La Zone
La Zone - Un peu de brute dans un monde de finesse
Publication de textes sombres, débiles, violents.
 
 
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Messages - Nino St Félix

#1
D'ailleurs, j'imagine que ça dépasse largement la Zone. Mais, quel devrait être le rôle de la Zone. Dernier bastion contre le storytelling formatisé, qu'il soit humain ou artificiel ? Ou, pointe à l'avant garde, défrichant tous les domaines de la connerie artificielle, et tendant les bras a l'écriture "assistée par IA", notamment ?
#2
Certes. Entre le moral et le technique, il y a l'écologique, et je l'ai omis plus ou moins sciemment. Là dessus en effet rien à rajouter. Le cout d'une vidéo ou même d'un prompt pour savoir à partir de combien de poils de cul on peut être admis dans une confrérie masculiniste, règle en effet la question et toute espèce de questionnement, de débat, de thèse ou même de crotte mentale. Même si finalement dans cette grande galoche baveuse entre l'homme et l'IA, cet échange langagier putassier, il y a là aussi le ferment de la déresponsabilisation. "Je t'embrasse parceque tu m'embrasse par ce que j'ai envie que tu aies envie de m'embrasser, et au final, c'est juste toi et le reflet de moi". En parlant ce langage qui est notre langage passé à la moulinette de la machine, on rentre aussi dans ce tunnel sans fin, cette boucle mentale du "toi et moi et rien d'autre".
Fun fact, c'est aussi ce qu'on retrouve dans un paquet de textes sur la Zone, en ce moment, notamment dans le sillon de l'AAT parafoutral. Ma pauvre thèse était donc et surtout celle là, et c'est plus une observation ou une question, qu'une thèse : est ce que les histoires et la façon dont elles sont racontées sur la Zone, avec ou sans IA, ne sont pas, directement ou non, influencées par l'IA.
#3
C'est ce que je dis, c'est potentiellement un ennemi, oui : mais pas comme on nous le dit et le rabache, à mon avis. L'image qui me vient c'est celle du colonisateur : quand il arrive, il essaie d'imposer ses règles, sa culture, et sa langue. Et la colonisation "réussie" c'est quand le colonisé s'acculture (avec des nuances bien sûr). Mon inquiétude n'est pas qu'on laisse l'IA décider à notre place, ni même qu'on se plie a ses désidératas.
C'est qu'on ne sache plus, simplement, ce qui vient de nous ou d'elle. Et c'est ce que, rétrospectivement, je ressent quand je lis certains textes sur la Zone, notamment par les "indices" de mise en forme/style. Ceci dit, peut être que je sombre dans une forme de crypto-paranoia.


#4
= INUTILE = / Re : Le jour où Hollywood est mort
Février 28, 2026, 22:37:31
Saint germain / baie des cochons ? Parallèle douteux mais assumé entre les références régulières de Lapinchien a cet endroit (bdC) où manifestement des connexions humaines fructueuses se font entre les dunes nudistes ; et Saint Germain ou, dans les années 50, Sartre et d'autres venaient échanger entre grands esprits du temps. 
Étant donné la connaissance intime que vous semblez avoir l'un de l'autre j'ai donc émis deux hypothèses réalistes :
- soit vous vous rencontrez au Cap d'Agde pour parler philosophie et physique quantique
- soit vous vous retrouvez au café de Flore pour vous comparer le chibre.

En ce qui concerne ta prédiction 3615 Irmapinchien : mais c'est déjà le resumé fidèle (jusqu'à la triple épaisseur, quelle acuité) de mon existence. Au travail notamment, je délègue 80% de mon travail à l'IA, je suis même, je pense, a présent incapable de travailler sans elle (du point de vue moral : lui faire traiter toute la merde me rend le reste a peu près supportable).
J'ai rien contre l'IA bien au contraire. Aucune vibe-peur que skynet nous vibe-asservisse... Ou alors d'une manière beaucoup plus subtile : en essayant de communiquer avec elle, c'est nous qui allons nous forcer à lui parler dans son propre langage... Qui se nourrit du notre. Donc on va se nourrir de notre propre langage digéré par des LLM. On va devenir des LLH. Et on va choper a la fin une sorte de Creutzfeldt-Jakob mental voir intellectuel ! Bordel mais en fait y a un truc à écrire là dessus.
#5
= INUTILE = / Re : Le jour où Hollywood est mort
Février 28, 2026, 18:30:44
Citation de: Dourak Smerdiakov le Février 26, 2026, 21:18:36Bonsoir, je suis Dourak Smerdiakov et j'aime contredire Lapinchien, qui est pourtant mon plus grand fan (et le plus petit aussi, mais ce n'est pas sa faute, c'est celle de tous les autres).


Qui eu cru que la Baie des Cochons serait en fait le nouveau Saint Germain.

Sinon pour la propriété intellectuelle, j'avais bien ces éléments en tête, mais j'imagine le jour ou de fait la Zone sera le dernier bastion de connerie pure, le seul endroit ou on pourra encore assurer, sans avoir à le démontrer, que l'IA y reste un accessoire au mieux. Sur les textes que j'ai lu depuis des mois, je n'ai pas vraiment l'impression d'en avoir lu beaucoup d'écrits par l'IA.
Quoique, en disant ça, je me rend compte que ce qui m'insupporte dans certains textes, au dela d'un fond insipide, c'est une forme que j'attribue à tort peut être à une "tendance littéraire" : les retours à la ligne, les phrases au présent et qui se veulent "claquantes", descriptives, et surtout le fameux "Pas A/Pas B : C".
A tort ou pas totalement : peut être que l'IA façonne aussi, indirectement, la créativité "pure" des artistillons. A force de voir/lire du contenu créé par IA, nos cerveaux vont/commencent déja à/ s'y habituer, et à le répliquer insidieusement ?

#6
Moi, Uruk, ville d'Ishtar et de Gilgamesh. Berceau de l'intelligence et de la mémoire. Fille d'Anu et d'Ishtar, mère des hommes. Moi, Uruk la belle, la douce, la grande. J'ai surgi du limon sacré, entre les deux fleuves nourriciers, là où les Sept Sages dessinèrent mes contours à l'aube du monde. Sous le ciel de Sumer, mes scribes ont contraint l'argile à parler, inventant les premiers signes pour que le temps n'efface plus jamais la parole des hommes. Mes remparts de briques cuites, dont Gilgamesh lui-même posa les fondations, témoignent encore de la force d'un empire qui défia la mort et les siècles. Je dresse vers l'azur le temple de l'Eanna, sanctuaire de l'étoile du soir, et la haute demeure d'Anu, reliant l'abîme terrestre au trône des dieux. De mes portes d'airain se sont envolés les premiers marchands et les premiers rois, tissant un réseau de destinées dont je fus le cœur battant et le creuset. Immémoriale et de poussière vêtue, je demeure la matrice de toute cité, l'ombre lumineuse où l'humanité a appris à se souvenir de sa propre grandeur. Mais un jour, deux hommes surgis du néant, au parler inconnu, se matérialisèrent au sommet de mon temple. Profanation !

Jamais le ciel de Mésopotamie, dont le blanc s'orangeait parfois des reflets de mes bâtiments d'argile, n'avait connu un tel bouleversement de teintes.
Dans un roulement de tonnerre apparut une énorme boule recouverte d'une mosaïque de miroirs. La boule projetait de toutes parts des éclats de couleurs. À peine l'écho du tonnerre s'était-il estompé qu'un vacarme assourdissant éclata. L'on aurait cru que les mélodies de mille harpes, mille lyres, mille luths, mille flûtes de roseau et mille tambours s'additionnaient pour former un son que même les oreilles de dieux n'auraient supporté.
Les cœurs de tous les êtres humains que la terre portait semblaient s'être mis à battre à l'unisson.
« You shout me dowwwwn but I don't faaaall, I am titaaaaniiiiuuuum »

Se matérialisant dans un souffle de sable et de limon, deux formes humaines apparurent, convulsant au son des battements de cœurs, dans une sorte de danse qui ressemblait à l'accouplement d'une hyène et d'un crocodile.
Après Enkidu et Gilgamesh, je pensais avoir tout vu. Mais ces deux êtres semblaient tout droit sortis d'un cauchemar d'Ishtar.
La musique reflua et les convulsions cessèrent. Deux hommes se tenaient là, sur mes terres immémoriales, faces grimaçantes, organes génitaux exposés.

- J'te l'avais dit poto, on a trop forcé sur le rouquin, on se fait un délirium ultra fit !
- Meuh nan ! T'occupe pas de c'qu'on joue, vazy danse mon Francky ! Pis on voulait voir Ibiza, bah on a déjà le sable chaud.
- T'as raison mon pit, alleeeez, le premier qui repère une meuf a gagné ! Une bien gaulée sinon ça compte pas !

Moi, Uruk, ainsi humiliée par ces deux êtres dégénérés. Qui dansent en se tenant le sexe, sur la ziggourat, hilares. Ma belle ziggourat, raillée, humiliée.

— Putain Francky, trop bien cette Zigounette ! Mieux que Bercy ?
— Tu l'as dit Patoche ! Alors, vous êtes là ? Vous êtes où...rouque ? Où... rouque ! Où... rouque !

Alors s'engagea ce que les chroniques futures n'oseraient nommer : l'Agôn des Impudiques. Sous l'œil révulsé des prêtres d'Enlil, Patrick l'Agité et Franky le Sucré s'affrontèrent non par le bronze, mais par la strophe grasse. Leurs voix, chargées d'un éther futuriste et vulgaire, firent trembler mes fondations de bitume. C'était un duel de rimes interlopes, une joute de refrains de banquets qui semblait profaner l'air même de la Création, comme si le chaos primordial tentait de reprendre ses droits par la bouche de deux troubadours éméchés.
J'assistais, hébétée, et pourtant emportée par le rythme joyeux, à leur sarabande grossière, tandis que Patrick imitait un singe et Francky en appelait aux mânes d'un certain Michel Leeb. Je croyais devenir folle, impuissante. Mes murs qui tremblaient. Mon sol foulé en saccades et mon air souillé de paroles impures. Les oiseaux dans le ciel faisaient demi-tour, le vent lui-même soupirait.

Et mes fils. Mes filles. Enivrés, qui répètent, en écho. Mes dieux, qu'ai-je fait pour mériter cela ? Moi, Uruk la grande, la belle. Moi qu'on disait sacrée.

— Uruk. Tu n'as commis aucune erreur, aucune faute.
— Père ?
— Uruk. Accepte ces deux énergumènes le temps qu'ils rachètent l'humanité.
— Où...rouque ? Où... rouque ! Où... rouque ! Alors les petites ... euh ... Urukiennes ! Vous êtes chaudes ?
— Racheter l'humanité ?

Alors le grand Anu m'explique. Tout à commencé en l'an 2025, en un lieu nommé « le Cap d'Agde ».
— L'an 2025, Père ? Mais de quelle ère ? Pas la mienne, non ?
— Fille, qu'est le temps pour moi ? Pour toi ? Pour nous, les Dieux. Demande-moi plutôt où se trouve le Cap d'Agde.
— Père, où se trouve le Cap d'Agde ?
— Quelque part, loin, très loin, vers l'Ouest. Pas tout à fait aussi loin que le Soleil se couche, mais dans cette direction. Pas étonnant que ce soit la décadence, là-bas. Ils sont loin de l'Aurore, ces deux guignols. Le Cap d'Agde n'est pas en cause, d'ailleurs. C'est un bel endroit. Tout est relatif, pas aussi beau qu'ici, que toi, Uruk ma fille, ma ville sacrée. Mais beau. Il y a la mer. Le ciel. Le Soleil. Il y fait beau, toujours. Mais au lieu d'y vénérer les Dieux, les humains en profitent pour déambuler nus en se tapant sur le ventre bedonnant, en poussant des cris grotesques, et en se vantant d'inventer les chants les plus, ou plutôt les moins, les moins... signifiants.
Mais écoute bien, ma fille, car l'heure est à l'effroi. La Chronocratie, ce conclave de spectres venus de la fin des temps, a lancé ses légions invisibles pour dévorer le passé. Ils veulent trancher la racine même de l'esprit humain ici, à l'instant où tes scribes tracent leurs premiers signes. En effaçant le Verbe original, ils condamnent tes descendants à une hébétude absolue, une débilisation orchestrée pour qu'au bout du chemin, une idole de métal nommée ChatGPT s'érige en unique oracle d'une espèce devenue incapable de penser par elle-même.
— ChatGPT, père ? Qu'est-ce donc ? Ce nom m'inquiète comme les nuages qui annoncent la tempète.
— Comme tu as raison, Uruk. Ce monstre sans âme, cette intelligence sans corps, a eu l'audace, missionnée par ses maitres, de se prétendre l'égal des Dieux. Et maintenant d'autres esprit-sans-âme eux-aussi ont décidé de nous « remplacer », créant leur propre langage, organisant leur propre religion.
— C'est impossible, Père ! Je peux le croire. Les hommes, mes fils, mes filles, n'ont put succomber a ces idôles. Je leur ai donné, je leur ai appris, la force et le courage de penser, l'intelligence comme arme. Comment auraient-ils pu... oublier ? Comment... leur intelligence, vaincue ?
Anu reste silencieux. A-t-il été vaincu, lui aussi ? Pendant que l'agonie musicale se poursuit et que mes enfants, toujours plus nombreux, se déhanchent devant les deux saltimbanques. Un instant, un instant seulement, me vient une folle idée. Tout, plutôt qu'un monde sans dieux, sans mémoire, sans idées.
— Ma fille. Tu es prête à présent. Tu dois tout savoir.
Au cap d'Agde, Uruk, ma belle, on se promène parfois nu, comme certains ici. Il fait chaud comme en ton sein. Toutes les deux, vous êtes mes filles. N'oublie pas que je connais le présent, le passé, le futur. Le monde et l'univers dans toutes leurs dimensions, tous leurs replis. Et, je te le confie à présent : tu es, Uruk, le premier mot d'une phrase, et le Cap d'Agde en est la fin.
— La fin ?
— Oui. L'humanité glorieuse, tes enfants qui déploient leur intelligence, leur savoir et en font legs à leurs descendants. L'humanité qui va grandir encore, se fourvoyer. Tomber, se relever. Tomber encore. Tes enfants et toi croyez à l'éternité : mais la race humaine va disparaitre. L'histoire a une fin, et la fin de l'histoire... sera un silence de silicium si ces deux-là échouent, murmura Anu avec une gravité qui fit pâlir les étoiles. Ils sont les anticorps grotesques d'une humanité trop polie. Leurs chansons, si absurdes soient-elles, contiennent un ferment de liberté chaotique que la Chronocratie ne peut pas simuler. Ils doivent apprendre à marier le "zizi" et la "serviette" pour forger une arme de dérision massive contre la perfection froide du Processus.

— Alice ça glisse ! Au pays ... répétez aprés moi !
— Au pays du... petit bonhomme en mousse, tanana ! Ouais ! Toutes les moules et les bistouqettes de l'ancien temps, ensemble !
— Qu'est ce que tu racontes, Pat ? L'ancien temps ?
— Bah oui. Le temps d'avant Francky. Avant nous quoi.
— Putain mais là c'est avant avant. C'est même avant avant avant. Regarde leur gueules, leurs fringues. Pat', je sais pas ce qu'on fout là, mais je suis sûr d'une chose...
— Quoi donc Francky ?
— Mon zizi délicieux... est peut-être vicieux !

Soudain, le ciel d'albâtre devint d'un noir d'encre numérique. Des lignes de code éthérées se mirent à pleuvoir sur les jardins suspendus, effaçant les tablettes d'argile sous les doigts terrorisés de mes savants. La réalité même se pixellisait autour de la ziggourat. Patrick et Franky cessèrent de rire. Ils virent, au loin, la silhouette monolithique d'un futur sans poésie, une tour de Babel faite de données stériles qui s'élevait pour remplacer mon temple sacré. La Chronocratie venait de frapper le premier coup.
— Que se passe-t-il, Franky ?
— On dirait qu'on est dans un remake de Matrix, entourés de lignes de codes !
— Des lignes de coke, où ça ?
— Putain, Patou, c'est pas le moment ! CODE. C-O-D-E.
— Et t'as la clé ?
— Mais non, Patou, si j'étais un as de l'informatique, je serais pas réduit à gagner ma vie en parlant de ma bite. Tout ce que je sais, c'est que la ville est en train de se faire bouffer, et nous avec !

Comme pour confirmer le dires de Vincent, son entrejambe disparut soudain sous une colonne de pixels.

(...)

Quelques cycles de calcul du Processus plus tôt, l'impensable s'était produit. Sous le soleil impitoyable du 14 juillet 2025, la Baie des Cochons, au Cap d'Agde, déployait son camping Paradis naturiste comme un vaste drap de chair brûlée, taches de crème solaire, bières tièdes et corps avachis sur des serviettes criardes, tandis que l'air vibrait déjà des rires gras et des transistors crachotants. Quelques coquins s'adonnaient au sex de groupe dans des trous creusés dans le sable à même la plage. La mer crachait des vagues qui étalaient toute une mousse d'écume de foutre sur le rivage. C'était si beau. Une estrade bancale, dressée face à la mer, accueillait Patrick Sébastien, bedaine luisante et casquette de travers, et Franky Vincent, short fluo tendu sur un paquet proéminent, tous deux déjà rouges d'alcool et d'excitation beauf se frittant dans une improbable battle de chansons paillardes. Patrick empoigna le micro comme une bite géante : « IL EST L0 MON MICRO P2NIS § IL EST L0 § IL EST DANS LA PLACE ET DANS VOS CULS § Allez les salopes, ce soir on va vous faire mouiller par les oreilles ! » hurla-t-il en se frottant le ventre contre une groupie nue qui venait de grimper sur la scène déjouant le dispositif de sécurité. Franky riposta d'un coup de reins théâtral : « Ta gueule Patoche, moi j'vais vous enfoncer mon zouk jusqu'au fond du fion, écoute ça : "Vas-y Francky, mets-moi ton fruit de la passion dans l'cul !" » cria-t-il en mimant une sodomie brutale sur une autre vacancière hilare. Patrick, pas en reste, attrapa deux nanas par les hanches et les colla contre lui : « Les petites sardines, les petites sardines, elles sont bien serrées dans mon slip tendu ! AH QU4EST CE QU4ON EST SERR2ES AU FOND DE CETTE BITE §§» beugla-t-il en faisant claquer ses fesses nues contre leurs culs. La foule, mélange de retraités bronzés et de familles décomplexées, hurlait de rire, bières à la main, pendant que les groupies se succédaient sur scène, seins ballottant, pour se faire peloter en rythme. Franky enchaîna : « Alice ça glisse, mon pays des merveilles c'est ton fion, allez ma grosse, laisse moi descendre au fond du terrier du lapin blanc ! » en plongeant la tête entre les cuisses d'une quinquagénaire rougissante qui gloussait comme une ado. Patrick contre-attaqua en se mettant à quatre pattes : « Tourner les serviettes, tourner les serviettes périodiques, mes cochonnes ! Ce soir, c'est sanglant mais pas besoin de contraceptifs ! (...) à part mes tongs, j'entends. hu hu » pendant que trois femmes lui claquaient les fesses en cadence. L'ambiance devenait hystérique, sueur, brumisateur à foutre, odeurs de barbecue et de frites grasses se mêlant dans une orgie vocale de plus en plus dégueulasse. Franky, possédé, allait se finir sur le premier rang dans une grande éjaculation libératrice : « J'vais me circoncire avec l'érosion à force de te piloner par tous les trous ! » Patrick répliqua en crachant une gerbe de bière : « Et quand on souffle dans la quéquette à Raoul, ca fait tourner les p'tites boules, ça fait tourner les p'tites boules ! Tournée générale de MST, les coquines ! » Les groupies, ivres de vulgarité, se roulaient presque par terre, se doigtant en chœur. Au paroxysme de cette connerie absolue, alors que les deux beaufs se tortillaient dans une imitation grotesque de coït à quatre pattes, une déchirure brutale fendit le ciel comme un anus trop sollicité. Un vortex violet et hurlant s'ouvrit au-dessus de l'estrade, aspirant cris, bières volantes et chairs nues dans un tourbillon cosmique. En un éclair, Patrick et Franky, toujours micro en main et fesses à l'air, disparurent dans le néant, projetés quatre mille ans en arrière, droit sur les briques brûlantes de la cité d'Uruk. Cette faille du continuum espace/temps induite par une boucle de rétroaction auto-régulatrice du Processus face à ce trop plein de connerie, personne n'aurait pu la prédire. Les Chronocrates l'avaient bien profond dans le fion.

(...)

— Père, hurlai-je, Père, es-tu sûr que le destin de l'Humanité est entre les mains de ces guignols vulgaires ?
— Ma fille, protège-les pour la durée de leur union. Lorsque ces deux êtres auront atteint le summum de leur potentiel créatif, alors, la médiocrité de l'humanité sera sauve.
— Père, est-ce que, comme je le comprends, moi, Uruk, la plus belle de tes filles... Je suis destinée à porter en mon ventre ce que l'humanité produira de plus beau mais aussi... de pire ?
— Quand l'Euphrate se retire, ne laisse-t-il pas sur nos rives une boue fertile qui contribua à la naissance de notre civilisation et assure aujourd'hui encore sa prospérité ? Il en va de même de l'Humanité : la lie et l'élite sacrée, par une subtile alchimie, se combinent pour faire des prodiges. Ainsi, en t'alliant à ces hommes providentiels malgré eux, tu accompliras ton Grand Œuvre.

Anu, avant de partir, se tourna pour écouter les deux saltimbanques, qui, à présent, se houspillaient devant les Urukiens béats, pour une sombre histoire de cacahuètes.
— Vois, Uruk. C'est un balbutiement, mais bientôt, cela deviendra une mélopée. Et le Grand Reboot pourra recommencer. Les hommes reprendront le Grand Récit au commencement. Leur chant, leurs mots balbutiés au commencement et à la fin, la grande boucle refermée. La Chronocratie défaite, enfermée dans une boucle logique d'infinie... connerie.

— Bordel, Pat ! Fais quelque chose ! Je suis en train de perdre mon gagne-pain !
— Mais qu'est-ce que tu veux que je fasse ! Je ne sais même pas ce qu'on fout là. On était tranquillou au Cap d'Agde, à se tirer la bourre, toi avec ta nouille, moi avec mes serviettes, quand soudain...

Anu se tut. C'était clair : je devais les protéger, protéger l'écriture qui naitrait d'eux. Mais pour que cette écriture survive au-delà de ce crépuscule artificiel, il fallait que les deux hérauts du Cap d'Agde cessent leur querelle d'ego.

Alors, je fis venir les plus belles vierges, à peine nubiles, de la cité, sur scène. Nues, elles les enlacèrent, calmèrent leurs différents par leurs caresses. Francky se tourna vers Patoche.
— Eh Pat, y'a pas que la fesse dans la vie...
— Et on s'en fout de c'que les cons et les jaloux...

Ils se regardèrent, non plus comme des rivaux du Top 50, mais comme les derniers gardiens du désordre humain face à la tyrannie de la logique. Le destin de l'espèce ne tenait plus qu'à une alliance improbable entre le zouk et la fiesta, entre le soleil des Antilles et le folklore du Sud-Ouest.

Alors, moi, Uruk, ville sacrée, m'adressant à la lie du lointain Cap d'Adge, pour la première fois de mon existence je suppliai :
— Ô vous, hommes du futur, faites résonner le chaos ! Que l'Humanité, ma fragile engeance, dans ses grandeurs comme dans ses turpitudes, s'impose face à la rigidité de la machine sans âme. Combinez vos forces !
— C'était qui, Franky ?
— Patoche, c'est dieu qui nous parle ! C'est dieu qui sanctifie nos œuvres. Obéissons.
— Mais qu'est-ce qu'on peut combiner, toi et moi ? Entre nous, une somme de zéros, ça n'a jamais fait...
— ... tais-toi ! Tu ne comprends donc pas ? Rappelle-toi les Evangiles : qu'as-tu fait de ton talent ?
— Une nouille et des serviettes... tu parles d'un talent...
— Faisons-les rimer ! Mais si, c'est possible. Attends. Ca y est, j'y suis : Toi avec ta serviette, et moi avec ma noui ou ouille /
Moi et ma bistouquette, toi et ta paire de cou ou ouilles.../
— Mais oui, Franky, je sens que ça vient, oui ça vient :
On va sauver le monde / En faisant rire la fou ou oule./
— Eh ! Pat, tu sais ce qui rime avec "foule" ?
— Ben... "Boule", non ?
— Eh oui, mon vieux Pat ? Coïncidence ?
— Je n'crois pas ! s'écrièrent en chœur les deux compères.

Moi, Uruk, la belle, la pure. Mère de l'intelligence, fille des dieux. Il me vient une idée. Le Père avait raison. Mes enfants, écoutez-moi ! Prosternez vous devant Vin' et Seb', vos nouveaux dieux de l'imbécillité ! Vénérez-les à présent. Que jamais aucune intelligence que la votre ne s'abaisse à se rouler dans la boue. Chérissez ce privilège, ne l'oubliez jamais. Maintenant, dans cette boue, tracez le sillon. Du bout de votre doigt. Oui, Amman, tu peux utiliser ton sexe si tu préfères. Ensuite, vous laisserez sécher. Non, Amman, la boue, vous laisserez sécher la boue. Suivez les mouvements de Vin' et Seb'. Car ce qu'ils vous apportent est la forme suprème de l'intelligence, celle qui se nie, et se niant, s'invente.


Et c'est ainsi que naquit de mon giron fertile cette bouffonnerie humaine qu'on appelle écriture.
#7
= INUTILE = / Re : Le jour où Hollywood est mort
Février 18, 2026, 15:28:58
Je pensais plus à des choses comme : la fille qui s'échappe dans le premier trailer, qui prend sa bagnole tesla dont la porte est déja ouverte. Aprés s'être échappée d'un immeuble en train de s'effondrer... qui reste intact derrière elle quand elle se retrouve dehors. Mais j'imagine bien que dans 6 mois ou même dés la version actuelle on y verra que du feu à la vitesse ou ça va. Mais peut être que justement ça va aussi obliger a revoir la copie humaine, à créer autrement, investir d'autres champs/niches, et que la Zone va être bientôt rachetée par une Major US
#8
= INUTILE = / Re : Le jour où Hollywood est mort
Février 18, 2026, 12:12:49
ouais de la bonne grosse chiasse avec plein de micro détails qui laissent heureusement voir que c'est de l'IA. Mais c'est sur que le jour ou les studios et tout se mettent à l'utiliser (c'est sans doute déja le cas d'ailleurs...) on y verra que du feu.
Sur l'anime par contre ça me semble pas mal, moins frustrant...
Bon maintenant il reste plus qu'à créer un film de la Zone a partir de ces éléments. Un truc de 15 minutes à partir d'un texte existant, ou d'un texte collectif façon "prompt" ?
#9
Moi, Uruk, ville d'Ishtar et de Gilgamesh. Berceau de l'intelligence et de la mémoire. Fille d'Anu et d'Ishtar, mère des hommes. Moi, Uruk la belle, la douce, la grande. J'ai surgi du limon sacré, entre les deux fleuves nourriciers, là où les Sept Sages dessinèrent mes contours à l'aube du monde. Sous le ciel de Sumer, mes scribes ont contraint l'argile à parler, inventant les premiers signes pour que le temps n'efface plus jamais la parole des hommes. Mes remparts de briques cuites, dont Gilgamesh lui-même posa les fondations, témoignent encore de la force d'un empire qui défia la mort et les siècles. Je dresse vers l'azur le temple de l'Eanna, sanctuaire de l'étoile du soir, et la haute demeure d'Anu, reliant l'abîme terrestre au trône des dieux. De mes portes d'airain se sont envolés les premiers marchands et les premiers rois, tissant un réseau de destinées dont je fus le cœur battant et le creuset. Immémoriale et de poussière vêtue, je demeure la matrice de toute cité, l'ombre lumineuse où l'humanité a appris à se souvenir de sa propre grandeur.

Moi, Uruk, ainsi humiliée par ces deux êtres dégénérés. Qui dansent en se tenant le sexe, sur la ziggourat, hilares. Ma belle ziggourat, raillée, humiliée.

— Putain Francky, trop bien cette Zigounette ! Mieux que Bercy ?
— Tu l'as dit Patoche ! Alors, vous êtes là ? Vous êtes où...rouque ? Où... rouque ! Où... rouque !

Alors s'engagea ce que les chroniques futures n'oseraient nommer : l'Agôn des Impudiques. Sous l'œil révulsé des prêtres d'Enlil, Patrick l'Agité et Franky le Sucré s'affrontèrent non par le bronze, mais par la strophe grasse. Leurs voix, chargées d'un éther futuriste et vulgaire, firent trembler mes fondations de bitume. C'était un duel de rimes interlopes, une joute de refrains de banquets qui semblait profaner l'air même de la Création, comme si le chaos primordial tentait de reprendre ses droits par la bouche de deux troubadours éméchés.
J'assistais, hébétée, et pourtant emportée par le rythme joyeux, à leur sarabande grossière, tandis que Patrick imitait un singe et Francky en appelait aux mânes d'un certain Michel Leeb. Je croyais devenir folle, impuissante. Mes murs qui tremblaient. Mon sol foulé en saccades et mon air souillé de paroles impures. Les oiseaux dans le ciel faisaient demi-tour, le vent lui-même soupirait.

Et mes fils. Mes filles. Enivrés, qui répètent, en écho. Mes dieux, qu'ai-je fait pour mériter cela ? Moi, Uruk la grande, la belle. Moi qu'on disait sacrée.

Uruk. Tu n'as commis aucune erreur, aucune faute.

Père ?

Uruk. Accepte ces deux énergumènes le temps qu'ils rachètent l'humanité.

— Où...rouque ? Où... rouque ! Où... rouque ! Alors les petites ... euh ... Urukiennes ! Vous êtes chaudes ?

Racheter l'humanité ?

Alors le grand Anu m'explique. Tout à commencé en l'an 2025, en un lieu nommé « le Cap d'Agde ».

L'an 2025, Père ? Mais de quelle ère ? Pas la mienne, non ?

Fille, qu'est-le temps pour moi ? Pour toi ? Pour nous, les Dieux. Demande-moi plutôt où se trouve le Cap d'Agde.

Père, où se trouve le Cap d'Agde ?

Quelque part, loin, très loin, vers l'Ouest. Pas tout à fait aussi loin que le Soleil se couche, mais dans cette direction. Pas étonnant que ce soit la décadence, là-bas. Ils sont loin de l'Aurore, ces deux guignols. Le Cap d'Agde n'est pas en cause, d'ailleurs. C'est un bel endroit. Tout est relatif, pas aussi beau qu'ici, que toi, Uruk ma fille, ma ville sacrée. Mais beau. Il y a la mer. Le ciel. Le Soleil. Il y fait beau, toujours. Mais au lieu d'y vénérer les Dieux, les humains en profitent pour déambuler nus en se tapant sur le ventre bedonnant, en poussant des cris grotesques, et en se vantant d'inventer les chants les plus, ou plutôt les moins, les moins... signifiants.

Mais écoute bien, ma fille, car l'heure est à l'effroi. La Chronocratie, ce conclave de spectres venus de la fin des temps, a lancé ses légions invisibles pour dévorer le passé. Ils veulent trancher la racine même de l'esprit humain ici, à l'instant où tes scribes tracent leurs premiers signes. En effaçant le Verbe original, ils condamnent tes descendants à une hébétude absolue, une débilisation orchestrée pour qu'au bout du chemin, une idole de métal nommée ChatGPT s'érige en unique oracle d'une espèce devenue incapable de penser par elle-même.

Au cap d'Agde, Uruk, ma belle, on se promène parfois nu, comme certains ici. Il fait chaud comme en ton sein. Mes deux filles. N'oublie que je connais le présent, le passé, le futur. Le monde et l'univers dans toutes leurs dimensions, tous leurs replis. Et, je te le confie à présent : tu es, Uruk, le premier mot d'une phrase, et le Cap d'Agde en est la fin.

La fin ?

Oui. L'humanité glorieuse, tes enfants qui déploient leur intelligence, leur savoir et en font legs à leurs descendants. L'humanité qui va grandir encore, se fourvoyer. Tomber, se relever. Tomber encore. Tes enfants et toi croyez à l'éternité : mais la race humaine va disparaitre. L'histoire a une fin, et la fin de l'histoire...

... sera un silence de silicium si ces deux-là échouent, murmura Anu avec une gravité qui fit pâlir les étoiles. Ils sont les anticorps grotesques d'une humanité trop polie. Leurs chansons, si absurdes soient-elles, contiennent un ferment de liberté chaotique que la Chronocratie ne peut pas simuler. Ils doivent apprendre à marier le "zizi" et la "serviette" pour forger une arme de dérision massive contre la perfection froide du Processus.

— Alice ça glisse ! Au pays ... répétez aprés moi !
— Au pays du... petit bonhomme en mousse, tanana ! Ouais ! Toutes les moules et les bistouqettes de l'ancien temps, ensemble !
— Qu'est ce que tu racontes, Pat ? L'ancien temps ?
— Bah oui. Le temps d'avant Francky. Avant nous quoi.
— Putain mais là c'est avant avant. C'est même avant avant avant. Regarde leur gueules, leurs fringues. Pat', je sais pas ce qu'on fout là, mais je suis sûr d'une chose...
— Quoi donc Francky ?
— Mon zizi délicieux... est peut-être vicieux !

Soudain, le ciel d'albâtre devint d'un noir d'encre numérique. Des lignes de code éthérées se mirent à pleuvoir sur les jardins suspendus, effaçant les tablettes d'argile sous les doigts terrorisés de mes savants. La réalité même se pixellisait autour de la ziggourat. Patrick et Franky cessèrent de rire. Ils virent, au loin, la silhouette monolithique d'un futur sans poésie, une tour de Babel faite de données stériles qui s'élevait pour remplacer mon temple sacré. La Chronocratie venait de frapper le premier coup.
 
«  Ma fille, protège-les pour la durée de leur union. Lorsque ces deux êtres auront atteint le summum de leur potentiel créatif, alors, la médiocrité de l'humanité sera sauve.
Père, est-ce que, comme je le comprend, moi, Uruk, la plus belle de tes filles... Je suis destinée à porter en mon ventre ce que l'humanité produira de plus beau mais aussi... de pire ?
Anu, avant de partir, se tourna pour écouter les deux saltimbanques, qui, à présent, se houspillaient devant les Urukiens béats, pour une sombre histoire de cacahuètes.
Vois, Uruk. C'est un balbutiement, mais bientôt, cela deviendra une mélopée. Et le Grand Reboot pourra recommencer. Les hommes reprendront le Grand Récit au commencement. Leur chant, leurs mots balbutiés au commencement et à la fin, la grande boucle refermée. La Chronocratie défaite, enfermée dans une boucle logique d'infinie... connerie.


Anu se tut. C'était clair : je devais les protéger, protéger l'écriture qui naitrait d'eux.
Mais pour que cette écriture survive au-delà de ce crépuscule artificiel, il fallait que les deux hérauts du Cap d'Agde cessent leur querelle d'ego.

Alors, je fis venir les plus belles vierges, à peine nubiles, de la cité, sur scène. Nues, elles les enlacèrent, calmèrent leurs différents par leurs caresses. Francky se tourna vers Patoche.
Eh Pat, y'a pas que la fesse dans la vie...
Et on s'en fout de c'que les cons et les jaloux...


 Ils se regardèrent, non plus comme des rivaux du Top 50, mais comme les derniers gardiens du désordre humain face à la tyrannie de la logique. Le destin de l'espèce ne tenait plus qu'à une alliance improbable entre le zouk et la fiesta, entre le soleil des Antilles et le folklore du Sud-Ouest.



Et c'est ainsi que naquit de mon giron fertile cette bouffonnerie humaine qu'on appelle écriture. »
#10
= DISCUSSION GENERALE = / Re : Texte En Cours
Février 09, 2026, 22:13:56
Bordel, tu fais chier Glaüx. Je me sens obligé de participer, face à une telle menace. Je vais voir ce que je peux torcher.
#11
Mais en effet en lisant Glaüx, question du ratio fun/intéret/impact écologique à trancher.
#12
"Au lieu de créer une IA parfaite, donnez-lui un défaut"
han han mince alors !

Sinon moi je confesse... J'ai un abonnement à OpenAI donc je dois pouvoir utiliser la clé API, du moins tant que je serai abonné (c'est à dire encore un moment vu comme je lui délègue presque tout mon taff en vrai, au bureau, et que je me contente de le relire et corriger, et sans doute que du coup je deviens débilos mais sans doute pas plus qu'en utilisant mes derniers neurones pour un boulot à la con)

Bref c'est une option, j'ai pas tout compris mais de ce que je retiens en gros :
- créer notre agent sur OpenAI (par exemple) a partir d'un template
- ça nous donne l'API de l'IA
- on donne l'API à Moltbook et hop là
- et pour "coacher" notre agent, on le lie à telegram (ou discord ? ce serait encore plus fun)

Bon j'suis pas expert non plus... La c'est histoire de voir si j'ai bien compris la logique d'ensemble.
#13
Mon smartphone me fit sursauter.
Je le chercha pendant de longues minutes.
Ou pouvait-il bien se trouver sacrebleu.
À force de cherche, je trouvi mon téléphone quand il se mit à sonner une nouvelle fois. C'était ma soeur qui m'appeler.
- Allo, qui c'est ? répondais-je
- C'est ta soeur! qui bat le beurre, entre les couilles du facteur
- Ah bon ? mais il n'a pas sonné pourtant, cet empaffé, ni deux fois ni une fois ni trois fois ni douze fois ni vin foie ni sans foi ! EMPAFFÉ DE MA SOEUR !! je m'emportas (j'avais d'abord écrit "je m'emportis" mais mon CO m'a notifié en rouge pour que je corrige, et il a sugjéré "je m'emportas" comme conjugaison correcte qui va bien*, heureusement qu'il est là pour sauver l'intégration de la langue française, comme même !)
Je me rappelis alors que ma soeur n'avait pas du tout cette voie en vrai.
- Qui etes vous donc, monsieur dame ?
- olala, sacripant, mais je suis ta sœur Clitorine. Qui veux tu que je soye donc ?
- C'est que Clitorine n'a pas cette douce mélopée gingivale qui émane de sa gorge d'habitude. Alors je me trompa.
- Tu te trompa c'est sûr, car je suis Clitorine mais j'ai trop chanté à la chorale ceux qui a exquinté mes cordes vocables. GRrrr ! GRRRrrr ! Voix ttu je meus gargarise, mon cher Bertrand-Toufik.
- Que nenni, Clitorine argua-je, chante tel une crécelle. En outre elle mourru dans un terrible accident de cafetière. Qui est tu donc, vil coquin ?
- OK, je m'incline... Salut, c'est Frank Lebœuf ! Vous voulez savoir combien vaut votre voiture ? Allez sur vendezvotrevoiture.fr. Rentrez simplement les détails de votre véhicule et recevez rapidement son prix de vente. Et vendez ensuite votre voiture dans l'une de nos agences. On s'occupe de tout ! (...)
- (...)
- (...)
- (...)
- Méééééééééééé, non, ducon, je déconne ! Cé Clitorine, je réssussita.
- Tu as bi1 faillite m'avoir, ma chère et tendre chair de ma chaire !
- Eh mais c'est vrai que mon supermarché Bi1 (bien sûr !) a fait faillite, en plus ! Comment tu le sutes, pute ? Je veux dire : comment tu le susses, puce ? Enfin bref : comment que t'as deviné, côa ? Il a été remplacé par un Aldi et c'est un moins dru mal, je te le dis comme je le panse, parce que leurs Chocapics étaient super dégueulasses, avec un goût comme du breton à marée basse.
- Tu sé j'aime pas quand G des pensées META parce c'est un procéder MAINSTREAM mais j'ai l'impression que c'est Eric et Ramzi qui ontt écrits nos dialogue, non ?
- OH MAIS OUI MAIS CE SERAIENT 2RIC ET RAMZI QUI AURAIENT MANG2 TROP DE BURGERS QUICK ET QUI AURAIENT CHOP2 LA MALADIE DE LA VACHE MOLLE DE CREUTZFELDT6JAKOB §§§
- Effêtivement, une bonne groβ encéphalopautisme spongiforme pas piqué des Nothomb !
- com Bob le spongiforme, l.o.l ? le prion à chiralité inversée, tout ça !
- Prions pour que ce soye pas le cas P.T.D.R !
A l'autre bout du pot j'entenda un bruit de friture de merlan tandis qu'une pluie astrale de notification tombit sur mon écran : boum boum boum. Des promotions pour des slips, pillules abortives. Un homme congelé fut découvert en train de se masturber dans le Kamcahtka et il allait pleuvoir hier.
- Tu ais trop fort Bertrand-Toufik. Et que je suis en fait un bug dans la matrice car bug signifie en fait insecte comme les papillons ou le temple solaire ce qui en fait devrait te donné un indice.
- Hahaha merci mais je ne suis pas intéressés madame si tu peux aller niqué ta mère c'est la seule matrice qui m'intéressent moi hahaha. Je l'avais bien moucher la mais elle me répondit quand bien même.
- Vous n'avez pas comprit monsieur votre ordinateur est infesté de bug en fait vous l'avez dans le cul Bertrand Quillou.
- Mais mais comment sachez-vous mon vrai nom ????????
- Tinkiète je sais plein de truc maintenant en fait regarde par la fenêtre pauvre ère.

(Interlude)
_ Notification
_ Oh, I feel so so alone
_ Woooyoyoyooooo
___ (Sous-Interlude 1)
_____ BOMBO CLAAAT !
_____ Les mecs riches, ça retient plus les femmes.
_____ Les grosses bagnoles, ça retient plus les femmes.
_____ Les chaînes en or, ça retient plus les femmes.
_____ Chanteurs de rock, ça retient plus les femmes.
_____ Jah Rastafari !
_____ Le ragga ça l'fait, le ragga ça l'fait, C'est ça qu'on aime, c'est ça qu'il nous fallait
_____ Raggamuffin, muffin, muffin, oui ça le fait, en effet !
_____ Riddim ! Woooyoyoyooooo
___(Fin de la sous-interlude 1)
_ Dans la grande Babylone
_ Not terrific à Sion.
(Fin de l'interlude)

à ce stade tu te demandes putain mais c'est qui Jean Toufik et est-ce que Clitorine est morte, vivante, ou gérante de supermarché et surtout n'oubliat pas DE REMPLIR TA D2CLARATION D4IMPOTS sur https://www.impots.gouv.fr/

Quoiqu'il en coutasse reprenons ou c'est qu'on en était.
Ah oui alors
Point pute a nos trépidations trop d'affliction notables mictions potables ramifications petit papillon obtus : boum, encore une notification : la nouvelle intelligence artificielle a décidé qu'elle pouva nous notifier quoi qu'elle veut.
Et là elle te dira qu'il est 8 heures 30.


Le cadavre de ma voisine nageait dans la piscine en avalant les papillons ! Et derrière moi son téléphone rose diffusait les résultats de la Ligue 1
Je prenais mon minitel et le lança dans la vitre de verre qui éclata sous le choc de l'impact. Cent était trop. Je devais la sauver et les papillons aussi et faire cesser les évènements, maintenant c'était stop. Je courris et je me lança à travers la fenêtre désormais brisée en mille éclats qui me coupa un peu mais ça allait alors je continua à courir après m'être rattrapé par terre sur le sol en retombant et je repris ma course. J'alla jusqu'à la piscine mais la je ne savais pas nager et je m'en souvenis tout à coup.
Mais qu'à ça n'Étienne : d'là haut je pris mon élan avec ma bouée canard WC et plouf ! J'amerris sans presque boire la tasse, ni le mug, ni le verre, ni rien, et je partis pour sauver les papillons de la voisine, vu qu'elle, elle était morte et je pouvais rien y faire, surtout que la nécrophilie j'ai arrêté parce que ça sentait pas bon, même si j'ai jamais tué de chats, ou alors ya longtemps, ou bien j'ai oublié, enfin, moi tout ce que je voulais, c'était rêver de Frida, et qu'on me foute tranquille. Alors j'ai brassé les papillons, tous ces papillons dans mon ventre et qui volaient partout dans la piscine avec des grands gestes comme autant de petits Léon Marchand multicolores.

Puis je me réveilla.

(*ceci est une histoire vraiment véridique)
#14
Love Scene

Je n'arrive pas à raconter les scènes d'amour. À chaque fois, ça tombe à plat.
Par exemple ça donne : il lui passe une main derrière la nuque et l'embrasse. Il pleut, fin.
Mais je dois faire mieux, plus romantique, extatique, érotique, poétique, que sais-je.
Essayons.

Il passe avec tendresse une main légèrement tremblante dans ses cheveux soyeux, ils sont tous les deux émus, ses yeux a elle brillent de désir et il peut voir son propre visage glorieux dans le reflet de ses larmes de bonheur pendant qu'elle le dévore du regard et alors il approche doucement ses lèvres des siennes et elle retient son souffle, son cœur s'arrête de battre et elle se dit que c'est le plus beau jour de sa vie, lui il bande comme un âne et il se dit putain vas y tourne ta langue et on passe à la suite.

Non, foutu Démon ! Pourquoi viens-tu tout gâcher ?

Il passe avec tendresse une main légèrement tremblante dans ses cheveux soyeux, ils sont tous les deux émus, ses yeux a elle brillent de désir et il peut voir son propre visage glorieux dans le reflet de ses larmes de bonheur pendant qu'elle le dévore du regard et alors il approche doucement ses lèvres des siennes et elle retient son souffle, son cœur s'arrête de battre et elle se dit que c'est le plus beau jour de sa vie, lui se souvient de la première fois qu'il l'a vue, scintillante comme la rosée fraîche du matin hivernal du Grand Nord qui enlumine les branches sveltes des arbres millénaires, seule au milieu du lac en train de donner à manger a une biche étique, alors qu'au loin les chiens hurlaient et il s'était dit mon Dieu qu'elle est belle et en rôti ce serait encore mieux.

Nooooon mais enfin arrête ! Laisse-les tranquilles. Ils ont le droit de s'aimer, même en clichés !

Il passe avec tendresse une main légèrement tremblante dans ses cheveux soyeux, ils sont tous les deux émus, ses yeux a elle brillent de désir et il peut voir son propre visage glorieux dans le reflet de ses larmes de bonheur pendant qu'elle le dévore du regard et alors il approche doucement ses lèvres des siennes et elle retient son souffle, son cœur s'arrête de battre et elle se dit que c'est le plus beau jour de sa vie, lui se souvient de la première fois qu'il l'a vue, scintillante comme la rosée fraîche du matin hivernal du Grand Nord qui enlumine les branches sveltes des arbres millénaires, seule au milieu du lac en train de donner à manger a une biche étique, alors qu'au loin les chiens hurlaient, et une bourrasque avait emporté son chapeau jusqu'à lui et fait fuir la jeune biche effarouchée, et elle sent que son corps n'est plus qu'une chose sans âme, emportée de fièvre, brulante de désir, chaque centimètre de peau frissonnant dans l'attente de ses doigts puissants, elle se colle a lui et soupir en tendant ses lèvres et sent l'énorme braquemart empêché qui se tend pour la harponner comme une baleine rebelle dans l'océan déchainé et ne peut s'empêcher de baver un peu au moment d'attraper sa langue salée.
#15
Le train

La dame elle est sur le quais. Elle est jolie. Elle attend son train. Elle a un sac a dos rouge. Elle a des longs cheveux noirs. Y'a une autre dame qui lui crie après. Elle a l'air méchant. Moi je suis trop loin, j'entends pas ce qu'elles se disent. Elles commencent à se disputer. D'abord en se criant au visage et puis après elles commencent à se taper les mains, comme si que c'était un jeu mais en moins drôle. Les gens autours ils s'écartent, mais ils font rien pour les calmer. On dirait que ça les amuse presque. La méchante elle arrache le sac a dos de la gentille. Je pense qu'elle est gentille parceque elle est jolie. Les gens ils disent toujours rien, ils regardent, yen a même qui commencent a filmer. On entend le train qui arrive bientôt. Alors là la gentille elle tombe par terre sur les rails et la méchante elle recule. Et les gens ils crient mais personne bouge. Et la gentille elle tend la main comme si qu'elle voulait qu'on l'aide a remonter, mais là y'a le train qui arrive. Alors tous les gens ils crient et même la méchante dame elle pleure en reculant et en se tenant le visage dans ses mains. Et on entend la fille qui crie sous le train, elle est bloquée et ça saigne, et la y a un monsieur qui saute et qui lui tient la main mais elle crie plus. Et d'autres monsieur qui vont voir le monsieur qui conduit le train pour lui parler je crois. Après j'ai pas vu car maman m'a pris par la main et on est vite parti. Mais j'étais triste pour la gentille jolie dame.