Archives Menstruelles


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Recherche d'articles par mois
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Crever ou voler.
par Lindsay S - (01/06/2026)
Qui est le plus à plaindre, de la mère ou de la fille, quand une adolescente souffre du manque d'empathie de celle qui est censée la protéger ? La question est sans doute mal posée : la mère a elle-même été une fille, et la fille deviendra mère à son tour. C'est donc, bien au-delà d'un cas individuel, une réflexion sur la condition féminine que propose Lindsay S. Le grand mérite de ce texte remarquablement écrit est de donner la parole à la mère défaillante, tout en laissant entendre en creux celle de la fille qui la regarde et qui la juge avec la dureté des adolescents implacables. Une histoire de femmes donc, dans un milieu social modeste qui complique encore la donne, et dont la morale pourrait se résumer à : "C'est ma fille, alors bon... je l'aime." et "Elle verra que j'ai fait au mieux."
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punchlines - schizoscène
par Charly Pratique - (02/06/2026)
Un artiste sur scène se moque de la naïveté des spectateurs, prêts à "avaler" n’importe quoi, et assume son propre rôle de "con professionnel". Il joue avec l’absurdité du stand-up, entre blagues, autodérision et provocations, tout en questionnant sa propre folie et son besoin de scène. Son humour oscille entre vulgarité, confessions intimes et quête d’identité à travers l’art. Un beau pot-pourri qui donne bien mal à la tête.
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Parce que c’était lui, parce que c’était moi...
par Amphitrite - (03/06/2026)
C’est ici un texte original, lecteur. Je t’avertis dès l’entrée qu’il poursuit une double ambition : répondre l’Appel à Textes Lovecraft et rendre hommage à deux célèbres amis du XVIe que la mort sépara prématurément. Tel un palimpseste, le récit superpose les lieux et les époques de la vie de Montaigne. Du point de vue de la structure, c’est très réussi et la chute est savamment amenée. En revanche, soucieuse d'ancrer son récit dans l’Histoire, l’auteure adopte un style pseudo-seiziémiste et multiplie avec lourdeur des références biographiques qui ne dépareraient pas un manuel de Lagarde et Michard. Ce qui donne des dialogues aussi naturels qu’une scène des "Visiteurs" écrite par Ionesco : « Holà, messire de La Boétie, vous qui écrivîtes l'essai "De la Servitude volontaire" à l'âge de dix-sept ans, venez vous rafraîchir le gosier de ce vin gouleyant pendant que moi, Michel Eyquem, sieur de Montaigne et comme vous conseiller au Parlement de Bordeaux, je trousse l'accorte ribaude d'aubergiste que voici !". Malgré les indéniables qualités littéraires du texte, ces travers risquent d'en agacer plus d'un.
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LA MÉTAMORPHOSE DU LIVREUR PRIME+
par Caz - (04/06/2026)
Ça commence comme une journée banale, puis un détail déraille. Petit à petit, un livreur sous pression, scanner greffé à la main, se transforme en pleine tournée. Ce qui débute par un détail grotesque devient peu à peu une mutation plus vaste. Le corps commence à buguer version body-horror logistique. Ça bip, ça scanne, ça transforme. Et au bout du compte, on se demande qui livre qui.
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La Présence (2)
par HaiKulysse - (05/06/2026)
Ce texte, c’est un peu comme capter une fréquence radio extraterrestre en pleine migraine à 3h du matin. Ça parle de Présence, de monstres, de guerres absurdes, de centrales nucléaires, d’anges crépusculaires, de parasites préhistoriques, d’IA, de mers noires et de trucs cosmiques impossibles à résumer proprement sans avoir l’air de sortir soi-même d’un bunker expérimental. Ici, la logique classique se fait rapidement découper en morceaux. Les phrases gonflent, dérivent, mutent, comme si le texte lui-même était contaminé par ce qu’il raconte. On passe d’un décor industriel pourrissant à des visions presque mystiques, avec cette impression constante que le monde est déjà foutu mais qu’il continue quand même à tourner, par habitude ou par cruauté. Le récit avance moins comme une histoire que comme une espèce de cauchemar cyberpunk organique : ça crépite, ça déborde, ça fusionne des images magnifiques avec d’autres complètement bancales, mais toujours avec une vraie personnalité. Par moments, on a l’impression qu’un poète cosmique a avalé Wikipédia, Matrix, Lovecraft et une centrale nucléaire avant d’écrire sous fièvre. Et derrière le chaos, il reste surtout cette sensation étrange : quelque chose d’immense est déjà là. Quelque chose qui observe, infiltre, transforme… pendant que les humains continuent à bricoler leurs machines et leurs croyances au bord du gouffre.