LA ZONE -
Résumé : L'entité Sébastien Sonet portait un nom le prédestinant à la poésie merdique en quatorze poussées, alors il a préféré pondre une vidéo, avec les autres entités créditées au générique. Pas mal foutue, morose, un peu morne, recalée à Cannes, voici l'"histoire d’un veuf projeté dans l’abîme de la solitude."

Autopsie d'un porc

Le 17/05/2014
par Sébastien Sonet
La mémoire est un cancer...
Même quand elle s’efface, elle laisse des marques, des griffures, des petites balafres qu’on s’empresse de transformer en regrets…
L’histoire d’un veuf projeté dans l’abîme de la solitude.

AVEC: Christian Duengler - Alexis Delacôte
RÉGIE, COSTUMES, DÉCO, SON, ...: Chloé Sonet
ASSISTANT RÉALISATEUR: Arnaud Briotet
PHOTOGRAPHE DE PLATEAU: Nicolas Billing
MAKING OF: Nicolas Billing - Loïc Bugnon - Arnaud Briotet
MUSIQUE ORIGINALE: L'Ogre Tueur de LoGre
SCÉNARIO, DIALOGUES ET RÉALISATION: Sébastien Sonet
        

= commentaires =

Glaüx-le-Chouette


    le 17/05/2014 à 18:50:52
Un peu beaucoup très démonstratif et explicite, tout ça. Le flux de conscience m'a gêné. Peu à dire, trop de mots pour le dire, de manière trop emphatique. On n'est pas encore à la justesse sobre qu'il aurait fallu, à mes yeux, pour rendre justice au personnage. D'autant plus que je ne pense pas qu'un homme ayant vécu ce qu'il a vécu puisse parler d'une manière aussi faiblement littéraire ; à mon avis, après ça, on ne peut plus se complaire dans de petites figures de style de mec qui n'a rien à dire. Quand on a vraiment à dire, on dit de la façon la plus brute et la plus primale qui soit possible, parce qu'il FAUT dire.

Pour lui rendre justice, aussi, je pense qu'un jeu expressionniste et emphatique n'est pas, non plus, une bonne chose. Parce qu'alors, forcément, on est tenté intérieurement de noter quantitativement l'acteur, pas de se laisser ressentir ce qu'il ressent, ou réagir à ce qu'il vit. Or quand on travaille pas avec Al Pacino, on encourt des jugements sévères sur le jeu des acteurs - si on leur a demandé de jouer des émotions explicites et surlignées. Et forcément, alors, on jauge le jeu d'acteur à l'aune de ce que vit ou a vécu le personnage. Et là, dans ce cas précis, on n'est nettement pas au niveau nécessaire.

M'enfin ça reste une bonne idée et ma foi, tout à fait zonarde.


PS : oui, c'est un c/c de mon avis sur facebook. Oui, je suis une pute recycleuse de bits.
David


adriatique    le 17/05/2014 à 22:20:58
Putain, faut deux n à sonnet, bordel, merde...

Au début, il y a une chouette atmosphère avec l'image et la musique, mais j'ai trouvé ça long jusqu'à environ la 7ème minute et demi. Avec le visage en pleurs sur le bras replié, ça démarre pour moi, l'image est jolie, pas trop humide ou sonore, le visage est tout en pli, je me souviens des doigts à côté de la bière aussi. C'est par là que ça devient plus "sociale" et moins "existentiel" je dirais, j'ai moins gouté la première partie. la fin revient sur la bonne impression du tout début.

Merci pour le steak

Commentaire édité par David le 2014-05-17 22:21:27.

Commentaire édité par David le 2014-05-17 22:22:21.
Lapinchien


tw
    le 11/06/2014 à 10:50:51
superbe objet littéraire avant même d'être un court métrage. forcément oui, ça colle avec la Zone et sa triangulation éditoriale sombre, violent, décalé. La Zone est depuis longtemps compatible aux vidéos, on en a fait quelques unes d'ailleurs mais celle-ci est vraiment superbement torchée et finalisée. J'espère qu'elle sera postée sur le site et qu'elle fera appel d'air à d'autres films courts dans la ligne éditoriale et de la même qualité. Forcément, les courts avec narrateur et dans l'introspection ont leur place sur la Zone et marquent d'emblée quelques points pour être beaux quelque en soit le contenu ensuite. Celui-ci tape dans le psychopathéticosordide avec une montée en puissance, une écriture ciselée, et rivalise avec de nombreux des meilleurs textes de la Zone en cela. Le noir et blanc, forcément excellent, l'esthétique des scènes de plongée dans la folie et les visions valent les meilleures descriptions littéraires et dans leur alternance avec les introspections donnent une rythmique prenante. Le choix des musiques, de la musicalité, de la scansion dénote à mon avis aussi une filiation avec fight club, Chuck Palahniuk, david Fincher quui sont aussi des références zonardes. J'en suis tout tourneboulé, même si le double final twist je m'en serait bien passé, il est tout de même superbement amené aussi quand après l'avoir vu, on prend du recul on voit s'éloigner un beau petit bijou.
Lapinchien


tw
    le 11/06/2014 à 17:24:07
Represent pour ton nom de famille aussi
https://www.youtube.com/watch?v=qyoUJZxLiKU

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