LA ZONE -
Résumé : Ce texte est un remake de l'histoire biblique de Job, un bon chrétien frappé de mille malheurs pour éprouver sa foi. Se mesurer à un texte de référence comme celui-ci est dangereux. La version de Slashtaunt est faible : l'écriture est neutre et sans rien de bien intéressant, les péripéties survolées et la morale de l'histoire manque singulièrement de finesse, le dernier passage se vautrant dans la philosphie de comptoir.

Djaub

Le 08/02/2008
par Slashtaunt
[illustration] Djaub est au chevet de son fils, atteint d'un mal étrange que le guérisseur n'a pu diagnostiquer. Quand Djaub avait appelé le guérisseur, il avait accouru, car les symptômes étaient rares et excitaient sa curiosité; des brûlures apparaissaient sans cesse sur le corps entier du pauvre enfant, en partant de la plante des pieds, et s'arrêtant à la hauteur du bassin. Mais le guérisseur ne sut appliquer ici sa science lacunaire, et s'en fut donc, l'air indigné, puisque incompétent.
Djaub était chrétien, chrétien depuis les premiers jours de sa longue vie, car il avait été batisé à l'âge de 7 jours, et absout de la sorte par prévention, car il serait homme. Jamais il ne s'était écarté des préceptes enseignés par les Saintes Ecritures, et jamais sa foi n'avait failli. Il ne se considérait toute fois pas comme le meilleur des chrétiens, car il l'était, et que la vanité est proscrite.
Sa tendre épouse, Mardleine, avait succombée des suites d'une longue maladie nerveuse. Elle avait été prise d'une forme rare du Haut-Mal: les Hurlements. C'était une Hurleuse. Elle s'effondrait donc sur le sol, mettait ses habits en lambeaux, tout en blasphémant les mots sacrées, plus avec le ton qu'avec les termes, puisqu'elle n'en connaissait pas qui furent répréhensible à une bonne mère chrétienne. Ce mal avait accablé la famille durant sept semaines, avant que, aveuglé par une forte crise, la pauvre femme ne décide de mettre fin à ses jours.
Djaub eut beau plaider auprès du prêtre que sa femme parlait le latin Biblique, l'ayant appris de là à force de le lire, qu'elle avait, quarante-sept années durant, observée les lois chrétiennes, et qu'elle s'était toujours soumise à la volonté du Dieu, le prêtre considéra froidement le malheureux, et lui répondit que sa femme s'était suicidé, comble des outrages offusquant Dieu l'inoffusquable, et qu'une église aussi Immaculée que la leur ne pouvait ignorer un commandement de St-Augustin. Mardleine eut donc la tête séparée du corps, et fut enterrée sous un gros tas de cailloux, sans autre forme de procès. Le prêtre concéda néanmoins à jeter la première pierre sur le cadavre de la défunte.
Cela n'ébranla pas la foi de Djaub, car si Dieu le voulait ainsi, c'est que cela était juste.
****
Plongé dans la pénombre de la chambre du souffrant, il priait le Seigneur, usant autant de chapelets que sa profession de berger le lui permettait. Cela devenait de plus en plus dur de payer les chapelets et les antidotes que le guérisseur prescrivait car son revenu était minime. En effet, son troupeau avait été décimé par une épidémie nouvelle venant apparemment d'un arbre non loin du champ de pâture des bêtes. Arbre facilement reconnaissable, puisque ses branches supérieures formaient un calice, duquel tombait ce polen meurtrier. Mais Djaub refusa que laisser couper l'arbre, car si Dieu le voulait ainsi, fiat justifia. Heureusement, les antidotes étaient inutiles au malade. De fait, le médecin les ordonnait dans l'unique but de masquer son ignorance, et quand les remords l'accablait, il se répétait intérieurement: "Je ne suis pas venu pour les forts, mais pour les faibles. Je ne suis pas venu pour les vertueux, mais pour les pêcheurs". Sachant qu'il était pêcheur, le Christ venait pour lui, et il s'endormait paisiblement.
Djaub ne savait pas ce charlatanisme, comme il ne connaissait d'ailleurs rien d'autre que la Bible, car la connaissance est un défi à Dieu, comme le fut la tour de Babel, car Dieu le veut.
Djaub faisait donc glisser, au chevet de son fils, les perles de bois de son chapelet de sa main droite, pas trop vite tout de même pour ne pas l'user prématurément, tandis qu'il lissait sagement sa barbe de la main gauche.
Mais son fils mourut sept jours après, et loué soit Dieu le rappelant auprès de lui.
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Sa fille, enfin, que Dieu avait laissé aux côtés de son père aimant, fut touchée par la peste. Maladie qui, pourtant, avait disparu à l'époque. Elle supplia son père de ne point la révéler, et de la garder dans le secret jusqu'à la fin mortelle de son supplice. Djaub, le front éclairé par l'amour paternel accepta, et la cacha dans l'ancienne chambre de sa défunte épouse.
Ainsi sa fille vécu sept jours auprès de son père, dans l'union la plus pure, puisque rompue uniquement par l'Amour de Dieu. Mais, le septième jour - nous étions un dimanche -, Djaub alla prier à la messe pour ses Frères Pêcheurs, puis il passa au confessionnal, et chuchota à l'oreille du délégué Seigneurial derrière le grillage que sa fille était pestiférée. Le Dieu en soutane sembla d'un coup s'intéresse aux malheurs de ses fils fait à son image, mais qu'il comprend pourtant bien peu, et quémanda quelques précisions. Djaub les donna, sorti de l'église, et alla acheter du sucre, car il n'en avait plus, avant de rentrer chez lui.
Stupéfaction! Sa fille avait été enlevé par le village pour être brûlée sur la place Hispanique, car l'émissaire du Christ, dans sa terrible bonté, avait répété, alarmé, la nouvelle aux villageois qui, alarmés à leur tour, s'étaient précipités enlever la pestiférée, alarmée elle-même d'avoir été découverte.
A la grâce du Sauveur, Djaub arriva à temps, car bien que sa fille fut sanglée au bûcher, et que la paille ait été disposé à ses pieds, cette dernière n'avait pas encore été incendiée.
La fille hurla à son père, jurant par l'amour de Dieu, -ce qui saisi l'assemblée et la conforta dans l'idée que les pestiférés ne peuvent être que des hérétiques croulant sous le glaive divin-, de venir la libérer. Mais le prêtre s'interposa, rappelant à Djaub que telle était la volonté du Seigneur, et que pas un seul de ses cheveux ne tombait sans elle. Djaub contempla donc l'immolation par le feu de sa fille, plein des sentiments pieux du martyre. Une seule chose brusqua le doux crépitement des flammes; le cri, articulé d'une voix stridente, de: "Mon père! Pourquoi m'as-tu abandonné?". Djaub ignora l'interrogation de sa fille, et la foule ricana de la naïveté de l'enfant qui, sacrifié, ne sait même pas être bienséant.
Djaub rentra chez lui, paisible d'avoir perdu tout ce qu'un homme peut posséder, par la Volonté de Dieu. Il s'enorgueilli, seul, d'avoir si bien souffert et, se rappelant que chacun devait porter sa croix, il jalousa ceux qui perdent jusqu'à ce qu'ils n'ont pas. Et ce prêtre n'était-il pas plus près de Dieu que lui? Mais il se calma, se rappela avec délectation ses malheurs, aima le portait de la Vierge Marie accroché au dessus de sa tête de lit, puis se coucha, exténué.
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Il vécu de la sorte durant soixante-sept années, tendant l'autre jour à chaque gifle, et pardonnant soixante-dix-sept fois sept fois à l'offenseur. Ses efforts furent récompensés, puisqu'il ne sut jamais que Dieu n'existait pas, car Dieu fait bien les choses; s'il s'oppose à une vie de joie, il a au moins la pitié de ne pas dévoiler sa non-existence.
Mais Djaub, nonobstant le néant pre et post-mortel dans lequel il se trouvait, là où se mêlent les quintessences de l'humanité, de son futur et les essences usées par une vie de futilité, eut le loisir de mener cette réflexion impossible. A savoir; pourquoi avoir enduré, et pourquoi d'autres ont enduré, tant de supplices, convaincu de quelque chose qui est absent les guide? Pourquoi utilise-t'il ce bétonnage de l'esprit, cette crucifixion de l'esprit critique, et de la nature de l'homme, qu'est la Foi? Pourquoi la Bombe H, inexistante à l'époque mais c'est mon histoire alors je fais ce que je veux, n'est pas considérée comme moins nocive que le contrôle des masses par leur ignorance? N'est-il pas atroce de considéré l'humanité, durant deux milles ans, aveuglé par des paris stupides?
Non, se répondit Djaub, en coeur avec les autres essences, non, cela n'est pas stupide. Faut-il mourir un jour? Oui. Eh pourtant, l'homme ne doit-il pas se cacher la fin du chemin? dixit le philosophe grec. Si, il doit se le cacher, et pour se faire, il place les obstacles qu'il peut, Foi, Immortalité, Scepticisme, Dépravation, Anéantissement, tout est bon.
Alors Djaub compris que son parcours était juste, et que le philosophe immoraliste disait faux, Dieu n'est pas mort, et ils ne l'ont pas tué. Non, Dieu est capable de bien comme de mal, à travers les hommes. Dieu est le vin du poète: Il amplifie le caractère humain: l'homme vertueux deviens auguste, et le sournois deviens perfide.
Et ainsi le martyr de lui-même se signa-t-il spirituellement à son encontre, et, découvrant ainsi l'Homme, il dit:
"Cela ne peut-être que Juste, car ainsi Nous le voulons, et Nos Voies sont impénétrables"

= commentaires =

advienne-que-pourra     le 08/02/2008 à 19:39:20
pfiuuuu
je vous confesse mon manque d'entrain devant cet écrit ....

La philo religieuse a sur moi un effet fort laxatif en vérité ... Oui, disons les choses clairement : ça me fait chier ... Amen
Jéhosé     le 09/02/2008 à 00:06:17
On dirait que ça serait le résultat d'une traduction automatique avec le logiciel multi-langage à pas cher: Le Slashtaunt.01

Courage la Zone!
Dourak Smerdiakov


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    le 09/02/2008 à 02:19:34
Je n'ai vraiment, vraiment rien compris à la conclusion de ce texte. Dieu, pour ou contre, finalement ?

On a l'impression que l'auteur tente d'être finement ironique et acerbe, alors que le résultat est plutôt pataud et caricatural, en ce qui concerne l'anticléricalisme.

Et, à la réflexion, la conclusion qui semble être que l'Homme est Dieu, est franchement sataniste. Mais il est vrai qu'on ne sait pas si l'auteur partage cette pensée du narrateur.
Aesahaettr


    le 09/02/2008 à 14:41:02
Ni pour ni contre, bien au contraire.

Moi j'aime bien, là, ce texte. C'est sûr que les blasés vont râler mais moi, les mots me parlent.
Aesahaettr


    le 09/02/2008 à 14:43:34
Ah, et je pense pas trop m'avancer si je dis que l'auteur partage son point de vue avec le narrateur, Slash a une espèce de rancoeur contre le dogme.
Strange


    le 09/02/2008 à 21:36:24
Tout ça pour ça ?
Les péripéties so drama tsoin tsoin pour conclure que la Foi, c'est fait pour se rassurer du plexus / donner un sens à sa mâalheureuse triste triste cruelle funeste morne tragique inconsolable accablante lugubre vie / [placez votre interprétation de la morale ici], ça m'a toute déçue de l'intérieur. Elle se fait même pas sodomiser la clavicule, la petite gourgandine pestiférée. Fastidieuse, la lecture.

Sinon, j'aime bien le bûcher, et le mot 'Hurleuse' qui claque bien en bouche avec sa majuscule. Hurleuse.
Alexis     le 11/02/2008 à 09:01:50
Dieu est le seul nom de l'humanité, non ?
Glaüx-le-Chouette


    le 19/02/2008 à 15:11:51
Faut pas prendre des titres comme ça, quelle inconscience. Le temps que je comprenne et paf, c'était devenu impossible de lire le texte. J'ai lu quand même mais avec une voix de rasta blanc, ben c'est assez crédible, c'est du niveau de la réflexion d'un rasta blanc pété au shit à un concert de rastas blancs.

Yo man peace rastafari zion babylon peace yo.


C'est de la merde.
Glaüx-le-Chouette


    le 19/02/2008 à 15:16:28
Le meilleur moyen d'améliorer le texte c'est de remplacer systématiquement les points par WOOOOYEYABABYLONYOOOO et les virgules par WOOOOOYOYOYOYOYOYO. Là, ça devient très bon.

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