LA ZONE -
Résumé : Ce texte avait dans un premier temps été rejeté par un admin du site, pour des raisons qui m'échappent totalement. Cette litanie psychopathologique, bien que maladroite et sans grande cohérence, est globalement assez intense et malsaine. On y comprend rien, ça sent la peur en vrac et la colère qui s'exprime n'importe comment. C'est pas de la grosse came, loin de là, mais c'est zonard.

Le ver

Le 25/06/2010
par Troispetitspoints
[illustration] Je lutte contre l’éveil. J’invoque Morphée en pressant mes doigts sur mes yeux clos. Je vois un firmament d’étoiles. J’essaye d’abattre les moutons mais ça gicle dans ma tête et tout ce sang m’empêche d’atteindre l’absolue paix intérieure. Je m’enfouis sous ma couette, fais le noir à défaut d’avoir le silence. Détonation de bruits extérieurs. J’adopte la position du mort, joins les mains et calque ma respiration sur celle d’un mort. Mon crâne est sous pression. Ça creuse, grignote à l’intérieur. Envie, besoin de me fracasser le crâne contre le mur de ma piaule. La fatigue me leste le corps et je sombre, coule.
On m’appelle. Il est 14h30. C’est Nina. Elle voudrait qu’on se voit.
J’attrape le métro en deux trois mouvements et me perds. Défilé de rues, de panneaux, de gens.
Je me retrouve au parc Montsouris. Mes pieds traquent la fatigue. Mes paupières me pèsent, ça fait comme des rideaux ballant sur mes yeux. Je la vois qui m’attend sur un banc solitaire. Sa présence fait tâche dans cette nature morte. Ou pas.
Elle me repère de loin et me crie des insanités. Elle me dit, T’as des vers qui te sortent du crâne Regarde ! Ça en tombe par poignées sur tes épaules ! Et son rire qui accompagne ses paroles ! Je lui crie des insanités en retour croyant pouvoir me défendre contre ce rire. Si tu savais la maigreur qui te bouffe le visage, saleté ! Désespérée, je lui saisis la gorge d’une main. Une seule suffit à enserrer ce maigre cou. Et je serre désespérément. Je voudrais te cracher la vérité à la gueule, pourriture ! Je ne meurs pas Je ne meurs pas ! Mes doigts s’impriment dans sa gorge, il n’y a qu’os sous mes doigts. Os qui craquent sous la pression.
Je la soulève comme un paquet de chiffons. Pantin désarticulé qui claque au vent. Bruit des os s’entrechoquant. La chair te quitte, les os te restent. Cesse les castagnettes et rembourre-toi !
Je sens le bout de mes doigts se toucher. Un peu plus, la dislocation est proche.
Je ressers mon étreinte. Un peu plus…
Mon corps bascule. Je suis épuisée.
Il pleut. La pluie toque aux carreaux des fenêtres. J’ai fui aux toilettes. Il y a un ver qui me suce l’épaule. Je hurle, pleure et me réveille.
Il est 15h00. Les cloches des églises aux alentours s’en donnent à cœur joie.

= commentaires =

Yog


    le 25/06/2010 à 23:02:28
"calque ma respiration sur celle d’un mort."
Balaise, etrangler une gonzesse sans respirer.
Sinon texte fluide, vite parti, CVB,S.
Lapinchien


tw
    le 26/06/2010 à 07:15:30
c'est le pitch type d'un film d'auteur français des années 70
Aesahaettr


    le 26/06/2010 à 13:15:13
Jean-Pierre Léaud dans le rôle du banc solitaire.
...     le 26/06/2010 à 18:51:10
"c'est le pitch type d'un film d'auteur français des années 70" C'est une critique? C'est mauvais?
Lapinchien


tw
    le 26/06/2010 à 21:02:40
non j'aime bien c'est juste un post type à la con d'un connard des années 10
dwarf     le 27/06/2010 à 14:43:44
Overdose de JUXTAPUTAINDEPOSITIONS §
.     le 27/06/2010 à 18:37:33
Grille-pain.

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