La Zone
La Zone - Un peu de brute dans un monde de finesse
Publication de textes sombres, débiles, violents.
 
 

Les bouquins qu'ils sont vachement biens.

Démarré par El Dégueulis, Mars 30, 2021, 01:23:58

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Glaüx

Romanov met en nouvelles et en intelligence tous les débats à deux balles qui ont eu lieu en commentaires ces derniers temps, c'est très plaisant, on a l'impression de lire ce que peut produire un cerveau humain tout à coup, et pas une glande sudoripare de bouquetin comme ce qui sert de cerveau à certains trolls.

Y a des chances que ça te plaise ouais, c'est vraiment pas rock'n'roll mais ça appelle vraiment la réflexion.
"Ça va être aussi sale que nous en serons capable, j'espère", car Dourak est allé puiser des glaires au Styx.

Forficule

Cette nuit, je n'ai pas dormi, j'ai lu un bouquin que je n'ai pas pu lâcher, et qui m'a décalqué la tronche. J'ai chialé en dedans, et puis aussi un peu en dehors, avec les yeux mouillants.

Je lis beaucoup, énormément, et ça ne m'était jamais arrivé, de chialer comme ça, tout au long d'un bouquin (pas depuis "Tigrou et Bourriquet en colonies de vacances", en tous cas). Je n'avais même pas prévu de le lire maintenant, celui ci, j'étais à mille lieues, en plein divertissement, dans Le voyage de Tchekhov de Ian Watson.
Bref, ce bouquin, donc, qui allait me flanquer cette baffe monumentale, je venais de le recevoir, 2€ d'occaze, première édition défraîchie, un peu cabossé, refourgué par un lecteur pour qui il ne valait visiblement pas la place qu'il occupait sur ses étagères.
Je l'ai feuilleté, histoire de vérifier qu'il était en état correct, sans pages arrachées, et j'ai lu l'incipit. Et les quelques lignes suivantes, jusqu'au bas de la page, que j'ai tournée machinalement, déjà otage sans m'en apercevoir. Et donc, j'ai enchaîné sur la deuxième page, et puis la troisième et la quatrième et les autres, et j'ai fini par poser mon cul sur le canapé au lieu de rester connement debout devant ma bouilloire avec mon café qui refroidissait.
Et les pages se sont tournées, sans interruption, jusqu'à la dernière.

L'auteur est mort depuis une quinzaine d'années, je ne peux pas lui dire. Lui dire quoi, d'ailleurs ? Qu'il est devenu mon Dieu en deux cents pages ? Il n'en aurait rien à foutre, et à raison. C'est pas lui qui compte, c'est ce qu'il a écrit, et comment il l'a écrit, c'est ses personnages et ce qu'ils disent de nous, des hommes.

Je ne vous donne pas le titre, pour l'instant, parce que je crois que je ne supporterais pas d'entendre « Mouais, je l'ai lu, c'est pas mal, mais pas de quoi en chier une trayeuse électrique Givenchy »
Je peux être fragile à mes heures. Et je suis encore un peu à vif, là.
Mais plus tard, pourquoi pas.

Je ne sais plus trop ce que je voulais dire, avec ce post tout décousu, j'ai du mal à me remettre de ma lecture, les mots, les miens, me semblent tellement inaptes, comparés à ceux qui sont encore gravés derrière mes yeux.
C'est pas tant les mots, d'ailleurs, plutôt banals, pas plus de dix points au Scrabble, que l'art de les agencer pour donner la vie.

Bon, j'ai l'impression d'être de ces illuminés qu'on moque parce qu'ils ont vu la Vierge au bistrot du coin, ou ET dans une cabine téléphonique.
Soit.
Mais n'empêche, écrire, c'est quand même un foutu super pouvoir*.



*il n'y a qu'à jeter un oeil aux semaines TDM pour s'en convaincre, d'ailleurs.

Nino St Félix

Ah mais non maintenant que t'as teasé, pas question de jouer les divas. On est pas aux soirées de la comtesse là. Vire ta cutie et balance le titre ! Au pire on se foutra de ta gueule oui, mais peut être que tu trouvera ton âme soeur qui sait.

lapinchien

Seul le récit bouleversant de vingt jours passés dans une cellule de 12 m² à la Santé à bouffer des yaourts peut expliquer que le lecteur ait chialé en dedans. Le titre du bouquin est donc évident.

Nino St Félix

hannn ok ! Mais pas besoin de l'acheter, je pense qu'on peut le trouver dans des bennes à ordure