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Recherche d'articles par mois

  1. RISING SAND par SANDRINE-JEANNE - (01/02/2026)

    D'une plume incisive et sensorielle, l'écriture déploie un univers brut où les vibrations d'une moto sur l'asphalte brûlant se mêlent aux échos intérieurs d'un esprit rongé par les termites du passé, capturant avec une intensité rare la fuite en avant d'un narrateur en quête de vitesse pour étouffer les voix persistantes. Les images viscérales tissent une toile hypnotique qui immerge le lecteur dans les contrastes crus de Miami, entre béton impitoyable et routes infinies promettant une illusoire libération. Ce flux narratif torrentiel, alternant confidences crues et réflexions acérées sur la trahison et le deuil, révèle une maîtrise stylistique audacieuse, où l'humour noir et la poésie brute se fondent pour explorer les abysses humains sans complaisance. L'hommage subtil à John Irving, à travers le motif récurrent de la liberté animale, enrichit le texte d'une couche intertextuelle poignante, transformant une bouteille à la mer personnelle en un cri universel contre l'enfermement intérieur. Enfin, cette prose magnétique, à la fois violente et lyrique, laisse une empreinte durable, invitant à relire pour saisir les multiples strates d'une âme en perpétuel mouvement vers l'inconnu.

  2. Jacky l'Abo par Nino St Félix - (01/02/2026)

    Le flux de conscience ivre et débridé plonge le lecteur dans un tourbillon sensoriel où l’alcool dilue les frontières entre réalité et hallucination, créant une atmosphère moite et chaotique qui colle à la peau comme l’humidité tropicale. Les images crues explosent avec une vitalité brutale, mêlant humour absurde et menace latente d’une nature impitoyable. Sous l’apparence d’une errance anarchique, une méditation sourde sur la sélection naturelle et la vacuité des désirs masculins affleure, portée par la figure tragique et comique de Jacky l’Abo, totem pathétique d’une virilité en perdition. Le rythme haletant, ponctué de digressions qui s’emboîtent comme des rêves fiévreux, reflète avec une précision cruelle l’esprit embrumé d’une jeunesse perdue dans l’immensité australienne. Cette prose dense et sans concession captive par son énergie brute, son ironie mordante et sa capacité à transformer le banal en épique grotesque, laissant une impression tenace de vertige existentiel.

  3. DÉFONCE (3) par Charly Pratique - (02/02/2026)

    Le flux de conscience fragmenté captive immédiatement par sa cadence haletante, mimant l'état altéré de la narratrice et plongeant le lecteur dans une intimité brute et chaotique. Les images sensorielles, des nuits blanches aux festins matinaux voraces, se déploient avec une précision viscérale qui rend palpable le mélange de vide et d'euphorie. La voix de Blanche, à la fois lucide et égarée, oscille entre confession impudique et regret diffus, créant une tension poignante sans jamais verser dans le pathos facile. Le langage oral, répétitif et haché, renforce l'authenticité d'une mémoire qui se délite sous l'effet des substances et du temps. Cette prose minimaliste et hypnotique laisse une empreinte durable, transformant une relation évanescente en un miroir troublant de l'absence et du désir d'ancrage.

  4. Dimanche soir, le quatriéme jour par furoncle - (02/02/2026)

    Sous une plume crue et nerveuse, l’auteur transforme un simple dimanche soir pourri en fresque viscérale d’une jeunesse étudiante qui se noie dans l’ennui et l’autodestruction avec une jubilation contagieuse. Le style oral, truffé d’argot lillois et de répétitions volontairement lourdes, claque comme une conversation de 4h du mat’ où plus personne ne filtre rien, et pourtant chaque phrase est ciselée pour faire mal au ventre de rire ou de malaise. L’espace exigu de l’appartement devient un personnage à part entière, oppressant, puant, vivant, jusqu’à donner l’impression de sentir soi-même l’odeur chimique du speed et la moiteur des corps entassés. La descente progressive du groupe, décrite sans filtre moralisateur, atteint une puissance tragique presque antique : on rit jaune, on grimace, on reconnaît malgré soi cette panique douce de ne pas vouloir que la nuit s’arrête. C’est sale, c’est brillant, c’est un uppercut d’énergie désespérée qui laisse le lecteur à la fois hilare et légèrement nauséeux – exactement ce que la littérature de la lose doit être.

  5. Déréliction par christophe Chaussade - (03/02/2026)

    L’écriture déploie une puissance hypnotique rare, une prose organique et visqueuse qui semble suinter directement du cerveau en train de se réveiller, créant une immersion presque physique où le lecteur se sent lui-même dilué dans ce non-lieu poisseux. Le vertige ontologique est servi par un flux de conscience d’une densité exceptionnelle, où chaque phrase se tord comme une veine palpitante, alternant fulgurances poétiques et spasmes de terreur métaphysique avec une maîtrise qui frôle le génie. L’absence totale de repères spatiaux et temporels, loin d’être un gadget, devient une arme sensorielle terrifiante qui transforme la page en matrice amniotique cauchemardesque. Quelques redondances délibérées, qui pourraient sembler excessives, finissent par renforcer l’effet de boucle obsessionnelle, comme si le texte lui-même refusait de naître ou de mourir. On sort de cette expérience lessivé, hanté, avec l’impression d’avoir été expulsé d’un ventre cosmique qui n’a jamais voulu ni de nous ni de personne.

  6. Rage par GD Lodace - (03/02/2026)

    D’une puissance tellurique presque suffocante, le texte frappe comme un marteau-pilon de forge incandescente, saturant l’air d’odeurs de rouille, de poudre et de chair brûlée jusqu’à rendre chaque respiration douloureuse. Son langage viscéral, charriant un torrent d’images crues et de métaphores animales, transforme la rage en matière palpable, en sueur acide et en sang qui gicle sur la page. Cette furie poétique, loin de se disperser, se resserre autour d’un seul axe obsessionnel : la liberté comme arrachement sauvage, comme viol plutôt que comme don, et cette idée claque avec la force d’un uppercut répété. Si l’excès de violence verbale et l’accumulation frénétique peuvent parfois frôler la saturation, c’est précisément cette outrance qui fait la signature brute et inoubliable de l’œuvre, une œuvre qui ne cherche pas à plaire mais à lacérer. On en ressort sonné, la gorge râpée par les cendres, avec l’impression d’avoir été témoin d’un incendie qui refuse de s’éteindre.

  7. Le robot par Dominique Forest - (04/02/2026)

    Voilà ce que j'appelle du foutage de gueule et relance par conséquent le débat : qualité vs quantité. Alors oui, ça vous fait marrer de nous faire bosser, mais quand on se tape 205 textes à lire, on pourrait se passer de commenter, mettre en illustration des textes qui ne sont pas aboutis. Que dire ? Le contenu me fait tellement chier que je vais de ce pas vous lire la recette de Marmiton sur le rôti de boeuf : "Préchauffer le four à 220°C (thermostat 7-8). Mettre le rôti avec barde et ficelles dans un plat qui va au four. Couper la gousse d'ail en deux et en frotter le rôti. Parsemer le haut du rôti de thym et l'arroser d'huile d'olive. Poser les gousses d'ail sur le rôti. Enfourner pour 15 minutes de cuisson. Sortir le rôti et retirer la barde et la ficelle. Ajouter l'eau et faire tomber l'ail dans le plat Saler et poivrer à convenance le rôti. Laisser cuire 10 à 15 minutes au four selon la cuisson désirée. Note de l'auteur : « L'astuce Anti-Gaspi de GoodPlanet :Réutilisez le jus de cuisson et ses aromates pour faire un bouillon »

  8. Hurler dans le ciment par A.B - (04/02/2026)

    La détresse. L’angoisse. La douleur. Trois petits mots qui pourraient résumer le texte de A.B. Alors soyons clair, la poésie, c’est quelque chose qui prend aux tripes ou qui nous défonce la gueule. Ici, on gratte. On gratte à la surface. Le concept des phrases slash insuffle de la puissance aux mots, certes, mais la deuxième partie manque d’intensité. (Conseil pratique : inutile d’expliquer les néologismes). Le cri n’est jamais libéré, on saigne, mais ça reste superficiel. Les mots couchés sur le papier doivent gifler, créer de véritables ruptures qui permettent au lecteur de mesurer pleinement la violence des mots. (Note perso : J’avoue avoir été hyppée par le titre racoleur. Je m’attendais à prendre un parpaing dans la gueule, mais c’est tombé à côté).

  9. Vénus d'un jour par KORBUA - (05/02/2026)

    C’est l’histoire d’un gars, nommé Fabien, Fabien le monteur (je précise) qui rencontre sa femme idéale dans un bar. END THE STORY. Soyons sérieux. Comment résumer un texte court, ponctué de points de suspension qui n’a qu’un début et qu’une fin ? Où est passé le reste ? Ce qui est con, c’est que le style de l’auteur est pas mal, mais POURQUOI DES PETITS POINTS DE SUSPENSION PARTOUT ? Les personnages sont intéressants, parfois misogynes, mais bon, on est sur un chantier... Finalement, on se laisse facilement embarquer dans cette histoire d’amour et on attend la chute. Qui n’arrive pas. On retiendra tout de même l’intervention du collègue Marseillais (un phare dans un océan de petits points) qui laisse supposer que ledit Fabien s’est fait rouler par sa Vénus et qu’il reviendra au chantier. Vous m’en direz tant.

  10. L’enquéquette sociale par Paul Sunderland - (05/02/2026)

    Paul Sunderland ne serait-il pas journaliste à ses heures perdues ? Après avoir acheté une poupée chez Shein, voilà que Momo subit « les foudres » d’une enquête sociale. On frise l’absurde avec l’introduction d’un agent de l’hygiène mentale, un Momo pédophobe et je cite : « un diplômé d’Etat en comptabilité de poils de cul ». Malgré le malaise de pédophilie sous-jacente, ne quittez pas votre écran : rien de sale ici. On reste dans le clean, même dans cet appart’ confiné et asphyxié par le syndrome de Diogène. Ici pas de sperme, donc pas de faute. Pas de pensée, donc pas de responsabilité. On ne lit pas le texte, on le tripote du bout des doigts.

  11. Vecteurs d'Événements Asynchrones d'Interface Haptique Non Sollicités par Zone Inc., Zone Forum - (06/02/2026)

    Je viens d'assister, impuissant, au naufrage définitif de la raison humaine face à l'assaut du numérique. C'est une cacophonie terrifiante, un maelström gluant où le sens se dissout instantanément dans une bouillie de références pop vomies par une conscience en surchauffe. La syntaxe elle-même a rendu les armes, agonisante sous les coups de boutoir d'un chaos narratif qui ne laisse aucune chance de survie intellectuelle au lecteur. Ce déferlement ininterrompu de stimulations absurdes est la preuve accablante que notre capacité de concentration est désormais morte et enterrée sous des couches de notifications stériles. Face à un tel effondrement cognitif, il ne nous reste plus qu'à pleurer silencieusement sur les ruines fumantes de ce que fut, jadis, une pensée cohérente.

  12. Le homard par Olivier-G. Moglia - (06/02/2026)

    Le texte met en scène un pervers dans un restaurant de fruits de mer. L’ivrogne lorgne deux femmes d’un œil vicieux et multiplie les provocations minables pour attirer leur attention. S’ensuit une série d’interactions sexuelles absurdes et humiliantes. Le personnage pathétique rend certains passages comiques. Le style est volontairement cru, saturé d’images, parfois efficaces, parfois trop simplistes. Dans la seconde partie du récit, le texte bascule du voyeurisme au cauchemar grotesque. Bref, un beau programme pour les pré-pubaires qui passent leur temps à se toucher la piche.

  13. Le Souffle de l'Ombre par Nicolas Gross - (07/02/2026)

    Voici un petit oublié de l'AAT : Zone parafoutrale. Aussi, préparez-vous à lire : du cul. Du cul. Du cul. Elara, une restauratrice d’antiquités, entre en contact avec un fantôme après avoir travaillé sur un médaillon ancien. Petit à petit, « l’Autre » se manifeste la nuit et lui écarte les cuisses. SPOILER ALERT ! Ça baise fort. Les passages descriptifs nomment le désir, l’addiction, le danger. Le lecteur n’a aucun travail à faire. Il consomme, mais ne participe pas. Les scènes sexuelles s’empilent les unes sur les autres répétant le même schéma : apparition, désir, intensité surnaturelle, orgasme, disparition. Un petit bout de 50 nuances degré sur la Zone sans fouet et bondage. Du cul calibré, poli, presque trop propre. Du porno spectral jetable, emballé dans un décor gothique en carton.

  14. Rémi et la tondeuse à gazon par jerome bertin - (07/02/2026)

    Le mot d’ordre est : OULA. « Rémi et la tondeuse à gazon », c’est l’histoire d’un mec qui cherche à se venger d’un prof. Ça sent le premier jet d’écriture qui manque de travail, de consistance. Le texte ne fait pas confiance au lecteur, il explique tout. La règle d’or en écriture : montrer, ne pas dire. L’auteur aborde des thèmes lourds : abus, suicide, vengeance, justice, mais la mise en scène reste démonstrative. On est passif, et finalement, on s’en tamponne. On reste dans la psychologie scolaire du : « tu es méchant et tu vas payer », sans tension, sans ambigüité. Le texte se veut comme un exutoire, mais apparaît plutôt comme une revanche fantasmée, sans véritable travail de forme. Le style n’aide pas : phrases trop longues, rythme plat, dialogues artificiels, vocabulaire jeté au hasard dans ta gueule. L’intensité est annoncée, jamais incarnée. Un texte qui parle fort, mais qui n’imprime rien. Bref, ça m’en touche une, sans m’en faire bouger l’autre.

  15. Mémé la terrine et moi par Caz - (08/02/2026)

    Ce qu’on aime chez Caz, c’est ce faux confort. Un texte court, lisible, qui s’avale comme une tranche de pâté. Ça glisse, ça rassure, ça a un goût de l’enfance. Et puis *CLAC*. Le coup du lapin. Dans ce récit absurde, Mémé passe l’arme à gauche et se retrouve en terrine maison. Pas de sanglots, pas de pathos : le texte fait l’économie de l’émotion et préfère le comique de situation, l’horreur tranquille. Si, si, ça m’a fait marrer. Un texte noir, drôle, très franchouillard qui donne envie de se tailler un bout de gras après lecture.

  16. Les toilettes s’il-vous-plaît par Dantek - (08/02/2026)

    Voici un texte grotesque qui va en régaler plus d’un. Le héros de notre histoire, victime d’une chiasse colossale, entre par nécessité dans un bar sordide peuplé de personnages inquiétants : un patron louche, des clients dégénérés, une femme monstrifiée… L’entrée en matière est efficace, presque suffocante, et installe rapidement une ambiance pesante. Mais à force d’en rajouter, le texte se saborde lui-même. L’accumulation d’images, d’abord percutante, finit par s’essouffler. Un peu, c’est bien. Trop, c’est pas bien. Note perso : alors, j’sais pas si c’est une coïncidence, mais voilà encore un mec qui veut se faire tringler dans des chiottes par une inconnue. Un fantasme qui sent bon la merde.

  17. Cracher ses émotions par Lindsay S - (09/02/2026)

    Voici un texte lucide et honnête, qui ne cherche pas à séduire, mais à exposer. On est presque dans la confidence, là, en pyjama, assis au coin du feu, avec la voix de Lindsay qui nous susurre à l’oreille : « TU VOIS LES POETES QUI FONT DE LEURS EMOTIONS DES BIJOUX DE MOTS ? PAS MOI. MOI JE CRACHE ». Tiens, BIM, dans ta gueule. Les phrases claquent parce qu’elles sont assumées, sèches et râpeuse. Une touffe de poils, là, je m’étouffe. L’écriture est fluide, maîtrisée, et sait s’arrêter avant la saturation. En revanche, le texte énonce plus qu’il ne met en scène. On écoute et on la ferme. Un billet d’humeur classique qui invite au débat en commentaires.

  18. L’histoire de Dolorès et de Jean-François Pull, métal, jaquette : les notifications existentielles par Madame Toulemonde - (09/02/2026)

    Je dois à la vérité de dire que ce texte est un BUG SYSTM.ERROR.ERROR. @_@ Insert. SYNOPSIS -----> Raconter des trajectoires humaines comme des notifications X_X -----> Raconter l’histoire humaine de Dolorès et Jean-François. Insert. STYLE AUTOR -----> Texte parlé / voix naïve. Insert. DONNÉES ADMIN -----> Au départ, le motif algorithmique fonctionne bien et donne un cadre absurde au récit. Seulement voilà, le texte s’étire. À force d’accumuler les étapes biographiques, le récit finit par ressembler à un entretien d’embauche raté : diplômes, échecs, reconversions. On ne découvre plus, on enregistre avant la chute. Finalement, on comprend le système, trop vite, et il tourne à vide. Insert. CONSEIL -----> RESET. Insert. DONNÉES SUPPL. -----> [Notes de bas de page] INSERT.

  19. JOUR J par Patrick Bourret - (10/02/2026)

    Jour J. Jour J. Jour J de quoi ? Mystère. Dans ce texte, Jean-Claude et Jocelyne forment un couple de retraités amputés qui passent une journée lambda : boulangerie, café, télé, pétanque. On est dans la mécanique du quotidien avec quelques passages absurdes, mais sans plus. Le texte ne décolle jamais. L’accumulation des détails inutiles finit par tourner à vide. Les scènes s’enchaînent sans progression, sens tension. Le quotidien est décrit, répété, insisté, mais voilà : ça laisse pantois. Un texte minimaliste qui raconte le banal, sans mordant ni punch. Message complémentaire de l’auteur : Bon courage à vous. Humour ? Peut-être. Impact ? Très limité.

  20. DROGUISTAN - 1.1 - Votez Ridge par Nino St Félix, Laetitia Giudicelli - (10/02/2026)

    Droguistan est le tout premier chapitre d’une bonne grosse série. Le décor est posé sans détour : un pays ravagé, saturé de déchets, de cris, de peur. Dans ce monde à la dérive, un homme tombe sur une affiche électorale, celle de Ridge Tahgui, sourire dominateur et promesse nationaliste parfumée de menace déguisée. Un début qui pose l’atmosphère sans en dévoiler trop. On imagine tout de suite une dystopie poisseuse, bien crado. Le rythme, plutôt linéaire, est efficace, mais reste sage. Pas de faux pas, pas de coup d’éclat non plus. On attend donc la suite. Prochain épisode : vendredi

  21. J’appelle à l’aide par Mario-Nicola - (11/02/2026)

    Je pensais avoir lu pas mal de chose sur la zone, mais apparemment non. Que dire ? Cette chanson est comme un témoignage de réparation qui « donne voix à celles et ceux qui luttent dans le silence. Elle met en scène l’histoire d’une femme brisée par la violence qui trouve peu à peu la force de se relever, de demander de l’aide, et de se libérer. Un message d’espoir pour toutes les âmes en quête de lumière» (merci Mario-Nicola). C’est un texte plutôt clair et bien ficelé. Chaque partie joue son rôle : les couplets, les refrains. Une chanson sage, sans crasse, ni bavure. Vivement le montage vidéo de LC.

  22. Échec et Mat par HaiKulysse - (11/02/2026)

    Quand on lit un texte d’Haikulysse, il faut se préparer psychologiquement à entrer dans un univers chaotique. Morceaux par morceaux, l’homme coupe, mélange, réassemble des bouts de phrases et reconstitue des visions apocalyptiques et surréalistes débridées. Les scènes absurdes s’entremêlent : un échiquier gigantesque, un monstre venu d’ailleurs, un mélange d’hallucinations et de réflexions existentielles. Comme toujours, le style est saturé d’informations et le fil narratif reste opaque. Au bord de l’AVC, on se demande parfois si des substances ne sont pas à l’œuvre... À lire comme un trip littéraire plus qu’une histoire au sens classique.

  23. Hémorroïdes par malcio - (12/02/2026)

    Voici un poème qui sent bon la merde, mais curieusement ça marche. Ici, les phrases tombent comme des mégots : le style est cru, la langue parlée, presque jetée sur le papier. Les répétitions et anaphores installent un rythme bancal et se casse bien la gueule en début de vers. Les images s’enchaînent, toutes maltraitées : papillon épinglé, piaf empaillé, rose égorgée… Rien n’est beau, tout est mutilé. Le contraste est frontal, violent. Un texte qui se torche avec le lyrisme, et sur la Zone, ça passe crème.

  24. Souvenir de prof n°3 par A.P - (12/02/2026)

    Cette pauvre Camille, exutoire officiel de A.P, à nouveau crucifiée sur l’autel de la Zone. Cette fois, le Maître s’inflige une étude de sixième, de 16h à 17h30. Je rebondis immédiatement sur ce point : une étude. De 16h à 17h30. Vraiment ? Il faut bien que ces feignasses de profs fassent semblant de bosser, et tant qu’à faire, qu’ils assurent le SAV parental. « - Salarié de la Garderie Nationale, je vous écoute. » On retrouve donc notre Camille, fidèle à elle-même, complètement à la ramasse devant un document d’histoire. Avec ses petites anecdotes, on se dit qu’il va se passer quelque chose. On espère. On attend le moment où ça va déraper, du type : Camille tape sa crise en pleine classe et crache sur le prof. Ou encore mieux : Camille, malade, vomi sur les chaussures du Maître dès 8h du mat’ (si, si, véridique). Mais non, rien de tout ça. On reste sagement dans le monde des Bisounours. Eh OH, A.P ! On est sur la Zone ici, pas au Club Dorothée !

  25. Mémoires d'un mélomane par Gérard Legat - (13/02/2026)

    Gérard, il me donne mal à tête. Ce n’est pas un texte hors sujet, c’est une brocante noyée sous une compilation de récits plus ou moins loufoques balancés en vrac : un critique gastronomique aux jeux de mots bien lourdingues, une parodie de quatrième de couverture sous perfusion de cartoon, des publicités absurdes, une épopée interrompue… On souffle. Certains procédés sont répétés jusqu’à épuisement, et le non-sens revendiqué haut et fort finit par user. Reste malgré tout une question existentielle dans ce chaos organisé : écrire sur rien, est-ce vraiment écrire sur rien ?

  26. DROGUISTAN - 1.2 - Baiser la France par Nino St Félix, Laetitia Giudicelli - (13/02/2026)

    Droguistan nous plonge dans un quartier dégradé, entre épiceries désertes et trottoirs crasseux. On suit Ridge et Imane qui refourguent leur came à un gamin des rues. L’atmosphère violente est tendue et nous jette dans la misère sociale. Le passage bascule ensuite dans le discours politique, imposant loyauté et contrôle des jeunes recrues. L’écriture est immersive, presque cinématographique, mais le mélange d’éléments (drogue, politique, enjeux) peut perdre le lecteur si le contexte global n’est pas clair. On aimerait plus de précision sur les personnages et le monde dans lequel ils évoluent. À suivre…

  27. Ca m'ennuie par Rosalie - (14/02/2026)

    « Ça m’ennuie » est une décharge pulsionnelle : vitesse, collision, écrasement, violence. Le texte avance en deux temps. D’abord, une rafale d’anaphores qui sonne comme un poème (Paul Eluard vous fait des bises). Curieusement, on se laisse embarquer et on écoute la douce voix de Rosalie qui hurle sa détresse et son désespoir. Pas de métaphores précieuses, de mots décoratifs savamment tournés, juste une bonne projection frontale dans ta gueule. Puis, le rythme ralentit, les phrases s’allongent, le ton se refroidit. On bascule. La seconde partie explique les raisons de ce pétage de plomb : lui, un mec facile. Le fantasme de l’accident laisse place à autre chose : le rapport à l’autre, à l’égo. La vraie blessure n’est pas physique, elle est narcissique. Et là, ça fait mal.

  28. Coup de foutre à Kaboul par A.B - (14/02/2026)

    Vous voulez du foutre ? Alors attention au jet de sperme de Francky. Coup de foutre à Kaboul, c’est l’histoire d’un jeune soldat qui n’a jamais connu l’amour. Un soir, il entre dans un bordel ambulant et y cherche les chiottes. La « pissotière » devient le lieu du cauchemar, un espace obscur et fétide d’où surgit une créature monstrueuse, à la fois succube et incarnation de sa mère momifiée. (Alors oui, y’a clairement un complexe d’Œdipe là-dessous). S’en suit une scène de violence sexuelle et de confusion extrême, aspergée de foutre à gogo. Le texte déborde, éclabousse, insiste : argot, oralité, descriptions crues, emballements grotesques. On nage dans le surréalisme crade, le fantastique corporel (ou comme dirait les pro. : le bodyhorror). C’est sale, obscène, excessif, mais ça laisse un petit goût rance au fond du gosier.

  29. Insomnie sauvage par Sauveur - (15/02/2026)

    Allô ? En crise ? Besoin de parler à quelqu’un ? La Zone vous écoute. Petit billet d’humeur qui décrit une pulsion sauvage : celle de vouloir casser des dents. On est clairement dans l’urgence, dans la rage crue plutôt que dans la construction du récit. Le choix d’un texte bref, quasi sans ponctuation, évoque le poème en prose. La répétition du mot « dents » installe un rythme au début du texte, mais s’épuise rapidement. La haine prend le dessus, sans plus. Le principal défaut tient à la mise en forme et à la structure globale. En l’état, le texte existe par son énergie, mais reste au stade de brouillon. Avant de se torcher le cul avec, il aurait fallu le travailler un peu.

  30. La Vieille Dame par Arthus Lapicque - (15/02/2026)

    L’extrait s’ouvre sur une ambiance festive : une soirée mondaine organisée pour l’anniversaire de Cyane, une jeune femme célèbre, où se mêlent alcool, drogue, célébrités et faux-semblants. Nous suivons donc un groupe de potes aux intrigues diverses et variées. L’héroïne de la soirée reçoit en cadeau la fameuse « Little Bastard », une voiture maudite associée à la mort de James Dean. Jusqu’ici, point de foutre. Sauf que… surgissant de nulle part, l’histoire dérape. Après la prise de champignons, une scène surréaliste de fellation collective vient perturber le déroulé du récit. Une scène totalement gratuite qui semble hors propos. La fin laisse l’intrigue en suspens et on se demande du coup quel était la finalité de cette histoire ? La menace de la voiture hantée ? La scène de cul ? Le potentiel accident ? En tout cas, on retiendra une chose : un putain de WESH dans les dialogues !

  31. L’Enfer des Notifications (ou comment mon père continue de fumer dans le cloud) par Primo decimo - (16/02/2026)

    À l’ère du Cloud, les morts ne disparaissent plus : ils persistent, sont exploitables, toujours « en ligne ». Ici, la mort du père est double, biologique d’abord, puis niée par les plateformes, dont les algorithmes refusent l’absence. Facebook devient le gourou d’un cimetière de souvenirs. Rappels automatisés, alertes push et bips incessants remontent à la surface. Les métaphores technologiques remplacent les images traditionnelles du deuil : les likes deviennent des bougies, chaque emoji, une prière en JPEG. Le deuil n’est plus un silence à traverser, mais une notification à gérer.

  32. Plop par Ophélie Cockenpot - (16/02/2026)

    « Plop. Plop. Plop. » : on y est. Enfin, non, d’autres ont déjà plongé avant. Cette semaine, c’est Ophélie qui ouvre le bal des notifications de merde. Sous une avalanche de PLOP PLOP insupportables, on découvre une critique de la société de consommation et de l’addiction aux écrans dans un style haché, répétitif. L’énumération des phrases peut faire écho aux rafales de notifications, mais le récit, ponctué d’onomatopées et de ponctuations expressives, finit par épuiser le lecteur. On est quand même dans un texte très manichéen : la technologie c’est mal. Et si la technologie n’était pas le problème ? Si, il s’agissait de l’utilisateur ? Et si le PLOP était en fait une divinité ? Et si le PLOP n’était pas une nouvelle langue ? PLOPPLOPPLOPPLOPPLOPPLOP….

  33. NOTIFICATION : Votre âme a reçu 99+ mentions par Anto Moro - (17/02/2026)

    « @WarriorPoete666 vous a envoyé un GIF. C'est un GIF d'un mec qui se prend un coup de pelle. Très classe. Très subtil. » Voilà un texte bien zonard qui accumule les notifications absurdes avec humour : une photo de profil mise à jour, un mec qui se filme au volant à 110km/h, un meme volé sur Reddit, un partage complotiste... Tout y est. C’est un monologue de saturation, une logorrhée hystérique qui ne se lit pas, mais se subit. Le téléphone devient une présence physique, toujours là, en sommeil, à ronronner près du lit. Après une petite crise d’épilepsie, on sort du texte irrité, un peu crade, presque sonné. Mission accomplie. Un petit coucou à Ginette au passage.

  34. DROGUISTAN - 1.3 - Mère Teresa avance par Nino St Félix, Laetitia Giudicelli - (17/02/2026)

    France, 2034. Dans un pays au bord de l’effondrement moral et social, Ridge Tahgui, ancien prisonnier reconverti en travailleur social puis mafieux, s’apprête à prendre le pouvoir. Le récit suit Violette, journaliste déterminée, qui observe la société transformée par l’influence du « Dragon » – un univers où la drogue est omniprésente et où la corruption est l’instrument d’un pouvoir assumé. Violette s’engage alors dans une lutte pour empêcher l’élection de Tahgui.