LA ZONE -
Résumé : C'est le second texte de Saint-Con de nos deux duettistes manchots, qui passe donc en hors-concours. La confusion générale, qu'on retrouve dans tous leurs textes, est toujours de mise. On retrouve plus ses petits. Couplée au manque d'action et au style indolent, ça nous fait un beau charabia inutile et illisible. Passez votre chemin.

Les égarés

Le 20/04/2008
par Kwizera, Aesahaettr
[illustration] 1. 400asa

Il y avait deux types sur la droite qui se faisaient du pied dans la queue, et au beau milieu d’eux une jeune fille s’en tirait à bon compte en écartant ses jambes pour les laisser faire. Je jouais négligemment avec un briquet tandis que Jean de dieu vannait Faustin sur son look de chien de garde. J’étais un peu à l’écart, et de là où je le visionnais, Asa n’avait plus qu’une moitié de corps, la seconde lui étant confisquée par la très grande plante verte du service décoration de la Fnac. Deux confrères de Jean de dieu jouaient au compte goutte avec la foule toute liquide d’émotion, et le lambda qu’ils laissaient couler affichait une niaise victoire de spermatozoïde. Il prenait un moment de pause, rassemblait sa fierté, la grimaçait ostensiblement, puis, comme on essuie un reste de mollard de l’avant-bras, la collectait dans sa main avant de serrer celle de 400.
« Ah ! Kwizera ! c’est un hon… un plaisir !
-    Oui, oui, qu’il répondait, 400, et il lui filait son livre avec un autographe sans faute malgré qu’il l’ait écrit en dictée. »
La séance a bien duré quatre heures après quoi on a fichu le camp par l’entrée principale pour éviter les critiques assassines qui vous prennent par derrière. Un agréable restaurant italien nous a accueilli où on promettait des plats typiques à grand renfort de serveuses tout aussi agréables mais sans offres disponibles.
Tandis que 400 commandait, j’en ai profité pour tester les WC où bien des clients avaient signé le livre d’or, ici tout blanc avec un fond d’eau trouble et des chutes commandées par une chasse qui pour seule proie se contentait des restes du repas préparé dans la salle juxtaposée.
D’une grande assiette se dispersaient quelques flammes, ce qui ne manqua pas de m’alarmer, à mon retour, jusqu’à comprendre qu’il s’agissait des plumes de paon flambées dont Asa accompagnait la majeure partie de ses repas. En montant, fidèles à leur foyer mais avec une ambition de s’attaquer au plafond, les flammes cramèrent une dizaine des mini-lampes au dessus de notre table, et ça offrit à chacun des clients un joli feu d’artifice, que le gérant s’empressa d’ajouter à notre note.

2. Gaston

    Le printemps s’est installé sans rien dire et dehors ils ont fini par enlever les grandes toiles sur les vitrines, imposées depuis que des cons y restaient la langue collée dès les premiers gels. Sur les voitures on avait remis les hauts parleurs et la radio jouait cette année-là un titre de rock’n’roll dont se moquaient les enfants les plus jeunes. Comme ils n’en avaient rien à foutre, ces choses là n’étant pas de leur âge, ils avaient assemblés avec de vieux os et de la pâte à modeler des grandes échasses d’au moins un bon mètre cinquante de hauteur. Ils y montaient dessus avec appétit, ce qui ne manquait pas d’alarmer les adultes, à leur retour des soucis internes, quand ils les croisaient. La tête bien droite, ceux-ci finissaient par se souvenir de la mode des culottes courtes et, sans doute par une association d’idées pleine de coquilles, rougissaient d’imaginer de tels défilés.
    Les yeux allumés de ferveur, les yeux devenus le nouveau foyer de leur ferveur, le plus hardi d’entre eux dominait les ébats de ses camarades, restés à hauteur de torse, et dont les effusions rappelaient au trottoir feues les dernières neiges. Ils sautillaient, se rendaient encore plus petits, entouraient le déplacement de leur leader, se séparaient en perdant parfois l’emploi d’un pluriel, bousculaient des passants, grondaient le brouhaha de la circulation d’onomatopées sans fin, et cela sans sourciller de fatigue.
    Gaston - du haut de ses épaules se tenait sa tête allongée, presque ovale, qu’agrémentait un nez écrasé, renfrogné, et un sourire peu habitué à être de sortie, caché par des dents aussi blanches et rouges que ses yeux, allumés de ferveur, yeux… etc. - Gaston donc, ainsi s’appelait le petit bonhomme à pied sur les échasses en train, comme on s’en doute avec autant de moyens de transport, d’avancer près de la route. Sans doute pensait-il au confort extrême que constituerait un trône qu’on viendrait fixer sur les échasses, pour peu qu’on convainque ses camarades de faire avancer le tout pour lui. Ça ne serait pas plus difficile que ça, ajoutait-il en défiant un curieux adulte qui levait le menton pour l’observer et à qui il marcha sur le pied.

3. David

    Jean de dieu râlait tout en tirant à l’aveuglette sur la fan embarquée à l’arrière du hummer avec nous. C’était un râle musical, que le sien, à Jean de dieu, avec une empreinte basse et lente comme s’il avait fallu tremper dans de la boue ses cordes vocales. On jouait un vieux disque d’Alison Krauss, suffisamment peu fort pour ne pas recouvrir l’hymne saisonnier de notre pays avec de la country. « David ! qu’il gueulait Jean de dieu, la petite demoiselle te demande d’aller plus vite, t’es sourd ou bien ? »
    A la façon oblique de son corps de tomber entre deux sessions, on eut plutôt dit que c’était à son amant qu’elle s’adressait, la jeune demoiselle, mais aucun de nous ne lui fit la remarque.
    Le hummer était noir, avec une antenne gigantesque sur le toit, qu’on avait rajouté par nous même, après la sortie du disque de 400. Les sièges étaient noirs, eux aussi, les vitres ne s’illustraient pas plus, et le volant ainsi que le levier de vitesse ne se distinguaient guère en originalité. Seules quelques tâches çà et là autour de la pauvre demoiselle étaient blanches ou rouges, toutes comme des yeux.
    Plusieurs mètres à l’écart, j’écrivais sur la table basse que chérissait Jean du regard. Une fumée rebelle s’endormait autour des vêtements en formant des nuages que comptaient déchiffrer nos regards. Bien emmitouflé là-dessous, Asa discutait avec Faustin et son manager des dispositions à prendre pour la nouvelle séance de dédicace du lendemain. Le succès du dernier coffret livre/DVD live surfait jusqu’à l’étranger où l’on s’arrachait des vagues d’émotion pour les jeter dans des manifestations publiques d’admiration.
L’aspect fumée de la couleur des vitres nous privait du paysage qui n’aurait sans doute pas hésité, entendu sa pauvreté, à nous apitoyer.
    La phase correction des « Anges de cendre » traînait en longueur. Le manager avait pressé Asa pour une sortie en avril, puis Asa s’était dépressé sur moi. Je finis par lui lâcher le passage sur Uwonkunda qui serait lu en public le 6, pour une avant-première spéciale. Cela me laissait du temps pour fignoler les boucles des chapitres 4 et 7, et éviter si possible au passage la récupération commémorative du livre.
    J’en étais à peu près là de mes pensées quand on a percuté je ne sais quoi, et ça s’est surtout senti au moment où David a freiné, parce qu’autrement la demoiselle elle seule couvrait avec ses cris à la fois la bluegrass que distribuait le ghetto-blaster de Jean de dieu, et le bruit du choc. C’est alors qu’on est sorti et sur le trottoir déjà ils étaient beaucoup à faire des commentaires, tous autant journalistes dès que ça les avantage. Avec la lumière vive du dehors, nos yeux s’interrogeaient sur les formes environnantes, et il nous fallut cinq bonnes minutes de décalage solaire avant de remarquer le petit garçon au milieu des décombres d’os et de pâte à modeler. Ses camarades sautillaient autour de lui. Le petit bonhomme avait le nez très écrasé et une intolérable impression de mocheté se dégageait de son visage en même temps qu’une coulée de sang rouge et noire embarquait une fourmi dans son lit en amerrissant au sol.

4. Maureen

    Dans le couloir qui mène à la salle d’attente de l’hôpital, y avait d’absolument tous les types de guigne et de guignols, et pas que des purs-sangs. Tous ils avaient roulé leur bosse suffisamment dans la merde pour lui donner leur teinte personnelle, leur touche originale. L’individualisme de l’homme, il commence dans la maladie, le malheur. C’est là qu’ils le cherchent spécialement rien qu’à eux, sans partage possible aucun, qu’ils le collent tellement auprès de leur poitrine qu’ils en finissent tous avec des difficultés monstre pour respirer et s’en remettre. Qu’ils le gardent même sous leur oreiller, ce malheur, et qu’à chaque fois que se retourne dans la nuit ce coussin, il imprime un peu plus leur face des millions de déboires qui se maintiennent là-dessus pire que des morpions aux fesses.
    Il se dispersait quelques odeurs, et mon nez remarqua sans tarder cette fredaine de dame la bonne senteur, qui cependant croissait à mesure qu’il arrivait des malades en attente d’un traitement d’urgence. Elles devaient venir du bas, toutes ces odeurs, puisqu’en montant elles prenaient de l’ambition jusqu’à former vers le plafond une sorte de nuage d’un rouge tirant sur le rose qu’agrémentaient de fades tares blanches. Des dents.
    L’infirmière qui me permit de rejoindre la chambre de Gaston s’appelait Maureen, elle avait de longues jambes que caressait une peau claire, tendue, et parfaitement adaptée à sa ligne. Elle appuyait son bloc-notes sur sa poitrine en me parlant des blessures du garçon, comme pour se protéger de ma réaction. Elle était nouvelle dans le service, et me demanda d’un air gêné de ne pas faire attention à l’apparence de Gaston que le traitement avait encore empiré.
    Il était allongé de biais sur le grand lit où on aurait pu en abriter cinq des comme lui. Les brimades reçues durant ses premières semaines à l’hôpital s’oubliaient dans un coin de son visage, aux côtés de la sorte d’oreille qu’il avait collé sur la joue et de la touffe de poils qui lui servait de cheveux. Son œil gauche s’ouvrait avec une minute de retard sur le droit, et il ne réagissait qu’alors, parce que le plus rapide des deux n’affichait pas l’image convenablement. A son cri, je souriais, m’approchais, en restant à bonne distance pour échapper à tout moment aux explosions cutanée de son ventre.
« Je t’ai apporté des friandises et aussi le dernier livre de Kwizera, c’est une histoire à la con, vraiment, j’ai été un peu obligé d’écrire ça, tu sais, cela coûte cher de te garder ici dans une chambre spéciale, et si on te laissait ailleurs, tu ne ferais pas long feu… »
    Depuis deux ans maintenant qu’il était devenu le petit garçon de la promotion des « Anges de cendre », je rendais visite à Gaston toutes les semaines. On avait accusé 400asa de tous les maux du jeune et moche enfant, que chacune des descriptions de douleur des livres avait ensuite touché en réalité.
« C’est à propos de deux îles rivales où arrivent des nouveaux naufragés chaque semaine, et tous les dimanches, ils se réunissent pour… »
    Il me fixait avec ses yeux dont j’avais des difficultés à trouver l’axe. Calmement, je me levai pour tirer les rideaux, fermer la chambre à clé, et commençai le récit du livre.

5. Jean de dieu

    On s’est donné rendez-vous à quatorze heures sur le parvis de l’opéra. Le libraire nous avait donné assez facilement les noms et les adresses des acheteurs du dernier livre, et les bouquinistes ont à peine opposé plus de résistance. Aucune de leur archive ne permettait de remonter jusqu’aux livres précédents, mais la plupart des lecteurs se retrouvaient d’un opus sur le suivant, et ça représentait déjà beaucoup de boulot rien qu’avec les noms actuels.
    Ils étaient toute une bande à se rassembler dans un café-théâtre à deux pas, et nous convînmes de démarrer par là. A l’intérieur il faisait une chaleur étouffante à force de lire si haut dans tous les sens des extraits du bouquin, et personne ne résista à l’envie de s’asseoir et prendre un verre. La serveuse ramena un plateau et nous ordonna de commander.
« Vous ne seriez pas… ? »
« Maureen, oui, c’est ça » et elle dévoilait ses dents avec pudeur, comme s’il eut s’agit de lingerie fine.
« Ah, et vous ne travaillez plus à l’hôpital ? »
« Oh, vous savez, après le décès du petit affreux, ce n’était plus possible. »
    On formait un cercle de silence autour de la table au rayon trop court, et Jean de dieu peinait à maintenir son poids sur la chaise.
« A la fin, rajouta t’elle en ajustant la luminosité de sa chevelure avec l’inclinaison de nos regards, il ne mesurait pas plus haut que ça, et elle mimait avec ses doigts une cote d’une trentaine de centimètres. Il se repliait tout sur lui-même, et ç’a pas été une joie pour le mettre en boîte, personne voulait le toucher. »
    400asa jouait négligemment avec son briquet. Sa poche avant droite en contenait encore neuf et quarante de plus remplissaient un sac en plastique accroché à sa veste. Faustin sifflait sa bière tout tranquillement. Quand Maureen fut partie, David prit sa voix sur lui pour me dire :
« C’est tout de même bien de ta faute aussi, Kwizera, avec tes histoires à la con et… »
« Regardez donc le chauffard qui donne des leçons ! » intervint Jean de dieu avant d’échanger du venin d’apparat avec David.
    C’est 400 qui mit tout le monde d’accord.
« On leur donne juste ce qu’ils nous réclament. Les cons c’est ceux qui lisent et qui croient à ces conneries. »
« Eh bien, on a du pain sur la planche, alors les jeunes. »
    Du pain grillé. Ça fut facile dans ce café parce qu’avec tout l’alcool à disposition le feu se propageait plus vite. On allait d’un quartier à l’autre avec le hummer et quand on a eut fini de rayer tous les noms de la liste, on s’est arrêté devant la maison d’édition, on est sorti de la voiture et il était tout juste 8h du matin.
    Le manager d’asa, qui le prenait comme tout le monde pour moi nous fit entrer tous dans son bureau et à ses plaintes quant aux nœuds trop serrés qu’on lui attachait autour des pieds et des mains, Jean de dieu fit remarquer qu’une fois le feu allumé, c’est encore ce qui lâcherait en premier.
    Quand les flammes atteignaient sa tête, ses dents se bariolaient par intermittence de reflets rouges, puis ses cheveux prenaient des teintes orange et bleues. Sa peau crépitait et par mesure de sécurité nous préférions jeter quelques livres imbibés d’essence afin de ne pas laisser la transpiration sûrement intense de notre lecteur faire obstacle au lent travail du feu. Il frissonna par deux trois fois, hurla un peu, puis se calma tout à fait et tout de même c’était plus agréable pour profiter du spectacle. Ses yeux se distinguaient encore ; deux foyers y grandissaient et bientôt il en partit deux grandes colonnes qui dessinèrent comme la traînée qu’une fusée laisse derrière elle.
    Je repensais au café où Jean de dieu isola une fille pour lui découper soigneusement le contour du ventre à la machette, d’en sortir une masse informe qui devait être un nourrisson, puis brûla la mère après lui avoir déposer dans le trou ventral quelques cendres de la petite et moche chose.
    Je repensais également à Maureen et il y eut avant que les dernières pages ne partent en fumée un grand éclair blanc qui déchira le ciel encore noir de la ville. Les balayeurs attaquèrent leur travail et à la fin de la journée on récupéra un tel lot de cendre que des gamins vinrent jouer au désert dessus dès le lendemain.

= commentaires =

Putain     le 20/04/2008 à 23:55:18
0 intérêt.
Kwizera


    le 21/04/2008 à 01:12:17
ça en fera au moins 1 avec ton commentaire, maintenant
nihil


    le 21/04/2008 à 02:05:00
Tu nous racontes de quoi parle votre texte, Kwiz ?
Kwizera


    le 21/04/2008 à 02:58:13
oui, alors, avec, plaisir.

Donc nous avons un titre emprunté au roman de Frédéric Tristan, du même nom, donc, "les égarés", et ainsi le bloc numéro un reprend le concept d'un nègre (Kwizera) et d'un monsieur public (joué avec brio par le freesby Aesatruc).

Ensuite, le bloc numéro deux introduit un jeune garçon du doux prénom de Gaston, qui apparemment fait joujou avec ses amis.

Dans le 3e bloc, on retrouve la bande de gays du début, avec un conducteur qui répond au patronyme de David, et deux malabars dont un qui se décharge sur une jeune fille. A la fin ya un accident et boum, ils ont renversé le petit garçon moche avec leur voiture.

Là ensuite ya un super concept de sa mère qui fait qu'en pensant au personnage du petit garçon moche, je me suis rappelé une nouvelle d'Asimov qui doit avoir ce titre d'ailleurs, "le petit garçon très laid", où une équipe de scientifiques fait venir dans le présent un gamin de neanderthal, ou du genre. Ya une infirmière qui est censée s'occuper de lui, et qui finit par s'y attacher, etc, je vais pas raconter toute l'histoire. Et bref à un moment elle demande au chef du projet : "mais enlever quelque chose au passé pour l'emmener dans le présent, est-ce que ça ne devrait pas changer quelque chose ?" parce qu'elle se croit dans Terminator ou Retour vers le futur, la pauvre. Et là, le gentil scientifique de lui rétorquer que non, que c'est un changement si inconséquent, qu'il l'est vraiment, inconséquent. (il s'appuie sur une jolie démonstration d'une suite mathématique qui finirait par tendre vers zéro).

Alors du coup je me suis fait un parallèle entre l'action de ces scientifiques, et l'action d'un écrivain, qui, pour imager, extrait lui aussi, un personnage de son contexte historico-géographico-ce qu'on veut, pour le placer dans son oeuvre. Et je fais de ce Gaston un tel personnage. (puisque j'ai pour habitude de nommer Gaston le protagoniste de tous mes écrits).

Sauf que là évidemment ça fonctionne dans le sens inverse : à savoir que tout ce qui se passe dans le livre affecte ensuite le petit bonhomme.

voilà pour le 4e bloc, qui bien sûr se déroule plus tardivement par rapport aux 3 premiers qu'on peut juger successifs.

(on pourra aussi voir un court clin d'œil au livre "Pseudo" d'Ajar, puisque "Maureen" était le pseudonyme que j'utilisais ya quelques mois pour publier loin de Kwizera. D'où une scène de confusion entre Kwiz et Maureen, finalement coupée au montage.)


Enfin, dans le 5e bloc, qui se déroule encore un peu plus tard, le Gaston a crevé, et toute la bande des gays, là, se dit que pour se venger, ils vont aller cramer les lecteurs des livres, ces cons. ça, ça se réfère directement au super concept kwizérien qu'on trouvait, passé un temps, développé un peu partout sur le net, à savoir que le mouvement naturel d'un texte, une fois lâché, une fois sorti de son auteur, (donc après avoir tué l'auteur comme on tue le père), c'est de tuer le lecteur. Et ce n'est qu'une fois que les deux ont été tués que oh, eh bien, la terre d'écriture et la terre de lecture sont trouvées, d'où l'image de la fin avec les cendres qui forment un désert, etc.

commentaire édité par Kwizera le 2008-4-21 3:5:24
Kwizera


    le 21/04/2008 à 02:59:32
voilà, c'est génial, je me suis pas relu mais je pense que j'ai réussi à faire un commentaire qu'on jugera encore plus chiant que le texte lui même.

je vais aller me taire pendant un moment, moi.
Aesahaettr


    le 21/04/2008 à 04:16:31
Je dois avouer que j'entrave encore moins le texte avec ton commentaire du dessus mais c'est pas grave, j'aime bien être un personnage.
Broutille     le 25/12/2009 à 22:59:30
Cunnilingus

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