Il était une fois le con originel (stultitia originalis). Cette sous-variété parmi les cons (stultitia) appartient pour notre plus grand malheur à l’espèce humain (homo sapiens). Le con originel est la branche qui a donné tous les cons, elle est donc la plus chargée en ses caractéristiques. Le premier représentant apparu vraisemblablement en l’an de grâce 3980 av J-C., nommons le Sulivan, pour simplifier, bien que nous espérons fortement que nos lecteurs ne soient pas issues de ces branches maudites. Bref, Sulivan était l’arrière petit-fils du couple originel, mais aussi le petit-fils d’Eve et encore le fils d’Adam. Que voulez-vous il n’y avait pas tant de monde en ce temps ! Et Adam couchait bien avec une de ses côtes. Les experts se rappelleront du site de Fromenteau mis au jour au cours du XVIIIe siècle. Reprenons, descendant d’une des plus prestigieuses famille de l’humanité, Sulivan décida qu’il allait tout découvrir, en témoigne son squelette fortement amoché et les quelques peintures rupestres narrant beaucoup plus d’aventures que Lascaux, par exemple. Il commença tout simplement par l’air. Inspirant et expirant tout ce qu’il pouvait. Mais il s’ennuyait de ce jeu, il décidait donc d’inspiré deux fois et d’expiré une fois. Il essaya l’inverse et inventa l’étouffement, l’asphyxie et la connerie. Fort heureusement (pour lui), l’endogamie lui avait doté d’un trou supplémentaire qui lui permit de respirer à nouveau, une fois debout. Il continua ses joyeuses expérimentations en mangeant toutes sortes de plantes et d’animaux. La moitié du temps, il se retrouvait pris de nausées qui s’écoulaient par ses oreilles. Il inventa donc l’intoxication alimentaire et les oreilles bouchées. Et l’autre moitié du temps, Sulivan avait la courante, bon pour ça, il était bien câblé. Mais son trou pour respirer pouvait sentir, donc il inventa le pet et la mauvaise odeur. Ne s’arrêtant pas en si bon chemin, Sulivan se désaltéra au ruisseau, puis s’amusa avec l’eau. Il était fasciné par l’eau qui lui filait entre les doigts, ne connaissant pas le concept d’argent. Non, mesdames et messieurs, il ne se noya pas. Rappelons, que ce fut un homme, pas un miracle. Et je défie n’importe qui, de se noyer avec trois trous pour respirer ! Surtout qu’il avait pied. Non, il rencontra une femme se désaltérant aussi, une cousine lointaine du 1er degré. Ils tombèrent amoureux et eurent cinquante enfants en même temps (On suppose encore une fois la consanguinité). Rassurez vous, la femme n’a pas trop souffert, aucun n’était vraiment fini. Pourtant tous ont vécu longtemps pour faire encore plein d’enfants (pas finis eux aussi). Passons à l’ultime expérience de notre décérébré préféré: le feu. La foudre avait frappé la veille, une forêt. Il s’en approcha et brûla. Il inventa l’incinération humaine.
Ah ! Vous voulez peut-être une meilleure décomposition entre les cons originels et les cons ? Oui, les cons originels ont continué à se reproduire entre eux. Pour un peu d’actualité un néo-nazi (dont on ne donnera pas le nom) a fait un test ADN. Il en résulta qu’il avait 99.99 % de con originel. On peut donc raisonnablement penser que la branche persistante et isolée de nos jours s’appelle les néo-nazis. Tandis que le reste des cons, beaucoup moins chargés se sont reproduis avec d’autres variétés, ils sont donc largement moins cons que les cons originels, mais restent cons.
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J'ai mis 10/10 à ce texte, que je n'avais pas lu avant, car tomatefarcie va se retrouver dans l'embarras et je n'en dirai pas plus pour ne rien spoiler.
Perso, ce petit texte m'a bien fait marrer parce qu'il détourne la doctrine nazie contre elle-même.
L'eugénisme nazi cherchait à créer une race pure et supérieure en éliminant ceux qu'ils jugeaient inférieurs.
Le texte fait l'inverse : Il utilise la logique nazie de la pureté raciale pour insulter les néo-nazis eux-mêmes. L'auteur leur balance à la tronche : "Vous voulez être de race pure ? Félicitations, vous êtes les descendants les plus purs du premier con de l'histoire, sans aucun métissage pour atténuer votre connerie originelle."
C'est donc une satire par l'absurde, une parodie de traité d'anthropologie (un peut trop court pour que ça fasse vrai, cependant). L'auteur utilise les codes du racisme et de la génétique pour dire que l'idéologie néo-nazie est le stade ultime et le plus pur de la pire des conneries humaines. Il utilise des références religieuses et scientifiques pour conclure que plus on cherche à être pur, plus on se rapproche de la connerie la plus crasse, faisant du nazisme une sorte de boomerang conceptuel dans leur fion.
Le ton se veut simpliste mais je trouve le tout un peu simplet finalement.