LA ZONE -
Résumé : Cette infame bouse est non seulement très très mal écrite, mais également neuneu dans son histoire, débile dans sa psychologie et attendu dans ses rebondissements. Un grand cru merdique donc. L'héroïne a peur de vieillir et tout ce que ça occasionne comme symptômes, c'est une propension aux liftings et à la maltraitance de vieux ? Ah bon ? Et oui.

Phobie 14 : jouvence

Le 10/10/2005
par Ordia
[illustration] Mais où suis-je ? Je ne reconnais plus rien ! Ces murs gris et cette fenêtre sans rideau … je ne suis certainement pas chez moi c’est beaucoup plus accueillant ! Ah oui je me souviens l’opération,… je me sens si faible et je peux à peine bouger,… mes jambes sont inertes, je ne me suis jamais retrouvée dans un tel état post opératoire ! Une enclume martèle ma tête c’est une sensation affreuse, il va falloir que j’en parle au docteur Marthod !
……….
J’ai beau me dire que je n’y suis pour rien, je me refuse à baisser les bras. Merde après tout je ne suis pas la seule à être dans cet état d’esprit puisque tout est fait pour lutter contre !

C’est vrai, ma plus grande angoisse, ce sont les signes inéluctables de la vieillesse et tout ce qui tourne autour ! Je ne supporte pas les vieux ! voilà c’est dit.
Ils puent, il sont séniles et sont des emmerdeurs patentés aux courses, dans les rues, en voiture, au resto,… enfin dans la vie quoi !
Je ne supporte pas ces machins qui se laissent aller. Mais qu’ils y aillent tout de suite et une bonne fois pour toute !… dans le trou.

Je n’ai jamais pu supporter la déchéance de ma mère, en un rien de temps elle qui était si belle s’est retrouvée plissée, fanée, ses cheveux blonds sont devenus filasses et ses traits si graciles se sont affaissés comme une chantilly qui retombe. Le pire c’est qu’elle n’a rien fait pour lutté contre son état : pas de couleur, pas de maquillage, pas de sport, je l’entends encore me dire « mais ma fille c’est la vie que veux-tu on n’y peut rien ! toi aussi tu verras tu changeras ! »

Et comme si prendre de l’âge signifiait être une daube en plus elle s’affichait vieille, avec des vêtements à grosses fleurs ridicules ou des couleurs ternes,… je ne sais plus exactement quand j’ai arrêté de la voir,…
Je crois finalement que c’est lorsque j’ai vu mon reflet dans un miroir un jour et où je l’ai vu tant de similitudes c’était insupportable. C’est aussi à ce moment là que je l’ai installé (si on peut dire) dans cette maison pour grabataires et que j’ai refermé les portes de cet établissement et de mes souvenirs.
C’est là encore que j’ai commencer à réagir et à corriger quelques imperfections que mes années laissaient poindre, lifting, le premier, réfection des seins, affinement de la silhouette enfin la totale quoi,… et aujourd’hui je m’entretiens quelques coups de bistouri sont parfois nécessaire mais très égoïstement je me trouve bien et les rides non plus prises.

Ma vie je l’ai réglé comme du papier à musique, entre coiffeurs manucures sports toubibs diététiciens et autres palliatifs aux signes extérieurs de vieillesse,… accessoirement je prends du bon temps avec des hommes jeunes de préférence après tout je peux me le permettre et puis j’agrémente mes soirées de lectures spectacles entre amis tout pour ne pas subir l’emprise de la vie.

Assez paradoxalement j’ai arrêté de compter les années depuis à peu près 15 ans, je mets toujours le même nombre de bougies sur mon gâteau d’anniversaire et suis pourtant de loin la plus âgée de mes fréquentations mais finalement je suis arrivée à me persuader que l’âge que je fêtais était bien le mien.

Ainsi donc mon agenda se remplit d’une quinzaine sur l’autre et ce soir c’est lundi, une journée passée à faire les boutiques et à piétiner en ville m’a franchement épuisée, je suis sûre qu’avec la pollution et le stress provoqué par cette multitude de vieux qui traînent un peu partout sans vraiment plus savoir ce qu’ils cherchent, je vais avoir attrapé une ride ou quelques cheveux blancs ! Rien que d’imaginer cette éventualité j’en ai le ventre noué ! Et ce sont des symptômes que je ne connais que trop bien. Systématiquement je vomis à la simple vue d’une marque sur ma peau ou mon visage. C’est devenu un rituel, vicéral.

Heureusement, j’ai mon cours de Yoga puis un bon sauna, de quoi évacuer toutes ces mauvaises ondes. Je ne vais certainement pas prendre le risque de passer devant une glace avant d’avoir pu me détendre.

Et toujours cette douleur lancinante qui me hante, tout tourne autour de moi je n’ai jamais connu pareil vertige,…..
…….

Encore un feu rouge ! Mais c’est pas vrai celui là ne fonctionne que si on appuie sur le bouton !… Une vieille j’en étais sûre. Aller juste pour le fun, j’accélère histoire de la faire courir un peu ça ne va certainement pas lui faire de mal de se bouger le cul et puis un grand coups de Klaxon,.. hi hi ! bingo ! ! !
« Et bien tu vois mamie, t’arrives encore à te remuer quand tu veux ! »
Dommage qu’avec cette chaleur elle n’est pas fait l’infarc.

Non mais franchement plus je les regarde et plus je déprime. Ah non alors jamais comme ça,… je préférerais encore crever tout de suite ! ! ! Avec la peau qui plisse tellement sur les jambes on dirait qu’elles portent des bas dont les jarretelles auraient lâchées. Et ces tronches de sapajou pouah ! ! ! Et ces messieurs tiens parlons-en ! Epaules voûtées, tête basses fripés et tremblotant,… guère plus réjouissant.

Bon où en étais-je ? Oui voilà j’arrive enfin pour mon heure et demi de relaxation. Il y en a d’ailleurs qui n’ont franchement pas de honte quand on veut bien y réfléchir, se foutre à poil pour prendre une douche devant tout le monde, se pavaner comme des déesses avec les seins sur le ventre et le cul qui est lamentablement attiré par l’attraction terrestre c’est terrifiant.

Je préfère de loin prendre le temps de rentrer chez moi et de me tremper dans un bon bain d’huiles essentielles pour me détendre. Après seulement j’ai le courage de me regarder dans une glace. J’avoue volontiers que je suis toujours fébrile à cet instant, le verdict tombe et les mesures drastiques doivent être prises dans les plus brefs délais.
Ainsi le verdict de ce soir est sans appel, la couleur est à refaire, ces racines poivre et sel m’écoeure, mais j’ai rendez-vous demain chez mon coiffeur donc pas d’affolement, par contre ma peau est terne et cette marque du lion, ces rides immondes juste au dessus du nez entre les deux yeux n’y étaient pas encore hier, le temps me rattrape mes mains tremblent en passant sur mon visage, je sens cette vague nauséeuse montée en moi et des gouttes de sueur perlent sur mon front, je n’ose même plus regarder le reste,… je penche la tête sur l’évier et vomis tripes et boyaux.

Je reprends mon souffle, bois un peu d’eau fraîche et continue, je ne vais tout de même pas me laisser abattre, je sais qu’il existe des solutions.
Le ventre est rebondi et mes mains et mon cou laissent apparaître des tâches brunes, là c’est une urgence pour le docteur Marthod et d’ici là j’annule toutes les sorties hors de question que quiconque puisse me voir dans cet état.

Et dire qu’à mon âge il y en a qui ressemble déjà à rien et qui s’affiche !

Cette chaleur est insoutenable, il faut que j’arrive à ouvrir cette fenêtre mais elle me semble tellement loin ! Et puis je n’ai pas le souvenir d’une telle tristesse dans les chambres de la clinique les conditions se sont vraiment dégradées ! ! ! Il faudra que j’en parle au docteur Marthod !…..

Bien, le docteur Marthod je le vois samedi pour une injection de botox, dans quinze jours pour le traitement laser des tâches brune et dans deux mois pour la chirurgie. Deux mois ! Avant il n’a pas une seule petite place, c’est impressionnant tout de même. En attendant il ne faut pas que je me laisse aller, alors ce dimanche footing et abdos. Après tout le cœur aussi est un muscle qui se travaille, même si depuis quelques temps déjà j’ai l’impression de fatiguer plus vite et de courir moins vite, tout comme le cerveau. Puisque je n’envisage plus de sorties dans l’immédiat je vais en profiter pour faire quelques grilles de mots fléchés histoire de faire fonctionner ma mémoire pour ne pas devenir sénile et je vais faire une cure d’oxygène purifiée. Il n’y a rien de mieux pour régénérer le sang paraît-il !

Je vais me contenter de l’essentiel me redonner cette jeunesse qui m’échappe. Et à défaut de pouvoir régler dans l’instant cette infortune c’est ma garde-robe que je vais changer. J’ai repéré quelques modèles sympas aux couleurs flash qui devrait me redonner le moral. J’irai donc dès demain faire les courses.

Et j’adore faire les courses, c’est une occasion exceptionnelle de faire mumuse avec ces vieilles peaux que le chariot soutient. Je ne peux pas m’empêcher de les taquiner c’est une sensation forte une envie de les pousser de via à trépas, de leur donner un coup de pousse, de leur faire mal pour ce qu’elles représentent, pour ce qu’elles me renvoient de moi-même. Aller c’est parti !!!
Justement j’en vois une devant moi au rayon biscottes je crois qu’elle va les voir de prêt les boîtes,… Je tiens fermement mon chariot, marches d’un pas preste et lui enfonce les roulettes avant dans les chevilles, elle titube, en avant en arrière une deux et splach le nez contre le rayon Excellent ! « Oh pardon Madame je ne vous ai pas fait mal j’espère ? Un peu ??? Mais où ça ? Aux pieds et à la tête ah vous saignez !!! Ces chariots sont vraiment dangereux ! ». Hypocrite que je suis et à un point. Maintenant au tour du petit vieux là-bas au rayon congel, je ne sais pas pourquoi mais je le sens bien lui,… Je m’engage dans l’allée et m’arrête à côté, c’est impensable il sent la naphtaline ! Je me rapproche encore et fais mine d’être concentrée sur un produit introuvable, j’accroche malencontreusement sa canne et le bouscule, il est complètement déstabilisé et choit. Bien sûr, il faut que j’appelle à l’aide et lui c’est tout de même avec les pompiers qu’il est reparti. Il aura au moins la possibilité de se faire refaire quelque chose, je suis plutôt gentille finalement.

Ce que j’apprécie moins c’est que parfois moi aussi je me blesses et mon dieu bêtement. J’ai réussi l’autre jour à me faire une entorse à la cheville rien qu’en marchant avec mes dernières chaussures à talons. Et le médecin de me dire, « qu’à mon âge je devrais être plus raisonnable dans mes choix » ! Il ne manquait pas d’air celui là !
Tout comme d’ailleurs ce jeune godelureau qui l’autre jour a osé me traiter de vieille peau ravalée ! Franchement l’éducation d’aujourd’hui n’est plus ce quelle était !

Je suis encore en sueur c’est pas croyable, je n’arrive même pas à me redresser, j’espère au moins que l’opération est une réussite mais je ne devrais pas m’en faire ça l’a toujours été. Je pense que j’ai du faire quelques complications.……..

Tiens on frappe à ma porte ! Et moi qui ne voulais voir personne, j’ai pourtant décommandé toutes mes invitations ! Je me demande qui cela peut bien être ? Entrez c’est ouvert ! Il va falloir que je pense à faire ajouter un juda à cette porte !

« - Madame DURAND, comment allez vous aujourd’hui ?

- Mais qui êtes-vous ? Est-ce vous l’infirmière qui vient préparer mon opération ? Le docteur Marthod ne peut venir comme à son habitude ?
- Madame DURAND, je vous ai déjà dit que le docteur Marthod était décédé depuis 5 ans à l’âge de 75 ans ! Vous vous souvenez ?
- Mais qu’est-ce que c’est que cette image que me renvoie la glace qui est cette personne qui me fait face ? J’ai une silhouette fine, des seins hauts perchés, les pommettes saillantes et les cheveux blonds cendrés,… en quoi m’avez-vous donc déguisée qu’est ce que cela signifie ? J’exige une explication ! vous m’avez droguée pour m’affubler d’un tel accoutrement ?
- Madame DURAND, c’est votre anniversaire aujourd’hui vous vous souvenez, vous fêtez vos 100 ans ?
- Pourquoi n’ai-je pas eu mon injection de botox comme prévu ?
- Madame DURAND vous êtes parmi nous depuis 15 ans, vos relations vous ont confiés à nos bons soins et pour le reste on vous l’a déjà dit des centaines de fois depuis que vous êtes chez nous, pour votre santé la chirurgie plastique a été retirée, il n’y a plus de botox ni autres subterfuges,… allez venez que je vous assois dans votre fauteuil, nous allons souffler vos bougies ! Votre maman a bien fait les choses elle vous a donné une bonne longévité, elle aussi a atteint les 100 ans c’est héréditaire ces choses là ! Il faut l’assumer,… Je vais vous donner un cachet pour arrêter ces vomissements ! »

= commentaires =

Daria


    le 10/10/2005 à 21:34:05
Infame bouse, tres tres mal écrite, neuneu, débile, merdique ....
et bé
l'auteur a vraiment perdu son temps à participer aux JO !
nihil


    le 10/10/2005 à 21:37:35
Restons nuancé : déjà il a perdu son temps à naitre.
Lapinchien


tw
    le 10/10/2005 à 21:38:33
C'est la fameuse franchise zonarde... Celle qu'on peut pas dégoter en échange de quelques piecettes pour vendre du fast wroten de manière industrielle... En même temps perso, je le trouve pas merdique ce texte, mais c'est vrai que je l'ai pas encore lu
Glaüx-le-Chouette


    le 10/10/2005 à 22:58:30
Quelle merde.
Nounourz


    le 10/10/2005 à 23:36:53
je trouve ce texte excellent au contraire.
la psychologie de la narratrice est plus fine qu'il n'y parait au premier abord, et la phobie du vieillissement est décrite d'une manière dont je salue l'originalité.
Le style lui est tout à fait correct et sert admirablement cette histoire sordide au final twist surprenant et décalé. Je pense que c'est mon texte préféré du thème zonard.







...Non, c'était pour déconner.
C'est franchement mauvais.
Dourak Smerdiakov


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    le 24/10/2005 à 22:11:50
dix de der

J'avais pas lui c'ui-là. Dommage, maintenant c'est fait.
Dourak Smerdiakov


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    le 24/10/2005 à 22:22:08
En même temps, je ne suis pas d'accord cette fois. Pas mauvais ce texte.
Bobopoint


    le 10/11/2006 à 00:57:14
Pas mauvais dans quel sens ? Je ne suis pas sûr de comprendre, là.

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