LA ZONE -
Résumé : Les démêlés de Gwen avec la propriétaire de son parking.

Dénonciation 1

Le 04/02/2002
par Gwen
[illustration] Je vais innover avec ma propre rubrique : la dénonciation. Non, ce n’est certes pas pour dénoncer mes voisins et leur tapage nocturne/diurne aux volatiles en bleu mais plutôt pour taper (à coups de clavier) sur tout ce qui bouge et qui m’exaspère. Dieu m’est témoin qu’il y a matière à discuter et que les poules auront des dents avant que plus rien ne m’énerve (Dieu m’est aussi témoin que je suis légèrement caractérielle). Je serai tellement plus douée pour affûter mes mots que pour faire rire la galerie, alors…
Que ceux qui ont des envies régulières de « connicide » me suivent…

Premier sujet d’étude : la mauvaise foi…
Pas difficile, on la trouve partout. Un bon abruti catégorie n°1 est poisseux de mauvaise foi (note pour plus tard : établir une liste d’abrutis…). S’il y a quelque chose que je ne supporte pas, c’est le béni oui-oui, l’opportuniste, l’imbécile-qui-change-d’avis-comme-de-chemise… Mais celui qui s’enfonce jusqu’aux yeux dans sa bêtise est aussi un bon candidat pour un de mes lynchages.
Pour jouer à l’intello, prenons le dico : « mauvaise foi : malhonnêteté de quelqu’un qui affirme des choses qu’il sait fausses ou qui feint l’ignorance. » Bien sûr, en face d’un tel individu, ce n’est pas en ces termes chastes que l’on a envie de lui faire part de notre avis sur lui, mais ma grand-mère m’interdit de m’exprimer vulgairement.
Qu’on m’explique le fonctionnement de cette espèce ! Sont-ils tous comme les boutonneux qui écument les chats de la toile, à la recherche de quelqu’un pour les écouter ? Est-ce leur seul moyen d’expression que la bêtise ? Il est vrai que face à ces consternants interlocuteurs, et poussé par notre petit côté assistant social, on essaye toujours de les raisonner, de les sortir de leur sordide marasme. On est patient, gentil, souriant… Mais faudrait voir à pas pousser mémé dans les orties. Dame Nature dans sa bonté nous a doté, tous doté, d’une merveille technologique inégalé : le cerveau. Je peux leur conseiller un excellent électronicien si besoin est de bidouiller quelques connexions au grenier…
Pas plus tard qu’hier m’est venu le désir subit d’aller rayer sur toute sa longueur la voiture de mon ancienne bailleuse de parking. Je m’explique :
Episode n°1 : location d’une place de parking ; échange des doubles des clefs des voitures concernées (ma place étant située derrière celle de la propriétaire, m’obligeant à chaque entrée ou sortie à déplacer son veau de vieille poubelle…) ; salutations vaguement cordiales sans faire plus attention à sa personnalité Bo-Bo décolorée…
Episode n°2 : fin de la location…
Episode n°3 : rendez-vous pour la remise du chèque de caution et restitution des clefs…
Episode n°4 : saut chez la propriétaire qui a oublié ma clef (et le chèque de caution), assistance au retournement en règle de son appartement pendant une demie-heure… en vain.
Episode n°5 (téléphonique) : mise en pratique de la méthode zen pour ne pas exploser le téléphone contre le mur en entendant : « Je suis persuadée que vous ne m’avez JAMAIS donné votre clef ».
Episode n°6 : explication sur l’obligation qui m’est faite de faire une déclaration de perte près les autorités pour espérer ne pas me faire jeter par les assurances ; cris de cochons qu’on saigne à blanc au bout du fil, insultes, menaces, pleurs, etc etc ; promesse de retrouver les clefs le soir-même (ces mêmes clefs qu’elle n’avait jamais eu entre les mains…)
Episode n°7 : nouvel appel m’informant de la découverte des clefs, nuée d’excuses, rires niais…
Episode n°8 : deuxième mise en pratique de la méthode zen pour ne pas la lapider à coup de porte-clefs une fois chez elle pour récupérer l’objet de mes désirs.
Episode n°9 : foutage de gueule en règle dès le seuil de la porte de son immeuble franchi…
Bon soit, l’histoire est un peu retravaillée, vu que toute la partie téléphonique a été gérée par mon cher et tendre… non, je n’ai pas fait preuve de mauvaise foi ci-dessus ! Courbettes bien basses d’ailleurs à l’adresse de ma moitié qui a su faire preuve d’un calme olympien tout coincé qu’il était entre deux hystériques, une au téléphone, l’autre dans son salon…
Bref, ce petit exemple pour illustrer ce que l’on rencontre tous les jours, chez le boulanger (« nan, j’peux pas vous rendre la monnaie en billets de 10, j’ai que des petites pièces ma brave dame»… tout ça en poussant tant bien que mal une liasse au fond du tiroir-caisse… Oui je sais, plus facile à compter des billets que de la ferraille le soir. Mais je n’ai qu’un misérable porte-monnaie et pas une tirelire dans mon sac à main, môssieur), chez le dentiste (la bonne femme de l’accueil qui prétend que le planning est complet jusqu’à la Saint Glinglin alors que vous n’apercevez que quelques minables rendez-vous à droite à gauche dans l’agenda… Mais quoi rétorquer quand on a les bajoues d’un hamster et qu’on ne peut pas parler ?), etc etc. Et je n’aborderai pas l’immense sujet de la mauvaise foi de nos politiciens, énarques et autres têtes pensantes qui nous assomment avec leur fracture sociale et font leur prêchi-prêcha néo-marxiste dans les coquets salons des ministères, sièges des partis et autres Fouquet’s loués à l’année.
Mais je m’égare. Ceci n’est pas un pamphlet politique, juste une pauvre satire en vingt minutes sur une qualité de notre belle société…
Il y en a certains,qui, lorsqu’ils l’ouvrent, devraient penser à tourner sept fois leur langue dans leur bouche… Quoiqu’une amputation de ladite partie ne serait, à bien y réfléchir, pas une si mauvaise affaire…
Comme le disait notre cher Brassens, « le temps ne fait rien à l’affaire, quand on est con, on est con »… A méditer…

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