LA ZONE -

D'une phénoménologie prophylactique et parallélépipédique de l'innovation innovatrice #TDM2014

Le 20/06/2014
par LeLoempe
[illustration] Depuis la nuit des taons, l'innovation innovatrice fut l'apache des hommes et de ses disciples qui non content d'avoir inventé la roue s'en sont allés inventer le feu, excepté le feu follet qui n'intervient régulièrement, et si l'on est chanceux, qu'à la cime des bateaux à voile, tous les autres bateaux, même les navires et autres paquebots, ne possèdent point de cime, mais des cheminées vomissant vapeurs et fumées qui détruisent la possibilités d'un feu-follet probable juste au-dessous d'une aurore balnéaire. La roue déjà provoqua son étalage de désarrois internationaux puisque le monde de la vitesse en est née au même prix que l'intervention des chrétiens oecuménistes qui proliférèrent dans tous les coins de l'univers, ce jusqu'aux confins de cette galaxie et des autres galaxies pour revenir des romans de science-fiction sous le bras, des romans par ailleurs d'un réalisme confondant puisqu'ils furent écrits sur des planètes existantes qui n'auraient pas lieu d'exister si ce ne fut par l'invention téméraire de la roue. Ces braves gens, d'abord chrétiens, je le disais, nous sont revenus scientologues; ces messieurs, parfois ces dames, tout comme les chrétiens leurs ancêtres, sont fort tentés par l'évangélisation, sans évangiles, de tous les communs des mortels jusqu'à ce que mort s'ensuive en les assommant du concept innovateur de scientologie. Une autre innovation innovatrice, cette fois religieuse, qui nous apporta des acteurs médiocres et des pianistes de jazz arrogants.
Cette petite introduction exemplative pour vous faire entrevoir mon dégoût profond pour l'idée même d'innovation innovatrice. L'innovation innovatrice n'a ceci de pénétrant que lorsqu'elle se déjoue de son aspect neuf pour nous montrer ses parties anciennes sans pour autant mélanger les couleurs, qui sont pourtant en nombre réduits, malgré les tergiversations de la lune paraplégique lors des marées hautes ou basses, ce qui démontrent à son tour, celle de la lune paraplégique, l'aspect capricieux d'à peu près tout ce qui tourne sur un axe horizontal. Nous nous rappelons des nazis, mais nous ne nous souvenons que très peu des chariots traînés par des chevaux-esclaves qui étaient maltraités et pressurisés par des messieurs en redingotes et hauts de forme et des dames en crinoline multicolore et froufroutante. Les chevaux en question n'avaient pas besoin de la roue, et il leur en coûture une sérieuse dose de fatigue et de mélancolie. Entre-temps la roue ne fit qu'un tour pour nous retourner sur la gauche puis sur la droite avant de reprendre tout droit, et de bifurqué sur la première à droite. Là vous continuez tout droit pendant environ deux cent cinquante-trois mètres soixante-trois centimètres et quarante-deux millimètres jusqu'à ce rond-point, que vous prenez en priorité, et vous dirigez vers l'Ouest, nous sommes le matin, c'est facile, le soleil luira dans votre dos, ce qui prolongera votre ombre, ce qui rendra difficile la vision du panneau d'interdiction de tourner à droite, ce qui vous fera douter sans aucun doute inévitable. Dès lors, je vous supplie de faire très attention car l'Est est à gauche, l'Ouest à droite, de quoi vous emberlificoter les pinceaux, mais surtout les pattes déjà encombrées de votre cheval, à moins que vous n'en possédiez deux ou trois du même acabit. Sur ce, vous suivez simplement le chemin de terre, un petit ruisseau vous accompagnera sur une distance d'environ deux mille trois cent quatre-vingt deux mètres nonante-(je suis belge, ne vous en déplaise)-et-un centimètre et trente-quatre millimètres. Là, vous vous arrêterez car vous vous trouverez en face d'une station d'essence, une station d'essence qui à première vue ne vous offrira rien d'intéressant, puisque vous voyagez en carrosse, mais où vous pourrez acheter un GPS ou Grand Parcours Sécurisé qui vous permettra de continuer votre chemin à pieds. La roue ne vous sera d'aucun secours.

Tout ceci pour en venir à l'idée ontologique que toute nouvelle technologie innovatrice ne peut que nous rendre rédhibitoire face à la déterritorialisation anticipative parcheminée d'une paupérisation des papiers administratifs qui nous autorise à conceptualiser l'improbabilité d'un redevenir humain dans la machination environnementale que la psychanalyse lacanienne s'efforce de nous inculquer par l'emberlificotement matérialiste autant qu'empiriste de notre propre existence prestidigitatrice de machine machinante dans l'incommensurable rotation des dernières technologies innovatrices dont l'obsolescence programmée n'interfère aucunement à la perspicacité des paléontologues subventionnés par les organisations participatives qui nous entourent de manières exponentielles sans pour autant nous assister à la préparation des diverses réunions exécutives, législatives, digestives, explicatives, intussusceptives et maladives nous révélant les dernières conditions et prérogatives gouvernementales qui ne manqueront pas de nous rappeler à notre dérisoire existence de petits humains totalement dépendants des technologies virtuelles et électroniques qui nous font ressembler à la poussée phosphorescente des pédoncules personnalisées par les politiciens à tendance ultraconservatrice qui ne justifient leur prépondérance à l'amertume généralisée que par leur situation géographique lamentablement perpétuelle. En outre, l'outrecuidance des inventeurs innovateurs ne peut que nous faire entrapercevoir la formidable présomptuosité somptueuse des endosquelettes face à la constitution physiologique néanmoins plus robuste des exosquelettes de tous poils et d'autant de pattes à mâchoire répréhensible dont la responsabilité sur l'endiguement de nos valeurs humaines suite à la prolifération des diverses injures ne nous rendra pas imperturbable. La dépersonnalisation des affaires étrangères qui tergiversent perpétuellement face à l'ignominieuse perspicacité des logorrhées proprement orthopédiques tout autant que logopédiques emmagasinées par les énergumènes pompeusement intronisés du terme de patron ne nous apportera aucune satisfaction, même temporaire. Les nouveautés technologiques innovatrices, mais aussi les techniques mainte fois préconisées par les artistes d'avant-garde ne sont qu'une autre étape interminable et pourtant finie vers une autre intemporalité relative partiellement répercutable dans les travers infinis de la barbarie à l'échelle universelle. A cet effet, je vous propose la déclaration particulièrement pontificale d'une phénoménologue de renommée internationale dont je tairai le nom pour ne pas risquer de porter atteinte à son intégrité physio-psychologique : « Les rhizomes glorificateurs ne sont déductibles des impôts sur les personnes morales que s'il y a impermanence stratifiée sous le couvert d'un extrait d'immondices inconsidérément défenestré de la partie supérieure d'une maison sise dans l'extrême configuration de l'hypothèse quantifiée par la relativité spatio-temporelle, pour autant qu'il y ait au surplus une activité quantique permettant l'agglomération des organismes perpendiculaires et parallélépipédiques. »

Ma conclusion, suite à cette citation éclairante autant que conglomérée dans sa contextualisation impermutable, ma conclusion donc, par l'intermédiaire du sujet intempestif de l'innovation innovatrice qui nous emporte vers les extrémités circonvolutionaires qui y sont appropriée, ma conclusion donc soutient la thèse ici parcimonieusement décrite que nous ne pouvons avoir aucune confiance communautaire en une quelconque forme d'innovation innovatrice, et cela, déjà, lors de l'invention de la roue puis du feu et enfin de la tablette pourtant parallélépipédique. Cette dernière remarque suscite une réflexion plus approfondie quant à la déclaration susmentionnée de cette phénoménologue mystérieuse qui nous fit l'honneur d'apparaître ici dans ce texte. Cette citation démontre par l'absurde, et de par son côté résolument innovateur, si pas révolutionnaire, que l'innovation innovatrice est intrinsèquement une erreur qu'il nous faut éradiquer radicalement dans la profondeur même de son ignominie horizontale.

= commentaires =

Lapinchien


tw
Pute : +1
    le 20/06/2014 à 14:13:46
Non mais de qui se moque-t-on ? Sous prétexte de semaine #TDM2014 des éclaireurs espions 'pataphysiciens OuLiPistes se baladent tous nus en faisant des pirouettes sur =la ZONE= sans doute en vue d'une invasion ninja prochaine...
David


long c com loin mé + bas    le 21/06/2014 à 00:34:52
t'in, on m'aurait payé pour le lire j'aurais dit non, mais comme c'était gratuit je ne me suis pas méfié :

"Tout ceci pour en venir à l'idée ontologique que toute nouvelle technologie innovatrice ne peut que nous rendre rédhibitoire face à la déterritorialisation anticipative parcheminée d'une paupérisation des papiers administratifs qui nous autorise à conceptualiser l'improbabilité d'un redevenir humain dans la machination environnementale que la psychanalyse lacanienne s'efforce de nous inculquer par l'emberlificotement matérialiste autant qu'empiriste de notre propre existence prestidigitatrice de machine machinante dans l'incommensurable rotation des dernières technologies innovatrices dont l'obsolescence programmée n'interfère aucunement à la perspicacité des paléontologues subventionnés par les organisations participatives qui nous entourent de manières exponentielles sans pour autant nous assister à la préparation des diverses réunions exécutives, législatives, digestives, explicatives, intussusceptives et maladives nous révélant les dernières conditions et prérogatives gouvernementales qui ne manqueront pas de nous rappeler à notre dérisoire existence de petits humains totalement dépendants des technologies virtuelles et électroniques qui nous font ressembler à la poussée phosphorescente des pédoncules personnalisées par les politiciens à tendance ultraconservatrice qui ne justifient leur prépondérance à l'amertume généralisée que par leur situation géographique lamentablement perpétuelle."

Agonie, agonie, prends ma veste !
Valstar Karamzin


    le 06/08/2014 à 18:36:22
Bel exposé du professeur Bernard-Henry Cyclopède-Queneau-Kacem en direct de l'université populaire des idiots savants de Charleroi sur "L'innovation innovatrice", j'en avais déjà entendu parlé mais pas aussi bien expliqué, merci Monsieur.

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