LA ZONE -
Résumé : Glop-Glop, c'est un peu toujours la même histoire : il raffole du pathétique local, du glauque de proximité en sauce argotique. Toujours le même genre d'histoire raconté toujours un peu de la même manière. Bon, c'est pas mal et tout, d'autant que là il rajoute une petite louchée de déjante (dans le style sexualité et handicap mental). C'est juste que des fois, les chômeurs et les paysans illettrés, ça gave. Je peux avoir des dragons mutants siouplait ?

Lettres modernes

Le 27/11/2009
par Glop-glop
[illustration] Par un réflexe idiot, je me suis retourné. Evidemment, il n'y avait personne... rien que le tableau noir.
C'était bien moi que cette petite salope de Christine C. allumait ostensiblement. Ca a recommencé à chaque cours, bien régulièrement, et je ne portais plus que des Jean's, car avec des pantalons de toile légère mon trouble eût été par trop perceptible.
J'avais beau être complètement con, et manipulable par la première pouffiasse venue, je me gourais bien d'une entourloupe. Qu'est ce qu'elle pouvait bien me trouver cette gamine, avec ma gueule de carême de binoclard chauve ?
Il faut dire que des cheveux il m'en restait bien un peu, mais je me rasais le crâne complètement, comme tous ces types qui font cool. Sauf que moi je faisais juste chauve.
Chauve et hypocrite qui cherche à cacher sa calvitie. Nier la perte du cheveu par sa suppression systématique et bi-hebdomadaire, c'était balot. Mais ne pas voir la vérité en face, c'était bien mon genre. Et la vérité c'est que Christine C. n'avait aucune raison de me choisir moi, alors qu'elle était entourée d'une cour d'étalons en rut.
Le prestige intellectuel? Peau de zob ! Ils me méprisaient tous amplement mes chers étudiants en BTS Action Commerciale. Pour eux j'étais l'archétype du loser, un perdant définitif, une sorte de prolétaire bizarre ayant un ratio années d'études/revenus particulièrement déplorable. Ils parlaient Kilo-Euros et s'inventaient un avenir radieux, petites pépées et grosses voitures. C'était pas les scrupules qui les étouffaient, ça non. Ils garaient leurs vieilles Porsches sur le parking, avec juste assez d'essence dans le réservoir pour aller de chez papa-maman au lycée et retour. Les grosses cylindrées ça pompe, et faut encore payer l'assurance. Ils me méprisaient, moi et ma 205 pourrie, mais je me méprisais encore davantage de devoir fuir leurs regards.
Je cherche pas d'excuses, mais j'étais encore tout chamboulé par ma rupture d'avec Françoise, la fille un peu cinglée que j'avais rencontrée en cure de sommeil à la clinique des Cèdres.
Lever une gonzesse en cure de sommeil, faut le faire quand même ! Même si c'était pas forcément une bonne idée, avec le recul. Non, vraiment pas une bonne idée. Surtout quand on tente de reprendre un mi-temps thérapeutique et qu'on est harcelé toutes les nuits pour un demi-coup tiré à la va-vite.
En tout état de cause, les relents de son cul moite étaient loin désormais, et ma bite réclamait des souvenirs plus frais pour répondre à mes sollicitations.
Il me fallait une femme, quoi.
Et Christine C. était là, insistante, constante, déterminée.
Et elle était bonne, ça oui. Blonde, mais pas rougeaude, la peau dorée, des tâches de rousseur, mais pas la gueule grêlée, non, tout en finesse.
Et puis une vraie nature, pas une petite vicieuse chétive, non, une cathédrale qui me jetait de ces regards qui me donnaient la trique pendant une heure.
Et elle était majeure, putain ! Qu'est-ce que je risquais ? Me prendre un vent ? Mais qu'est-ce que c'était en comparaison des possibilités infinies que m'offraient son cul somptueux ?
Ce jour là elle traînait dans la salle après mon cours, comme si elle avait eu une question à me poser. Mais elle ne disait rien, tenant ses bouquins contre ses nichons à la façon des étudiants dans les séries américaines. Elle attendait quelque chose de moi, et moi, comme le con que je suis, je le lui ai servi sur un plateau.
"-Ca vous arrive d'aller au cinéma ?" C'était vraiment une entrée en matière pitoyable, et je m'y connaissais... Elle m'a regardé avec un mélange d'étonnement et de mépris et m'a tourné les fesses.
Je l'ai entendue rire dans le couloir en s'éloignant avec ses copines. Et moi aussi, je me suis mis à ricaner, j'avais été tellement lamentable que c'en était marrant. J'ai ri de bon coeur, vraiment.
Et puis j'ai eu un haut-le-coeur, c'était mes aigreurs d'estomac qui me tenaillaient, l'effet de la nourriture pour sous-hommes Lidl-Price que je m'enfilais, à base de sirop de glucose-fructose, d'huile de palme, de peau de poulet et d'autres résidus de l'industrie agro-alimentaire. Nourriture que j'arrosais d'abondance de mauvais rouge en cubi, du vin du pays de mon cul.
Je me suis dit que si je n'avais pas loupé l'agrèg d'un demi-point j'aurais pu mieux me nourrir, ou alors mieux boire.
Et puis comme je me faisais à moi-même cette réflexion d'ordre général et pratique, l'adrénaline est montée petit à petit, la suite c'est après qu'on me l'a racontée, parce que moi j'avais tout oublié du fait de mon amnésie rétrograde consécutive à mon coma.
Je l'ai étranglée à ce qu'il paraît, et ils se sont mis à cinq pour me faire lâcher prise, c'est le camarade délégué syndical Snes-FSU, prof de gym à ses heures perdues, qui y est arrivé en définitive, à grands coups d'extincteur en travers de ma gueule.

Ce n'est qu'au tribunal que j'ai revu Christine C., à dire d'expert elle accusait désormais deux ans d'âge mental environ, suite à l'état d'anoxie strangulatoire qu'elle avait subi. Par contre, physiquemnt, elle resplendissait. Elle devait avoir la beauté que l'on prête aux femmes enceintes, parce qu'elle était en cloque jusqu'aux yeux.
Elle fourageait sans cesse dans sa couche, assise sur le banc des parties civiles, quand elle n'était pas occupée à se frotter le con à la rampe.
Je me disais que je l'avais révélée à elle même, qu'elle atteignait enfin la nature profonde de son être. Et je crois bien que dans sa pisse et dans sa merde elle était encore plus bandante qu'avant, incapable de parler, chosifiée et dotée de ce corps voluptueux livré à ses instincts, sans tous les filtres psycho-sociaux débilitants...
C'était la femme idéale, voilà tout. Bonne à être baisée à volonté et à se taire.
Evidemment, ses parents ne l'entendaient pas de cette oreille, loin de me vouer la moindre reconnaissance, ils restaient campés sur leurs vues rétrogradres.
A vrai dire, ils ne comprenaient pas la situation, la mère surtout, qui insistait comme quoi si elle avait su garder sa fille vierge jusqu'à ses dix-neuf ans c'était pas pour la voir souillée de la sorte. Comme si on pouvait pas être fou et avoir le goût des belles choses !
La vérité c'est que les mongols devaient faire antichambre pour la baiser, elle était certainement grosse de leurs oeuvres parce que les infirmiers devaient prendre des précautions pour l'enfiler, et de préférence après la douche.
Ca fait longtemps qu'on stérilise plus systématiquement les gagas, chacun a droit à son plaisir s'il est pris dans des conditions prophylactiques....
Ils pleurnichaient aussi qu'ils auraient bien voulu la garder à la maison, leur vestale, sauf qu'elle était plus du tout correcte, bien trop dépravée désormais pour se fondre dans le décor petit-bourgeois qu'ils avaient mis une vie de dur labeur à se constituer...
Ils pouvaient plus s'en occuper, ça non, par contre, le gosse à venir ils en voulaient bien, la mère a bien insisté, que ce serait le rayon de soleil de leurs vieux jours, qu'il leur rappellerait leur Christine...
"-S'il est normal, hein!" lui a soufflé le futur grand-père, un gros couperosé qui frôlait l'apoplexie à chaque inspiration.
Sûr que le patrimoine génétique du père devait être gratiné, enfin, tout est pas héréditaire non plus...
"-On s'en fout de vos histoires de famille, les péquenots, c'est moi qu'on juge ! " que j'ai gueulé, tellement j'en pouvais plus de les entendre déblatérer sans fin...
Ce qui fait que le président a menacé de suspendre la séance.
Mon connard d'avocat a pas moufté, pourtant c'était pas un jeunot qu'ils m'avaient collé d'office, mais un bâtonnier sur le retour, Maître Wagner, qui faisait ça pour sa publicité bien comprise. La seule authentique canaille dans la salle d'audience, c'était lui !
J'avais essayé de récuser à plusieurs reprises cet enfoiré, pour me défendre moi-même devant les assises, mais ils m'en ont empêché, me l'ont re-désigné d'office, soi-disant pour une bonne administration de la justice.. Mon cul, oui ! Ils voulaient tous ma perte, c'était entendu, mais dans des conditions bien régulières, sinon c'était pas sportif...Une belle bande de râclures de latrines, voilà tout !
Mais, en dépit de tout ça, le seul que je haïssait vraiment, c'était bien mon enculé de bâtonnier, il arrêtait pas de me débiner avec la presse, c'est les pandores qui me l'ont dit. Il pleurnichait que je n'étais pas un client facile, s'attribuait tous les mérites... et puis surtout on était en désaccord sur la stratégie de défense, lui voulait plaider l'irresponsabilité partielle, le coup de folie temporaire, c'était son dada, son bâton merdeux de pèlerin en matière pénale, ce qui me paraîssait mal assuré d'un point de vue doctrinal, car moi je voulais plaider l'excuse de provocation, qui était patente à mon sens. Et puis aussi réclamer une juste indemnisation pour les séquelles de l'extincteur, mon sourire tout neuf en acier, au tarif sécurité sociale, et surtout la crevasse qui zébrait désormais mon crâne, ce qui, en tant que chauve, représentait un préjudice esthétique terrible pour moi !
Mais il me prenait de haut, le saligaud, me causait de respect dû à la partie civile, me traitait d'amateur, et, au final, ne voulait jamais rien entendre...
Comme il venait me réprimander une fois de plus, pour se faire bien voir de la galerie, je lui ai sauté à la gorge, sans préambule. Avant que les pandores qui cuvaient leur demi de rouge de la cantine du Palais aient esquissé un geste, j'avais trouvé l'artère et le sang donnait à gros bouillons.
Maître Wagner essaya bien de trouver une phrase spirituelle qui eût sied à un martyr du barreau, mais une cruelle panne d'inspiration l'en priva définitivement et il tourna de l'oeil au moment où la maréchaussée, enfin sortie de sa torpeur, me tomba dessus à grands coups de matraque.
Hélas, les pandores ne furent pas les seuls à s'acharner, et, en dépit d'une hémorragie cérébrale massive, ces fumiers de toubibs m'ont réanimé.
Enfin, réanimer, c'est façon de parler... juste assez pour que je puisse cligner une paupière !
Cette perpète là, elle est vraiment incompressible, et il n'y aura pas de remise de peine pour bonne conduite...Certains, par pur opportunisme, ont profité de ce genre de circonstance pour se lancer en littérature, mais, moi qui l'ai enseignée, elle me dégoûte au plus au point. Toute cette pourriture fangeuse me débecte, et, de toute façon, je sens la crampe qui vient.
Alors, ma Soeur, si vous avez une vague notion de ce que devrait être l'amour de votre prochain, si vous cachez derrière votre moustache un semblant d'humanité, cessez de noter mon pauvre récit et venez poser cinq minutes votre gros cul variqueux sur mon visage.
Personne n'en saura jamais rien, et, si cela peut vous complaire, vous pourrez même enlever votre culotte.

= commentaires =

Das


    le 27/11/2009 à 20:15:03
Les autres textes de Glop ne m'ont pas marqué, et c'est peut-être pour ça que le contexte similaire ne me choque pas. Tout ce qu'on peut noter, c'est que ce texte ci se tient, et plutôt bien même. Le narrateur est crédible, il n'y a pas de temps mort, quelques piques qui pourraient titiller la lèvre à condition d'avoir passé une bonne journée, bref, je suis assez client. Pas de quoi hurler au génie, mais distrayant et bien écrit.
Aesahaettr


    le 28/11/2009 à 01:44:55
La première partie est -à mon sens- brillante. C'est agréable et primesautier, j'ai ri de bon coeur. Mais tout ce qui vient après "Je me disais que je l'avais révélée à elle même, qu'elle atteignait enfin la nature profonde de son être" est une surenchère pataude et bigardesque du plus mauvais goût. La diatribe un peu confuse sur la Justice j'ai un peu zappé, je suppose que c'est du à mon maxi best of La Chute/L'Etranger/Le Premier Homme qui a satisfait mes appétits en la matière.
Mais très bonne moitié de texte.
Yog


    le 28/11/2009 à 18:58:02
Moi j'y ai vu un énième texte qui parle de Glaüx, mais on a l'habitude
glopglop     le 29/11/2009 à 12:30:08
C'est parce que t'es une pute moche cinglée et parano.
Glaüx-le-Chouette


    le 29/11/2009 à 12:57:18
Glop glop, il a besoin d'amour.

A part ça je serais pas objectif sur ce texte, qui m'a fondamentalement fait chier. Péniblement écrit, péniblement lu. Pas grand chose à dire.
glopglop     le 29/11/2009 à 16:23:05
Peine-à-jouir, va.
Yog


    le 30/11/2009 à 09:28:44
Je me range à l'avis de Glaüx, je me suis bien fait chier
Glop-glop


    le 30/11/2009 à 10:22:17
Je reçois toutes les critiques, tant qu'elles sont de mauvaise foi, les insultes, pour peu qu'elles soient existentielles, et escompte le conflit subjectif.
Merci.
Yog


    le 30/11/2009 à 14:08:25
Salope !
Dourak Smerdiakov


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    le 01/12/2009 à 01:11:19
Tu reçois qui tu veux, ça va sans dire, et ça peut nourrir son homme.

C'est pas mal fait, ça se laisse lire, un ou deux passages marrants, le côté 'noir' de l'histoire n'est pas vraiment très prenant. L'expression "gaga" pour les mongols, ça fait un peu langage de grand-mère, quand même.
Hlxc


    le 01/12/2009 à 03:02:51
Question subsidiaire : la vraie Christine C., tu l'as aussi étranglée ? J'espère.

http://lapattedelespoir1.e-monsite.com/livredor.html

Commentaire édité par nihil.

Autoaccusateur, autocéphale, automutilation, autoclave, autoantigène, autobloqueur, autocommutateur, automorphisme, autodigestion, autoconservation, autoserrant, autocorrection, autopunition,...

Bref, autocensure ou autoprotection de ses burnes ?

commentaire édité par Hlxc le 2009-12-3 18:45:2

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