LA ZONE -
Résumé : Malgré quelques errements, l'écriture d'Imax reste agréable, oppressante, tortueuse. Le héros, prêtre d'une expédition de conquistadores livrés à eux-mêmes, pénètre dans un édifice étrange et malgré les reminiscences d'Indiana Jones qui viennent nous pourir la lecture, le suspense est intense et l'atmosphère mystérieuse au possible. Dommage, la fin est plutôt psychédélique et confuse, au lieu de rester brutalement réaliste.

Les hommes de fer II

Le 27/10/2006
par Imax
[illustration] Depuis quelques heures une curieuse odeur flottait dans l’air. La flore était devenue plus sombre et la voute obstruait totalement le ciel. De grands troncs cadavériques suintaient d’un liquide noirâtre tandis que de longues lianes se tordaient de façon grotesque pour ne pas s’entre étouffer. Des champignons verdâtres poussaient dans l’infâme terre spongieuse que les hommes écrasaient de leurs pas lourds. Hernando avait défendu à quiconque d’en ramasser sous peine d’être immédiatement exécuté. La senteur désagréable, d’abord subtile, et puis plus forte au fil du temps, commenca à provoquer des nausées chez certains. La forêt se décomposait lentement, dans un vaste bourbier putride et vénéneux.
Nous passâmes tout d’abord à travers une sorte de muret dévoré par le lichen, et puis tout autour de nous, apparurent de petits tas de pierre, d’abord grossiers et de plus en plus élaborés, semblables à de petites pyramides. Hernando devint fébrile, et poussa soudainement un cri de satisfaction tonitruant. Une structure plus importante émergeait d’un minuscule lac, un trou d’eau croupie encombrée de branches pourries et de plantes aquatiques figées. Au centre, s’élevait une sorte d’îlot, quasi artificiel. Il était sûr que quelque chose nous y attendait, bien que j'eusse abandonné depuis quelque temps toutes certitudes. L’odeur infecte ne repoussa pas les ardeurs, bien au contraire, car l'eau étant peu profonde, on s’y jeta ardemment. Quel spectacle hideux que ces hommes barbus, prisonniers de leurs lourdes pièces de métal crasseuses, rampant dans le plus insalubre des marais vers un tas de pierres puant, sous le regard bienveillant de celui qui était un malade parmis les fous! A cet instant, un caillou au milieu d’une flaque était une tour de Babel dans les océans, des tas de pierres écroulés les remparts de Jérusalem, et le moment devint si fameux que nous fûmes tous pendant un court instant aveuglés par le brillant mirage de notre conquète. Je répugnai à me vautrer dans ces eaux sinistres mais mieux vallait obéir au mouvement. Je parvins enfin à rejoindre mes compagnons sur le sable, étendus comme des naufragés sur une mer furieuse. Le sable était noir, constellé de petites mangroves naissantes et de moustiques gros comme le pouce.

L’édifice était sombre. Un enchevêtrement curieux d’inscriptions barbares recouvrait une pierre suffocante sous les mauvaises herbes. Les hommes se relevèrent lentement et approchèrent avec circonspection. L’un d’entre eux tendit le bras : un trou sombre plongeait dans les entrailles de la terre. Une face laide au front allongé en gardait l’entrée, ornée d'un sourire emmaillé de dents cruelles. Nous restâmes interdits, contemplant stupidement l’entrée du sanctuaire, qui glissait vers les profondeurs glauques. Almagro me tira doucement la manche, et m’indiqua une des inscriptions du doigt : je ne pu réprimer une soudaine excitation, il semblait y avoir… du latin !

On se pressa soudainement autour de moi. Le style étrange, les caractères frappés dans un alphabet primitif, rendaient la lecture difficile :

« Si déviantes sont les réalités, alors, maintenant j’existe. »

Je relisai la phrase plusieurs fois. Lentement, épelant chaque syllabe. Je priai pour que dans mon excitation ma traduction se révèle fausse. Mon sourire triomphant se figea. La terreur coulait froidement dans mon dos. Les regards suppliants s’étaient tournés vers moi, attendant un quelconque signe d’espoir, un récit qui réchaufferait les coeurs. Une bourrasque ardente nous traversâmes soudainement de part en part. Je dévisageai longuement un des soldats, hirsute et sale, l’œil fixe posé sur la pierre éventrée. J’avalai un souffle brûlant et clamai d’une voix faussement enjouée :

« C’est sans aucun doute l’œuvre d’un adorateur de Jésus-Christ. »

Hernando sortit de sa torpeur et posa le genou contre le visage grimaçant, comme pour dissiper toute crainte. Le silence devint terrible :

« Mes compagnons, aujourd’hui nous rattrapons le fleuve de l’histoire. Comme l’a indiqué notre père, il est probable que notre épopée sacrée touche à sa fin. Ici-bas quelque édifice de Dieu repose, ainsi que son trésor qui nous assurera la conquête des Indes. C’est pourquoi deux d’entre vous auront l’honneur de descendre accompagner notre homme d’église. »

Mes mains tremblèrent. Hernando me lança un regard démoniaque :

« Nous attendons vos observations avec impatience. Allez maintenant. »

Un rire immense traversa sa face.

« Encore et au-delà. »

Chacun hurla la devise avec ferveur. Almagro restait parfaitement immobile, un rictus atrocement imprimé au coin des lèvres. Il entendait parfaitement le latin, lui aussi. Et tandis que nous nous enfoncions lentement dans le gouffre profond, le sourire d’Hernando - celui d’un fou - grandissait dans mon esprit et résonnait de toute sa force, à un point insupportable, s’agitant dans les ténèbres et tremblant de façon macabre, comme le sourire d’un crâne a l’orée d’une catacombe.

...
Les marches acérées étaient légèrement humides. Une mousse sombre recouvrait les parois et de l’eau semblait couler en minces filets le long de la roche. Les ombres grandissaient sous notre avancée lente. Un éclair verdâtre siffla violemment prêt de ma tête. Le soldat devant moi se retourna, me fixant dans l’ombre avec terreur, une légère entaille sur la joue. Il agita violemment sa torche mais un deuxième trait lui frappa le front. Il grimaça et dégringola contre les marches cruelles, la main crispée sur ma robe. Almagro me bouscula et en une fraction de seconde l’éclair de sa lame frappa une masse vivante qui tomba d’une anfractuosité basse. Pris d’une rage destructrice, il se mit à taillader avec furie sur la pierre ce qui ressemblait à un petit crotale couleur de jade, tout en hurlant quelques mots que je ne compris pas. J’observais le corps du reptile sanglant, gigotant sous les coups de la lame féroce, le regard attéré. Le soldat avait dévalé quelques mètres de pierre. Je tentai de lui redresser le buste, alourdi par le métal humide. Son bras était dans une curieuse position, quasi détaché du tronc. Je vis qu’il avait un teint jaunâtre, que j’attribuai aux toxines qui pénétraient sa peau. Sa tête retomba presque immédiatement. De sa bouche sortit une salive dense et blanche, quasi-mousseuse, et son corps fut brusquement agité de convulsions horribles. Je lui caressai le visage, prononçant le dernier sacrement d’une voix tremblante. Mon excitation était intense. Almagro, que les parois resserrées obligeaient à courber sa grande taille, descendit doucement et en silence. Je ne pouvais me résoudre qu’il s’agissait là du même homme dont j’avais pu observer auparavant la terrible rage. Il me pressa délicatement de sa belle main de continuer. Nous abandonnâmes alors l’homme assis, la face désormais jaunâtre et grimaçante, au silence apaisant des ténèbres.

Nous débouchâmes dans une grande salle plus claire, couverte du sol au plafond d’écritures étranges et de bas-reliefs mettant en scène des personnages difformes dans des positions cruelles. Une porte en bois précieux était dissimulée dans le fond. Quels ouvriers du démon avaient-ils ainsi pu commettre de telles fresques, quels artisans de la pierre avaient développé une telle maitrise d’un art si ignoble et raffiné ? L’ensemble était foudroyant d’inspiration et de maitrise technique, chaque centimètre carré de roc patiemment sculpté, chaque détail tracé savamment poli. Je ne pouvais me résoudre à penser qu’il s’agissait là de l’œuvre d’hommes. De part et d’autre de la pièce, une dizaine de statues intelligemment disposées, semblaient faire office d’escorte au visiteur. Curieusement grossières en comparaison des savantes et torturées inscriptions murales, elles semblaient étrangement floues, quasi inachevées. Je tachai de distinguer le visage de pierre d’une d’entre-elles, mais la face semblait indistincte, comme parée d’un voile. Seuls deux trous, semblable à des yeux, ornaient chacune d’entre-elles. Je compris dans un sursaut que l’architecte et les sculpteurs du temple avaient disposés les idoles de telle sorte que nul n’échappait jamais à leur regard figés. Je retournai la tête, et c'était une autre une autre de ces monstrueuses figurines qui m’observait dans l’ombre. Je fus pris d’une nausée subite. L’atmosphère était chargée d’une senteur épicée et de souffre tiède. La panique m’étreint le cœur, et je pressai maladroitement le pas, tout en fixant le sol d’encre. A un moment de mon avancée cependant, il me fallut lever la tête pour évaluer la distance qu’il me restait à parcourir. Je fus stoppé dans mon élan par deux orifices couleur de gouffre. Je restai stupidement frappé par cette face sans forme et géométrie, lentement englouti dans un étau invincible. Ma respiration se ralentit, les formes se dissolvant doucement dans un parfum de sons brouillés, au point que les battements de mon propre cœur disparurent totalement. Le masque de granit tremblait doucement, comme le mirage du désert brûlant.

Des contours apparurent. Les traits se précisèrent. Je restai figé, le souffle évanoui, soumis à une gravité écrasante. Un sourire immense déchirait désormais la face monstrueuse, dévoilant une rangée de dents cruelles et blanches. La bouche ne cessait de gonfler, s’étalant désormais dans tout l’espace. Mes muscles ne répondaient plus, comme atrophiés par un poison insidieux me pénétrant le cœur. Je rassemblai les ultimes forces qui me restaient, hurlant avec la rage du condamné. Un cri ridiculement faible me parvint aux tympans. La face ignoble grossissait, dépassant les limites même de la pièce, dévorant l’air entier qui coulait entre ses dents d’ivoire. Le monde s’engouffrait dans un trou noir, avalé par la pierre gigantesque, le sourire de fer, l’œil d’acier. Glissant peu à peu dans cette grimace démente qui mordait même la nuit, je serrai de mes mains débiles mon chapelet, comme le malade sur son lit de mort.

...

J'ouvris les paupières. Ma propre image se dressait devant-moi. De grandes plaques de verre, sans toutefois en avoir la consistance, reflétaient ma face par un habile jeu d’optique et de reflets, dont la vue s'étalait vers l’infini. Depuis des mois, des années peut-être, je ne m’étais pas ainsi contemplé. Des êtres courbés et multiples, à l’épaisse barbe et aux traits asséchés, des millions d'hommes répétés à l'inifni qui me dévisageaient ainsi de leurs yeux troublés par la fièvre.

Une voix chaude et pure m’assaillit. D'abord lente, et puis plus vive. Je frissonnai : mes sensations étaient devenues limpides. Elle... parlait dans une langue qui n’était pas la mienne et pourtant je l'entendais parfaitement. Je ne comprenais pas le phénomène, car bien qu'étant physiquement en vie, mes sensations flottaient étrangement, comme détachées de mon corps. Etais-je...

« Si telle est ta question alors je te répondrai : non. Tu as survécu, comme je m'y attendais, mais tu es mort depuis bien longtemps. Tu es hors du monde à présent. D'ailleurs l'univers dans lequel tu pensais demeurer n’a surement lui jamais existé... Les probabilités sont faibles je crois. Qu'en penses-tu? Par contre ta projection de ta réalité est la tienne, et elle était fort puissante je l'admets, grace à de tres légères interventions de ma part. C'est toujours un vice que je ne peux me résoudre à quitter... tu me pardonneras vite, n'est-ce pas? J'en suis persuadé... "

J'aurai pu accepter les sacrifices du monde entier, jusqu'à même porter la croix du christ tout puissant. L'enveloppe m'enveloppait de plus en plus tendrement. Mes bras, mes jambes, se détachaient de mon corps, mes yeux prenaient de la hauteur, traversant l'air lourd et cotonneux. La voix prit une longue respiration.

"Le temps a disparu depuis longtemps et c'est bien la ton plus grand paradoxe, mon ami. ''

Ma voix semblait tomber du ciel, caressant les murs et les couvrant de teintes éclatantes, comme les eaux colorée d'une cascade bariolée. Je voulai argumenter, lui montrer que toutes ses paroles n'étaient que pures sottises. De vulgaires idées stupides qu'on trouve dans les parchemins aux divinités mortes, dans ces quelques endroits du monde ou le sable recouvrait les temples de pierre usée, ces dieux oubliés depuis des civilisations par des hommes peu scrupuleux.

Mais de mes lèvres ne sortirent aucun sons articulés.

La voix ricana doucement.

''J'ai tué le temps depuis des millénaires. De mes propres mains. Qu'en dis-tu? Quelle formidable expérience... Je ne peux que te remercier pour la créativite exceptionnelle dont tu as fait preuve, mon rôle a pris une ampleur considérable parmi vous, grace â toi. Formidable cruauté qu'est la tienne. Je vais te regretter."

Les sons me caressaient les tempes. Je ressenti un bien être immense. Prit d’un élan de joie irrésistible, je m’exclamai :

« Je suis votre serviteur éternel Ô dieu des hommes ! »

Un rire sinistre retentit, bourdonnant à travers tout l’espace, vibrant jusque dans mes propres veines, ininterrompu. La voix s'exclaffait, immense.

Alors le grand miroir se déforma doucement, comme des gouttes d’eau tombant sur la surface d’un lac endormi, faisant peu à peu disparaître mon reflet. Une autre image apparut ; celle d’un homme marchant lentement vers moi, à travers une série de couleurs grâcieuses. Je clignai des paupières, ébloui par des visions tellement divines, d'une beauté si intense que je voulu les caresser du doigt. Ma main se leva doucement et traversa des voiles brillants, aux senteurs parfumées. Les pigments couraient le long de ma peau, dissolvant mes vetements, me parant de sublimes halos teintés. Quelle combinaison d'harmonies et de beautés infinies !

La voix colossale lançait des sons interminables et démesurés, dévorant mon esprit.

''Les dieux n'existent plus.''

Je fermai les paupières. Dans la pièce se traçaient désormais des prismes acérés et délicats, comme les cristaux sous la terre. L'atmosphère était devenue si distincte, tant précise et pure, comme le beau vitrail des cathédrales, qu'elle déposait une fine couche de glace, sculptée de motifs baroques brillant comme de l'argent, me brûlant les pupilles.

Alors, à travers les délicates créations des hommes maudits, je le vis. Un rire dégénéré hurlait de toute sa force dans mon crâne, frappant les parois de mon esprit, tambourrinant contre mes tympans déchirés.



Hernando rayonnait. Un sourire rouge sur sa propre face balafrée, le front sanglant.

Les yeux brûlants.

= commentaires =

Winteria


    le 28/10/2006 à 12:03:52
J'ai pas vraiment aimé : d'une part parce que j'ai pas tout compris, et d'autre part parce que j'ai trouvé ça chiant comme la mort, à quelques endroits.

Et puis c'est vaporeux,
lent,
putain.
Ange Verhell


    le 28/10/2006 à 13:39:05

Imax, j'aime bien ton écriture, mais là tu te répand dans les descriptions hyper chargées, t'en rajoutes à grandes pelletées d'adjectifs. au cas où le lecteur ne visualise pas bien. ça donne une impression de glue. à la limite ça instille l'ennui dans l'ambiance que tu veux rendre, et ça embourbe l'action. Tu fais un livre avec ça et il me tombe des mains après dix pages... Trop lourd
Winteria


    le 28/10/2006 à 13:40:15
Ouais, aussi.
Imax


    le 28/10/2006 à 14:12:22
Ouais.

Dourak Smerdiakov


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    le 29/10/2006 à 18:11:25
Ça, c'est le texte long de la semaine dont on reporte la lecture au dimanche en fin d'après-midi.

Dans l'ensemble, c'est un bel effort d'écriture mais j'ai le sentiment que le résultat est inégal. Le premier paragraphe m'a séduit, mais dès le deuxième certaines lourdeurs ont gâché cette impression. Exemple : "L’odeur infecte ne repoussa pas les ardeurs, bien au contraire, car l'eau étant peu profonde, on s’y jeta ardemment."... phrase qui me semble bête et moche. Plein de lourdeurs, voire d'incohérence, alors que. Dommage.

Sur le fond, aucune opinion, visiblement l'histoire est loin d'être finie.

nihil


    le 29/10/2006 à 18:26:05
D'après Imax, c'est pourtant bien la fin, et il me semble que c'est la source la plus fiable. Sinon, d'accord sur l'écriture qui faiblit un peu par rapport au premier (des trucs maladroits, des lourdeurs et carrément quelques fautes de français assez laides) et aux autres textes d'Imax en général, enfin bon quand on se bouffe du El Def au petit dej sans sourciller...
Mais ouais c'est irrégulier, le ton est pas constant, et la fin part dans tous les sens, on s'éloigne bien trop du réalisme sale et brutal qui faisait l'intérêt du premier épisode, et un peu du début de celui-ci.
Bon dommage, j'aimais bien le premier moi.
Dourak Smerdiakov


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    le 29/10/2006 à 18:33:36
Bon, dans ce cas, sur le fond, je trouve ça pas intéressant, et ça finit en queue de poisson. Doit y avoir des clefs de lecture qui m'échappent. Tout ça pour ça, quoi.
nihil


    le 29/10/2006 à 19:13:51
Le premier me parlait de la dérive d'un groupe d'hommes livrés à eux-mêmes, à la recherche d'un but un peu flou et un peu utopique, libres de s'organiser comme ils l'entendent. Et en plus mené par un fou à demi-mégalomane. C'est également le concept du film Aguirre qui en plus se déroule dans un cadre identique, ce qui a soulevé les questions sur les similitudes entre les deux. Mais en tous cas c'était super bien traité et bein écrit, et moi ce que je regrette, c'est que Imax ne soit pas allé jusqu'au bout de ce délire-là et en choisisse plutôt un autre. Comme je le disais dans le résumé cet épisode me rappelle surtout Indiana Jones et ça c'est pas l'idéal.
Imax


    le 30/10/2006 à 08:14:58
Je note pour le style et je reconnais certaines tournures un peu beatnik, mais c'était plus pour le trip qu'autre chose. La fin réaliste m'ennuyait; de plus la cabale aurait hurlée au plagiat. Ouais j'aurai pu créer un groupicide ou un massacre par les indigènes mais j'ai préféré montrer la folie paranoiaque du héros ainsi que les rapports troubles du mégalo avec le groupe. Bleurp.
nihil


    le 30/10/2006 à 15:34:44
Ce qu'on est sérieux quand on s'y met. On croirait des vrais.
Glaüx-le-Chouette


    le 31/10/2006 à 12:35:45
Ca m'a franchement ennuyé ; dès le début à cause du style, qui sent trop la sueur, il aurait fallu une paire de mois de maturation au moins pour reprendre ça et effacer les intentions. Il y a des phrases où on a l'impression que la règle est un adjectif pour un substantif, histoire de bien montrer que c'est vachement travaillé ; d'autres qui font slogan. C'est dommage, parce qu'à la moitié, ça s'allège, que tu aies décidé que putain ça suffisait, ou que ça ait été écrit plus vite, en tout cas ça me plaît mieux.

Pour la trame narrative, là, c'est du gros n'importe quoi, à mes yeux. Y a pas de fil du tout, ça saute d'aventure en aventure comme un scénario de série Z, on a l'impression de lire des extraits d'un bouquin de 400 pages, en fait, mais sans avoir les liens entre les morceaux. Là aussi, avec six mois de plus, t'en faisais peut-être quelque chose de cohérent, et de bien plus vaste.

Les références à Aguirre, ouais, c'est gros comme ma bite, j'aime pas les références obligatoires à néons clignotants. Ca m'emmerde l'esprit critique.

En somme, là c'est broutant, mais ça aurait pu me plaire, en posé, en réécrit, et en plus large (et moins "dense" du coup, enfin moins foutraque).
Glaüx-le-Chouette


    le 31/10/2006 à 12:36:18
Je crois que je suis malade, j'arrive plus à faire de critiques de moins de trois lignes.

Chier.
untel salutation    le 02/11/2006 à 00:20:20
Justement, comment faire pour écrire car quand j'ai des idées c'est toujours loin de l'ordin et donc aprés j'oublie car je me dis que je ne peux pas passer ma vie sur le net, alors comment faire ? Me relever? NON. C'est tout de même con de penser sans se souvenir, non,?
Glaüx-le-Chouette


    le 02/11/2006 à 00:28:59
Carnet, crayon, ducon ?
nihil


    le 02/11/2006 à 00:33:25
essaye de te noter tes idées à l'intérieur de ton avant-bras avec un pyro-graveur.
untel     le 02/11/2006 à 00:41:23
Merci à vous de dire ouvertement que je suis une merde.
Glaüx-le-Chouette


    le 02/11/2006 à 00:59:36
Putain, on a chopé un soumis, qui a la laisse, faut le garder sans l'abîmer tout de suite, celui-là.
Abbé Pierre


    le 02/11/2006 à 01:03:48
Faut juste faire gaffe à la date de péremption; avec ces gens là, on ne sait jamais. Ca te pète à la gueule que t'as pas encore eu le temps de comprendre.

Ahah, j'ai mis un point-virgule dans mon commentaire.
Trop la classe littéraire.
Abbé Pierre


    le 02/11/2006 à 01:04:18
Et je sais même pas si il y'a un tiret entre point et virgule.
Chevilles pwned.
Invisible


    le 02/11/2006 à 03:44:34
La classe littéraire eût été de ne pas oublier l'espace avant le point-virgule.
Abbé Pierre


    le 02/11/2006 à 13:09:45
La classe littéraire virgule c'eût été de voir que dans word virgule l'espace se met après virgule et non avant virgule saloperie d'espion quantique point
Imax


    le 03/11/2006 à 11:47:20
Mais je suis totalement imcompris en fait.
Abbé Pierre


    le 03/11/2006 à 12:28:11
Voire incompris.
Mais ouais, c'est à peu près ça.

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