LA ZONE -
Résumé : Ca devait pas être facile d'éditer Carnival of sorts de Glaüx, qui ressemble à un produit fini, mais Aka s'en sort bien et projette l'histoire dans le réalisme, changeant joliment le banquet des animaux en chouette partouze SM pitoyable. L'histoire s'articule en deux parties bien distinctes, c'est assez déstabilisant, mais ça passe bien. Quelques passages un peu sentimentaux sont assez désagréables, mais le tout est subtil et bien gaulé.

Serial edit 20 : décombres

Le 02/06/2006
par Aka
[illustration] Textes précédents :

- Extrait de l'Apocalypse

- Apocatrip par Nounourz
- Sainte-morphine par nihil
- Le fils spirituel par Glaüx
- Sous terre par Aka
- Lambda par Lapinchien

- Timebomb par Nounourz
- La grande peste par nihil
- Le grand soir par Glaüx
- Moi et les cons par Aka
- L'émissaire par Lapinchien

- Lycanthrope par Nounourz
- La fin de l'hiver par nihil
- Immaculée contre un mur par Glaüx
- Le travail c'est la santé par Aka
- Entretien d'embauche par Lapinchien

- Pornstar par Narak
- L'insignifiant par Nounourz
- La lune rouge par nihil
- Carnival of sorts par Gläux
Thé ou café, c’est toujours la question lorsque je l’attends. Le thé pour l’ambiance chaude et calme qu’il produit en moi, le café pour la débauche d’énergie qu’il développe dans mes artères et sous mon crâne. Ce soir, du thé.

Antoine est l’homme qui accompagne presque toutes mes nuits, mais personne autour de moi ne le connaît . Mes amis, ma famille, ignorent jusqu’à son nom et je m’abstiens d’évoquer en leur présence la moindre de nos anecdotes communes. Pour eux, Antoine n’existe pas.

Antoine est un homme plein de vie ; Antoine a des fonctions importantes dans une société de commerce ; Antoine est intelligent et cultivé ; Antoine est raffiné ; Antoine connaît toujours les endroits où il faut être ; Antoine est aimé par tous ceux qu’il croise ; Antoine est marié et a trois enfants.
Antoine est grand, Antoine est fort, Antoine est une merveille. Antoine est à moi…

Chaque soir je m’arrête, je dépose ma vie et ses routines, pour attendre l’arrivée d’Antoine. Thé, ou café. Talons hauts, et décolleté. Et le tourbillon de l’alcool, plus tard, lorsque la théière est vide, le café froid et incrusté au fond de la tasse, et que je ne suis plus seule.

Parfois, je dois attendre Antoine, Antoine est un homme capricieux. Antoine a ses occupations. Antoine a de nombreuses réunions. Antoine doit de temps en temps sauter sa femme. Antoine doit faire acte de présence auprès de ses enfants. Antoine reçoit aussi beaucoup, le soir, dans son duplex parisien. Antoine n’a pas que ça à faire. Ce soir, je l’ai attendu un long moment, face à ma tasse. Puis face à l’écran de la télévision que je faisais semblant de regarder. Puis à nouveau face à ma tasse, en griffonnant des traits de visage, le visage d’Antoine. Il n’est pas venu. J’ai bu mon thé en vain. Après mon thé, j’ai ouvert une bouteille. Antoine aime les grands crus. Je lui offre un Côte de Nuits ce soir. J’en suis au troisième verre.

Et voilà qu’il sonne à la porte, alors que je ne l’espérais presque plus, et dès lors une autre vie commence.

* * *

Mon amant entre dans mon appartement, un gros bouquet de fleurs à la main.

- Je t’avais promis la soirée du siècle tu te rappelles, tu peux venir là ?
- Je… Tu viens d’arriver et j’avais prévu…
- Quoi ? On passe toujours les mêmes soirées ici et d’habitude tu t’en plains, tu viens c’est tout.
- Bon ok, c’est bon, on sort !

J’ai crié sans prévenir, parce que je ne savais pas que j’allais crier. Le visage d’Antoine s’assombrit d’un coup, il jette les fleurs sur le canapé.

- Je déteste quand tu cries, ça fait vulgaire chez une femme.
- Allez, quoi… Excuse-moi, mais tu sais, je… j’avais préparé le dîner, et…
- Tu n’as tout simplement pas à me parler comme ça.


Il a sur le visage un masque de sérieux étonnant. Je le contemple un moment, bouche ouverte : j’ai peur. J’ai peur qu’il me quitte tout à coup. Mais il sort, et me fais signe de le suivre, balayant ainsi toutes mes inquiétudes et réveillant à nouveau ma bonne humeur. Sortir ? Quelle bonne idée !

* * *

La porte s’ouvre sur un endroit merveilleux et inconnu. La sensation d’être quelqu’un d’important me grise et je ne sais déjà plus où donner de la tête. Antoine est en terrain connu, il s’enfonce au milieu de la foule avec aisance, me guidant, comme s’il voyait un chemin que je ne pouvais percevoir. Je saisis une coupe de champagne et lève mon verre à la santé d’Antoine, qui se retourne pour me gratifier d’un clin d’œil complice. Nous nous enfonçons plus en avant dans cet immense appartement, moi ma coupe à la main, saluant d’un sourire toutes les personnes qui croisent mon regard. Je ne sais pas où nous allons, ni pourquoi nous sommes là, mais je veille à faire bonne impression. Malgré mon euphorie, je sais être raisonnable. Je bois une nouvelle gorgée et offre la fin de mon verre à Antoine.


* * *

Je tends à Antoine des canapés aux couleurs invraisemblables. Il les refuse. Apparemment il est temps que la véritable soirée commence. Nous dévalons un petit escalier et nous débouchons sur une scène insolite. Dans un petit salon est dressée une longue table. Lourde et massive, d’un chêne noueux et dense, elle porte des mets de choix entassés et fumants. Des servants s’affairent, préparent le vin, l’eau, le pain, les sauces. Un large feu craque et souffle dans la cheminée. Les convives de cette assemblée s’empiffrent avec bruit, devisent avec entrain, dansent et chantent.

Je m’arrête derrière un pilier. Je suis inquiète. Antoine seul sait ce que nous faisons ici. Il devine ma crainte et me rassure d’un sourire et me tend la main en me montrant la tablée.

Je reporte mon attention vers la scène de festin, et je détaille les invités. Ce sont en fait des humains déguisés en porcs. Leurs masques leurs donnent un regard sombre et aveugle ; leurs groins énormes semblent frotter la table et fouaillent au hasard les plats, renversent les carafes, brise les bols de sauce. Ils se donnent à cœur joie dans l’imitation des grognements.

Malgré ma frayeur et mon incompréhension, Antoine nous conduit à table. Curieusement, je veux tout de même savoir ce qu’il peut advenir de cette étrange situation. A notre arrivée, un haut personnage malingre se lève et nous ouvre les bras. En plus du masque commun à tous les invités, il porte une longue robe de bure grise élimée. Sa voix criarde s’élève au-dessus des clameurs de la fête :

- Mesdames, messieurs, un peu de tenue je vous prie. Nos invités d’honneur sont arrivés. Prenez place mes amis.

Tous les convives font silence et dirigent leur regard mort vers nous. Je m’inquiète, détourne le regard, gênée.

- Ravivez le feu !

Je me tourne vers le foyer. Une armée de serviteurs véloces, en livrée noire, vient y déposer des bûches.
Antoine fait le premier pas vers notre hôte. Celui-ci pose ses mains sur les épaules larges d’Antoine et braille :

- Eh bien, ça faisait longtemps qu’on ne vous avait pas vu parmi nous !
Il le place immédiatement à son côté. Puis il se retourne vers moi et ouvre à nouveau les bras.

- Et vous devez donc être sa charmante amie. Il nous a beaucoup parlé de vous. Venez nous rejoindre, je vous en prie. Vous êtes les derniers convives que nous attendions avant le début du Carnaval. Votre présence nous fait honneur.

Je rejoins le siège qu’on m’indique tandis que le maître de cérémonie applaudit d’une manière ridicule en lançant :

- Allons, que le défilé commence sans plus attendre !

Quatre hommes apparaissent, entièrement nus, entravés et les yeux bandés, tremblants. Ils avancent en se dandinant de manière obscène jusque devant la table, suivis par quatre autres hommes qui les fouettent sans retenue. L’assistance se met à glapir, les mâchoires claquent et les gorges rendent un chœur de gargouillements et de cris révoltants. Je sursaute, de plus en plus inquiète. Le jeu m’amuse beaucoup moins, mais Antoine paraît serein.

Notre hôte se penche vers nous et nous confie :

- Ce ne sont que des esclaves sans grand intérêt, ne craignez rien. Ils sont destinés à des invités de moindre valeur que vous. Vous n’aurez pas à vous en occuper.

Antoine hoche la tête d’un air entendu et tend la main vers les victuailles. Prise d’une soudaine angoisse, je m’imagine que les viandes molles et suintantes grouillent de vers blanchâtres. Je vois des nuées de mouches tournoyer autour des membres à moitié cuits. Antoine n’en fait évidemment aucun cas et avale cette manne répugnante sans sourciller. Il se sert un autre verre d’un vin qui me parait visqueux et chargé de caillots.

- Chère amie, servez-vous. Vous êtes notre hôte et une invitée de marque.
- Merci… Non. J’ai grignoté tout à l’heure en arrivant. Je vous remercie.

* * *

Après les esclaves pitoyables, une foule d’énergumènes étranges suivent et se dirigent vers nous. Des hommes nus, gras à souhaits, suant et couinant, s’expédient de grands coups de fouet dans le dos. Un personnage portant un masque de cuir les mène. Il est nu lui aussi, et couvert de cicatrices. Il hurle des ordres que je ne comprends pas, en pointant un doigt menaçant vers moi. Des femmes hystériques, nues comme tous les autres, se traînent et rampent à quatre pattes, en répétant les cris stridents de leur chef. Leurs seins sont déformés par des poids attachés à des pinces, et ballottent sur leurs ventres gonflés. Deux d’entre elles se détachent du groupe et vont lécher avidement les pieds de quelques convives attablés. A la suite de ce cortège est traînée une sorte de potence en bois sur laquelle est attachée une femme, les yeux bandés et la bouche bâillonnée, gémissant de terreur. Le maître de cérémonie, bras en croix, se redresse soudain, et hurle vers le ciel :

- C’est elle ! La Salope Insoumise ! A mort la Chienne, à mort l’Infidèle !

A ces mots, tandis qu’Antoine observe la scène avec un air amusé et curieux, les convives sautent de leurs sièges et se ruent vers la potence. Il précipitent au sol la femme liée et la frappent de toutes parts. Je n’aperçois plus le corps de la victime, j’entends seulement ses pleurs.

Je veux à tout prix quitter cet endroit, et faire cesser tout cela. Je me lève à moitié et j’adresse à Antoine des grimaces de panique, mais Antoine est captivé. Antoine est assis et contemple ce spectacle de Carnaval morbide en buvant son vin grumeleux. Le maître de cérémonie, devenu comme fou, en bougeant en cadence, s’approche de la foule autour de la victime. Tous les êtres alentours sautent et se tordent en rythme, en même temps que lui. Antoine commence à battre des mains en souriant, d’abord timidement, puis de plus en plus enthousiaste. Et pour couronner le tout, le maître de cérémonie écarte tout le monde, saisit la tête de la femme par les cheveux pour la relever. Son bandeau a été arraché, son visage saccagé.

- Baisez-la ! hurle le maître de cérémonie, les yeux révulsés, en projetant la pauvre femme sur la table entre Antoine et moi.

* * *

Je me retourne vers Antoine.
- Arrête d’applaudir à ces horreurs, et ne touche pas à cette femme, rentrons à la maison, à la maison !
- Allons, tu es trop impressionnable et vraiment pas assez ouverte d’esprit. Il faut faire honneur à ces gens, beaucoup paieraient cher pour être là où nous sommes.
- Arrête ça, je te regarde depuis tout à l’heure, tu ne vaux pas mieux que ces… porcs. Il faut que nous partions. J’ai peur. Tout ça, c’est de la folie !
- Tu n’aimes pas le spectacle ?

Il me regarde tout à coup droit dans les yeux et sans plus dissimuler son humeur, il m’accuse ouvertement :

- C’est pour toi que nous sommes ici ! Ca fait des mois que tu te plains qu’on ne partage rien. Que tu ne connais presque rien de moi. Que t’es enfermée dans ton deux pièces pourri pendant que moi je mène la vie de pacha. Tu as tout fait pour que je t’amène ici et tu voudrais t’y soustraire ? Vois ces gens. Ils m’appartiennent, ils sont comme moi. Nous nous voyons, nous nous reconnaissons. Ils sont ma famille. C’est la nuit du Carnaval : il faut boire le calice jusqu’à la lie, rien ne peut se terminer avant que tout soit consommé.

Je hurle et me cache les yeux. Il faut que cela cesse, que cette folie cesse. Le maître de cérémonie a grimpé sur la table et viole sauvagement la malheureuse sous nos yeux.
C’en est trop, il faut que je me réveille. Même pour Antoine, je ne suis pas prête à endurer ça.
Je me lève et me dirige vers la sortie.

* * *

- Tu te rebiffes, toi, la pute de service ? Nous ne sommes pas assez bien pour toi ?

Antoine m’a suivi jusque sur le quai du métro. Il prend un air interrogateur et froissé.

- Bien. Je suppose que cela signifie que c’est fini entre nous. Enfin, si on peut dire qu’il y ait eu quoi que ce soit hormis des parties de jambes en l’air, de piètre qualité d’ailleurs.

Les badauds commencent à nous regarder de biais. Antoine s’est complètement désintéressé de moi.

- Non ! On est unis l’un à l’autre. Tu ne peux pas me faire ça, tu ne peux pas me préférer ces malades bons pour l’asile. Antoine, je ne suis plus rien sans toi !

Antoine se met à ricaner et me regarde, d’un air agressif et mauvais. Puis il se tourne et se dirige vers l’autre quai.

C’est à ce moment, je crois, qu’il y a eut l’explosion.


* * *

Je ne comprends plus rien. A travers l’écran noir qui m’entoure, j’entends des voix psalmodier des noms. « Jean ?», « Annie ? », « Pierre, où es-tu ! ». Des voix m’entourent, elles proviennent de partout. Je crie pour couvrir les voix, mais les voix crient encore plus fort que moi, en cadence, « Jean ?», « Annie ? », « Pierre ? », toujours les mêmes mots, les mêmes voix, tandis que je commence à prendre conscience de ma propre douleur. J’ai peur. Je hurle. Qu’ils cessent. Que les voix se taisent.


* * *

Je me réveille soudain, sans comprendre ce qui s’est passé. Plus personne. Je suis seule au milieu d’un amoncellement de chairs ensanglantées, de tôle tordue, de verre brisé.

Je me redresse difficilement. Il faut que je le retrouve. Il faut qu’il m’aime encore. Il faut que tout ça s’arrête. Et j’ai mal.

Une nuée de lampe torches m’indique vers où me diriger. Le quai n’est plus qu’un champ de bataille. Je devine dans la pénombre les cadavres éparpillés à perte de vue, ouverts, empalés.
J’avance péniblement en trébuchant plusieurs fois, en me cognant à divers morceaux du train explosé et j’arrive au cœur de la fournaise.


* * *

Là, tout s’accélère autour de moi, les hurlements de douleur des survivants m’assourdissent, je serre mes poings contre mes oreilles, je plonge mes ongles détruits dans les cartilages, je serre jusqu’à sentir le sang couler dans mes paumes et sur mes joues.

Je gémis sans respirer, et je retourne contre le mur pour ne pas me perdre totalement. Je trouve les sièges dont le plastique a fondu sous l’effet de la chaleur, et je m’assoie. A mes côtés, une femme, probablement, le visage détruit, le dos découpé, les côtes nus et brisées et une fillette, méconnaissable, la tête en bouillie.

Je me relève mais je ferme les yeux, je sais que quand je les ouvrirai, je serai dans mon fauteuil. Je me suis endormie en attendant Antoine.

* * *

Antoine est au milieu d’un amoncellement de ferraille. Devant lui se tient ce qui doit être un médecin, à genoux, penché au-dessus du corps d’une fillette. Il est entrain d’essayer de lui maintenir tant bien que mal les tripes qui s’échappent de son ventre.

Antoine est absent, comme en lui-même. La disposition de son corps me donne un haut-le-coeur. Le médecin se retourne vers moi, calme et nullement surpris de me voir agenouillée à ses côtés.

- Vous le connaissez ? Eh bien je suppose que oui. Parlez-lui, accompagnez-le. Il n’y a plus rien qu’on ne puisse faire. Mais il ne souffre pas, je vous l’assure.

Quelque chose se brise en moi. Je me jette sur Antoine en pleurant. Je l’attrape par les épaules et le secoue aussi fort que je peux.

- Antoine lève toi ! Suis-moi ! Sortons d’ici ! C’est notre dernière chance !

Il m’observe sans un mot, puis une lueur de compréhension semble habiter son regard :

- Mes gosses ! Je veux voir mes gosses ! Tout ça c’est de ta faute petite pute ! Rends-moi mes gosses, je veux voir mes gosses avant de crever ! Salope !

Antoine pleure, il est misérable. Antoine ne comprend pas à quel point nous sommes liés. Antoine ne voit pas tout ce que j’ai pu endurer par amour pour lui. Antoine est trop préoccupé par sa marmaille pour entrevoir l’essence des choses. Antoine est une merde. Il est mort. Il est déjà mort.

Je lui crache au visage et entreprend de lui arracher les yeux. Aussitôt on me tombe dessus. On me jette à terre, m’arrachant Antoine des mains malgré tous mes efforts pour le garder. Lui. Le seul. Je perds pied.

= commentaires =

Monsieur Maurice     le 02/06/2006 à 12:15:52
Putain, Aka comment elle est trop super bonne sur la photo.
Hyenne     le 03/06/2006 à 12:38:54
J'aime cet edit.


Je regrette un peu que la deuxième partie soit si ... banale ? ...

Mais en fait ce texte est crédible.

Après les élucubrations des deux fous précédents, il retrouve un semblant d'humanité, de sérieux, pas facile à appréhender.


La série est excellente.

Encore !
Narak


    le 03/06/2006 à 13:34:09
Moi le trouve pas du tout crédible ce texte. J'accroche difficilement. Je ferais un commentaire plus détaillé une autre fois, là j'ai la flemme.
Aesatruc     le 03/06/2006 à 15:02:02
J'ai du mal à relire trois fois le même texte, même si le principe de l'édit je l'ai compris hein, pas con le mec. A la limite si c'était un sonnet, j'aurais moins la flemme.
nihil


    le 03/06/2006 à 16:04:51
Je m'intéresse pas beaucoup aux textes intérieurs, subtils, humains comme dit Lahyenne (ce con), mais là faut dire que ça passe bien. Et surtout je reconnais la performance d'avoir rendu humain, justement, ce qui ne l'était guère. Les complexes enfantins de mon texte et les touments de l'artiste maudit de Glo n'étaient que des prétextes à raconter des conneries, là y a vraiment du fond, même si du coup les scènes perdent en puissance ce qu'elles gagnent en pathétique.
J'aime beaucoup le travestissement du carnaval en partouze misérable, ce n'est qu'un pauvre cirque d'abrutis qui cherchent à transgresser des limites, comme nous autres zonards.

J'ai un de mal avec les deux parties distinctes qui pourraient être deux articles séparés, mais le lien existe, et ça tient.

Commentaire édité par nihil.
correctrice attitrée     le 03/06/2006 à 20:46:55
peu
Ange Verhell


    le 04/06/2006 à 07:44:01
Eh bien voilà comme on fait revivre un texte !
nihil


    le 04/06/2006 à 14:31:44
Ange je te trouve partial envers les auteurs qui ont une âme. Ou peut-être avec ceux qui ont des ovaires, je sais pas.
Ange Verhell


    le 04/06/2006 à 17:48:52
ça doit être les ovaires qui me trahissent. De toute façon toi tu sucerais pas et moi j'avale pas
Aesatruc     le 05/06/2006 à 01:59:31
Surtout de manière numérique.
Mill


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    le 01/03/2007 à 16:25:57


commentaire édité par Mill le 2008-6-7 17:27:13

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