LA ZONE -

Serial edit 14 : le travail c'est la santé

Le 12/03/2006
par Aka
[illustration] Textes précédents :

- Extrait de l'Apocalypse

- Apocatrip par Nounourz
- Sainte-morphine par nihil
- Le fils spirituel par Glaüx
- Sous terre par Aka
- Lambda par Lapinchien

- Timebomb par Nounourz
- La grande peste par nihil
- Le grand soir par Glaüx
- Moi et les cons par Aka
- L'émissaire par Lapinchien

- Lycanthrope par Nounourz
- La fin de l'hiver par nihil
- Immaculée contre un mur par Glaüx
Assis sur une putain de chaise en bois depuis deux heures, je m’occupe en contemplant les numéros défiler sur l’affichage à cristaux liquides. Pas le choix, on ne discute pas avec les ASSEDICS si on veut toucher sa tune. Les informaticiens, les commerciaux, les secrétaires trouvent du boulot à la pelle mais moi qui me suis cassé le cul à faire des études générales, je peux aller me faire foutre. « En vérité, il y a du travail pour tout le monde si on y met un peu de bonne volonté » m’avait déclaré la grosse pute la dernière fois. Moi, je veux bien. Mais si c’est pour me faire chier à un boulot minable dix heures par jour, rien à faire. Des mois et des mois que je piétine. Mais l’ANPE est là pour nous aider dit-on.

Alors que les chiffres qui défilent commencent à me foutre la nausée, j’observe les autres réunis dans la salle d’attente. Ils portent tous le costume ou le tailleur de rigueur, la veste bien cintrée qu’ils n’osent surtout pas enlever même par cette chaleur étouffante. Comme si ce putain d’uniforme allait leur apporter le boulot en or tant espéré. Jamais bien saisi. Mais je fais comme eux. La mode, c’est la mode, et ici, on tient aux apparences.

Je suis appelé et le pingouin de service m’exprime avec véhémence son mécontentement. Je ne l’écoute pas, je sais bien de quoi il retourne. Ces fonctionnaires sont les pires feignasses qu’il soit. Ce connard a encore du perdre un putain de papier et il va me foutre ça sur le dos pour pas bouger son gros cul. Et donc, forcément, qui va-t-on envoyer perdre son temps récupérer un énième formulaire à la con ? Il me note déjà sur un papier le nom du Graal et m’indique vaguement le chemin. Mon sort est scellé.

Les autres connards derrière le comptoir l’approuvent et je n’ai plus qu’à fermer ma gueule. Je suis donc chargé d’aller… D’aller quoi ?!? Euh… Je suis chargé d’aller chercher un formulaire B76X six étages plus haut. D’accord. Bien. C’est mon avenir professionnel qui est en jeu apparemment. Personnellement je doute qu’un tel papier dont j’ignore jusqu’à l’utilité profonde puisse produire un miracle, mais soit. Et puis après tout, ça me changera de l’affichage des nombres.

Je me dirige donc vers l’ascenseur sur-le-champ.

Arrivé au sixième, la lumière est plus tamisée et le dédale de couloirs semble désert. Aucune indication. Je commence à être passablement énervé : je ne tiens pas à perdre du temps à visiter tous les putains de bureaux avant de trouver le bon. Le formulaire avant tout. Je prends à gauche en espérant que ce sera le chemin le plus court vers mon but.

Une fois arrivé de l’autre côté du bâtiment, la pénombre est presque totale. Je devine à travers les vitres des sièges vides. Ils doivent encore être à la pose café ces incapables. La sixième de la journée sûrement. Ou alors ils sont déjà chez eux, 14h c’est une heure assez tardive pour être encore au boulot hein bande de putes ! Le silence est pesant, et j’ai l’impression d’être entré dans un autre monde. Apparemment on a décidé que j’allais passer une journée de merde, et manifestement, ça ne fait que commencer. J’emprunte un escalier escarpé. Il en faudra plus pour m’arrêter.

Peu à peu, mon oreille se fait au silence, et je perçois maintenant dans les différents bureaux des bruissements furtifs, des chuchotis et des plaintes étouffées. Les ombres se précisent autour de moi. Ils gagnent pas assez de tunes pour se faire mettre l’électricité bordel ! J’écoute les murmures pour mieux les repérer. J’ai l’impression désagréable qu’on se fout de ma gueule. Un coup de la caméra cachée ou un truc comme ça, et malheureusement, c’est tout à fait possible étant données les circonstances. Ah ça, ils en ont du temps à perdre ! Je commence à être assez contrarié, et c’est peu de le dire.

Arrivé au bout du couloir je tourne sur moi-même en tentant de me calmer un peu. Je décide de m’allumer une clope : y aura bien un connard pour venir me dire que j’ai pas le droit de fumer ici. J’attends : rien. Le désert. J’essaye un autre couloir non sans avoir soigneusement éteint ma cigarette sur un de leur putain de tapis.

Après quelques virages dans des couloirs interminables, j’arrive à l’entrée d’un open space. Une vingtaine de bureaux parfaitement identiques, environ trois mètres carré par personne, pas de fenêtre sur l’extérieur. Charmant, ça c’est du boulot d’avenir. Je m’avance entre les premières cases, et là plaouf. Je viens de me renverser un gobelet de café abandonné là sur mon pantalon beige. Voilà qui est fâcheux putain de bordel de merde. J’ai une soudaine envie de m’asseoir là et de me manger les doigts en hurlant. C’est signe, je pense, que je commence à en avoir plus que raz le cul. Et je crois que je ne vais pas me calmer très facilement. Par contre je perçois l’odeur du caf en train de se faire. Je dois donc me rapprocher du lieu de ma mission. Voila par contre qui est une bonne nouvelle. Et j’aime bien les bonnes nouvelles.

J’aperçois soudain une silhouette furtive passer entre deux open space. Je m’arrête et je retiens ma respiration. Ca n’a duré qu’une seconde, mais je suis bien sûr de ce que j’ai vu. Je me retourne, et à chaque regard il me semble qu'une forme indéfinie se déplace furtivement, chaque instant plus près de moi. Cela n’a plus rien d’une illusion créée par mon esprit trop imaginatif. Ils sont là, cachés dans les bureaux alentours, partout autour de moi. Je serre fermement une pile de papier que je viens de trouver sur un bureau et je me remets à avancer en hurlant : « Vous savez où je vais vous les mettre vos formulaires bande de connards ! ». Quelle que soit les retombées sur mon dossier ANPE, je vais les trouver et me les faire. Même si, manifestement, ça risque de me coûter cher.

Tout à coup, comme par miracle, j’arrive dans une pièce plus éclairée. Une espèce de gloussement de pute s’élève, repris après quelques secondes par quelques autres. Les enculés ! Je suis cerné par des putains d’enculés, et ils ont entrepris de se foutre ouvertement de ma gueule ! Je me mets à courir sans retenue, en zigzaguant entre les sièges en cuir. Autour de moi, je les sens s’agiter ; j’entends les pots de stylos tomber, les meubles bouger.

Après quelques minutes, hors d’haleine, je m’arrête. Il faut se rendre à l’évidence, c’est un coup monté. Ils n’ont pas l’intention de me le donner ce putain de formulaire : ils m’observent depuis je ne sais où parce qu’ils en ont trop marre de se faire chier. Qu’est-ce que cela signifie ? A-t-on jamais entendu parler de fonctionnaires qui s’échappaient de leurs tâches répétitives et de leur sacro-sainte conscience professionnelle afin de rendre fou le pauvre contribuable ? Mais ils veulent quoi putain !

Je suis en train de faire sa fête à une saloperie de photocopieuse lorsque une espèce de connard énorme et suant, aux yeux pleins de reproches, sort de derrière une porte et avance jusqu’à moi. Il se baisse à mes pieds et commence à ramasser tout le bordel que j’ai mis en grondant et marmonnant : « va falloir payer les dégâts maintenant ». Une autre personne entre dans le bureau, puis d’autres encore, et ils se postent tous autour de moi en me gueulant dessus. Je m’apprête à foutre une grosse tarte dans sa gueule à l’hystérique la plus proche mais le gros connard me devance et me saisit par le col de ma veste. Je crie d’abord, il va me la détendre, j’ai déjà assez d’une putain de tache de café ! Mais il en a rien à foutre, et il se met à ma balader dans les couloirs en maugréant que décidément c’est le troisième cette semaine et qu’il va vraiment falloir penser à mettre des panneaux indicatifs à cet étage. Les autres nous servent d’escorte et piaillent sur le fait qu’on ne peut pas aller boire un café tranquille cinq minutes. J’hésite à lui faire bouffer ses couilles mais là j’avoue que tout ça me dépasse et je me laisse guider sagement tout en refreinant de violents sanglots.

Après quelques temps à errer dans des labyrinthes obscurs, nous débouchons sur un bureau semblable à tous les autres. Le gros lache ma veste et m’assoit sur une chaise. Les autres lui tapote l’épaule : « ça va aller Bernard, viens on te paye un café ». Tout le monde se barre. Je suis donc arrivé à destination ? Mais y a personne ici.

Le centre de la pièce est occupé par une table assez massive. Je m’approche. Rien à voir, rien à faire. Je me penche pour regarder sous les meubles, on ne sait jamais. Je fais le tour de la salle. Des piles de dossiers partout, deux autres portes dans le fond. Je vais me rasseoir à ma place et j’entreprends d’essayer de faire disparaître cette vilaine tache. J’attends. Il va bien finir par se passer quelque chose.

Et voilà. Un bruit de pas étouffé. Quelqu’un pour s’occuper de moi, enfin ? Ou alors on recommence à se foutre de ma gueule ? Non ! Une femme ! Une espèce de vieille harpie avec un tailleur blanc qui porte un lourd carton dans les bras. Elle me bouscule pour passer sans que ça la gène plus que ça.

Je reste immobile et j’observe cette pute qui fait tout pour m’ignorer.

Je me vois bien la jeter par terre et lui écraser la boite crânienne avec son putain de carton qui a l’air si lourd. J’entends de là le bruit que ça ferait… Puis je laperai la substance sortie de son cerveau tout en poussant des grognements animaux. Le mieux serait que quelqu’un me sodomise en même temps avec une pile de formulaires B76X…

mais... qu’est-ce que je dis, moi ? Mais qu’est-ce q

AAAAAAAAH

MALEFICE !

Je me suis levé sans m’en rendre compte ! Je... Je...

Mais j’ai un presse-papier à la main !

Bien. Ma mauvaise humeur prend des proportions considérables. L’influence du cerveau est grande. Bien. Bien. Bien. La femme pose son carton et s’approche de moi. Bien. Je cache ma main gauche dans mon dos : je n’ai pas eu le temps de reposer mon arme improvisée.

- hrm. Bonjour Madame, ravi de vous voir, vraiment. Vous pourriez peut-être m’aider…
- C’est ça. Vous venez pour consulter quelle année ?
- Ah… euh… moi je cherche un formulaire…
- Ah bah le service des formulaires c’est pas là hein. Là vous êtes à l’archivage.
- Est-ce… que je rêve ? Elle est où la caméra ?
- Quoi ?

Je n’entends plus rien de son discours, ni de ses indications obscures pour trouver mon chemin ; mais je me laisse bercer par le rythme lancinant et charmant de la voix. Je me laisse aller à une douce langueur et fais tomber mon coupe-papier, sans que je cherche à la retenir.

La vieille lève les yeux au ciel, pose son cul dans son siège, et murmure d’une voix presque rauque :
- Vous entendez ? Vous entendez bien qu’il ne se passe rien à cet étage ? Y a que moi qui bosse ici, les autres c’est café ou RTT… Elle ne peut contenir un soupir.
Je ne sais que répondre, parce que franchement, j’en ai rien à foutre. Par contre je m’attarde à observer ses yeux que je me figure tout à fait en train de gober.
- Oui, je sais ce que vous pensez, je le vois. Vous pensez qu’on est tous les mêmes ici, que des feignants. Que je ne vous donne pas votre formulaire pour vous embêter. Et bien non, il faut nous unir ! Il nous appartient de faire un peu bouger les choses ici !

Que... ? Que signifie ? Elle commence à rassembler rageusement ses affaires, elle s’approche, je, je, Seigneur, viens-moi en aide, je ne sais plus quoi faire. Son ton s’est chargé d’une sorte de douce frénésie, et elle s’approche, les yeux fous. Je ne peux bouger et je la laisse s’avancer jusqu’à moi, pétrifié.

- Sais-tu bien ce que cela signifie de bosser pour ces raclures ? Le sais-tu ? Es-tu conscient du grand Mystère du Fonctionnariat ? Tu n’es pas comme eux, tout de même pour rester ainsi immobile ?

Elle ne me laisse pas le temps de répondre, déjà m’empoigne par ma veste pour me relever. Je veux l’empêcher, mais je ne peux presque pas bouger. Je sens mes doigts buter sur le presse-papier que j’avais laissé tomber. Je n’ai plus rien d’humain. Elle me force à abandonner mon siège et aperçois l’objet que je tentais de cacher. Cette vision ne la fait pas reculer ni même trembler, bien au contraire, bien au contraire.

- C’est un acte de salut public que nous nous préparons à accomplir, non pas un simplement récupérer un formulaire. C’est un symbole ! Oh ! Je suis bien contente que tu te sois retrouvé dans mon bureau !

Elle dit vraiment n’importe quoi, alors je lui mets mon poing dans la gueule. Elle se retrouve projetée dans le mur face à moi. Je la frappe frénétiquement avec le presse-papier : festin de sang répandu et de chair ouverte.

Les mains et d’autres morceaux de la jeune femme sont partout étalés dans la pièce. Je me sens emporté dans un tourbillon d’émotion. Elle se relève et essaye d’appeler. Je continue à m’acharner sur ce qui lui reste de visage et jusqu’au dernier gémissement c’est un enchantement de tous mes sens.

Alors que la rage s’éteint doucement en moi, satisfait et repus de jouissance, je me dirige vers le bureau des formulaires.

- Votre nom, que je puisse remplir votre B76X ? me demande la fonctionnaire du service des formulaires.
- Morrand.
- Morrand, répond-t-elle dans un sourire moqueur, comme si elle devinait tout par ce simple mot.

Cette étrange journée est passée. J’émerge d’un sommeil paisible et mes yeux s’ouvrent sur un ciel bleu sans nuages. Je suis de retour à la maison !

Une voix tonnante, reconnaissable entre toutes, celle de ma mère, éclate soudain à mes oreilles.

- Gabriel, viens un peu par là, je te prie.
- C’est pas comme si j’avais le choix hein.
- Gabriel, tu vas me parler autrement.
- Poil aux dents !
- Laisse tomber. J’ai un problème avec tes impôts, je t’explique pas en détail, tu ne comprendrais rien, et peut-être que ça vaut mieux. Bref. J’ai une mission pour toi, parce que là tu me coûtes trop de tunes.
- Je suis désolé, Maman.
- Ouais bah on verra si tu arrives pas à régler ça, tu me devras 2000 euros.
- 2000 euros ?!?
- Oui enfin bon étant donné j’ai oublié de te déclarer l’année dernière, y a peut-être une solution si tu t’en occupes.
- Ouais si ça peut m’éviter de débourser 2000 euros, je suis ton homme.
- Y a juste un papier à remplir en fait…
- Ca je sais faire, pas de problème.
- C’est un formulaire de déclaration d’urgence.
- Pas de problème ! Tu me le files ?
- Faut que tu ailles au Centre des Impôts.

On ne discute pas les ordres de sa mère normalement. Mais il y a des jours où on trouve qu’un couteau de cuisine peut être très seyant au milieu du front maternel.

= commentaires =

Abbé Pierre


    le 12/03/2006 à 13:20:01
C'est franchement bien foutu comme edit, surtout pour passer à ça après le texte de Gloups.

Le truc qui m'a fait le plus marrer bien que ça ne soit sûrement pas voulu c'est le "plus que raz le cul".
Lapinchien


tw
Pute : +1
    le 12/03/2006 à 13:24:42
C'est quelque part entre Brazil et une des epreuves des douzes travaux d'Asterix... J'aurais ri volontier si je n'avais moi meme ete victime de ce genre de deboire administratif qui m'a couté la peau du zgeg... Julien courbet si seulement tu etais né à l'époque !

Sinon çà commence à devenir titanesque comme texte. On fera quoi quand on en arrivera à s'editer des livre de 1000 pages chacun ? Je pense qu'il y une course à la speculation du cours de la ligne qu'est malsain... Dans mon edit (hhheeeiiidddiiiit heeeiiiiddiiii petite filllee des montagnnnness !) ben je m'en vais resoudre le probleme en pondant un texte carrement plus cours...
nihil


    le 12/03/2006 à 17:10:30
C'est pour ça qu'à la maison je laisse toujours Aka s'occuper de la paperasse et des démarches administratives... Une fois qu'elle a terminé, il y a moins de cons sur Terre.
Nounourz


    le 12/03/2006 à 19:24:54
J'ai beaucoup plus aimé que lors de ma première lecture ! De nombreux passages très marrants, et les reprises du texte de glahøxe sont pile poil placées comme il faut.

Pendant la lecture, je t'imaginais sans peine en train d'enrager dans ce dédale de couloirs... en lisant "Mais ils veulent quoi putain !" je t'entendais presque râler devant moi ^^

y'a que la fin que j'ai pas trouvé terrible, mais bon, au vu de la franche rigolade suscitée par le texte, c'est pas bien grave.
Aka


    le 12/03/2006 à 22:15:21
Moi non plus suis pas super fan de la fin, mais bon on fait ce qu'on peut avec le texte d'avant : ça a ses avantages et ses inconvénients.
Contente que ça vous fasse marrer, perso j'ai pas franchement rigolé en l'écrivant (mis à part le passage où il songe à se bouffer les doigts ou quand il hurle qu'il est cerné par des enculés - là je me suis poilée en pensant à l'édit initial). Je m'attendais donc à la même réaction de votre part.
Womble


    le 13/03/2006 à 00:44:36
Je ne l'ai pas non plus trouvé aussi marrant que le texte de Glaüx mais je reste admiratif devant le grand écart que représente le changement d'univers.
Et pour ça je trouve que le texte est réussi. C'est pas désopilant mais ça se lit bien. L'édit de Glaüx est à lire impérativement avant par contre.

Sinon y a un truc qui m'a interpellé :
Il saisit d'abord un presse-papier qui se transforme en coupe-papier puis à nouveau en presse-papier et enfin en coupe-papier (Pour égorger quelqu'un s'est toujours mieux)...

C'est une finesse que j'ai pas compris ou une erreur ?

commentaire édité par Womble le 2006-3-13 0:45:0
Aka


    le 13/03/2006 à 01:22:06
Non ça vient de moi, ça devait se transformer dans ma tête au fur et à mesure.
Mea culpa.
Aesahaettr-
    le 13/03/2006 à 08:57:46
"Voilà qui est fâcheux putain de bordel de merde. J’ai une soudaine envie de m’asseoir là et de me manger les doigts en hurlant."


*s'étrangle avec son café* heuârk heuârk, argh, salaud !
Ange Verhell


    le 13/03/2006 à 15:44:34
Sais pas, pas réussi à ne pas m'ennuyer à la lecture de ce texte. D'accord, on devine que l'auteur sait mieux faire, donc on voit qu'il a manqué d'inspiration et même de temps pour fignoler ("...les autres lui tapote... tourbillon d'émotion(s?)... )
C'est peut-être exprès pour mieux traduire l'ambiance ennuyeuse, mais j'aimerais plutôt le ressentir, cet ennui.
ça pourrait être un remake administratif d'une rencontre en terra incognita avec des loups à gros bidons et imbibés de café. Effet fin d'hiver, sans doute.
Y a pas d'idées marquantes, c'est ça, ni de mots clefs pour verrouiller le tout. Et quand un personnage apparaît pour être offert en pâture au scenar, il n'arrive pas à s'imposer parce qu'il ne fait pas l'objet d'une étude de caractère ou de physionomie. Le mini dialogue ne veut rien dire, il n'amène même pas le lecteur au coup de coupe papier. C'est dommage pour un tel investissement en nombre de lignes.
Du coup, je n'ai pas réussi à voir les fonctionnaires ni la vieille, ni son sang, ni le reste. On n'a pas envie de suivre l'auteur dans les couloirs, ni y rester.

Aka


    le 13/03/2006 à 15:52:34
Sérieux il faut que tu meurs. S'il te plait, fais ça pour moi. Ou va bosser chez Télérama, mais fais quelque chose bordel.
nihil


    le 13/03/2006 à 16:56:09
Je le trouve plus que pas ennuyeux ce texte, au contraire je le trouve fendard. Ca pète pas plus haut que son cul c'est sur, c'est pas du littéraire ou quoi que ce soit, et tant mieux parce que ça collerait pas... Si tu recherchais une nouvelle sérieuse Ange, je comprends ta déception (mais ça excuse pas le ton condescendant, descends un peu de ton perchoir, d'autant que niveau littéraire t'es dans le même bain que tout le monde d'après ce qu'on a pu lire).
Une bonne tranche de vie bien déjantée vaut pas mal de nouvelles surlittéraires qui se la pètent. Là c'est l'exutoire pour tous ceux qui ont connu les files d'attente de l'ANPE, les entretiens d'orientations sans but ou les démarches administratives labyrinthiques.
Il faut en plus capter qu'on est dans le cadre d'une rubrique avec ses contraintes : on ne peut faire du neuf qu'à partir du vieux. Le passage du monde médiéval-fantastique du texte de Glaûx aux locaux de l'ANPE est très réussi. Ange, relis les deux textes en parallèle et tu constateras qu'il y a plus de recherche et de boulot que tu ne crois.
Ange Verhell


    le 13/03/2006 à 17:42:01
Je propose à Aka de me mettre à la place de la vieille fonctionnaire, ça va comme ça ? Et en prime elle peut m'immoler à la Saint COn.
Aesahaettr-
    le 13/03/2006 à 23:19:01
C'est de la triche, vous êtes tous des centenaires.
nihil


    le 13/03/2006 à 23:37:53
C'est normal que je comprenne jamais rien à ce que tu racontes ?
Glaüx-le-Chouette


    le 14/03/2006 à 16:18:19
J'ai bien rigolé.

Je trouve l'humour sympa, étant donné qu'on est passé d'un texte super sérieux, à happy end, rappelons-le, NIHIL A FAIT UNE HAPPY END, car il est mignon, avec un ventrou tout rose un peu comme, comme qui déjà, ah oui l'abbé, et Cadarn mais il est mort faut pas en parler, étant donné DONC, disais-je, qu'on est passé d'un texte super sérieux à un texte super débile ; là, Aka a pris la voie médiane, la voie centriste de l'humour, une espèce de melting pot de débilepunkfun et de contexte gerbatif et moralement glauque. Et ça tient, somme toute.

Par contre cette incitation au terrorisme idéologico-économique américano-impérialiste par l'utilisation d'une illustration des Twin Towers rénovées, je trouve ça très moyen, demain la Zone sera subventionnée par Washington, bordel, où allons-nous.






Cette dernière phrase est un test.
Abbé Pierre


    le 14/03/2006 à 17:18:42
Et Glaüx c'est qui déjà..ah oui Bernard Werber.
Glaüx-le-Chouette


    le 14/03/2006 à 17:39:32
J'parle pas aux gens qui vivent sur des nuages roses, j'ai pas confiance.
Glaüx-le-Chouette


    le 14/03/2006 à 17:40:28
Et tu as raté ton test, sois triste.
Abbé Pierre


    le 14/03/2006 à 17:43:21
J'ai pas lu après que Bernard Werber ait annoncé que j'avais un ventrou tout rose. Je parle pas aux problèmes capillaires, c'est tous des connards.
Glaüx-le-Chouette


    le 14/03/2006 à 17:46:11
Léger déficit capillaire.

Je ne le prends pas comme un problème.

Je t'interdis de le prendre comme un problème BORDEL.
Abbé Pierre


    le 14/03/2006 à 17:49:05
PAS DE CHEVEUX PAS DE CHEVEUX IL A PAS DE CHEVEUX PAS DE CHEVEUX PAS DE CHEVEUX IL A PAS DE CHEVEUX PAS DE CHEVEUX PAS DE CHEVEUX IL A PAS DE CHEVEUX PAS DE CHEVEUX PAS DE CHEVEUX IL A PAS DE CHEVEUX PAS DE CHEVEUX PAS DE CHEVEUX IL A PAS DE CHEVEUX PAS DE CHEVEUX PAS DE CHEVEUX IL A PAS DE CHEVEUX PAS DE CHEVEUX PAS DE CHEVEUX IL A PAS DE CHEVEUX PAS DE CHEVEUX PAS DE CHEVEUX IL A PAS DE CHEVEUX PAS DE CHEVEUX PAS DE CHEVEUX IL A PAS DE CHEVEUX PAS DE CHEVEUX PAS DE CHEVEUX IL A PAS DE CHEVEUX PAS DE CHEVEUX PAS DE CHEVEUX IL A PAS DE CHEVEUX PAS DE CHEVEUX PAS DE CHEVEUX IL A PAS DE CHEVEUX PAS DE CHEVEUX PAS DE CHEVEUX IL A PAS DE CHEVEUX PAS DE CHEVEUX PAS DE CHEVEUX IL A PAS DE CHEVEUX PAS DE CHEVEUX PAS DE CHEVEUX IL A PAS DE CHEVEUX PAS DE CHEVEUX PAS DE CHEVEUX IL A PAS DE CHEVEUX PAS DE CHEVEUX PAS DE CHEVEUX IL A PAS DE CHEVEUX PAS DE CHEVEUX PAS DE CHEVEUX IL A PAS DE CHEVEUX PAS DE CHEVEUX PAS DE CHEVEUX IL A PAS DE CHEVEUX PAS DE CHEVEUX PAS DE CHEVEUX IL A PAS DE CHEVEUX PAS DE CHEVEUX PAS DE CHEVEUX IL A PAS DE CHEVEUX PAS DE CHEVEUX PAS DE CHEVEUX IL A PAS DE CHEVEUX PAS DE CHEVEUX PAS DE CHEVEUX IL A PAS DE CHEVEUX PAS DE CHEVEUX PAS DE CHEVEUX IL A PAS DE CHEVEUX
Aka


    le 14/03/2006 à 17:52:19
Réponse au test : DTCS !

Voila.
Glaüx-le-Chouette


    le 14/03/2006 à 17:56:13
Ah, enfin un cérébré.


L'abbé : http://tinyurl.com/qajej

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