LA ZONE -

La St Con ou les dérives macabres d'un paumé

Le 11/04/2006
par Groumf
[illustration] « Force est de constater que les jeunes sont de plus en plus stupides et enclins à toutes les dérives en prenant les divagations d’individus dangereux pour argent comptant en se livrant à des actes répréhensibles à la seule lecture d’une annonce alléchante »
Tel est, en gros, ce qu’on peut retenir du discours du maire de Nancy, suite au marasme médiatique engendré par l’arrestation avant-hier d’un jeune bloggeur accroc à l’internet, suspecté dans l’affaire des « immolations nancéiennes. »
La police avait d’abord exploré la piste peu fructueuse de supposés « groupuscules sectaires ». L’inscription « Saint-con » figurant au dessus des cadavres calcinés pouvait en effet induire en erreur.
Pourtant, il ne s’agissait que des actes d’un homme seul, profondément perturbé et recruté par des anarcho-gauchistes sans scrupules dont le but inavoué n’est que de renverser les chefs d’état en proclamant la connerie comme ennemi, rappelant ainsi, par moyens détournés, que tout homme politique est un con en puissance et qu’il faut s’en débarrasser.
« Je pénétrais chez ma victime, m’assurant que personne ne pourrait lui venir en aide, puis à l’aide d’un dildo en bois, j’assommais mon con »
Tel était le mode opératoire de « Groumf » le mystérieux carboniseur de Nancy, en Lorraine. L’homme reste naturel et léger quant à son geste, tout comme lorsqu’il l’explique minutieusement. Rien ne laisse transparaître la moindre culpabilité
« Bon au début, j’ai fait dans le classique, en attachant la victime à son plumard, en l’aspergeant d’essence avant de jeter une allumette et de m’en aller, mais au bout de la dix huitième victime, ça devient moins marrant, alors j’ai innové […]
J’ai par exemple, avant de brûler les sœurs M., fait une reconstitution minutieuse du bûcher utilisé pour brûler les sorcière au moyen age. Pour mon cousin, con en puissance, j’ai placé une bombe incendiaire dans la bouche de sa poupée gonflable après l’avoir gonflé grâce à l’arrivée de gaz, notez bien que je suis un artiste, la bombe se déclenchait uniquement en cas d’éjaculation, grâce à la contraction de la bite. […]
Mais la victime que j’ai préféré calciner, c’est quand même ce bougre de bloggeur de merde, le tristement célèbre atom-of-the-end. Ca c’est du con. »
Loin de regretter son acte, Groumf décrit comment il en est arrivé à un tel degré de bassesse dans une humanité déjà au fond d’un trou puant l’urine et la bêtise crasse.

« Au départ, l’idée était de participer à la saint con, grand rassemblement de zonard dont le but était de brûler son con, ou tout du moins de poster un texte expliquant comment nous avions procédé et qui était notre victime. Voyez vous, je suis un auteur soucieux de la qualité de son récit, et surtout de sa véracité. J’ai donc étudié la question, et vu le nombre d’auteur talentueux présent sur la zone, (nous rappelons que l’auteur de ce texte est dérangé et incohérent) j’ai alors compris que tous les auteurs, sans exception, iraient donc aussi loin en brûlant réellement leur con, con choisit consciencieusement. Ma première victime (un vieil ivrogne du bar au coin de la rue) avait tout, sa fin mémorable aurait été le centre d'un récit génial qui m’aurait propulsé sous les projecteurs, mais il lui manquait quelque chose : la notoriété.
Moi je savais qu’il était con, mais, et si un auteur décidait par exemple de brûler Sarkozy sur une voiture au fond d’une banlieue…j’avais l’air de quoi avec mon ivrogne ? Je vous le demande. J’ai donc fait d’autres victimes, de manière à rendre mes cons, d’une certaine façon, célèbres. Mais leur célébrité ne dépassant guère ma région, et n’ayant pas accès aux hautes sphères, j’ai du réagir.

Les effets de manches tous plus élaborés les uns que les autres pour brûler un con, de manière originale, étaient éclipsés par la médiocrité du con lui-même. Arrivé au jour de la saint con, durant le rassemblement officiel, j’étais seul, sans récit et sans con. Et c’est alors qu’est arrivé Atom-of-the-end, invité par Nounourz à brûler un con. Le bloggeur aux 30 millions d’hommes-bites et d’ennemis, con pour certains, très con pour d’autres, champion de l’humour merdique, à la syntaxe banal, au vocabulaire bourré de barbarisme et de fautes et à la verve corrosive auto-proclamée…
Une chance inouïe ! Un con, relativement plus connu que ceux sacrifiés jusqu’ici, ce n’était peut être pas Villeret (j’ai d’ailleurs pensé à lui mais cet imbécile est mort avant que j’ai eu vent de l’existence de la saint con) mais c’était mieux que rien. En demandant à Atom-of-the-end ce qu’il foutait ici et où était son con, il m’a répondu qu’il était, comme à son habitude, arrivé les mains vides et espérait juste se bourrer la gueule... J’ai trouvé ça très con. Mais vraiment très con, de venir volontairement à la saint con sans son con. Et j’ai reçu une illumination. C’est pourquoi je l’ai forcé à boire, même s’il n’a guère besoin qu’on le force à dire vrai…

Une fois suffisamment ivre pour brûler correctement sans opposer de résistance, j’ai fait basculer sa tête en arrière, de manière à ce qu’il ouvre la bouche j’ai placé une planche en équilibre au dessus de sa tête, puis j’y ai posé une bougie. L’équilibre de cette planche était assuré par une sorte d’échafaudage branlant, une fine corde de nylon reliant la planche à l'échafaudage, ce qui empêchait le poids de la bougie de faire basculer la plaque de bois prématurément. J’ai alors jeté plusieurs magazines et vidéos pornos sur l’échafaudage, puis je me suis dirigé vers la foule de zonard, hurlant que des vidéos et des magazines pornos avaient été laissé à l’abandon alors que j’indiquais du bout du doigt où je les avais déposé…l’annonce ne remporta pas un grand succès, jusqu’à ce que je précise qu’il y avait aussi des revues pornographiques gays. C’est alors que les zonards se précipitèrent vers l’échafaudage branlant, et c’est à une multitude de masturbations simultanées que nous devons la dislocation du dit échafaudage. Une fois la structure en chute, la cordelette de nylon se dénoua, la planche bascula vers ma victime, et la bougie tomba tout droit dans le gosier d’atom of the end.
La quantité d’alcool impressionnante, inhumaine même, ingurgitée par le bloggeur, eut l’effet escompté. Elle provoqua un terrible incendie intestinal chez ma victime, qui se leva d’un bon, courant et hurlant dans tout les sens, avant de s’embraser sous les yeux ébahis des zonards présents, simulant ainsi la plus bel combustion humaine spontanée vue à ce jour. Le spectacle était si criant de vérité qu’atom-of-the-end reçut, à titre posthume, le prix de la plus belle auto inhumation de con, le jury restant sourd à mes protestations et mon histoire, trop occupés qu’ils étaient à lire des revues gays ou à brûler des cons. »


C’est ainsi qu’à la suite de ce témoignage, les administrateurs de la zone furent arrêtés, ainsi que bon nombre des participants de la saint con. Les organisateurs se retranchent derrière une mauvaise interprétation du second degré de leur propos par des « cons », qui ne mériteraient que d’être brûlés vifs, selon eux. Autant dire que cette remarque sera utilisé en leur défaveur durant le procès.

= commentaires =

nihil


    le 12/04/2006 à 00:39:18
Un peu narcissique, ce con, s'imaginer qu'il est impossible de trouver plus con que lui-même. Ahahah, nombril sur pattes va.
Bon et puis finalement, nous en temps que néofistes de la blogosphère, on a toujours pas vraiment la justification de pourquoi ce Atom-of-the-end est con.
Mais quand même, c'est tout à fait bien crâmé, et dans le détail, je ne peux qu'applaudir de toutes mes mains.
MantaalF4ct0re


    le 12/04/2006 à 01:12:02
texte un peu court , avec quelques fautes d'orthographe, mais bien écrit, DROLE, et jouissif.mon préféré pour l'instant avec celui qui crame werber.
Aka


    le 12/04/2006 à 03:04:20
***Sifflement admiratif***

Groumf président ! Groumf grand inquisiteur !
Shad     le 12/04/2006 à 14:14:22
Pas mal du tout ce texte. Je le place pour l'instant juste après celui de Lahyenne (mon champion actuel pour cette Saint con).
Nounourz


    le 12/04/2006 à 15:29:43
Un texte ou apparait mon nom ne peut être que formidable.
je voterai pour celui ci, sauf si je vote pour un autre.

Blague à part, il est très marrant ce texte, j'ai beaucoup aimé.

Je dirais même plus :
"J'ai adoré, c'était génial ; certainement mon texte préféré de la saint-con!"

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