Archives Menstruelles

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Recherche d'articles par mois

  1. Le deal par Korbua - (01/07/2026)

    Deux potes qui mettent l’amitié et la drogue avant tout le reste, une vie sur la route, et le destin qui les attend au virage. Dans son style assumé, l’auteur nous télégraphie sa vision sombre de la vie comme une phrase sans début ni fin, dans laquelle ses personnages perdus avancent en pointillé vers une conclusion ni ouverte ni fermée — une ébauche de scénario griffonnée sur une serviette en papier, au bord d’une table en formica, dans un bar PMU du Massif central. Ou alors c’est juste mon modem qui déconne.

  2. DROGUISTAN - 1.17 - L’Empire du Dragon par Nino St Félix, Laetitia Giudicelli - (03/07/2026)

    La première phrase est franchement trop étouffante — au point de donner envie de chercher le point final comme on cherche une sortie de secours. Mais ça marche : ça installe tout de suite un monde saturé, dense, dans lequel on sent qu’on va manquer d’air. Je ne me suis pas ennuyée. Le texte met le doigt sur un fantasme très actuel : réussir à traverser la vie telle qu’on nous la vend, sans trop tirer sur la laisse. Rester dans le système, mais sans en prendre toute la violence dans la gueule. Entre satire sociale, vision d’un monde qui part en vrille, et observation très concrète de nos petites stratégies pour tenir debout, le texte pose une question : qu’est-ce qu’il reste de nous quand le confort, la performance et même le lien aux autres deviennent des trucs qu’on peut régler chimiquement.

  3. Katuru no kodomo #Lovecraft par Benjamin Meduris - (05/07/2026)

    Elizabeth traverse l’histoire comme on traverse un cauchemar : en essayant de survivre à ce que d’autres ont décidé de faire d’elle. Et quelle histoire... Une traversée de soixante jours, une grotte oubliée, une porte impossible à ouvrir… et une religieuse prête à affronter les mystères du monde au nom de sa foi. Le texte joue avec les codes du gothique et de l’horreur cosmique : secret ancien, religion détournée, créature indicible et révélation finale aux proportions apocalyptiques. Quant à la GRANDE R2V2LATION... Bon, on s'y attendait un peu...

  4. Plus vite, CHAUFFEUR ! par Castor tillon - (07/07/2026)

    on vous propose une charmante petite promenade dans un conte moral médiéval. Vous savez, ces histoires délicates où un vilain arrive, ouvre la bouche, révèle qu’il est effectivement un vilain… et où l’univers finit par lui répondre : « merci pour la démonstration, maintenant on va gérer ». Ici, on suit Rico et Sarah, deux adorables spécimens d’humanité en vadrouille, qui après avoir transformé une erreur de conduite en manifeste politique ambulant, trouvent refuge dans une église. Le principe est simple : le méchant révèle sa nature, la justice cosmique tombe, fin de l’histoire. On est dans la fable punitive, avec une bonne dose de grotesque, de malaise et de cruauté. Les personnages creusent eux-mêmes leur tombe, puis sont surpris de découvrir qu’il y avait bien un trou au bout. Une petite histoire où l’enfer n’arrive pas par hasard.

  5. La tête contre les murs (1) par GD Lodace - (09/07/2026)

    Un grand homme a dit : "La vie, c'est comme une boîte de chocolat : tu sais jamais sur quoi tu vas tomber." Eh bien la Zone, c'est pareil. Un jour une histoire de trou du cul, le lendemain un éloge funèbre, et aujourd'hui la bête histoire d'un mec qui, plutôt que d'attendre d'être suspendu par son chef, suspend ledit chef, littéralement. Renversement du pouvoir ? Pas si sûr, quand on relit le début. GD, ou l'audace de commencer par la fin.

  6. Les hommes par GD Lodace - (10/07/2026)

    Sur le site de la Zone, il est bien précisé à l'intention des auteurs que la poésie n'est admise que si elle est "exceptionnelle". Je me suis toujours demandé dans quel sens il fallait prendre l'adjectif et je suppose que l'ambiguïté est voulue. Quoi qu'il en soit, on se s'étonnera pas que GD Lodace ait fait fi de l'avertissement. Mal lui en a pris, et les précautions d'usage de son introduction ne le sauveront pas. Et parce que, décidément, il n'a peur de rien, il exhume, pour accompagner ses alexandrins massacrés, le genre moyenâgeux de la moralité et ses personnages allégoriques. Ceci dit, j'aime bien l'Eponge. Et je ne dis pas ça juste pour finir sur une appréciation sympathique. C'est souvent comme ça d'ailleurs : pour apprécier le manque d'originalité, il faut se focaliser sur la périphérie.

  7. Promesse tenue par Rosalie - (11/07/2026)

    Certaines grossesses sont des accidents. D'autres relèvent du miracle. Celle de Rosalie tient plutôt de l'erreur cosmique. Entre poésie fiévreuse, cauchemars érotiques et démonologie obstétricale, voici l'histoire d'une immaculée conception suintante, blème comme mon HLM.

  8. La lettre par Lindsay S - (12/07/2026)

    Je vais être honnête, même s'il est des cas où la franchise coûte cher à l'amour-propre : les paradoxes temporels, je n'y ai jamais rien compris. Que Harry Potter parvienne à produire son premier patronus parce qu'en fait il l'a déjà produit dans le futur et qu'il sait donc qu'il en est capable dans son présent, houlala ça me dépasse et pire que ça, ça me crispe. Heureusement que Lindsay S ne cherche pas à nous convaincre de la rationalité, ni même de l'irrationalité du concept, et qu'elle tire de cette "Lettre" une leçon valable : ton avenir, c'est peut-être de prendre soin de celui des autres.

  9. Soirée torride par Korbua - (13/07/2026)

    Phil aime, dans l'ordre, ses motos et sa Chinoise, personnage dont la seule caractéristique est d'aimer baiser avec Phil. Et les deux, là, ils aiment tellement ça, la baise, qu'ils déménagent dans une ferme isolée pour pouvoir se livrer à leur passion tout à leur aise, les chanceux. Mais voilà t'y pas que leur voisin et propriétaire, La Teigne le bien nommé, vient agresser l'un pour pouvoir se taper l'autre ? Heureusement, tout ça finit de la manière la plus morale qui soit. Voilà, tout est dit. Mais lisez quand même, car toute la valeur du texte est dans son style : percutant, enlevé, inégalable dans le registre satirique. A déguster avec un bon beaujolais nouveau - comment ça, c'est pas la saison ?- vous m'en direz des nouvelles.

  10. Bon à rien par Jean-Mitch - (13/07/2026)

    Typologie des dragueurs : celui qui les emballe toutes, au besoin par deux histoire de ne pas séparer les bonnes copines; celui qui s'est installé avec une fille et que les autres envient tout en le charriant; celui qui semble séduire en dilettante et sans s'en vanter. Et Jeannot, le narrateur, le timide, le maladroit, le bon pote, celui qui remet tout à demain, et qui se fait griller la politesse quand il décide enfin de se jeter à l'eau avec Sandrine. Une histoire qui ne cherche tellement pas à surprendre qu'elle finit par être ennuyeuse. Mais la dernière partie est joliment triste et désabusée.