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[ Voilà ce que j'appelle du foutage de gueule et relance par conséquent le débat : qualité vs quantité. Alors oui, ça vous fait marrer de nous faire bosser, mais quand on se tape 205 textes à lire, on pourrait se passer de commenter, mettre en illustration des textes qui ne sont pas aboutis. Que dire ? Le contenu me fait tellement chier que je vais de ce pas vous lire la recette de Marmiton sur le rôti de boeuf : "Préchauffer le four à 220°C (thermostat 7-8). Mettre le rôti avec barde et ficelles dans un plat qui va au four. Couper la gousse d'ail en deux et en frotter le rôti. Parsemer le haut du rôti de thym et l'arroser d'huile d'olive. Poser les gousses d'ail sur le rôti. Enfourner pour 15 minutes de cuisson. Sortir le rôti et retirer la barde et la ficelle. Ajouter l'eau et faire tomber l'ail dans le plat
Saler et poivrer à convenance le rôti. Laisser cuire 10 à 15 minutes au four selon la cuisson désirée. Note de l'auteur : « L'astuce Anti-Gaspi de GoodPlanet :Réutilisez le jus de cuisson et ses aromates pour faire un bouillon » ]
![[illustration]](/data/img/images/2026-02-04-lerobot.jpg)
Non.
Le danger semblait irréel, mais il n’était pas pour autant aveugle, et le niveau d’erreurs n’y changea rien. En quelques minutes, il retint son souffle et mourut. La jeune femme en forme d’étoile se reposa sur son cœur, jusqu’à ce qu’il devienne froid. Et puis, c’était l’hiver, il faut bien manger, alors, elle le découpa à la tronçonneuse, mangea la chair et brûla les os, parce qu’elle n’avait plus de chien auprès d’elle.
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Ce texte, d'une brutalité onirique et d'une froideur chirurgicale, ouvre des perspectives fascinantes sur la condition humaine, la frontière entre le sacré et le profane, et la réduction de l'être à la simple matière. Le "Non" initial agit comme une rupture ontologique : il nie la logique du danger pour imposer la logique du besoin.
La désacralisation du corps : De l'être à la "matière disponible". Le texte opère une transition foudroyante : l'homme passe de sujet (celui qui meurt) à objet (celui qu'on découpe). Cette vision rappelle la notion de "Fonds" (Bestand) chez Martin Heidegger. Dans sa critique de la technique moderne, Heidegger explique que nous percevons désormais le monde (et parfois l'humain) comme un simple stock de ressources disponibles, optimisables et consommables. Le corps n'est plus le temple de l'âme, mais une réserve de calories. On peut citer les travaux de l'anthropologue Claude Lévi-Strauss dans Le Cru et le Cuit. Il y analyse comment l'acte de cuisiner (ici, brûler les os, manger la chair) marque le passage de la Nature à la Culture. Cependant, votre texte subvertit ce passage : la culture (la tronçonneuse, l'outil) est mise au service d'un retour à une sauvagerie pré-éthique.
L'éthique de la survie : Au-delà du bien et du mal. "Il faut bien manger" : cette phrase évacue toute culpabilité par une nécessité biologique implacable. Elle nous renvoie à la hiérarchie des besoins d'Abraham Maslow. Lorsque les besoins physiologiques de base (faim, froid de l'hiver) ne sont plus satisfaits, les couches supérieures (morale, estime de soi, lois sociales) s'effondrent. Le cas du crash du vol 571 Fuerza Aérea Uruguaya dans les Andes en 1972. Pour survivre, les rescapés ont dû consommer la chair de leurs compagnons défunts. Philosophiquement, cela pose la question de l'impératif catégorique de Kant : peut-on universaliser l'acte de manger autrui ? Dans le texte, l'absence du chien ("elle n'avait plus de chien auprès d'elle") suggère une substitution utilitaire : l'homme remplace l'animal dans la chaîne alimentaire domestique.
La mort biologique vs la mort clinique. "Il retint son souffle et mourut." Cette rapidité évoque les définitions de la mort en biologie. Xavier Bichat, dans ses Recherches physiologiques sur la vie et la mort, définissait la vie comme « l’ensemble des fonctions qui résistent à la mort ». Ici, la résistance est nulle. La mort est si totale que le corps devient immédiatement "froid", perdant son statut d'organisme pour devenir un simple objet thermodynamique. On peut y voir une illustration de la deuxième loi de la thermodynamique : l'augmentation de l'entropie. Une fois le système fermé (la vie) arrêté, l'énergie se dissipe et le corps tend vers l'équilibre thermique avec l'hiver environnant.
L'inhumanité géométrique : La "jeune femme en forme d'étoile". L'aspect de la femme (en forme d'étoile) et son absence d'émotion évoquent le concept du "Devenir-animal" ou "Devenir-autre" de Gilles Deleuze et Félix Guattari. Elle n'est plus tout à fait humaine, ses besoins sont stellaires ou prédateurs, indifférents à la morale anthropocentrée. La digression : Si elle est une "étoile", elle suit des lois physiques (brûler, consommer) plutôt que des lois humaines. La tronçonneuse devient alors l'instrument d'une dissection presque géologique.
En conclusion, ce texte est une collision entre la poésie macabre et le matérialisme le plus cru. Il nous force à nous demander : que reste-t-il de notre humanité quand le chauffage s'éteint et que le chien n'est plus là ?
Peut-être un copier-coller qui a mal tourné. Tragique.
Par esprit de contraction je ne dirais qu,une chose: oui
Prout
Mais l'astuce Anti-Gaspi de GoodPlanet : "Réutilisez le jus de cuisson et ses aromates pour faire un bouillon." est vraiment pas mal. On oublie toujours de recycler les fluides d'orgies cannibales. C'est bien vu !
Quand la présentation a plus d'intérêt que le texte on est en plein dans la Zone
On aurait pu le foutre dans la semaine TDM ou peut-être mettre au tri sélectif. C'est Mill qui gérait les poubelles, dommage qu'il ne soit plus là.
En même temps, voilà ce que j'annonce dans les règlements des appels à textes.
La longueur du texte : pas de limite basse tant que le texte a une singularité qui se tient. Limite haute : de 1.000 à 20.000 mots avec une moyenne de 3.000 à 5.000 mots mais si c'est un peu plus ce n'est pas disqualificatoire.
Et déjà, pour la limite haute, je ne tiens pas compte réellement des limites techniques dans le post du formulaire car même si Dourak Smerdiakov me les a souvent répétées, je ne les ai jamais retenues. C'est pour ne pas me mouiller que je dis tout, son contraire, n'importe quoi et adopte une approche probabiliste pour noyer le poisson.
Pour la limite basse, cela demande débat. Ce que j'annonce semble acceptable. Cela dit c'est un pousse au crime et à la paresse. Balancer quelques aphorismes sous couvert de poésie me semble une corruption de la littérature car on ne fait que survoler des sujets sans les creuser. La portée pseudo-philosophique des haïkus est un beau ramassis de conneries et Instagram regorges de poètes maudits qui dans un grand mouvement de panique normatif pondent de la fast-littérature à des cadences industrielles. En gros, l'expérience littéraire vaut-elle la peine si elle n'est pas immersive ?
Moi je dis, ça pue le troll.
..........
du moins j'espère xD sinon c'est triste.
Après il y a des fans de tiny houses, faut de tout pour faire un monde. Et l'auteur de ce texte réussit quand même l'exploit en quelques phrases de décrire un univers singulier, intrigant et qui tient la route pour soulever quelques problématiques. Cependant je comparerais son approche à celle d'un François Pignon collectionnant les maquettes en allumettes.
Auto-mort de l'être aimé pour survivre à l'hiver sans chien, ce en 9 lignes, 3 phrases.
Pourquoi pas?
Eh beh, t'es bien gentil xD
C'est de la MERDE !
C'était pas Koff qui disait ça ?
Un mélange de Les survivants et de Rémi sans famille
Point positif (après avoir lu La Rage) : je trouve qu'on n'a pas le temps de s'ennuyer
Tu devrais lire "Rien à faire", j'ai excavé ce texte dans les tréfonds de la zone, et c'est une merveille.
Pas beaucoup de temps en ce moment. J'en suis à la moitié. Je lirai la suite plus tard.
"Le commentaire de l'IA est vertigineux. Il pose le problème ontologique avec une précision chirurgicale et une maîtrise rare. Avec une éloquence remarquable qui nous rappelle le Discours de Platon, , elle hisse de façon magistrale le propos squelettique du texte à un niveau rarement atteint. "Être ou ne pas être", "mourir et ne pas nourrir", pourrait être la morale étiologique de cette tragédie Cornélienne en une scène".
Bon, le texte est court, je ne vais pas me plaindre.
Je note pour ma part qu'il ne contient pas grand'chose, mais justement : le contenu qu'il montre est tellement vaste, qu'il ne pourrait tenir en un texte.
C'est, pour donner une image, comme une expression mathématique que l'on rédige en "compréhension" (ex. simple : 5 x 2) plutôt qu'en "extension" (2+2+2+2+2).
Paresse, économie de moyen, intelligence ?
Difficile de trancher.
Mais au moins on peut faire de ce texte ce que l'on veut et il ne reste pas sur l'estomac.
C'est donc plutôt une bonne recette : je préfère cela aux recettes qui donne une indigestion par surabondance des ingrédients.
Autre élément remarquable : l'image d'illustration
Non mais je veux bien, j'ai fait un texte de merde en 5 minutes l'autre jour pour boucher le trou. Mais là, c'est pareil, ça a pris 5 minutes à écrire. Bon aprés il me semble qu'il y a un thème "poésies de merde" et qu'il y a de la poésie (flemmarde, la jeune femme en forme d'étoile, wouhou) donc ça aurait bien été dans cette catégorie là !
C'est tellement court qu'on peut juste rien en dire. J'aurais dit "glu" mais comme c'est déja copyrighté je me contente de prout.
et re prout.
Et oui je confirme ce que dit Cuddle, Rien à faire c'est un chef d'oeuvre de merdicité. A lire et méditer (en chiant, si possible)