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Recherche d'articles par mois
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La brèche
par Fabien Bernard - (01/03/2026)
Léa découvre que son reflet dans le miroir est un double autonome, capable de voler son identité. Prisonnière, elle assiste impuissante à la reproduction d’un cycle infini. Le concept n’est pas neuf – il rappelle des histoires comme le film « Substance » - mais ici, la forme pêche. Les métaphores sont parfois bancales, certaines phrases comme « au fond de ses molécules dont elle ignorait les noms et les fonctions » alourdissent considérablement le texte. La chronologie manque de clarté, et il est parfois difficile de distinguer Léa, le double ou Clara. Le récit devient confus et difficile à visualiser. Conseil de la maison : relire, clarifier et retravailler. Y’a pas de secret.
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La Zone lâche son com ( épisode 2 )
par Lapinchien - (01/03/2026)
Ce texte relate le second épisode d’une rubrique collective où Lapinchien tourne en dérision les brouteurs d’Instagram. Dans le premier échange, il feint la naïveté face à une prétendue Ariane de Rothschild, poussant jusqu’à l’absurde les promesses des Illuminati et les discours creux de réussite. Le second échange met en scène un faux vendeur de voitures que Lapinchien entraîne dans une discussion surréaliste mêlant île sans voitures, cuisine sur moteur en surchauffe et jargon automobile excessif, jusqu’à épuiser toute logique commerciale. L’ensemble repose sur l’absurde, la satire et le détournement des arnaques en ligne.
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Lettre d'un encufoiré
par Mary Cerize - (02/03/2026)
Le joli petit texte ! Viens par ici … Oh oui il est joli tout plein. Balk est un encufoiré, d’ailleurs il signe pas avec ses initiales. Il vient dans un élan d’extrospection sincère nous déballer ses remords et comment il craint du cul. Mais en fait on l’aime bien Balk, car il est un fidèle reflet de notre vanité ontologique et sociale.
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Pantropie ontologique
par christophe Chaussade - (02/03/2026)
Sous un style aussi sec qu'un biscuit de ration de survie oublié au fond d'un tiroir de l'ISS, l'auteur parvient miraculeusement à extraire une pépite de noirceur pure en inversant le concept de progrès, transformant l'humanité en une colonie de cloportes mutants ensevelis sous leur propre fange. L'ironie est savoureuse : là où la SF classique nous vend des étoiles, ce récit nous enterre vivant avec une efficacité chirurgicale, prouvant que le néant est finalement la seule destination logique de notre voyage intersidéral. C'est une vision du futur si déshumanisée qu'elle en devient presque réconfortante dans sa brutalité, nous rappelant que si l'espoir fait vivre, le réalisme nous achève proprement.
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Une nuit sous la lune du Pilat
par Theophile G. - (03/03/2026)
Certes, il y a de belles descriptions de la nature. Cependant nous suivons les aventures d'un misanthrope de pacotille qui fuit le sérieux de ses contemporains, s'isole dans la cambrousse, pour prendre en otage la première pauvre inconnue qui passe et lui asséner un long monologue moralisateur tout aussi sérieux que le sérieux qu'il dénonce. Ceci n'est donc pas un texte mais une faille spatio-temporelle conceptuelle.
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DROGUISTAN - 1.7 - Gant de kevlar
par Nino St Félix, Laetitia Giudicelli - (03/03/2026)
On touche ici à la faille principale de la gestion administrative de la Zone, où la répartition des tâches est si bancale que je me retrouve à chroniquer ce septième chapitre sans avoir lu les précédents, condamné à me faire spoiler la gueule par paresse de fouiller des archives que j'ai la flemme de consulter. Bon, je me lance quand même. On assiste à une collision frontale entre analyse macroéconomique de PMU avec des traumatismes de douches carcérales dignes du prochain bouquin de Sarkozy, le tout restitué dans un film d'action roumain où l'Élysée se retrouverait dans le 93 en tournante dans ta cave. Et à sa tête un gouvernement de repris de justesse. Si l'avenir ressemble un jour à Droguistan, le suicide collectif reste encore l'option la plus subtile.
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Ça saigne toujours
par Rosalie - (04/03/2026)
La narratrice décrit une blessure volontaire, d’abord médicalisée puis ritualisée, comme un moyen de reprendre le contrôle sur une souffrance intérieure. La douleur physique, choisie, maîtrisée, devient un exutoire, un moyen de canaliser le chaos émotionnel. Ici on ne célèbre pas la mutilation en soi, mais on la perçoit comme un substitut. Le texte est porté par une voix incarnée, presque chuchotée, qui installe une proximité avec le lecteur. Le style est cru, mais là encore, pas d’effets gores gratuits, on cherche l’intensité émotionnelle. Un texte sombre, frontal, qui donne envie de s’en tailler une bonne tranche.
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WARAU UBA (LA NOUNOU RIEUSE)
par EVELYN DEAD - (04/03/2026)
Deux amis se retrouvent au bar et jouent à se faire peur : où est passée la main de Paul ? Ce texte s’appuie sur un dispositif narratif classique mais efficace, et sur une prose langoureuse, au rythme des langues de brouillard qui envahissent la ville. L’auteur réussit son coup : on se laisse envoûter par cette histoire de quarantenaires patauds, les tripes tordues à chaque apparition de l’esprit rieur. Une nounou d’enfer !
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2 poésies jolies : La véritable histoire de Vincent Francky & On peut bien rire de moi
par Fabien Drouet - (05/03/2026)
Chouette, de la poésie "joli" sur la Zone ! L’auteur nous embarque sur sa petite pirogue mentale, dans les rapides de son délirium. Ça commence plutôt bien avec une ode footballistique à Vincent Francky, qui arrachera des sourires aux plus nostalgiques. Les choses se compliquent dans le second poème, déclaration passionnée sans passion, qui évoquera au mieux un sketch des Inconnus. Avec son indolence et ses phrases sculptées façon play-doh, on assiste soit à la naissance gluante du nouveau René Char, soit à une énième manifestation visible ++ des prolégomènes de l’effondrement civilisationnel à venir.
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Navet et l'énigme de Frigoulet
par cormary stéphane - (05/03/2026)
Cette farce fangeuse patauge avec une délectation obscène dans la médiocrité d'une France rance, transformant le pastiche policier en une autopsie du vide absolu. En érigeant un bouffon au pas de canard en sauveur d'une bourgade peuplée de spectateurs d'asphalte et de fétichistes du tire-bouchon, l'auteur dresse une satire féroce où l'héroïsme se dissout dans l'absurdité du quotidien.
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DROGUISTAN - 1.8 - Le Roisident
par Nino St Félix, Laetitia Giudicelli - (06/03/2026)
En 2034, la France bascule après l’élection de Philippe de Villiers, devenu un « Roisident » à la dérive monarchique et autoritaire. La première année ressemble à une comédie monarchique sous anxiolytiques, jusqu’au moment où le vieillard tente de réinventer la Justice du Roi et casse l’État comme on casse un jouet. La machine judiciaire se grippe, l’économie souterraine prospère, les banlieues flambent et l’anarchie s’installe. Un attentat au Tour de France achève de retourner l’opinion, pendant que le pouvoir s’enfonce dans la répression et le délire verbal. Dans ce chaos émerge le Dragon, drogue et symbole de la révolte, indissociable de Ridge, désormais désirée et redoutée de tous.
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La chose sous la surface
par Cuddle - (06/03/2026)
Cuddle a parfaitement compris que l'horreur lovecraftienne ne réside pas dans le sang, mais dans cette transition écoeurante entre la curiosité humaine et la liquéfaction de la réalité face à l'indicible. À travers cette structure en spirale, elle nous traîne de force vers une conclusion où la folie n'est plus une maladie, mais la seule réaction logique devant la géométrie blasphématoire de l'univers. C'est une œuvre vicieuse et brillante qui ne se contente pas de rendre hommage au Maître de Providence : elle en réveille les cadavres pour nous les faire embrasser.
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Le retour de klimteastwood dans la métaphysique du pire
par Klimt-Eastwood - (07/03/2026)
Certains textes demandent une analyse, d’autres un contexte, d’autres encore une clé de lecture. Celui-ci demande surtout qu’on coupe le moteur de la logique et qu’on accepte de dériver dans un chaos qui tient autant du délire cracké de fin de soirée que du carnet retrouvé au fond d’une poche après trois jours de festival arrosé. Entre apocalypse de cage d’escalier, références pop jetées au hasard et naufrage d’écrivain en direct, le narrateur zigzague entre pose d’artiste maudit et crash complet. Les images déboulent, se piétinent, disparaissent, comme si le texte écrivait plus vite qu’il ne pense. On peut tenter d’y chercher un sens, une satire, une confession, mais l’opération revient vite à fouiller un cendrier en espérant y trouver autre chose qu'un vieux chewing-gum. Restent un éditeur maltraité, une hyène en laisse, des questions absurdes et ce sentiment de lendemain qu’on n’a pas envie d’assumer. On referme le tout avec une légère migraine et l’impression d’avoir partagé un mauvais trip qui n’était même pas le nôtre. Heureusement, l’ensemble est expédié en quelques lignes : le texte a au moins l’élégance de ne pas faire durer le supplice.
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Martine et l’Esprit de la Zone
par 1000i, Nino St Félix - (07/03/2026)
Martine, naïve et curieuse, découvre par hasard la Zone cherchant des informations sur le zona de sa mère. Très vite, l’espace se révèle être un faux sanctuaire : encouragée puis broyée par les commentaires, elle sombre dans la radicalisation, l’humiliation et l’effondrement psychique. Le détournement de la figure de Martine est efficace : l’écriture plate, quasi scolaire, crée un contraste avec la deuxième partie du texte, plus violente. La Zone apparaît comme une secte autant qu’une machine à broyer. Le récit devient le miroir de la Zone : excessif, souvent drôle, parfois odieux, mais profondément épuisant.
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L'Asperge Montalbanaise, La Jeunesse d'Héraklès Navet
par Thomas Husar-Blanc - (08/03/2026)
Avant de devenir le célèbre détective Héraklès Navet, le jeune Navet fait ses armes comme adjoint de l’Inspectrice Puduc lors de « l’affaire de l’Asperge montalbanaise ». L’enquête porte sur le meurtre absurde et mal élucidé de James-Geminy MacKilmore Senior II, retrouvé mort dans une pièce close, au milieu d’un chaos verbal, de raisonnements bancals et de personnages aussi incompétents que bavards. Le texte pousse l’absurde jusqu’au bout et tous les codes du roman policier sont sabotés : indices inutiles, experts incompétents, résolution accidentelle… En revanche, les digressions sont parfois si longues qu’elles diluent l’enjeu narratif, attention au décrochage…
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Lune Rouge
par Arthus Lapicque - (08/03/2026)
Anesthésié par l’alcool, un homme tente de rentrer à pied par une nuit glaciale. Attiré par un entrepôt abandonné, il bascule dans un espace impossible, confronté à une vision indicible… Le texte installe une atmosphère efficace, portée par une montée progressive de l’angoisse. Les images sont puissantes et souvent originales, évitant les clichés horrifiques faciles. En revanche, l’intrusion ponctuelle de vocabulaire familier affaiblit la tension et rompt parfois l’immersion. Resserrer certaines images ou métaphores permettrait à l’horreur et au sublime de mieux frapper.
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L'Œuf de Pacotille
par Serge-Arno BAYEUX - (09/03/2026)
Un fan d’OVNI cherche dans les étoiles les réponses à ses questions. Un soir de Pâques, alors qu’il reçoit des amis, il assiste à l’atterrissage improbable d’un E.T prenant la forme d’un œuf en chocolat. On va pas se le cacher, le scénario WTF mélange science-fiction, fantastique et comédie absurde dans un véritable chaos narratif : on passe du banal à l’extraordinaire sans transition très claire. Mais bon, le côté créatif et surréaliste fait aussi son charme. Un ovni sur la zone.
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Cold Case
par Maxime P - (09/03/2026)
Un inspecteur qui se vidange par tous les trous enquête sur des morts sordides (par vidange de tous les trous) dans une maison close déguisée en salon de massage. Gonzo dans la Zone Parafoutrale. Le personnage poivrot qui vomit du caca dégouline de clichés et la morale à hashtag reste bien convenue. Cependant, avec sa narration gastro-entéritique et son écriture à l’avenant, jouant de l’atelier de découpe avec allégresse sans pour autant égarer le lecteur en rade de neurones, on lit avec un plaisir malsain cette enquête cousue de fils blanchâtres, qui ne lésine pas sur l’ironie ni sur l’amas de métaphores et de répétitions, pour mieux nous salir définitivement. Spoiler : dans le mystère de la chambre glauque, il n’y a pas de happy ending.
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Détective privé ou détective gouter ?
par Manon BRAILLON - (10/03/2026)
Aujourd’hui, la Zone vous propose, chers amis nains, un texte destiné aux 4–6 ans. Sans supplément pot à bulles. Ni figurine de Pif. Erreur d’adressage, grosse blague en mode DTCS ou message caché très, très profond : le mystère demeure, et on n’osera pas demander à Bambi la Frousse d'enquêter. Maintenant, si ce texte a été écrit par son narrateur, n’ayons pas peur des mots : c’est un petit chef-d’œuvre. Le mieux est encore de se faire sa propre idée (et de se lâcher dans les commentaires)
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DROGUISTAN - 1.9 - Tiré de la fange
par Nino St Félix, Laetitia Giudicelli - (10/03/2026)
Puisque la méthodologie actuelle de la Zone distribue toujours les textes au hasard et que je refuse de me spoiler le début, je passe pour un imbécile fini en m’obstinant à croire que l'enjeu crucial de ce récit de 2034 réside dans l'incapacité tragique d'un certain "Moustache Kalach" à se faire pousser trois poils sur le menton. Je m'excuse pour la gêne occasionnée, mais avec mon cerveau ramolli, j'ai pris ce portrait de "grand chambellan" pour un traité de dermatologie sur le duvet prépubère, m'imaginant bêtement que le destin du Droguistan basculerait à cause d'une absence de mousse à raser. Je suis sincèrement désolé de réduire cette épopée balzacienne à une bête histoire d'hormones en grève.
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L'homme du futur
par GD Lodace - (11/03/2026)
Attention, voici un texte qui ne se laisse pas saisir à la première lecture. Et c’est un compliment. Dans un monde en décomposition, vaste terrain vague que même les chiens désertent, le narrateur voit surgir un être indéfinissable dont le regard et la voix révèlent la misère de notre présent. Dans La Machine à explorer le temps, le personnage de l’explorateur témoignait de l’existence dans un très lointain futur d’une société en apparence délivrée du besoin, horrifique en réalité. Dans L’Homme du futur, il est question pour l’essentiel de notre monde actuel. On ne saura pas grand-chose de celui qui nous attend, sinon qu’il cache une dystopie derrière la disparition des maux de l’Humanité. GD Lodace nous livre un texte très travaillé. Il y creuse des descriptions lyriques et volontiers labyrinthiques où les comparaisons sont légion, souvent originales et inattendues, parfois d’une banalité qui étonne au milieu de tant de recherche. Les répétitions abondent, sans qu’on en saisisse toujours la nécessité. Il est dommage que tant de recherche de virtuosité stylistique ne serve qu’un propos convenu sur la violence du monde actuel et la décadence de nos sociétés. Reste que ce texte mérite bien sa place dans LA ZONE par son caractère expérimental et son refus de la facilité.
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BLABLA AND CIE
par XAVIER MONNET - (11/03/2026)
Un provincial récemment installé à Paris cherche sa place dans une bande de potes branchés où l’on fume, boit, et sniffe de la coke en racontant des anecdotes. Et quand on veut s’intégrer, on fait des efforts. Alors il regarde les vidéos que lui montre Billie sur sur l’écran de son téléphone. Alors il écoute Lulu et ses histoires perchées d’animaux. Et Héléna, et Max, et Blanche. Mais à travers eux, c’est Paris tout entière qu’il voudrait apprivoiser. Paris qui est comme Blanche : attirante et imprenable. Libre. Il n’est pas facile de parler de la futilité avec finesse. Sautillant d’un personnage à un autre, la narration au présent restitue bien l’ambiance d’une soirée dans un bar. Quant au point de vue, celui d’un narrateur à la fois séduit et lucide, il permet de porter un regard critique mais pas hautain sur ces adultes privilégiés pas tout à fait sortis de l’adolescence. Ca débute sur les chapeaux de roues dans le souvenir d’une course de légende, et ça se termine par une sortie de route. C’est bien écrit ( à part un « j’acquiesce son action » et la présence d’un « mais » pas logique). C’est agréable comme une bière après le boulot, avec ce qu’il faut d’amertume pour la saveur.
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Il est arrivé quelque chose d’incroyable à cet homme…
par Sophie C - (12/03/2026)
On tient notre champion ! Ce TDM illustre avec un zèle admirable tout ce qu'il faut faire pour aboutir à une bonne grosse bouse. Tout y est : les fÔtes, la syntaxe qui part en couilles, des lettres en roue libre, un collage de textes juxtaposés à la va-vite... Et, "cherry on the cake", une intrigue aussi passionnante qu’une notice IKEA. Chaque tentative pour désactiver des notifications déclenche une nouvelle distraction : souvenirs inutiles, courses au supermarché, débats existentiels sur les céréales, réflexions sur ChatGPT, actualités anxiogènes ou appels téléphoniques qui dérivent eux aussi vers le vide, l’anecdotique. Sophie C, merci pour cette pépite.
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Une histoire de pédales (Oh, Meliza...)
par Sinté - (12/03/2026)
Timothée a décidé de choper au Tour de France et, en vrai, c'est pas si con. Un périple inversé, immobile, sous le signe de l’attente et de la bousculade, de la sueur et des goodies. Tandis que la France d’en bas attend au sommet ses héros à deux roues, le narrateur-observateur, dans sa fiévreuse lucidité, garde un œil sur la route et l’autre sur sa proie. Ce texte aux accents célinien glisse sa main moite dans le slip mental du lecteur pour ne plus en ressortir et c'est pas désagréable du tout. Il paraît que Fabien Onteniente a déjà réservé les droits pour l’adaptation cinéma.
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Vendredi 13 pour John Fante et Napoléon
par HaiKulysse - (13/03/2026)
Ce texte s'infiltre dans l'appel "l'enfer des notifications" comme une lame rouillée dans une plaie ouverte, en transformant le bourdonnement incessant des alertes en arme de destruction massive qui anéantit jusqu'à l'Empereur lui-même, réduit à un pantin pathétique glissant son doigt sur un écran pendant que son empire brûle. Dans ce monde parallèle, les notifications ne sont pas de simples nuisances : elles sont des balles invisibles, des mensonges toxiques qui sabotent les stratégies, accélèrent les défaites et transforment la gloire en charnier numérique, rappelant que même le plus grand conquérant n'est qu'un esclave tremblant devant un bip. Le cynisme absolu réside dans cette fusion monstrueuse entre la grandeur napoléonienne et la médiocrité high-tech, où le génie militaire se dissout dans des pop-ups ineptes, prouvant que l'enfer moderne n'est pas le feu éternel mais l'addiction compulsive à des signaux qui nous dévorent vivants. Enfin, ce récit crache sur notre propre servitude en montrant que, peu importe l'époque ou la dimension, nous sommes tous des soldats épuisés attendant la prochaine alerte pour creuser un peu plus profond notre propre tombe.
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DROGUISTAN - 1.10 - Tartiner du beurre
par Nino St Félix, Laetitia Giudicelli - (13/03/2026)
Voici un nouvel épisode de Droguistan, ce cloaque littéraire où l'on patauge avec une complaisance malsaine dans la fange d'une France en décomposition. On s'apprête à suivre les pérégrinations de ce déchet humain nommé Ferenc à travers une suite d'ignominies où la puanteur des cuves à compost ne sera qu'un doux parfum face à la noirceur des âmes qu'il s'apprête à croiser. L'intrigue va probablement s'enfoncer encore plus bas, là où la dignité n'est qu'un lointain souvenir et où chaque rencontre promet une nouvelle forme de souillure physique ou morale, juste pour le plaisir de nous étaler la misère au visage.
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Camille et Sasha
par Bottollier JF - (14/03/2026)
Camille, éditrice, aime Sasha, qui écrit et change de sexe. Et dans ce flux troublant de changement, d’amour et de culture, se glissent un mari jaloux et de la poésie à quat’sous. Oh, le dilemme. Voilà un texte bien écrit, qui ne manque pas de douce fantaisie et mélange les genres (sic) avec adresse. On s’attache à Camille, lui pardonnant de nous déballer sa bibliothèque et quelques poèmes de CE2. On se laisse bercer par la romance bourgeoise allegro molto. Mais que reste-t-il à la fin du spectacle ? Le même sentiment que Camille quand iel essaie son soutien-gorge trop large pour iel.
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Un amour de Victor
par Alice Rameliet - (14/03/2026)
Un texte complètement barré qui met en scène une femme solitaire et marginale, et un homme minuscule, venu d’un monde parallèle, nommé Blurp. Une sorte de conte noir mêlant sexe, jalousie et cruauté où une rencontre fantastique redonne vie à une femme invisible. Le récit navigue entre réalisme crasseux et un fantastique absurde, porté une plume corrosive et un humour volontairement cru.
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Bricolage gynécologique
par Caz - (15/03/2026)
Après une hystérectomie consécutive à un accident absurde, Caz découvre un vide en elle, un creux anatomique qu’elle refuse de laisser inhabité. Plutôt que de le subir, elle décide de le transformer en espace de rangement intérieur, bricolant une étagère pivotante là où se trouvait son utérus. Un « showroom » de l’intime quoi. Un texte complètement barré.
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L'enquète du siècle
par Pierre Lieutaud - (15/03/2026)
Derrière la façade grisâtre de son bureau, Heraklès Navet n'est que l'architecte d'un labyrinthe de mots où la logique semble avoir été froidement exécutée. C’est au lecteur, plongé dans cette atmosphère viciée, que revient la tâche brutale de mener l’enquête pour extraire une once de vérité d'un néant organisé. Le crime ultime réside dans la structure même du récit, une machination textuelle préméditée qui utilise l'absurde comme une arme pour désorienter l'esprit. Lorsque le mouchard retentit enfin, il ne sonne pas la fin du mystère, mais l'aveu cynique d'une œuvre qui se complaît à s'auto-détruire sous les yeux du public. Spoiler alert : le nom du coupable est répété sans cesse tout du long.
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Entrées 27 à 42 du Catalogue des Espèces Éteintes
par CHAUVIN MARC - (16/03/2026)
Un jour, - souhaitons-le proche - les publications autorisées diront que LA ZONE a été la première à reconnaître le talent de Marc Chauvin, et ce ne sera que justice. Car oui, nous, au milieu de centaines de textes attendant édition sur le site littéraire le plus couru du net, nous savons dénicher les grands auteurs. Mais jugez-en par vous-mêmes. L'être humain a pris plusieurs uppercuts dans son orgueilleux plexus au fil des siècles : Galilée lui interdit de se croire le centre de l'univers ; Freud lui révéla l'existence dans sa cervelle d'un gigantesque disque dur auquel il n'avait pas accès ; les frères (puis sœurs) Wachowski firent de lui une pile pour machines intelligentes. Dans "Entrées 27 à 42 du Catalogue des Espèces Eteintes", une nouvelle découverte vient lui porter le coup de grâce. Qui l'eût cru ? La taxinomie est un sujet passionnant. "Entrées 27 à 42 du Catalogue des Espèces Eteintes" croise données scientifiques et récits mythologiques pour nous parler de l'espèce humaine à la veille de son extinction. Nos peurs contemporaines sont mises en scène dans une enquête où le rôle de Sherlock Homes est tenu par un archiviste. L'intrigue se construit peu à peu, les indices s'accumulent, jusqu'à la révélation finale. C'est un texte formidable, remarquablement écrit, une pépite sur LA ZONE. A classer dans le dossier "BEST OF" de notre catalogue.
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Charon Crésus
par Digeon A. - (16/03/2026)
Ce poème de King Plutus dépeint l'horreur de la guerre comme une entreprise industrielle où l'afflux massif de morts force le passeur Charon à troquer sa barque contre un paquebot. Il dénonce l'absurdité des massacres en montrant des défunts qui raillent, depuis l'au-delà, le mensonge héroïque du sacrifice pour la patrie. Écrire un poème néo-parnassien, c'est comme tailler un diamant. On choisit un sujet dur, on utilise des mots nobles, et on s'assure que la structure est aussi solide qu'un temple grec. Qu'on se rassure, ça reste avant tout un poème de merde.
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Confiteor #TDM
par christophe Chaussade - (17/03/2026)
Ce monument de pédanterie verbale s'efforce laborieusement de déguiser une banale défécation matinale sous une épaisse couche de jargon scientifique et de références mythologiques aussi futiles qu'indigestes. On finit par regretter amèrement que le papier ayant servi à consigner cette dérive névrotique n'ait pas été plutôt dédié à l'usage plus noble et pragmatique qu'exigeait la situation.
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DROGUISTAN - 1.11 - Des pines asiatiques
par Nino St Félix, Laetitia Giudicelli - (17/03/2026)
Kalach, son pouvoir et ses sphincters retrouvent Imane dans un décor politico-dystopique où tout — le corps, le fric, la politique, la came — patauge dans la même boue. Le monde est posé vite, sans mode d’emploi, et ça fait confiance au lecteur, ce qui est plutôt agréable. La toile de fond politique sert surtout à parler de contrôle et, surtout, de perte de contrôle. Kalach fonctionne bien : dégueulasse, puissant, ridicule, mais crédible. Il fait presque pitié sans jamais devenir attachant, et c’est cohérent. Imane arrive comme un contrepoint propre, froid, maîtrisé, et elle casse la dynamique juste ce qu’il faut. Le texte passe beaucoup par le corps : odeurs, ventre, tensions, honte physique, et ça rend tout très concret. Les Dragons marchent bien comme symbole du pouvoir total… qui reste toujours fragile. L’humour est noir, sale, assumé, pas là pour être sympa. On sent que l’objectif n’est pas de choquer gratuitement, mais de montrer un monde où absolument rien n’est sain. Le style, lui, reste propre, lisible, maîtrisé. Ça avance bien, ça n’en fait pas des tonnes, ça alterne narration et dialogue sans lourdeur. Les images sont frontales mais globalement utiles, pas juste posées pour faire “trash”. L’intention est claire : tout est pourri, du sommet de l’État jusqu’aux tripes. Ce n’est pas forcément révolutionnaire dans la provocation, mais c’est tenu du début à la fin. Et au final, malgré le sujet crasseux, ça glisse tout seul. Ça se lit bien.
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Huxley et la Gitane
par cormary stéphane - (18/03/2026)
Entre deux bouffées d'une pipe qui semble fusionnée à sa mâchoire, notre commissaire mène une enquête dont le suspense est régulièrement étouffé par le récit obsessionnel de ses menus de brasserie et de ses digestifs de bureau. On y apprend surtout que la justice est une affaire de bons vivants où les preuves se dissolvent dans le Cognac, laissant le lecteur avec une seule certitude : le véritable héros de ce récit est l'estomac insatiable de monsieur Huxley.
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Stratus et Nimbus, les nuages de la vie #TDM
par Apoline Camus - (18/03/2026)
Cette parodie poussive s'égare dans un chaos narratif où la métamorphose d'un prince sensible en tyran sanguinaire possède la subtilité d'un accident ferroviaire et la cohérence psychologique d'un rêve fiévreux. En se concluant par un aveu de sa propre vacuité littéraire, le récit réussit enfin son seul acte de sincérité : confirmer au lecteur que le temps investi dans cette lecture est irrémédiablement perdu.
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Il y a fort longtemps...
par Lindsay S - (19/03/2026)
Voici un texte mêlant réflexion introspective et fiction satirique. Lindsay nous confie son attirance pour une SF ancrée dans l’intime, travaillée par l’illusion du libre arbitre et la perte de contrôle. Cette réflexion débouche sur un récit absurde situé dans la Zone H, où un peuple est exploité par une entité souveraine gourmande et narcissique. Autour d’un héros naïf et comestible gravite une galerie de figures improbables : un radiateur vivant, un loutrhérisson, une enchanteresse végétarienne et athée… Tout ce petit monde se lance dans une quête héroïque autour des codes de la SF. *1d20* -> résultats aux dés : 20. Succès critique. *Relance*
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L'oreille absolue
par A.P - (19/03/2026)
C’est une bulle de musicien : le son, les accords, la répétition, le monde qui vient tout foutre en l’air. On sent la frustration, la colère, mais aussi l’obsession et le soin dans le geste. L’écriture est fluide et crédible. La répétition de “Ré Mi La Fa” ne m’a pas vraiment convaincu, je ne l’ai d’ailleurs plus vue après la deuxième occurrence. J’ai aimé la manière dont la musique est présentée comme refuge, obsession et outil de survie, et comment les souvenirs du groupe et du passé viennent ponctuer le récit. Mais si le projet était d’installer du vide, du silence, du manque… ça part trop vite en sucette. La fragmentation arrive sans être méritée. On passe d’un récit qui tient la route à un truc qui se désagrège, mais sans vertige, sans vraie tension. Du coup le blanc ne pèse pas. Il ne dit rien. Il coupe juste le flux. Et surtout : ça ne mène nulle part. Pas de chute, pas d’os, pas de nerf. Juste du texte qui s’amenuise jusqu’à deux virgules qui se battent en duel. Il y a une voix. Mais l’idée formelle est plus intéressante que ce qui est réellement fait avec.
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Ma pisse au nom du feu
par ADSAGSONA - (20/03/2026)
En 12 (petite musique de Pyramide) Corpus de pulsions ; Oppressant ; Agressif ; Violent ; Surréaliste ; Hallucinatoire ; Brut ; Corporel ; Grotesque ; Provoc ; Morbide ; Inutile. Vous avez deviné ? C'est ce "texte" où chaque phrase est un cri isolé, un micro-événement violent ou surréaliste.
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DROGUISTAN - 1.12 - Feu, Cardiff
par Nino St Félix, Laetitia Giudicelli - (20/03/2026)
Cette France de 2034 n'est qu'un cadavre en décomposition où des psychopathes shootés au Dragon s'amusent à jouer aux soldats dans un snuff movie de luxe validé par des énarques puceaux. L'horreur s'y déploie avec une banalité crasse, transformant l'exécution d'une femme et l'ombre d'un gosse en de simples interférences techniques au milieu d'une géopolitique de bas étage. Imane, cette "tueuse en jarretelles" aux mains sales, n'est que le symptôme pathétique d'un monde qui a remplacé l'espoir par le surin, cherchant vainement à noyer ses traumatismes d'enfance dans le sang de ses semblables. On en ressort avec une envie de douche acide, car ce récit ne propose aucune rédemption, seulement le bruit lancinant des jouets qui s'écrasent sous les bottes de barbares qui n'ont même plus le mérite de la folie.
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Une aventure d'Harpenouze et Domitien (ou l'inverse)
par Nino St Félix - (21/03/2026)
Xavier Dupont de Ligonnès et Xavier Niel sont dans le Dark Web. Xaviers tombent dans le flux mainstream. Qui est-ce qui reste ? J.J Abrams, un demi-chien en forme d'hypophyse (ou l'inverse), une lobotomisatrice de temps de cerveau disponible, Shaïna, et les deux énergumènes du titre en mission sauvetage dans un Turfu aseptisé. Devançant la critique, Nino Saint Félix décrit son texte comme "potache, corporate, superficiel, elliptique et conventionnel", "du sorytelling à papa que l'IA ne nous prendra jamais". Bien tenté, Nino, mais ça ne prend pas : ce que LA ZONE a à dire, elle le dit. Ce n'est pas parce que tu n'expliques pas ce qui se comprend tout seul que tu es elliptique. Et malgré une première phrase qui avait tout pour révéler la Yaya qui sommeille en moi, j'ai bien rigolé. Par contre, Harpenouze et Domitien, je cherche toujours la contrepèterie.
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Le Testament de Monsieur Panais-Pas Net
par Colin Noverraz - (21/03/2026)
Lors d’une lecture de testament chez Lady Blette-Worth, un corps est retrouvé inanimé dans une serre high-tech où l’humidité modifie les clauses juridiques. Un style baroque et absurde qui fait naître l’humour sans jamais forcer l’effet. Ici, le décor, l’air et les objets sont des acteurs à part entière et jouent leur propre rôle. Un texte hybride, entre théâtre mondain et faux polar satirique. Une enquête aux petits oignons.