C'est pas mauvais, mais ça ne mène nulle part.

message de l'auteuse :
     Ce matin en me levant je me suis demandée pourquoi est-ce que j'irai pas un peu m'en faire mettre plein la gueule sur cette Zone ou j'ai adoré rire des écrits des autres. Alors j'en ai sélectionné un, au hasard, parmis la cinquantaine d'epaves peuplant mes notes et autres décharges de textes ou elles se cachent a l'abris d'un certain public, juste pour voir à quelle profondeur les gens sont prêts a creuser ma tombe, s'ils s'en donnent la peine.

Minuit.
Posté le 08/02/2011
par Yayayu


   
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      Déjà minuit et je m'envole, je ne suis qu'un amas de légèreté microscopique, une ambiance incommensurable, inimaginable et pourtant incontournable. Je suis le tout et le rien, matière et anti-matière, et sur mon passage tout se renverse et le sens n'en a plus, se muant dans l'absurde il est épanoui, ainsi la lumière fait scintiller l'obscur et l'obscur se dessine dans la lumière, la haine est amoureuse et l'amour est une guerre. Qu'est ce qui est ? Qu'est ce qui n'est pas ? Qu'est ce qui était ? Qu'est ce qui n'est plus ? Je me demande, et les questions s'agitent dans mon crâne telle une fourmilière mais je les repousse et les chasse. Elles s'en vont la tête baissée et l'humeur triste bien que j'aperçois leur sourire en coin qui me chuchote l'air sadique qu'elles seront bien vite de retour et qu'elles l'attendent, ce n'est qu'une question de temps et de quantité d'enképhalines libérée. J'aime. Et j'aime encore plus l'air chaud qui me parcoure le dos, comme un souffle sensuel, une invitation au jeu et au plaisir charnel. Une invitation qui serait acceptée sans nulle hésitation. Soyons fous et amusons nous, la vie n'est fait que pour être vécu dans luxures et autres pêchés mortels. Qu'ils m'enivrent et me saoulent de joie et de plaisir, qu'ils me droguent de leurs parfums aux multiples senteurs aphrodisiaque. Je ère dans un état semi conscient, un état fait de rêve, de douceur enchanteresse. Je rêve et je respire, je respire, j'ouvre les yeux et la banalité m'amuses, elle me chatouille et me fait rire. D'aussi simples choses, brulons ! Brulons ! Tout, plus rien, brulons tout par le feu purificateur, il nettoie et rase, le feu c'est le pouvoir de tout effacer et de laisser un corps pure. Plus d'infections, et autres saletés et crasses. Un corps carbonisé. MORBIDE.
    Faisons ! Faisons ! Faisons l'amour ! Laissons nous aller a la passion, au désir du corps, a l'attraction singulière des âmes par le biais de la matière. Jouissons de toutes ces joies qui sont nos crimes, et soyons serein. Soyons calme. Et réfléchissons, qui sommes nous ? Nue, vulnérable, accessible, ou sommes nous ? Apres l'excès que devons nous faire ? Recommencer pardi ! Encore et inlassablement les mêmes souhait du diable qui s'éprend de nos corps, ce diable que l'on nomme drogue, cette drogue que je nomme bonheur et ses effets apaisant sur l'âme et ses composantes ! Je l'aime cette aura qui s'approche de moi et me transperce de son délicieux venin mortel. Que la mort semble douce, quand la vie ne nous suffit plus. Mais elle me suffit et la mort, je n'en veux point. Elle est bien trop radicale, je ne veux pas dormir éternellement tout de suite, laisser moi donc vivre ma vie de débauche et ainsi seulement je serais heureuse. Le bonheur m'attend, je n'ai plus une minute a t'offrir, je t'aime et te quitte dans l'indifférence la plus totale. Et tu t'en retourne et c'est a ton dos parfaitement souligné et vêtu d'une peau d'une pâleur étourdissante que je fais les adieux et auquel je promets de revenir secrètement. Je l'ai tellement vu, il me connait bien désormais.
    Cela suffit. Viens me retrouver.

« Modifié: février 09, 2012, 16:38:27 par Le Duc »
"Celui qui se transforme en bête se délivre de la douleur d'être un homme."

Dourak Smerdiakov

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Re : Réflexions & Introspections
« Réponse #1 le: juillet 14, 2011, 22:59:05 »
Un texte visiblement prétexte à lien vers le site :

[Le Duc : L'auteur partage ici son avis et son intérêt sur le sport et plus particulièrement le tennis, avec son opinion sur Nadal et Federer. Ça n'a pas grand chose à foutre sur Jean Pierre Chevènement, comme le souligne Douap c'est prétexte à balancer son site en lien]

RG
Posté le 13/07/2011
par hauer


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Pendant les vacances de l'Embobineuse, le Préfet vous propose une chronique quotidienne sur le seul sujet véritablement important de sa génération : le sport. Depuis la naissance de sa conscience sportive et donc politique, à savoir le Grand Chelem de l'équipe de France 1977, jusqu'à aujourd'hui. Le tout à travers les nombreux événements qui jalonneront l'été : Wimbledon, le Tour de France, les rallyes, les grands prix de F1, le championnat de France et de Navarre, les championnats du monde de natation, de foot féminin, les championnats d'Europe de basket pour arriver hors d'haleine à la Coupe du Monde de rugby, point final de son été et berceau de ses espoirs les plus fous.
Lire les autres sur http://lembobineuse.biz/

RG


Federer n'a pas battu Nadal. Et pourtant... Ce n'est pas faute de talent. Tout le monde sait qu'il en a tant qu'il invente le tennis, ce qu'il fit pendant un set. Il a aussi la rage de vaincre. Il l'a montré pendant un set. Et seize grands chelems. Mais il n'a pas battu Nadal.
On parle d'un ascendant psychologique. Le monde du sport est plein de phrases toutes faites et de concepts, et c'est pour ça qu'on l'aime.
J'aime le sport pour adhérer, le cœur léger, aux héros, aux valeurs phallocrates, à l'arrivisme, à la victoire et à la tragédie.
Le temps d'un match je fais partie du grand monde, de tous contre tous, et j'aime ça ; nous avons tous raison ensemble et nous humilions nos adversaires dans un grand bain d'ondes télévisées, et nous nous humilions tous les uns les autres, qui mon ennemi, moi son ennemi, lui moi, moi eux, elle, on se crache à la gueule, on s'étripe. J'aime participer à ça. À ce monde minimaliste.
Pour en revenir à Federer, je lui reproche de ne pas avoir gagné. J'ai mes valeurs sportives ! Mais s'il a perdu, et ça c'est inacceptable, c'est parce qu'il aime Nadal, il l'aime authentiquement, il l'aime d'amour ! Il n'a pu supporter de l'humilier, car il l'humiliait, le ridiculisait. Puis il a tout arrêté. Il l'a laissé vivre. Il l'a grandi. Et il a exposé tout cet amour en donnant soudain à l'autre de gentilles baballes sur lesquelles il pouvait exprimer toute sa force et, petit à petit, montrer sa surpuissance héroïque. Federer a refusé de déchoir le héros, il l'a reposé sur son piédestal.
Grâce qu'il ne fit pas à Djokovic, que par ailleurs il déteste.
Je vénère le sport comme j'aurais fait de dieu si j'avais eu la chance de croire en lui. Il n'y a rien de païen dans mon idolâtrie. Elle est chrétienne du plus profond des cieux.
Qu'il cède physiquement, moralement, je le conçois, mais par amour... Quid du minimalisme de mes émotions ? Qu'en a-t-il fait cet odieux Federer ? A-t-on jamais vu Scheherazade se mettre à aimer le sultan, cesser de lui raconter des sornettes et se laisser couper la tête ?
Car les histoires de Federer c'est ses victoires ou ses vraies défaites, le tennis quoi, et s'il sort de ses histoires, qu'on lui coupe la tête !
Voilà ce que je reproche à Federer, d'aimer Nadal et de ne pas m'aimer moi. On arrive à ça par lassitude. Il est un moment où on se laisse attraper par un sentiment hors de propos, on se met à aimer là où on devrait, au minimum, mépriser. C'est un oubli coupable.



« Modifié: février 09, 2012, 16:39:23 par Le Duc »
Pour le débat citoyen et convivial dans le respect indivisiblement démocratique de la diversité multi-culturelle des valeurs républicaines oecuméniques.