LA ZONE -
Résumé : La première version du Rapport d'analyse entretenait le mystère quant à l'état du patient observé, ici il apparait vite qu'on a affaire à une histoire surnaturelle. Les notes du médecin sont toujours aussi imprécises et peu scientifiques, mais l'ensemble est plus développé et clair. Le résultat reste franchement maladroit, peu réaliste, et finalement on regrette le suspense et l'étrangeté de la première version.

Rapport d'analyse (trash vampiric mix)

Le 07/06/2006
par Ariankh
[illustration] [ remix du texte Rapport d'analyse ]
27/3, 1er jour de captivité

On m'a bien amené l'homme que vous mentionnez dans votre courrier, je l'ai isolé pour savoir ce qu'il avait. Vous dites que vous l'avez trouvé dans cet état, tout ce sang ne date pas de son arrestation ? Je vais procéder a des analyses. Gary m'assistera, ca lui fera les pieds.
J'ai demandé une camisole, il la porte sans rechigner, rien de spécial depuis qu'il a été amené.

28/3, 2nd jour

J'ai lu son dossier que vous m'avez fait parvenir. Vous devriez faire des efforts d'écriture, je suis médecin, et j'ai du mal à vous relire. Pour résumer, c'est un employé de bureau, qui après une soirée un peu arrosée a été porté disparu, et que vous avez repêché trois jours plus tard au beau milieu d'une banlieue ? Dégoulinant de sang, et sans blessures ? Ca m'étonne, mais le sang est parti à l'analyse, on saura peut-être si c'est lui qui a commis ce meurtre dont vous parliez. Les dates correspondraient.
Il semble calme, il ne bouge pas tellement, juste pour se dégourdir les jambes. Il ne dit absolument rien quand on l'interroge sur le sang qui le maculait, ni sur ce qui lui est arrivé ces trois jours. Il ne se laisse pas toucher, et comme il a une bonne carrure, j'ai pas réussi à prendre ses signes vitaux, mais il semble en pleine forme. Ca attendra qu'il se remette émotionellement.
Gary fait ce qu'on lui demande, il est intimidé, mais sa paye semble le motiver. Si il était musclé, il aurait pu me servir, mais il ne l'est pas.

29/3, 3ème jour

Toujours aussi calme, toujours aussi réticent aux analyses. Il avait une phobie des médecins, des hôpitaux ? Vous pourriez chercher ça pour moi ? Sinon, cela voudrait dire qu'il a vraiment été choqué par ses trois nuits dehors. Pauvre petit expert comptable, incapable de survivre trois jours en ville sans cadre rassurant. C'est peut-être aussi le sang qui le choque à ce point.
A propos de sang, j'ai les résultats d'analyse : tout le sang (humain) n'était pas le sien. Mais pas non plus celui des disparues. On y a même retrouvé du sang de vache, j'avoue avoir un peu de mal a cerner ce qu'il a pu faire (ou ce qu'on lui a fait), si seulement il parlait...
J'ai de la pitié pour lui. Il a pas la trempe d'un tueur, je pense plutôt qu'il est une victime.

30/3, 4ème jour

Premier babillements, il parle de prostituées, d'alcool, de sang, d'ennemi. Sans queue ni tête, je crois pas qu'on puisse en tirer quoi que ce soit.
Pas de phobies particulières alors ? Je parierais qu'il a été kidnappé par le vrai tueur de ces femmes, et qu'il a "joué" avec lui. Quel intérêt de ruiner un homme ? Ca me dépasse.
Je lui fais amener un lit.

31/3, 5ème jour

Absolument rien a signaler. Toujours opposé aux prélèvements, toujours aussi peur de moi, il murmure la même chose en boucle, et ainsi de suite.

1/4, 6ème jour

Je n'y comprends plus rien, il murmure dans une langue que personne ici ne connaît. C'est assez effrayant. Est-ce qu'il a jamais appris de langues étrangères ? (Pour une fois que j'y pense, votre protocole est casse-pieds au possible, son intimité est pas tellement conservée dans cet aquarium, je pense pouvoir avoir accès a son dossier sans lui nuire outre mesure.)
Il tourne en rond depuis peu, arpentant de long en large la cellule toute petite, et il a arraché sa camisole sur un pied de lit. Je laisse en l'état, ça n'est pas la peine de plus le perturber.
Gary va pas tarder de craquer, je l'enverrais en cure de repos dès que tout ça se finira.

2/4, 7ème jour

Nous avons entendu un rire de démence il y a peu, je ne vois vraiment pas ce qui peut lui arriver. Il a adopté une attitude moins renfermée, et il s'avère très grand et musclé. C'est pas étonnant qu'il me repoussait comme ca les premiers jours : il doit bien faire dans les 90 kilos, et un mètre 80. Sinon, il continue de murmurer dans cette langue étrange, toujours aussi intriguante, et incompréhensible. C'est très torturé, tout en chuintements et sifflements. Je n'ai aucune idée de sa provenance, et je ne vois pas quand il a pu l'apprendre : son dossier ne mentionne rien de notable. Merci pour me l'avoir fait suivre, d'ailleurs.
Il arpente en ce moment de long en large sa cellule, inspectant les moindres recoins, la moindre éraflure dans les murs.

3/4, 8ème jour

Grand changement, il s'est mis a hurler, toujours dans ce même langage mystérieux. Je vous fais parvenir des enregistrements, si jamais vos experts reconnaissent. Il semble très agressif, et il semble en forme, ce qui est complètement improbable vu qu'il ne mange presque rien.
Il s'est même mis a frapper les murs, violemment, et sans but apparent. Ses mains sont en sang, il lèche ses blessures.
Il a défoncé une partie de la cellule, dans un coin, à grands coups de pieds. J'aurais dû lui faire quitter ses chaussures quand il était encore calme, maintenant ce n'est même plus envisageable. Il me fascine, prêt a se détruire un pied pour pouvoir... que compte-t-il faire avec ce trou ? Il cache le champ de la caméra avec son corps... Est-ce que vous pourriez me dire sur quoi donne le coin est de la cellule ?
Gary fatigue, visiblement. La vision du sang le dérange.

4/4, 9ème jour

Il continue de frapper les murs, toujours avec la même précision chirurgicale, aux mêmes endroits. Les marques sont visibles, et selon son dossier, son opération des mains n'y est pas pour rien. Si le chirurgien avait su qu'il se servirait de ses prothèses osseuses comme ca...
Il crie toujours autant, froidement. Pas la moindre émotion dans ces cris, c'est comme s'il déclamait de la poésie qu'il lit pour la première fois : j'ai cru reconnaître quelques mots dans ses paroles : pureté, contamination, sang, baiser, mais tout cela ne me dit en rien ou il veut en venir. J'ai des grands doutes sur son apparente innoffensivité. Il est tellement dérangé que j'essaierais de n'envoyer personne a la portée de ses poings.

5/4, 10ème jour

Il frappe toujours, et hurle qu'il veut sortir de là. Il a complètement abandonné ses murmures, je viens de remarquer, par contre il hurle de plus en plus. De temps en temps il se recroqueville dans un coin de cellule, tremblant de la tête aux pieds, puis peu de temps après il se remet a crier, et repart a taper contre les murs. Son sang macule les parois, ses vêtements, et le tour de sa bouche (il lèche ses blessures) : il est assez effrayant à voir. Gary n'est pas venu ce matin : dépression nerveuse, je ne suis pas étonné.
Mais qu'est-ce qui arrive à ce type, et qu'est-ce que je pourrais faire pour l'aider !?

6/4, 11ème jour

J'ai ordonné une approche, musclée, pour lui prélever du sang, histoire de savoir si sa démence est dûe à une toxine quelconque. J'espère pour lui que c'est le cas, il ne va pas survivre longtemps au train qu'il mène. Il a l'air de lutter pour se calmer sans y arriver. Cet ex-comptable (qui n'a d'ailleurs plus rien d'un employé de bureau) s'est défendu avec énormément d'ardeur et de puissance : trois côtes brisées pour le premier infirmier, le second s'en sort avec quelques contusions. Mais c'est un échec, la seringue a été brisée dans l'action...
Au début, les deux infirmiers sont entrés, pendant que l'homme était dans le coin : il ne s'est pas retourné, il a juste murmuré quelques mots tremblants. Le premier s'est approché, il a valsé au premier coup, à terre. Le sujet s'est recroquevillé dans son coin en hâte, le deuxième infirmier dégageait son collègue encore sonné pendant ce temps, et il récupéra la seringue. Il a ensuite pris un superbe crochet dans le bas-ventre, avant d'être éjecté à l'autre bout de la cellule, le visage en sang, par un revers. Le premier infirmier s'est relevé a toute vitesse, et a traîné le blessé hors de la cellule.
J'ai demandé la présence d'hommes d'armes, qui seront présents d'ici peu. Il est retourné dans son coin de mur tremblant juste après l'altercation, et il est actuellement en train de hurler.

7/4, 12ème jour

Mauvaises nouvelles.
Les soldats sont arrivés ce matin, on a donc tenté une approche beaucoup plus musclée. Il semblait refuser le combat, luttant pour garder son calme en position foetale pendant que les hommes avançaient. Le combat a été plus court cette fois : les gardes l'ont rapidement immobilisé et récupéré les échantillons sanguins. Puis il s'est d'un coup redressé, et il a envoyé rapidement au tapis un de vos hommes, puis il l'a achevé en lui tordant le cou, pendant que le deuxième tentait vainement de l'arrêter. C'était atroce, je n'ai pas pu en supporter plus et ai courru au bouton d'alerte. Pendant ce temps, je suppose qu'il a incapacité le survivant, et ensuite il a courru a la porte, pour frapper au mêmes endroits que d'ordinaire : le résultat a été que la porte est désormais coincée. Elle était blindée, et il a réussi a tordre les gonds, et le panneau par la même occasion. Je suis désolé de vous annoncer que le soldat survivant risque de ne pas tenir longtemps face à ce monstre.
Le second garde est toujours vivant. Il souffre apparemment d'ecchymoses, de quelques coupures, mais il est bien entraîné et panse ses plaies en ce moment même. Il a de quoi survivre trois ou quatre jours sur lui en nourriture et eau, le temps qu'on trouve le moyen de le sortir de la. Il y avait beaucoup de dégâts infligés au micro de la cellule, je crois avoir compris qu'il désirait rester pour aider la science, mais je ne suis pas certain, trop de grésillements. Quelle dévotion admirable.
Le sujet reste dans le coin opposé au garde, le cadavre encore chaud près de lui. Les quelques blessures qui lui ont été infligées ne semblent pas l'affecter outre mesure, en fait il ne semble même plus blessé. Il avait pourtant un bras cassé il n'y a pas deux heures... Il faut continuer de l'étudier, quoi qu'il en coûte. Sa régénération est surhumaine.

8/4, 13ème jour

Les deux se sont rebattus aux alentours de 8h du matin, même résultat : le sujet assommé, votre homme de plus en plus mal en point physiquement. Ils ressemblent a deux chats, prêts a bondir l'un sur l'autre au moindre mouvement suspect. J'ai mal compris votre ordre, à défaut de choix je laisse la situation actuelle se dérouler. Le sujet semble de plus en plus énervé, il commence a attaquer par morsures : le marine a dû lui briser des doigts pour le calmer. On sent que le sujet connait le combat, il vise le cou et les yeux ; le plus étonnant étant qu'il les touche, dans le noir le plus complet. Le soldat est blessé au cou et a la cuisse, mais il se soigne pour l'instant. Je commence a rassembler le matériel pour ouvrir cette porte.
Vers 17h, le sujet a commencé a dévorer le cadavre. Un tel acte animal, je me demande si nous pourrons jamais récupérer l'homme qui couve en lui. Je n'aurais désormais plus de regrets à le tuer.
Mais votre homme ne flanche pas : il est admirable. Faites le prendre du galon, même si ca va être vraisemblablement à titre posthume. Et assurez vous que ses enfants mangeront à leur faim.

9/4, 14ème jour

Il a blessé votre homme au cou hier, comme je l'ai déja mentionné, et j'ai l'impression que sa blessure s'infecte : il ne survivra pas un jour de plus. La peau noircit aux alentours. Le sujet est visiblement calme, il ne hurle plus, il ne tremble plus. Il est plus dangereux que jamais, au vu de l'état de votre soldat. Désolé, nous avons eu une panne de transmissions, et je n'ai pu recevoir vos ordres, j'adopte donc la même conduite qu'hier, c'est à dire continuer de chercher un moyen d'ouvrir la porte, en les laissant se combattre : étrangement l'homme ne semble plus chercher a le blesser, juste a le repousser. Comme s'il attendait.

10/4, 15ème jour

Ils ne se battent plus. Votre homme est inconscient depuis hier soir, et pourtant l'assassin ne l'a pas encore mangé comme il l'a fait avec le précédent, peut-être est-ce cette blessure au cou qui l'intimide. J'ai peur.
Toujours la même panne de transmissions.

11/4, 16ème jour

Votre marine a régénéré toutes ses blessures. Aucune blessure apparente. Il est conscient, mais livide, cependant. Et les deux se sont mis a parler ensemble. Trop bas pour les micros détruits. Le deuxième sujet (votre soldat, donc) s'est mis a démonter les caméras, méthodiquement, il sait ce qu'il fait. Ils commencent a se ressembler, votre homme est livide, et il a mangé aussi du cadavre. Je crois que je vais ordonner leur éxécution. En attente d'instructions.


= commentaires =

Monsieur Maurice     le 07/06/2006 à 19:01:07
No comment.













(pas de commentaires)

Commentaire édité par nihil.
Lapinchien


tw
    le 07/06/2006 à 19:15:34
J'aurais voulu faire un remix de mon commentaire sur le premier texte mais apparement je ne l'avais même pas commenté. Pas question que je laisse une autre personne avoir cette idée à la con le premier cependant. DVD ! (Dans vos derrières !)
tangerois     le 07/06/2006 à 20:45:50
Monsieur maurice a été edit,hoooooooooo mais on ose toucher aux sages paroles d'un vieil homme nihil ?
nihil


    le 07/06/2006 à 20:55:43
Y avait vingt pages de blanc entre les deux lignes de son commentaire, j'ai édité pour réduire à environ vingt lignes, si ça c'est toucher aux paroles d'un vieil homme, je bouffe mon dentier.
tangerois     le 07/06/2006 à 23:06:14
Il fallait que ce soit dit pour les gens qui lisent et qui parfois se posent des questions
Narak


    le 08/06/2006 à 10:28:44
Il y a des gens qui lisent ici ?
Ariankh


    le 08/06/2006 à 11:18:28
j'ai absolument rien fait, je suis innocent.
Astarté


    le 08/06/2006 à 18:50:29
Tu pourrais pas remixer une 2ème fois ?
j'ai préféré la première version.
Ariankh


    le 08/06/2006 à 20:36:15
Euh, j'ai une grosse flemme, et vu le premier résultat, je vais arrêter les remixs.
nihil


    le 08/06/2006 à 20:48:24
Le problème, Ariankh, c'est que ce qui tenait l'intérêt du lecteur éveillé, dans le premier texte, c'est l'incertitude quant à l'état de ton sujet... Moi je me souviens même pas à avoir pensé à un vampire au cours de la lecture avant la toute fin. Sur la fin l'action est suffisamment bizarre pour qu'on se demande si on a affaire à un psychotique ou à une créature surnaturelle, mais le doute reste entier. Moi j'y voyais de la subtilité, mais visiblement c'était plutôt un effet aléatoire vu que c'est cet aspect que t'as gommé dans cette version. Les maladresses, les fautes de réalisme (laisser un soldat seul dans la piaule d'un monstre pendant des jours à les regarder se battre ?) sont toujours là, mais ici au bout de deux trois paragraphes on a déjà compris qu'on a affaire à un vampire... C'est dommage, une fois cette certitude en poche, on peut tranquillement poursuivre une lecture devenue vide d'intérêt et gentiment focaliser sur les défauts.
Ariankh


    le 09/06/2006 à 12:34:12
Ouais, ben en bref j'arrête d'essayer d'arranger puisque c'est meilleur avant.

Le mieux est l'ennemi du bien, qu'ils disaient...
Aka


    le 09/06/2006 à 21:29:13
J'ai égaré le commentaire que j'avais fait en privé qui disais, en résumé, que ce texte est vraiment merdique, d'une part au niveau de l'écriture, d'autre part au niveau des centaines de poncifs qu'il contient.

C'est dommage, le premier m'avait bien intriguée. D'ailleurs j'ai commencé à le réécrire vu par le mec enfermé, comme je l'avais dit. Ca fera un autre remix.
Nounourz


    le 12/06/2006 à 03:29:51
je suis le seul à avoir bien aimé ? il y a quelques maladresses certes, mais aussi un coté un peu lovecraftien qui me plait assez.
Les "fautes de réalisme" me font assimiler ce texte à ce qui pourrait être le scénario d'un film d'horreur cheap, avec le docteur sadique qui laisse le marine avec le monstre afin de poursuivre l'expérience...

Ce n'est ni formidablement écrit ni vraiment innovant, mais j'ai lu l'ensemble avec un certain intérêt.

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