LA ZONE -
Résumé : Suite d'une grande saga dramatique commencée en 2010 - ce qui traduit autant que possible la fainéantise de son auteur - et puisqu'il ne fallait évidemment pas laisser trop longtemps trainer le suspens, voici, donc, une plongée impitoyable dans les abysses du nase, servie telle qu'elle.

Une schyzophrénie nomée Bruce Willis, 4ème partie : Sautons le requin

Le 03/03/2013
par Koax-Koax
[illustration] Dans les épisodes précédents, des évènements se passant avant ceux du présent épisode se sont déroulés. Ces évènements étaient parfois farfelus et comportaient des personnages.
Je m'approche des murailles du Fort-Bouyave. Un PNJ se tient présentement à côté de l'entrée, je l'apostrophe mais il me point-virgule, alors je me sens un peu étourdi. Je tente d'établir à nouveau le contact :

" - Bonjour, salut, coucou. Que dois-je faire, PNJ ? Aurais-tu une quête annexe à me confier, noble résidu de foutre, bouillabaisse infâme de pixels mal ajustés ?
- Les oiseaux.
- Ah bah d'accord. Et sinon, qu'est-ce que je dois faire pour putain de rentrer dans ce putain de château d'eau, putain de pute, pu ?
- Les oiseaux. Les oiseaux. Oiseaux. Oise. Les oiseaux oiseux de l'Oise sont oisifs."

Bouleversé par l'obscure litanie conceptuelle que me déclamait cet être décidément surprenant, je m’attelais derechef à lui asséner un German-suplex de manière cordiale, puis, tout en massant son larynx avec mon crane, je pensais à ce qu'il m'avait dit. Les oiseaux ? Les oiseaux. Les oiseaux marchent dans l'air, c'est une chose d'une logique implacable. Certes, mais que pourrais-je bien faire d'une telle information ?

Je levais les yeux au ciel et la solution m'apparut claire : des oiseaux provenant de l'Oise - je savais qu'ils venaient de l'Oise, car c'est un détour narratif du scénario qui l'explique très clairement dans mon esprit - avaient construit des nids tout le long des parois de l'infranchissable muraille de deux mètres vingt environ. Je venais de comprendre ce que le PNJ désormais moins vivant que tout à l'heure m'avait dit : les oiseaux, et par conséquent les nids, et par conséquent se servir de ceux-ci comme d'escaliers pour gravir le terrible obstacle qui faisait face à mon destin.

Après un essai infructueux qui s'est achevé dans le sang et les oeufs brouillés, je décidai de tout simplement grimper par dessus la muraille. Je n'aime pas utiliser ce genre de bug du jeu, mais la cause n'attend pas, et l'aventure contemporaine m'appelle du haut de ces tours.
.
Une fois dans l'enceinte, je me retrouvai poussé par un scrolling venant de derrière jusqu'à la véritable entrée du donjon, sautant par dessus briques, tuyauteries titanesques et champignons de basse éducation, me voilà enfin à l'intérieur. Des punks bizarroïdes m'acclament à coup de bâtons et de barres de fer, j'esquive chaque attaque et les prend en traitre à coup de quarts de cercle dans l'angle mort du couloir, car je suis dans un couloir pour ceux qui ne l'avaient pas remarqué.
Je continue droit devant moi en ramassant des pommes et des poulets rotis, et en check-pointant lorsque j'en ai l'occasion. En vérité je vous le dis, je gère complètement ma partie et rien ne saurai vaincre ma résignation.

Je suis un putain de NINJA.
Je te découpe et te fait frire à la plancha.
Ma petite amie c'est la guerre.
Je fais coïncider ton cul avec ton blair.

Après un enchevêtrement de couloirs et de punks des années 80 sur fond de musique catchy en 16 bits, je me retrouve finalement devant une salle de Boss. J'entre.

"- Salut. Je suis clairement le Boss de ce niveau, je m'appelle Hugo, je vais clairement te latter la gueule.
- Ah. Ah. Hugo le Boss. D'accord.
- Tu vas clairement mourir comme une grosse merde, et ce de la manière la plus clairement violente qu'il puisse être."

Il avait l'air de débarquer tout droit de l'antiquité : une masse sans forme véritable, avec deux cornes recourbées, et des yeux presque aussi gros que mes deux poings réunis.

Je me prépare à la confrontation en n'omettant pas de tâcher quelque peu de mon urine l'immaculée blancheur de mon caleçon. Hugo le Boss saute à travers toute la pièce de façon à ce que je lui fasse dos, il enchaine en me balançant un tas d'armes artisanales parmi lesquelles une compilation des plus grands hits de la chanson folklorique Auvergnate; je prends quelques dégâts et titube, tandis qu'il se prépare à réitérer son opération. Je devine aisément que sa programmation est celle d'un amateur, VOIL0 CE QUE C4EST DE TOUT MISER SUR LE STYLE? TÄTE UN PEU DE MON FLOW? BÄTARD D4OPERETTE§

Je ramasse la compilation démoniaque et l'insère dans le séant de l'ignoble créature. Hugo le boss se met à danser frénétiquement, à balancer des pokes à droite à gauche et à m'envoyer une salve de demandes d'ajout en ami. Je supprime chaque notification et le bloque. J'ai vaincu Hugo le Boss et replonge dans l'exaspérant labyrinthe de ce donjon sans fin.

= commentaires =

Lapinchien


tw
    le 04/03/2013 à 16:28:26
Ah ! la belle époque où Karen Cheryl présentait Hugo délire sur FR3...
Lapinchien


tw
    le 04/03/2013 à 16:31:52
http://www.youtube.com/watch?v=VvqwCme7fKM
Dourak Smerdiakov


lien fb tw
    le 09/03/2013 à 15:42:43
Bon, ben, difficile de commenter du grand n'importe quoi. C'est fatalement plus ou moins amusant selon l'humeur au moment de la lecture. Je ne peux pas dire que ça m'a beaucoup fait rire, mais ce n'était pas désagréable non plus, surtout que ce n'était pas long. J'ai l'impression d'être Miou-Miou dans les Valseuses, du coup, et ne sais qu'en penser.
Lapinchien


tw
    le 09/03/2013 à 19:19:43
coquinette

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