La Zone
La Zone - Un peu de brute dans un monde de finesse
Publication de textes sombres, débiles, violents.
 
 

3000eme texte de la Zone écrit par LePouilleux et RAF

Démarré par RIENAFOUTRE, Janvier 20, 2017, 11:39:22

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Cuddle

C'est le début de ton texte ou une de tes lectures su moment ?
J'aime pas ta gueule.



Lourdes Phalanges

Contrainte : Les 3000 anges doivent tous posséder un prénom et un background spécifique.
« Allons bon ! s'écria Socrate ; nous étions à la recherche d'une vertu : en voici tout un essaim ! »


Clacker

Si Allah/Dieu pouvait être une chouette effraie, je serais très content. Lui donner une personnalité, un plumage et un régime particuliers, des hobbies, ce genre de choses. 


LePouilleux

Ça me va puisque ce texte est appelé à partir complètement en couille. (dès que j'ai le temps je lance la seconde jetée)

RIENAFOUTRE

#11


LePouilleux

Citation de: RIENAFOUTRE le Janvier 25, 2017, 17:21:49
superbe. du coup, puisque je ne peux pas rajouter de contrainte (j'espère que d'autres zonards en plus de Clacker et Lourdes Phalanges vont trouver ça marrant ) je vais simplement lancer un axe de réflexion, en réalité une vraie question que je me pose sur le texte original : Pourquoi y a-t-il une sorte de négociation sur le nombre d'anges répétée à deux reprises ? "1000 ? non 3000 ! Bordel, tu charries, ok mais pourquoi pas 5000 tant que t'y es ? Ah ben ok va pour 3000 mais avec des baguettes magiques et des sorts de pétrification ! comme dans Harry Potter ? Ben ouais. Petrificus totalus, KOI? oui. We have a deal !" Franchement sans vouloir taper dans le blasphème je capte pas ce passage.


Ça il faut le demander à l'université al-Azhar du Caire. Ce que l'ange veut dire c'est que la foi engendre la foi ou un truc dans le genre, non ?

LePouilleux

#14
C'était Chouette Furtive au pelage de fer et de feu, le poitrail nappé d'étuis et de pistons au mécanisme tors – la carcasse fumante à cause de cela – et, si on la regardait attentivement, ses yeux étaient deux perles noires clignotant furtivement sous le voile subtil de l'intelligence, perdus au milieu d'un masque d'or en forme d'obole.

« KkhhhhhhrrrûûûûûûûûûûûûhKKKKKhhhhhrûûûûûûûûKraaaaaaaaaaaaaiiiiikkkkkkhhhhhh »

Elle humecta son sublime bec dans une tasse en ivoire d'Abyssinie. L'horloge de son cœur sembla s'arrêter un moment. Le Palais se figea dans la boue de l'attente. Plus bas sur Terre, une digue immense lâcha faisant déborder une mer salée sur les terres fertiles d'un empire multi-millénaire. Des rayons lumineux vinrent abréger l'existence éternelle des colonnes de marbre du Palais, des vases précieux furent réduits à la poussière, une race entière de courtisans fut envoyée dans les abîmes inextinguibles. Les courbes de l'univers tremblèrent une saison cosmique entière avant de se ressouder lentement. Hormis la présence divine, le Palais était désormais vide. Ce café était vraiment à chier.


Allah vous a donné la victoire, à Badr, alors que vous étiez humiliés. Craignez Allah donc. Afin que vous soyez reconnaissants ! (Allah vous a bien donné la victoire) lorsque tu disais aux croyants; «Ne vous suffit-il pas que votre Seigneur vous fasse descendre en aide trois milliers d'Anges» ?

Saint-Coran, Sourate Ali 'Imrâne 3, 123-124

« Pendant qu'ils parlaient ainsi, jibril vint avec mille anges, se présenta au prophète et lui dit : Sois content ; Dieu m'a envoyé à ton secours avec mille anges. Puis il lui récita ce verset du Coran :
:"Le jour où vous demandiez l'assistance de votre Seigneur, il vous exauça. Je vous assisterai, dit-il, de mille anges se suivant les uns les autres". Le prophète dit : "Ô mon frère Gabriel, mille anges !"
Gabriel dit : "Trois mille, Ô Mohammed."
– "Trois mille !" répéta le prophète.
– "Oui, cinq mille", répliqua Gabriel.
Aussitôt le prophète sortit en courant de la cabane pour porter aux musulmans cette bonne nouvelle. Il cria à haute voix : "Dieu a envoyé trois mille anges à votre secours."
Ils répétèrent dans leur joie : "Trois mille !"
– "Oui, cinq mille", répliqua le prophète.
– "Ben moi, quand je capte pas un truc, dans le doute, je like."
Ensuite Gabriel récita au prophète le verset suivant :
:"Dieu vous a secourus à Badr, car vous étiez faibles... Alors tu disais aux fidèles : Ne vous suffit-il pas que votre Seigneur vous assiste de trois mille anges ?" Le prophète récita le verset aux fidèles. Il vit comment les anges, tenant dans leurs mains des bâtons, se mettaient en ligne avec les musulmans. Dieu leur avait ordonné de se tenir dans les rangs des musulmans; car moi, leur dit-il, j'ai jeté la crainte dans les cœurs des infidèles, et vous, frappez-les sur la tête, sur le cou et sur tout le corps. Il est dit dans le Coran :
:"Ton Seigneur dit aux anges : Je suis avec vous"

Lorsque les anges se disposèrent à charger l'armée impie, le prophète ramassa une poignée de poussière et la jeta contre les infidèles, en disant : Que vos faces soient confondues ! Dieu commanda au vent de porter cette poussière aux yeux des infidèles, qui en furent aveuglés. Chargés par les anges, qui étaient en avant des fidèles, ils se mirent à fuir. Les anges les poursuivirent, les frappèrent de leurs bâtons et les firent tomber. Chaque coup qu'un ange portait à un infidèle lui brisait tous les os de son corps, depuis la tête jusqu'aux pieds, et lui rompait les veines et les nerfs ; l'homme tombait et remuait convulsivement, sans qu'aucune blessure fût visible sur son corps, et sans que son sang coulât. Quand les fidèles arrivaient, ils attaquaient les hommes ainsi frappés, leur faisaient des blessures et faisaient couler leur sang. Les compagnons du prophète ont raconté : Il y eut des hommes dont la tête fut séparée du corps et la nuque brisée avant que notre épée les eût atteints. Il y en avait d'autres qui, lorsque nous les attaquâmes, étaient étendus par terre, agonisant, mais sans blessure. Leurs corps étaient brisés, mais la vie ne les avait pas encore quittés. Nous reconnûmes que cela n'était pas de notre fait, mais l'œuvre de Dieu. Il est dit, en effet, dans le Coran : "Ce n'est pas vous qui les avez tués, mais Dieu ; ce n'est pas toi qui as jeté la poussière, mais Dieu"»

— Tabari, op. cit., vol. II, « Mohammed, le sceau des prophètes », p. 137-176.