LA ZONE -

Navet et l'énigme de Frigoulet

Le 05/03/2026
par cormary stéphane
[illustration] Meurtre à Frigoulet, une vieille a cassé sa pipe. Les gendarmes locaux piétinent. Coup de bol, ils peuvent compter sur l'apparition quasi-miraculeuse d'Héraklès Navet, toujours prêt à donner un coup de main quand il s'agit de niquer le crime.
Frigoulet le Chateau, 823 habitants. Son vieux manoir comtal, son atelier de fabrication de moufles en cuir célèbre dans toute la région (« Moufles de Frigoulet, rien n’est plus douillet » dit le slogan). Bourgade tranquille, en bordure de la forêt de Machecoule, où il ne se passe jamais rien, où le sablier de la vie coule paisiblement. « La plupart du temps, on s’enquiquine royalement » avoue Louis Tison, l’unique boulanger du village. L’occupation principale des habitants consiste à s’asseoir sur une chaise, sur le perron des vieilles maisons de pierre, pour regarder les voitures passées. Certains les comptent. Ainsi Armand Lefol, tient un carnet depuis plus de trente ans et rien ne lui échappe. « Une date au hasard ? Par exemple, le 10 novembre 1997, j’ai noté : 17 voitures, dont une camionnette et un break avec un vélo sur le toit ». Une véritable encyclopédie, Armand Lefol, doublé d’un historien officieux. « En 1742, le cousin du Roi de France, a séjourné à St-Garigou, c’est-à-dire à exactement 32 kilomètres de Frigoulet. C’est la première fois que quelqu’un d’un peu connu est passé aussi près de chez nous».
Frigoulet-le-Chateau, un village de France comme il en existe des milliers. Oui mais voilà. Tout va changer un jour de mai 2002. Lorsque la femme de Louis Tison, le boulanger, va faire une découverte macabre. En allant livrer sa miche de pain chez Germaine Lecloux, comme tous les matins, elle découvre le corps sans vie de la vieille femme, qui baigne dans son sang (« dans sa sanquette », comme l’exprime les gens d’ici). Son crâne est défoncé par un objet de style contondant, et, détail macabre, on lui a taillé les oreilles en pointes. Elle gît sur le parquet de la cuisine. La boulangère donne l’alarme. On appelle la gendarmerie de St-Garigou qui s’empare de l’affaire. On interroge les villageois, frappés de stupeur. « Les crimes, c’est dans la télé normalement » déclare le maire centre-droit, Edmond Pignole. « Jamais on aurait pu imaginer l’inimaginable ! » Le meurtre est atroce, et traumatise la population. « On avait peur de sortir, mème pour compter les voitures » avoue Jeannette Poitevin. « Mème pendant la guerre, on a pas eu ça. Pendant la guerre d’ailleurs, on a pas vu un seul allemand ni entendu un coup de feu. C’est à peine si on savait qu’il y avait une guerre. Sauf pour les topinambours. Là oui, on en a vu des topinambours».
Qui a pu en vouloir à ce point a Germaine Lecloux ? Une femme sans histoires, retraitée de l’éducation nationale. Bernard Perrin, dit Nanar, est gendarme à St-Garigou depuis 15 ans. Il n’a, je cite « jamais vu ça de toute sa carrière. Des chats écrasés, oui, j’en ai vu. Un hérisson aussi une fois ». On fouille dans le passé de la victime. « Peut-être un élève rancunier?» soumet le gendarme, du bout des lèvres. On parle aux voisins de Germaine. «Elle était discrète» entend-on le plus souvent. « Y’a bien une fois ou on s’est pris le bec à cause de la musique trop forte. Elle écoutait du Marcel Amont et elle avait monté le son de la TSF, il était presque 19 heure, on lui a dit qu’il y avait des gens qui souhaitaient dormir. Mais à part ça... » raconte une voisine désirant rester anonyme.
Les gendarmes, malgré toute leur bonne volonté, piétinent. On fait venir le célèbre détective Héraklès Navet de la ville. Un homme expérimenté, surnommé affectueusement commissaire Magret, à cause de sa façon de marcher en canard.
A la façon d’un fin limier, le détective va prendre le pouls du village, et peu à peu se fondre dans la population locale. C’est sa technique, celle de l’assimilation, faire partie du paysage de sorte qu’on ne le remarque mème plus. « Je m’habille comme eux, je prends leur accent, et je fréquente le café de Frigoulet » explique-t-il lors d’un reportage de France 3 à l’époque. « J’aide à la traite des vaches aussi, je coupe du bois, et je me suis mis à compter les voitures, bref je me plie aux traditions locales. C’est comme de l’actor studio, mais au service d’une enquête policière ».
Ainsi, malin comme un singe, Héraklès Navet va glaner ci et là des renseignements précieux. Surtout au Café Le Joyeux Luron, ou il passe des heures à tâter le terrain, à écouter, mine de rien, les discussions entre habitués. Il croit comprendre que la victime avait une liaison avec un certain Raoul Ledoux, un original qui vivait dans une caravane, un peu à l’écart du village. Il s’intéresse donc a ce personnage, haut en couleur, et découvre des choses stupéfiantes.
Des nombreuses légendes courent sur le compte de cet individu atypique. On dit que c'est un ancien légionnaire qui aurait déserté pour devenir prêtre dans les Cévennes. Puis qu'il aurait fait une courte carrière dans la musique - il aurait enregistré un single dans les années 60 sous le pseudonyme Herbert Lurette, pour ensuite travailler comme cadre dans une manufacture de bicyclettes en Mauritanie. Il aurait également eu trois femmes et une vingtaine d'enfants, ce qui est sujet à caution, comme est suspect son témoignage au sujet de son enlèvement par des êtres venus de l’espace qui lui aurait enseigné l’art de l’origami. Il vit dans sa caravane depuis une dizaine d'années, et est relativement discret, sauf lorsqu'il se promène en slip les soirs de pleine lune. "Il est pas méchant" confirme le maire. "Un peu siphonné du bocal, mais pas méchant". Le détective Navet va interroger Raoul sur cette éventuelle liaison avec la victime. Raoul ne nie pas. Certain soirs, lorsque la solitude la rendait morose, Jeannette venait frapper à la caravane de Raoul. "Deux solitudes qui se rencontrent, ça donne quoi à votre avis? On jouait au scrabble, aux dominos. Elle venait avec sa bouteille de Suze, on refaisait le monde en se tripotant. Rien de plus" explique spontanément l’homme de 64 ans. La police scientifique ayant découvert un poil sous un des ongles de la victime, poil appartenant peut-être à l’assassin, Raoul Ledoux coopère. De lui-même, il propose un de ses poils au commissaire, pour prouver son innocence.
Pendant ce temps, le détective travaille sur d’autres pistes. L’une mène à un mystérieux représentant placier. En effet, grâce au fameux carnet d’Armand Lefol, qui, rappelons-le, tient le compte scrupuleux des véhicules qui chaque jour traversent le village, Héraklès Navet remarque qu’une berline immatriculée dans le 77, de couleur prune, est passé le jour de meurtre, à 18h50, ce qui correspond à l’heure ou Germaine a été agressée, d’après le légiste, Paul Docuse, un albinos adepte du yoga tantrique.
Un habitant du village voisin de Marmelin-le-Pissou témoigne que, un peu avant 18 heure, le commercial a sonné à sa porte pour lui proposer une encyclopédie sur le vin. Ancien alcoolique reconverti dans les eaux et forêts, le témoin a refusé de discuter avec le vendeur itinérant, mais il est catégorique. Le véhicule du représentant est bien une berline de couleur prune immatriculé « pas de chez nous », selon sa propre expression.
Alors Navet, aidé des gendarmes locaux, va se mettre à la recherche du commercial. Une chasse à l’homme est lancée. Chronologiquement, ça se tient. Le commercial a quitté Marmelin à 18 heures. De Marmelin à Frigolet, il y a 10 kilomètres. Le représentant a donc eu le temps matériel de faire la route, de s’arrêter chez Germaine à l’entrée du village, de l’assassiner, puis de repartir dans sa berline. Le détective se demande quel serait son mobile. Rien n’a été dérobé, chez la veuve Ledoux. Peut-être l’œuvre d’un déséquilibré ? D’expérience, Navet sait que certains commerciaux sont prêts à tout pour écouler leurs marchandises. Lui-même a eu affaire, au cours de sa vie, à un vendeur de pommeau de douche agressif et qu’il a dû maîtriser d’une clé au bras. L’homme est finalement repéré dans un hôtel Formule 1 de la banlieue de Périgueux. Il nie tout contact avec Germaine Ledoux. Alors qu’a-t-il fait entre 18h et 18h40, heure à laquelle son véhicule a été aperçu à Frigoulet ? Le représentant, un certain Amédé Bouillon explique qu’en sortant de Marmelin, il s’est arrêté sur le bas-coté pour téléphoner à son patron, monsieur Vautrin, des Encyclopédies Ludique du Berry, ce que ce dernier confirmera.
La piste est donc abandonnée par le détective, même si le gendarme Bernard Perrin juge « difficile, mais pas impossible, de commettre un meurtre tout en s’entretenant au téléphone avec une tierce personne ». Là encore, c’est dit du bout des lèvres, sans réelle conviction.
Concernant l’analyse du poil par le laboratoire scientifique, la réponse tombe : aucune correspondance entre ce poil et le système pileux de Raoul Ledoux. Et pour cause. Le laboratoire précise que le poil bleu retrouvé sous les ongles de Germaine est un poil du tapis de la salle de bain de la victime.
Héraklès Navet semble sans solution. Un temps, on le voit errer, bougon, tirant nerveusement sur sa pipe, dans les rues de Frigoulet. Qu’est-il donc arrivé à Germaine Ledoux, en fin d’après-midi le 12 mai 2002 ?
Le criminel connaissait-il sa victime ? Est-ce un habitant du village ou un individu de passage ?
Navet n’est que l’ombre de lui-même. Un soir, alors qu’il le voit désœuvré sur un banc, le maire l’invite chez lui, en toute amitié. Les deux hommes partagent une andouillette et parle de tout et de rien. Un peu de l’affaire. La soirée se prolonge. Le maire est tout fier de montrer au policier un prototype de tire-bouchon hydraulique de son invention. Il fait une démonstration sur une bouteille de bourgogne. Le détective trouve l’engin un peu encombrant - il nécessite pas moins d’un litre d’eau du robinet pour fonctionner - mais efficace.
Les deux hommes se couchent à trois heures du matin.
Le lendemain, Navet a mal à la tête. Le gendarme vient de St-Garigou le chercher, pour le ramener à la ville, car l’enquête s’est enlisée, et les pistes n’ont rien donné. Dans le véhicule, Navet raconte sa soirée de la veille chez le maire. Il mentionne le tire-bouchon étrange inventé par le maire. Le gendarme tique alors. Il se souvient que lorsqu’ils ont fouillé la maison de Germaine, à la recherche d’indices ou d’un élément susceptible de les mettre sur une piste , ils sont tombés sur un brevet au nom de Germaine Lecloux, relatif à l’invention d’un tire-bouchon hydraulique. « Le maire a dit que c’était une invention à lui, vous êtes sur ? » demande Landrin. « Oui » répond Navet. « Il en était très fier. Il a dit que c’était la meilleure chose qu’il ait faite de sa vie. Son chef d’œuvre. ».
Le détective tique. Voilà qui est étrange. Peut-être un motif de dispute ? Edmond Lefol et Germaine Ledoux revendiquant tous les deux l’invention du tire-bouchon hydraulique !
Navet fait faire demi-tour au gendarme.

Monsieur le maire se trouva fort marri. Son alibi pour le soir du crime ne tenait pas. Héraklès Navet le cuisina, le poussant dans ses retranchements.
- Monsieur le maire ! Je n’irai pas par quatre chemin. Cette histoire d’invention, vous ne l’avez jamais digéré. Que Germain Lecloux vous grille la politesse, vous ne le supportiez pas. Je me trompe ?
- Nous avons créé à deux ce prototype! Mais c’est une idée à moi à la base. Elle m’a aidé, certes, mais j’ai fait le principal. Sans moi, pas de tire-bouchon hydraulique ! C’est mon bébé !
-La veille de cet odieux assassinat, j’ai constaté que sur M6 passait une émission sur les inventeurs et la marche à suivre pour déposer un brevet. Avouez! Vous avez regardé cette émission, et tout est remonté à la surface. Vous avez vu rouge. La rancune tenace !
- Et pour cause! Les gens voient le maire, l’homme public, il oublie le génie visionnaire. L’avant-gardiste.
- Vous allez pouvoir fréquenter l’atelier bricolage, à la maison d’arrêt.

Héraklès Navet sortis au soleil, allumant sa pipe. Une belle journée de printemps, assurément.
- Je vous ramène, monsieur Navet, proposa le gendarme Perrin.
- Faites donc, mon ami. Faites donc, murmura le détective.

= commentaires =

Nino St Félix

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Pute : 211
    le 04/03/2026 à 21:10:33
Et voilà ! suffisait d'attendre, on l'a, le texte tant attendu de S.Cormary.

Enfin... On a vu pire. Ça se lit bien, même si le changement de temps, à la fin, fait un peu tache. Et puis, j'opte pour la licence poétique ici : "[...] sur le perron des vieilles maisons de pierre, pour regarder les voitures passées."

Mais le souci, c'est que c'est posé dès le début : or, si c'est licencepo, le reste du texte n'est plus dans cette tonalité, donc rapé. Et, si c'est juste une grossfote, bien ça met quand même un coup à l'entrain de lecteur, là dés le début.

Et puis les oreilles taillées en pointe, d'accord - mais le rapport avec le tire bouchon hydraulique ? Là aussi peut être une licence "absurde", mais j'ai pas trouvé que la tonalité du texte soit, pour le reste, tant absurde-light que trés Groland-like. Un peu comme si Jules Edouard Moustique avait développé un texte de Korbua. Sauf que... Ca décolle pas vraiment, cet humour ruralo-potache, ironique et légèrement moqueur, surtout parceque c'est fait et refait (les noms de famille et de ville marrants, les personnages caricaturaux au possible : est-ce qu'un jour on verra un vrai texte Zone sur le monde rural, qui ici comme souvent sert plus de prétexte qu'autre chose).


Donc, que ce soit temporalité ou tonalité, détail ou décor, c'est un texte qui tire à côté, pour moi. Peut faire beaucoup mieux vu les commentaires que j'ai lu sous d'autres textes.
Édition par le commentateur : 2026-03-05 09:58:49
Cuddle

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Pute : 85
    le 05/03/2026 à 09:51:46
Oh putain, j'ai vu "poire de lavement" quand j'ai lu "pommeau de douche". Le réveil est difficile.
Cuddle

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Pute : 85
    le 05/03/2026 à 10:01:32
Mouais, ça va, ça se lit plutôt bien. J’ai bien aimé le côté un peu “conte”, façon Martine. Je m’imagine assez bien, sous mon plaid, avec cette petite histoire pour me bercer avant de dormir.

En revanche, le fond reste assez fragile. Je rejoins aussi Nino sur la question de l’humour : il y avait peut-être matière à créer une petite étincelle, mais au final ça reste assez attendu.
Nino St Félix

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Pute : 211
    le 05/03/2026 à 10:04:09
En parlant de Martine... Demain sort Martine et l'Esprit de la Zone, yeah
Nino St Félix

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Pute : 211
    le 05/03/2026 à 10:04:37
Ha nan merde après demain
    le 05/03/2026 à 13:49:46
Désolé, mais a l'époque ou j'ai pondu ce machin, j'avais pas encore pigé qu'il fallait saupoudrer sa prose d'obscénité et de saloperies en tous genres style sodomie au gravier avec projection de fluides corporels dans la cavité anale tout ça tout ça, bref faire du sale pour coller avec l'humeur des lecteurs exigeants de lazone. Maintenant que j'ai capter, je prépare ma plume pour la tremper dans le fiel liquide excrémentiel afin de chier quelque chose de présentable
    le 05/03/2026 à 13:52:01
J'ai sous la main un "Héraklès Navet se fait démonter le tunnel à chocolat par un prètre sidaïque" dont vous me direz des nouvelles
Lapinchien

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Pute : 389
à mort
    le 05/03/2026 à 14:42:04
ça fait rêver !
Cuddle

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Pute : 85
    le 05/03/2026 à 14:48:00
ROLALA les auteurs susceptibles ! C'est bien, c'est beau ! c'est MAGNIGIQUE § CA ME DONNE ENVIE DE DANSER LA SALSA § ENCORE § ENCORE § ENCORE §§§
Lapinchien

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Pute : 389
à mort
    le 05/03/2026 à 15:48:46
Je ne pense pas qu'il soit susceptible, c'est de l'autodérision. perso, j'ai lu ce texte il y a longtemps et je l'avais trouvé pas mal dans son genre mais je vais le relire et le commenter dans quelques heures, dès que j'aurai un peu de dispo car j'ai pas mal de textes en retard. il faut cependant en priorité que j'arrive à me dépêtrer avec ce piège à ours où j'ai coincé mes couilles.
Nino St Félix

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Pute : 211
    le 05/03/2026 à 16:52:02
Dans lequel. Dans lequel tu as coincé tes couilles. Sinon c'est potentiellement dans l'ours que tu les a coincées. Ce qui est possible aussi.
Cuddle

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Pute : 85
    le 05/03/2026 à 17:14:54
Ah ok, j'avais pas compris. Je me la ferme alors.
    le 06/03/2026 à 13:28:30
Œdipe is your love
Lapinchien

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Pute : 389
à mort
    le 06/03/2026 à 14:02:47
Citer les frères Gibb est audacieux.
Lapinchien

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Pute : 389
à mort
    le 06/03/2026 à 19:15:26
Très belle histoire, cependant la lecture est plombée par la présence de nombreuses blagues et références old school qui vont déstabiliser les zonards. Dans un souci pédagogique, je me propose de leur trouver des substituts pour prévenir un choc thermique qui pourrait leur être fatal :

Commissaire Magret : Jeu de mots sur le Commissaire Maigret de Georges Simenon, combiné à la "marche en canard" (le magret de canard).
-> Parle plutôt de Rex, le chien policier de la série allemande et n’hésite pas à ajouter qu’il boite comme si Columbo et Rick Hunter l’avaient sodomisé pendant des heures en tournante dans une cave de Montreuil.

Edmond Pignole : Un nom de famille volontairement ridicule évoquant l’expression familière "se pignoler" (perdre son temps ou s’exciter pour rien).
-> Parle plutôt de Yann Moix.

Marmelin-le-Pissou : Nom de village fictif typique de la caricature rurale.
-> Parle plutôt de Montigny-le-Platane-Mes-Couilles-Sur-Ton-Front.

Paul Docuse : Jeu de mots sur le célèbre chef cuisinier Paul Bocuse.
-> Parle plutôt de Gordon Ramstein pour faire une blagounette sur l’excellente émission Cauchemar en cuisine qui est plus dans l’air du temps.

Amédé Bouillon : Un nom qui fleure bon la France d’autrefois.
-> Parle plutôt de Jean-Jacques Mac Do.

Herbert Lurette : Référence à l’expression "Belle lurette".
-> Parle plutôt de Herbert Léonard Fistule Anale.

"Casser sa pipe" : Euphémisme très ancien pour dire mourir.
-> Parle plutôt de se faire péter l’os de la bite pendant qu’on se fait sucer sur OnlyFans.

"S’enquiquiner royalement" : Version polie et ancienne de "s’emmerder".
-> Parle plutôt de bug de l’espace-temps induit par la Chronocratie.

"Sanquette" : Terme dialectal (sud-ouest) pour désigner le sang caillé.
-> Parle plutôt de résidu de règles abondantes sur un tampon usagé.

"La TSF" : (Télégraphie Sans Fil). Utiliser ce mot en 2002 est un anachronisme volontaire pour souligner le côté "vieux jeu" des personnages.
-> Parle plutôt de clone agent IA de Cyril Hanouna.

"Siphonné du bocal" : Expression argotique pour désigner quelqu’un de fou.
-> Parle plutôt de lapinchien.

"Se prendre le bec" : Se disputer.
-> Parle plutôt de se prendre le bec-de-lièvre, tout de suite tu te prends un power up humoristique qui rendra fou de jalousie Michaël Youn.

"Cuisiner quelqu’un" : Terme classique de polar pour un interrogatoire musclé.
-> Parle plutôt de sodomiser avec un tonfa et une matraque télescopique jusqu’à la déchirure anale mais il peut y avoir une finition au Bottin 1984 où le gars interrogé finit par éjaculer ses molaires.

"Griller la politesse" : Dépasser ou devancer quelqu’un de manière impolie.
-> Parle plutôt de conduite accompagnée par Pierre Palmade.

Marcel Amont : Chanteur de variétés très populaire dans les années 60-70, symbole d’une culture datée.
-> Parle plutôt de Billie Eilish sous kétamine.

La Suze : Apéritif à la gentiane, très associé à l’image du "troisième âge" et des cafés de village.
-> Parle plutôt de Vodka-Javel-Redbull-au-protoxyde-d-azote.

France 3 : La chaîne de télévision historiquement associée aux régions et aux décrochages locaux (souvent moquée pour son public âgé).
-> Parle plutôt de Youporn Nord-Pas-de-Calais.

Le passe-temps de compter les voitures : Cliché ultime de l’ennui profond dans les villages où "il ne se passe rien".
-> Parle plutôt de compter TaChatteTaChatteTaChatte, tu peux ajouter "au Kärcher" puis même "en capsule" pour un combo gagnant.

Le slogan de village : « Moufles de Frigoulet, rien n’est plus douillet » parodie les slogans publicitaires simplistes d’autrefois.
-> Parle plutôt de « Moufles de Frigoulet, plus douillet que le rectum d’un hamster mort mais encore un peu chaud ».

Le poil de tapis : Grand classique du vaudeville ou de la parodie policière où l’indice "accablant" s’avère être une banalité domestique.
-> Parle plutôt de poil de couille de pangolin.

L’invention absurde : Le "tire-bouchon hydraulique" (qui nécessite un litre d’eau) est une blague typique sur les inventeurs de concours Lépine un peu farfelus.
-> Parle plutôt de Gode-michet Marteau-piqueur Foreuse pétrolière à turbo-propulsion quantique.

Mais à part ces quelques détails, ton histoire est plutôt cool.
Lindsay S

Pute : 260
    le 07/03/2026 à 11:22:34
Stéphane voulait sans doute faire un Héraklès Navet, mais il a juste produit un texte qui s’effondre sous son propre poids. Là où Navet transforme chaque absurdité en gag calculé, Stéphane nous noie dans des digressions interminables : anciens élèves, topinambours, poils bleus… sérieusement ? À ce rythme, le meurtre disparaît derrière un fatras d’anecdotes inutiles.

La tension ? Evaporée. Le ridicule orchestré ? Inexistant. Le détective flamboyant ? Remplacé par des passages qui traînent plus que ses idées. On rit parfois, mais par accident, jamais par design.

En clair : A Frigoulet c'est pas à Navet, il se perd dans ses digressions. C’est lourd, confus, et ça n’a ni le charme ni la mécanique comique de l’absurde attendu. On voulait un Hercule Poirot de pacotille qui trébuche sur un tapis persan en accusant un chat ; on a juste un texte qui nous fait perdre patience avant de finir la lecture.
    le 08/03/2026 à 22:24:26
Ho yeahh du coup je flippe pour mes prochains textes que j'ai déjà posté...je vais en prendre plein le croupion
Lapinchien

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Pute : 389
à mort
    le 08/03/2026 à 22:52:57
Je te rappelle que la Zone est un site BDSM. J'aime bien les textes que tu as posté, dont celui-ci, mais je ne te l'avouerai jamais. Sur lazone.org , on se fait tous pilonner le fion, certes, mais avec amour et sincérité. Et ça vaut toutes les turluttes de façade que les auteurs trouvent ailleurs, toutes les éjac' faciales de compliments de complaisance que les lecteurs vicieux n'offrent que dans le secret espoir d'avoir un autographe et faire monter la cote d'un bouquin qu'ils n'ont même pas lu et qu'ils aspirent juste à revendre sur Ebay avec une belle plus-value.
    le 09/03/2026 à 09:48:38
J'ignorai de le savoir, et j'en suis bouleversifié! Saurais-je me montrer à la hauteur des attentes mortifères d'un lectorat avide de prose en état de décomposition? C'est un challenge dont à propos duquel je ne puis rien promettre.
Lapinchien

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Pute : 389
à mort
    le 09/03/2026 à 10:07:04
Tu le fais très bien dans tes commentaires, pourtant.

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