LA ZONE -

Système (cyclic dictatorship mix)

Le 16/12/2006
par Nico
[illustration] [ remix de Système d'Invisible ]
Paix

Une volute de fumée.
Il consumait. Il se consumait comme la cigarette. Il n’avait pas l’air fatigué, non, mais il semblait vieux. Aguerri, dans tous les sens du terme. Il parlait sans fin, ses mots percutaient mes pensées, je n’arrivais pas à me concentrer sur la fumée de sa cigarette. La régularité avec laquelle il fumait, écrasait sa cigarette et en rallumait un autre, me forçait, comme tous les autres à rester sur la régularité mécanique de son discours.
Oui il était aguerri à l’art oratoire. Il ne parlait comme personne. Même les meilleures promotions de l’Ecole des Elites ne parlaient pas comme lui. Il avait tout appris par l’expérience de ces réunions moites. Chaque mot était parfaitement articulé, chaque phrase était percutante de sens, chaque idée était impeccablement expliquée. Aucun sous entendu, aucun implicite. Une machine à parler. Haut Fonctionnaire. Technocratie. Mécanique du langage. Ses mots rentraient en nous comme des balles de fusil à pompe. Il nous consumait.
Il fallait pourtant bien que j’écoute. Chacun son travail, c’est comme cela que l’Union Occidentale fonctionne. Il fallait que je retienne tous ce qu’il disait. Réceptionner les balles, encaisser les mots, enregistrer les informations. Trop de morts potentiels en dépendaient.
Je savais que Cole restait impassible derrière moi. Comme toujours. Je sentais son visage froid, c’était comme si j’avais un vent glacial dans le dos.

Il se tut. Il ponctua son dernier mot en écrasant sa cigarette finie. Quelle régularité, quel parallélisme… L’entrevue était finie, je savais tout ce que je devais savoir. Cole se retira le premier, je le suivis.
Dans la rue Cole était voyant au milieu des Occidentaux. Moi aussi sans doute. Mais Cole était laid, ce que je n’étais pas. La moitié de son visage était boursouflé de cicatrices et de brûlures accumulées au fil des ans. Elles paraissaient si naturelles sur son visage, si bienvenues, qu’on aurait dit qu’il était né avec. Et c’était mon ange gardien muet, celui qui devait me protéger. Ou me tuer au besoin. On ne risquait pas grand-chose en U.O. mais précisément, il fallait la quitter.
Direction le no man’s land, qui semblait, d’après les ordres, bien mal porter son nom. Un désert de 100 kilomètres, jonchés de cadavres mécaniques, sale, figé, crasseux, mort et morbide : le plus bel endroit au monde. Un jour je mourrais ici, c’est forcément ici qu’on m’attendra pour me tirer une balle dans le dos. Mais aujourd’hui, ce n’est pas mon tour.
Les modules indépendants nous amènent jusqu’au camp 34, où le Commandant Hogart nous attend. Je ne lui dis rien, il ne me dit rien. Il sait ce qu’il doit savoir, je sais ce que je dois savoir. Il me donne des armes blanches, conformément aux instructions, et en donne aussi à ses hommes. A pied nous montons en haut d’une dune, d’où il me désigne du doigt le village. Bientôt ils seront tous morts. Poussières. Hogart me regarde, je lui fais oui de la tête. Il siffle, le signal. Sa troupe descend sur le village et bloque les issues. J’arrive lentement, je fais une course de lenteur avec Hogart. Le chef doit toujours arriver en dernier. Il ne participe pas, il supervise.
L’harmonie des cris commence. Des enfants, des femmes et des hommes ; des aigus, des stridents et des graves. Cela vaut toutes les musiques militaires. Les soldats font durer leur plaisir comme des artistes. Ils semblent jouer avec les cordes vocales de leurs victimes comme avec un piano.
Alors que j’arrive dans le village, un soldat se met au garde à vous devant moi.
- Chef, on a trouvé un vieux qui a l’air d’en savoir pas mal, ça vous intéresse toujours ?
On n’a rien vécu tant qu’on ne s’est pas fait appeler chef. Je regarde le visage cramoisi d’Hogart avec plaisir. Le soldat me désigne une bâtisse branlante et j’y entre. Cole me suit, Hogart reste dehors. Il n’a pas à entendre ce qui va se dire. Et ce qui va se crier, il pourra l’entendre de dehors.
Le vieux est debout. Il tremblote.
- Parle et tu auras la vie sauve.
Il va raconter, je le sens. J’allume une cigarette, l’image fumante du Haut Fonctionnaire de ce matin m’a marqué. Régulier, il faut être régulier.
Le vieux ne me dit rien de bien intéressant, il parle de la révolte des Lutteurs du Sud à travers le monde. Il me parle de leur rassemblement aux frontières de l’U.O. Il me parle de leur espoir de nous envahir. Il me parle de l’ « enfer » qui s’est abattu sur eux. Il me parle de la vie dans ce no man’s land. Il me jure encore allégeance à l’U.O. Il n’a fait que confirmer ce que je savais déjà. Je sens que Cole s’impatiente. Imperceptiblement, il s’impatiente.
- Cole.
Je l’aurais bien tué moi-même ce vieux, mais un chef ne s’abaisse pas aux pratiques des simples soldats. Cole lui enfonce son couteau dans le ventre. Le vieux a l’air terriblement surpris. Et pourtant il s’y attendait. Tous ses muscles se contractent, il veut certainement crier, mais rien ne sort. Cole, sans avoir l’air d’y prendre plaisir, mais je savais que c’était le cas, retire sa lame et le plante encore plusieurs fois. A chaque fois le vieux se raidit, ses yeux s’exorbitent, ses mains s’accrochent aux bras de son meurtrier. La mort est un grand orgasme. Le même mécanisme. Les mêmes expressions. Le même repos, le même vide intérieur après le moment ultime.
J’admire Cole. Pas une goutte de sang sur les mains, tandis qu’une marre rouge coule de la passoire. Je jette ma clope dans la flaque de sang, elle s’y éteint dans un grand pchiiit.
Nous quittons le visage. La troupe a laissé la marque reconnaissable de l’ethnie voisine sur la scène du crime. Rien de mieux qu’une guerre interethnique pour plonger la zone dans le chaos et pour que l’U.O. puisse continuer de se vautrer dans ses richesses.

Au camp, Hogart me fait lire son rapport. Nos troupes ont essayé de s’interposer mais le massacre n’a pu être évité. La paix ne pourra pas être sauvegardée.

Sécurité Sociale

Ah la Sécurité Sociale pour tous. L’Hôpital m’a enfin promu, c’est magnifique. Le bloc des troubles neurologiques est assez chiant au bout de vingt ans. Je vais enfin passer au bloc 34, celui qui doit avoir la plus belle vue sur la ville de tout l’Hôpital, puisqu’il est tout en haut. Je me souviens encore du visage souriant du Médecin-chef Desoiseaux lorsqu’il m’a dit :
- Les résultats du test sont excellents, Docteur Kefler. Vous allez accéder au niveau supérieur dont seuls ceux qui y travaillent connaissent l’existence. Et quelques grands technocrates, évidemment. Le saint des saints, Docteur Kefler, vous allez connaître le secret des Dieux et il vous plaira. La Police médicale, Docteur Kefler, la Police médicale. Vous vous y plairez.
Je me rendis donc au bureau de Desoiseaux qui m’accueillit à bras ouverts.
- Bienvenu Docteur Kefler. Suivez-moi, je vais vous montrer de quoi il s’agit. Mais avant prenez ce bipper et ce badge qui fait officiellement de vous un membre de la police médicale.
- Merci, Monsieur.
Il m’entraîna dans un ascenseur que je n’avais jamais pris auparavant. Desoiseaux tapa un code sur un clavier. Il m’expliqua que cet ascenseur montait directement au bloc 34 et que le code, qui changeait tous les jours, serait envoyé chaque matin sur mon bipper. L’ascenseur s’arrêta et les portes s’ouvrirent sur une large baie vitrée d’où l’on pouvait voir toute la ville. Contrôler toute la ville.
- Impressionnant, n’est ce pas ? Il n’y a que le Palais de l’Union qui soit plus haut. Bienvenu au niveau 34, suivez moi !
Son air de guide touristique me fit sourire. Le bloc n’a rien de particulier à première vue : le même bureau d’accueil, une hôtesse semblable, les mêmes longs couloirs tapissés de portes que dans le reste de l’Hôpital. Si ce n’est que ce sont des portes de cellules, non de chambres. Alors que nous marchons dans les couloirs, nous dépassons un hall rempli de sacs noirs, comme un dépôt d'ordures.
- Vous comprendrez vite de quoi sont remplis ces sacs noirs.
Nous nous arrêtons dans une petite salle, avec une machine à café où viennent les infirmiers. Desoiseaux commence alors à tout m’expliquer.
- C’est ici que nous avons l’honneur de retraiter les éléments nocifs de la population. La police médicale est un système immunitaire, Docteur Kefler. Et vous allez devenir un lymphocyte, un lymphocyte tueur même. Nous devons débarrasser le corps social de tous les virus qui menacent son fonctionnement, vous comprenez ?
- Parfaitement, Monsieur.
- Ceux qui échouent ici doivent être traités comme du non-soi. Dites-vous qu’ils n’ont pas les mêmes antigènes que vous. Ils ne sont pas hommes comme nous. Ils ont été incités plusieurs fois à la normalisation, pour se faire regreffer dans le corps social, mais leur constitution interne ne leur a pas permis de se normaliser pas eux-mêmes. Ils font donc les y aider.
- C’est-à-dire ?
- Deux solutions. La première, la grande majorité des cas, il parait possible de retraiter le sujet. Il est alors amené ici et soigné jusqu’à ce qu’il puisse être réintégré à l’organisme sans lui nuire. Nous sommes comme un rein géant au rôle purificateur. Nous protégons l'ADN de la société de mutations nuisibles. Nos pères ont eu tord de croire que la Sécurité Sociale s’applique au niveau individuel alors qu’elle doit être collective !
- Et la seconde ?
- Ah oui. Il arrive aussi que certaines cellules soient jugées trop étrangères pour être retraitées. Dans ce cas, le sujet est aussi amené ici… Mais dans l’un de ces sacs noirs, que vous avez vu tout à l’heure. Il y a toujours des choses qu’un organisme ne peut assimiler, il rejette toujours des excréments.
- Je vois.

On apprend vite. Au bout d’un mois j’étais devenu un véritable lymphocyte tueur. Je faisais équipe avec Artt, un grand gaillard arrivé ici il y a six ans, par la police lui, alors que j’y étais arrivé par la médecine. Mais nous nous entendions bien, un collègue de travail charmant.
Artt riait toujours en affûtant sa machette. Elle n’en avait pas besoin, mais c’était devenu un rituel. Il le faisait toujours avant, et il faut dire que la machette était toujours à même de couper proprement un bras ou une jambe.
Pour lui et pour moi je relus la fiche des irrécupérables : « Secteur Est, Quartier FTU, Zone Bleue, Habitation 12. Famille de quatre personnes. Incitations à la normalisation vaines. Condamné à l’irrécupérabilité par le Tribunal Médical. Agir en conséquence ». Schéma classique.
Artt est très excité. J’ai compris que c’est la perspective d’avoir à s’occuper des enfants qui le met dans cet état. Il est très pédagogue. Cela m’arrange, une fois le mari expédié, la femme est pour moi. Un petit plaisir. Bon sang, qu’est ce que j’ai pu perdre comme temps à la neurologie ! Le Bloc 34, c’est bien autre chose.
Je vérifie mon attirail, tout est là. Même ces chers sacs noirs.
Nous sonnons à la porte. C’est elle qui ouvre, un bambin dans les bras. Je la dévisage longuement, des cheveux -blonds- au décolleté -provocant- puis je pose ma grosse valise et lui donne ma carte officielle de membre de la Police médicale. Elle me rend la carte, visiblement inquiète, mais le grand sourire d’Artt semble la rassurer. Elle nous laisse entrer, et je referme la porte derrière nous.
Elle ne mourra pas, elle va endurer la mort. Je me sens en forme ce soir, Artt aussi. Après cela nous ramènerons les sacs noirs à l’Hôpital puis nous irons boire un verre lui et moi. Ce sera gai.
Allez, au travail.

Insécurité

Assurer la protection du Président du Conseil lui-même. Les choses doivent vraiment mal aller pour lui. Un module gouvernemental était venu nous chercher, Cole et moi. Nous étions dans le Bureau présidentiel avec lui.
Il avait l’air visiblement inquiet et isolé. Mis à part sa garde personnelle, aucun proche n’était avec lui. Seul contre l’adversité. Je le savais, les cent cinquante défenseurs du Palais du Conseil, dont je faisais parti, ne parviendraient jamais à contenir une foule d’insurgés. D’ailleurs j'avais mes ordres.
Par la fenêtre je regardais l’insurrection prendre forme. C’était une masse grouillante, avide de sang, armés de bâtons, de pierres et de couteaux. L’un d’eux, qui semblait être joyeux de participer à un massacre avait une machette et des sacs noirs plein les mains. C’est bien le problème de ces sauvages de la Police médicale, on forme des barbares et lorsque leur soif de barbarie n’est pas assez assouvie, ils se retournent contre vous. Schéma classique.
Hogart était là aussi. Le Président l’avait choisi pour diriger cette opération « Maintien de la Paix ». Comme à son habitude, Hogart siffla pour donner l’ordre de tirer. Les soldats, des fenêtres, ouvrirent le feu sur la foule, qui instantanément, comme mue par un désir morbide, se rua vers le Palais. Beaucoup tombaient, mais ils gagnaient du terrain. Je me retournai vers Cole.
- Encore dix minutes et ils auront enfoncé la porte d’entrée.
Cole approuve d’un mouvement de la tête. Aux fenêtres, nos soldats s’effondrent les uns après les autres sous le coup des pierres et des lames lancées depuis la rue. Le Président s'est terré dans un coin et frissonne pathétiquement. Bientôt dans le Bureau, il n’y a plus qu’Hogart, le Président, Cole et moi.
- Alors qu’est-ce que vous attendez pour vous poster aux fenêtres ? me hurle le Président.
Je me retourne à nouveau vers Cole et lui fait un signe compréhensible. Il dégaine son arme et descend Hogart, sous les yeux pétrifiés du Président. Sous le coup l'ex-Commandant est projeté vers l’avant et tombe par la fenêtre. Je savoure ma victoire et dégaine à mon tour mon arme. Il serait temps d'allumer une cigarette, mais j'ai fumé ma dernière il y a dix minutes.
Le Président recule de quelques pas et balbutie :
- Mais…
- Votre temps est révolu, Monsieur le Président.
Paf, les insurgés déboulent dans le Bureau juste au moment où je finis ma phrase. Cet instant valait toutes les régularités enfumées des Hauts Fonctionnaires. Comme je tiens en joug le Président, la foule m’acclame. Je leur laisse le Président et me retire discrètement avec Cole. Sur le seuil je me retourne une dernière fois. Le grand gaillard est en train d’affûter sa machette sous les yeux terrifiés du leader maximo. Les insurgés sont entrain de hurler « art ! art ! ». Je ne comprends pas ce que cela veut dire, mais cela semble galvaniser tout le monde. Près de lui, un petit homme est en train de déballer fébrilement tout le matériel de torture neurologique. Tout un programme.
Cole manifeste visiblement l’envie de rester quelques minutes pour contempler le massacre. Mais je lui fais comprendre que ce n’est pas une affaire de minutes mais d’heures et que nous avons nos ordres.
Il ne faut pas mélanger plaisir et travail.

Les lois du pouvoir

Dans la banlieue de la capitale, un Haut Fonctionnaire entre dans une pièce où une vingtaine de personnes est rassemblée autour d'une grande table. Il s’assoit et allume une cigarette.
Il s'adresse à eux d'une voix neutre :
- Messieurs, l'opération à été un succès. Nos deux agents ont fait leur rapport, indiquant que la foule a pris le Palais, comme nous le souhaitions. Le Conseil va être renouvelé mais les institutions restent sous contrôle. Les dégâts sont très limités. Le nouveau Président, un certain Artt, ne posera pas de problème. Nous pouvons continuer notre mission. Vous savez ce qu’a dit un vieux poète des Anciens temps : « l’homme passe la moitié de sa vie à se forger des chaînes et l’autre moitié à se plaindre d’avoir à les porter ». Ces petits moments de défoule révolutionnaire nous permettent de mieux les canaliser par la suite.
Applaudissements. Dans la rue, un bruit sourd résonne, mais personne n'y prête attention.
Paix

Un membre prend la parole :
- Bien, passons aux affaires courantes, les sujets du jour sont : Un, la rénovation du Bloc 34 de l’Hôpital central où l’on manque de place ; Deux, continuer l’agitation des peuples du Sud pour souder la société contre l’ennemi commun ; Trois…
C'est une ancienne salle de classe, mais les chaises d'écolier, le tableau noir, les tables et les affiches de grammeaire ont été retirés depuis longtemps. Il ne reste plus qu'une odeur de craie et un poster qui explique la révolution des astres. La Lune passe de l'autre côté de la Terre : elle se renverse, mais pour recommencer un nouveau cycle.

Pendant ce temps, au Palais de l'Union, les insurgés fêtent leur victoire. Chacun a tenu a ramener avec soi un petit morceau de chair du défunt Président. Le tronc de son corps brûle sur la place centrale, le pavé est recouvert de son sang. Une ambiance festive entoure le brasier : ils chantent, ils crient, ils dansent la libération et le changement, comme leurs pères avant eux.

Paix

...

= commentaires =

Nico


    le 16/12/2006 à 20:04:03
Hum.

Y a un "Paix" devrait être au début, au lieu d'être au milieu de la dernière partie,sinon on ne comprend plus rien.

ARRR SABOTAGE !

Invisible


    le 16/12/2006 à 20:25:22
J'ai bien aimé, le "sécurité sociale" est assez bien vu ; mais t'es sponsorisé par Philip Morris avec toutes ces cigarettes ?
nihil


    le 16/12/2006 à 22:31:20
Putain les mecs tu leur offre une tribune où ils peuvent te dégueuler leur prose merdique à la face du monde, avec illustration et commentaires en sus, et ils viennent en plus t'engueuler que le serviteur a pas le petit doigt en l'air comme prévu dans la convention. Enculé.

Commentaire édité par nihil.
Dourak Smerdiakov


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Pute : +0.66
    le 23/12/2006 à 03:01:37
Je viens seulement de le lire. C'est pas mal écrit, mais j'ai eu une impression de déjà vu face à la conclusion, cette idée de fausses révolutions surveillées dans l'ombre par le pouvoir réel et occulte. C'est en fait une impression globale tout au long du texte.

Pas compris le "Elle ne mourra pas, elle va endurer la mort.", juste pour le plaisir de pinailler.
Nico


    le 05/01/2007 à 18:35:57
Ben ça sonne bien, non ?

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