Le conte de la princesse du pays moyen beau qui rêve du prince du pays beau à travers les rideaux
Le 23/01/2026par manu
c'est l'histoire d'une meuf qui rêve du haut d'un donjon mais c'est bientôt l'heure de bouffer alors.
Il était une fois un princesse qui voulait épouser un prince dans un pays beau, si beau qu’il était pas atteignable depuis la fenêtre du donjon à travers laquelle elle regardait la campagne verte de l’herbe de la colline sous poudrée de la neige de la lumière du soleil qui tombait du ciel comme une pluie de cendre de lune mais de jour, alors le roi se mit dans une colère noire car la princesse rêvait toujours à travers les rideaux et jamais elle ne descendait pour manger la soupe que les servantes avaient préparé dans des plats de bols creux en bois de chêne de la forêt voisine et qui des fois lançaient leurs branches en direction de la princesse pour lui faire coucou et lui dire un jour ton prince viendra mais des fois ces chênes parleurs étaient coupés pour encore faire des plats de bols creux pour manger la soupe de navets, c’est pour ça qu’elle descendait pas et qu’elle détestait la soupe de navets malgré que les navets lui avaient rien fait sauf une fois pendant laquelle elle avait eu la diarrhée et le roi était devenu tout rouge de colère et l’avait punie dans sa chambre avec interdiction formelle d’ouvrir les rideaux pour rêver, alors elle avait pleuré sur les rideaux parce qu’elle ne pouvait plus voir les chênes et les branches des chênes lui chanter leur belle chanson de prince qui viendra un jour et comme c’était souvent la nuit qu’elle pleurait contre les rideaux et bien elle se demanda qu’elle le verrait jamais ce prince de malheur qui pourtant serait le bonheur de sa vie si un jour il se décidait de venir de nuit avec le vent qui passe dans les branches des chênes et qui lui siffleraient la chanson de l’amour du prince qui vient du pays beau avec son cheval blanc qui scintille comme le ventre des poissons quand des fois elle en voit des morts qui flottent sur la rivière verte aussi comme les collines qu’elle voit de sa fenêtre mais là comme c’est la nuit et qu’elle est punie de rideaux fermés à cause de son père le roi parce qu’il était en colère à cause de la soupe de navets qui était froide, alors elle les voit pas les collines mais elle se demanda si en fait elle allait pas descendre les grands escaliers en marbre comme dans les palais pour manger la soupe de navets même froide c’était pas grave comme ça son papa le roi en colère ferait moins la colère et peut être qu’il enlèverait la punition de tout à l’heure car ça l’embête vraiment de pas pouvoir rêver à travers la fenêtre de sa chambre dans le donjon qui voit les collines d’en haut du pays qu’elle est parce que le pays qu’elle est c’est pas le pays beau du prince, c’est le pays moyen beau en fait parce qu’il y a des marécages boueux avec des grenouilles laides et des crapauds pas beaux qui crient crrooaa à tout bout de champ pour faire dire à la princesse que ce pays il est pas si moyen beau mais qu’il est moche en fait et qu’il sent pas bon à cause de l’odeur du marécage d’eau croupie salée qui entoure le donjon du château là où elle vit alors des fois elle pleure à cause de ça, de l’odeur des grenouilles pas belles et des crapauds laids qui envoient des odeurs des fois qui ressemblent à du caca, ça dépend du vent en fait parce que quand le vent vient du pays beau du prince, ça sent plus plus mauvais, ça sent bon comme le linge quand il sent beau, ça sent le prince et le cheval du prince même si c’est vrai des fois les chevals ça sent pas la rose à cause de leur caca par terre lol, c’est un peu la même odeur que la soupe de navets qu’on mange dans les plats de bols creux et c’est pire quand elle est froide parce que il y a dans l’air, et la princesse elle sait pas comment ça se fait, une sorte d’odeur de cheval qui avrait fait la nouba toute la nuit dans une fête de chevals fous, ça sent comme la sueur de cheval et des fois souvent, ça reste dans les habits l’odeur comme dans les habits de son papa le roi qui a enfin déjà bientôt fini sa soupe, la princesse le sait parce qu’il y a de la soupe dans sa barbe blanche et que sa couronne est un peu de travers lol alors il fait une drôle de tête quand il la voit la princesse et lui demanda alors tu as fini de rêver aux corneilles et puis il se met à secouer son gros corps en rigolant de plus belle même si avant il riait pas, d’ailleurs elle a jamais bien compris cette expression à fond de plus belle, parce que c’est un roi donc c’est un garçon donc on devrait dire de plus beau et pas de plus belle mais peut être qu’elle se demanda si comme on était dans le pays moyen beau peut être alors probablement qu’on avait sûrement pas le droit de dire le mot beau et qu’il fallait dire belle à la place, alors la princesse elle a dit que la soupe elle était belle et que la nappe sur la table du grand salon face à la cheminée qui flambait d’un feu de chênes aussi elle était belle et pas beau parce que la soupe et la nappe c’était des filles même si en réalité la nappe elle était moche parce que c’était pas sa mère qui l’avait cousue, c’était la voisine du château du roi (donc son père à la princesse vous me suivez lol) en fait qu’il l’avait faite la nappe mais la reine elle faisait croire que c’était elle parce qu’elle était jalouse en secret de la voisine qui faisait des grands yeux de crapauds quand elle regardait le roi pour la première fois la dernière fois qu’elle était venue prendre le thé avec toute sa cour et les servantes qui portaient leurs propres assiettes à thé avec les coupes à thé et plats de bols à thé aussi bref avec tout le toutim lol de la cour, d’ailleurs c’était bizarre qu’il y avait deux châteaux à coté parce que du coup il y avait deux rois et deux reines alors la princesse elle pleurait d’un coup à table et le roi se met en colère parce qu’il croyait qu’elle pleurait parce qu’elle avait plus de soupe dans son plat de bol à soupe parce que dans ce château ils avaient pas de plat de bol à thé classes et luxueux comme chez les voisins, la princesse du coup elle se dit qu’elle était pauvre et pleura encore plus davantage de plus belle car elle imagina dans sa tête que la voisine de la reine, c’est à dire l’autre reine, pas sa mère mais la mère de l’autre princesse elle se régalait dans les fêtes où il y avait du thé de plus belle, demain la voisine elle vient il dit le roi parce que sa colère était calmée, elle vient prendre un bol de soupe dès que le ciel est comme la couleur des lilas du jardin et comme les lilas c’est des fleurs, la princesse elle regardait la fenêtre à travers et elle voya qu’il y avait des lilas blanches et des lilas mauves alors elle se demanda dans elle quelle couleur le ciel devrait être demain blanc ou mauve pour que la voisine du roi et de la reine vient avec ses servantes et tout le toutim lol et peut être qu’elle viendrait avec la princesse voisine qu’elle connaissait pas encore vu qu’elle l’avait jamais vue, peut être ça serait un copine princesse mais elle rota donc elle arrêtait de penser à la soirée de demain avec les rois, les reines et les princesses royales alors elle voula aller se coucher dans son lit et comme son lit était dans sa chambre elle monta les escaliers avec sa robe de princesse qui la suivait comme une ombre de chien sur les marbres en marche de l’escalier du château en se demandant à quelle heure le ciel est blanc et vers quelle heure le ciel est mauve c’est pour ça qu’elle regarda encore les lilas de sa chambre (parce qu’elle est arrivée dans la chambre maintenant pendant qu’elle se demandait tout ça et que la punition du roi était annulée vu qu’il s’était calmé avec la belle soupe de navets) pour bien retenir les couleurs blanches et les couleurs mauves dans sa tête pour demain mais elle pouvait pas parce que maintenant il faisait le noir du soir et les lilas on les voit plus en fait à cette heure qu’il est maintenant alors elle rentra dans son lit tout mou des plumes des oiseaux avec des fois des plumes qui sortaient et qui lui piquaient les fesses lol c’est pour ça qu’elle dorma en guenilles pour éviter la fesse de lui piquer encore plus pendant le réveil le lendemain pendant lequel elle se faisait réveiller par les oiseaux de la forêt qui forçaient pour parler plus fort que les grenouilles et les crapauds des marécages mais aussi elle entendait la porte du château frapper trois coups toc toc toc c’était le signal de la princesse et en effect le ciel était blanc comme le lait des biquettes de la cour qui font le fromage de chèvre avec leurs tétés pour leurs bébés biquettes ou des fois c’est des garçons biquettes aussi et aussi surtout blanc comme les lilas de la cour (les lilas blancs du coup parce que les mauves c’était pas l’heure et c’était les autres lol), elle pensait à ça la princesse quand la voisine arriva dans le hall du château, elle était avec ses servantes du toutim lol et avec un prince au lieu d’une princesse, en fait c’était le prince qu’elle rêvait depuis le début qu’était son voisin alors ils se marièrent, ils vivaient heureux et avaient beaucoup d’enfants. Fin.
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C'est beau comme de la moisissure sur une crotte de chien oubliée sous une voiture sans pneu au bord d'une route des vacances en plein mois de mars sur laquelle tombent des gît-boulets de canon de campagne comme le pâté !
Et encore, j'éxagèe un peu quand même...
On jurerait entendre dans sa tête, lorsqu'on se force à lire, la narration de Shrek si Alain Chabat, pris d'une fureur de recordman du Guinness Book, s'était acharné à coups de boule contre les objets les plus contondants de la collection privée de Maxime Chattam. Le style évoque la confession d'un homme qui, intoxiqué par le sniffage compulsif de boules de naphtaline, tenterait de témoigner chez Faustine Bollaert avec la cohérence nerveuse d'une mouche contre une vitre. Quant au lien avec la thématique "l'enfer des notifications", le gratin des pontes de l'épistémologie va encore plancher dessus pendant des millénaires. Je propose qu'on disqualifie le texte pour hors-sujet, à moins que quelqu'un dans les commentaires arrive à trouver le rapport. Et je ne parle pas de rapport psychiatrique émanant d'une haute autorité liée à l'Organisation Mondiale de la Santé.
Et je n'ai pas la moindre idée expliquant pourquoi la miniature n'a aucun lien avec l'illustration du texte.
Ah si, j'ai confondu avec la miniature du texte de demain. Je m'en vais la remplacer de suite. Désolé, le travail à la chaîne et la pratique des trois huit quand on enchaîne les trois huit, expliquent la confusion
Voilà qui est fait. Ce que je raconte dans les commentaires précédents devient aussi incompréhensible que le texte. Mais il fort probable que ce soit pareil pour mes commentaires suivants.
J'arrive pas. Aprés une journée là a taffer c'est au dessus de mes forces. J'ai lu les quinze première lignes mais bon. Donc pas d'avis à donner, a part que si c'est lui qui devient Grand Chambellan en ayant fait hors sujet, un peu les boules quand même !
Ne te fais pas de souci. Avec un tel pseudo, tu n'as qu'à faire circuler la rumeur que l'auteur de ce texte est Emmanuel Macron pour le discréditer. Ce qui semblerait assez raccord avec son discours de Davos.
Pour moi, ce texte, en terme de qualité littéraire et portée philosophique, vaut celui d'Anastasia, à peu de choses près et bien qu'ils ne boxent pas dans la même catégorie.
Anastasia qui, d'ailleurs, ne s'est pas mordu les lèvres une seule fois, ce qui est un grave manquement à l'étiquette, mais passons.
Pâr cheu moâ, on dit "Vazy dégueule tout, on triera".
Bon, ben, trions...
Manu, franchement, le bloc compact de ton texte rebute... mais je me suis obligée à le lire en hommage au dernier livre sans une marque de ponctuation que j'ai lu et que j'ai tant aimé - Attaquer la terre et le soleil.
(Et aussi parce que tu t'appelles Manu comme mon frère et comme Manu Larcenet, alors t'es sans aucun doute un mec sympa).
Et je rejoins la troupe, le texte semble écrit par une fillette en phase maniaque et sous cocaïne (j'ai vraiment écrit ça ?).
J'aime bien les auto-références, comme la soupe de navets qui revient régulièrement, j'aime bien les digressions de "pensées simplistes et tendres", j'aime même bien l'idée de cette écriture.
En fait, je comprends l'exercice de style mais c'est trop dense, trop touffu, too much et j'arrive pas à trouver le message dans tout ça.
Sorry...
Parfois faut éviter d'écrire juste pour dire d'écrire.
Après c'est un texte de merde les amis, enfin semble t'il revendiqué comme tel. J'ai lu encore un bout, je vais peut être le finir d'ici la fin de semaine a raison de 5 lignes par jour (mais rien d'euphorisant).
Donc pour un texte de merde il est tout à fait réussi même si je trouve un peu facile de plaquer la "merde" sur le style. Puis j'ai commis un texte presque dans la même veine qui parait dans deux semaines, donc je sais de quoi je parle.
Bref en exercice de style de merde c'est de la bonne. Par contre je vois pas trop le parallèle avec le texte 'Anatasia, qui était vivant, marrant, agréable à lire, juste tout l'opposé de celui ci à mon sens. Je suppose qu'on a tous des attentes différentes (moi clairement : si j'accroche pas aprés 15 lignes ça devient compliqué)
un conte de fée aussi foireux et foutraque, régal galeux pour les yeux et l'esprit embué d'images aussi magiques qu'ici : un delice !
et cette fin finalement parfaitement bâclée : du grand art de M !
Un texte puissant, fort en testostérones et oligoélément, et qui fait réfléchir sur notre conditions de future pourriture avec de la terre dans les yeux...j'avoue avoir mal dormi après lecture de ce brulot, envie de mourir, me pendre, me couper le zob. Attention a l'auteur de ne pas tomber dans l'enfer des drogues toutefois, il existe de puissant narcotique vendu légalement en pharmacie qui feront l'affaire pour ses pathologies
Ça y est j'y suis arrivé enfin je crois.
Mon commentaire final en trois lettres :
lol
> Manu : sous les apparences voulues d'un TDM se cache une métaréflexion sur les contes de fées, la littérature et l'écriture elle-même. J'ai beaucoup aimé, en lisant avec ce paramètre en filigrane. Au début je pensais que tu voulais battre le record de la phrase la plus longue (je en sais si tu y es parvenu), mais si je dois faire un petit reproche, c'est que j'ai compté 32 virgules (c'est 40 de trop) qui casse un peu la magie du texte, d'autant que je pense que tu n'as pas eu conscience de l'usage de certaines, placées manifestement par un réflexe syntaxique, qui montre en outre les efforts que tu as dû faire pour pondre ce texte contre-(ta)-nature.
Tu as également vraisemblablement fait le choix du "hors-sujet", peut-être un peu par provocation, peut-être pour rendre plus merdique ce TDM, mais en réalité, ta référence aux Notifications et à leur enfer est crypté dans une sorte de "troisième degré". Alors je vais trahir le secret : l'enfer des Notifications est bien présent dans ce texte, mais alors que nous nous attendions à la version moderne que nous connaissons (de ces notifications, je le précise inutilement pour faire comme dans ton texte et lui rendre un petit hommage), tu as transposé le principe des Notifications dans cet univers passé que tu as créé. Et oui ! Dans cet univers, la Notification, c'est la soupe aux navets, qui surgit intempestivement, rappel à l'ordre la Princesse, lui impose un rythme et la contraint... comme le fond à notre égard les Notifications modernes. Donc un seul mot : bravo !
* rappelle (toujours ce C.O.)...
La cinquième dimension. C'est vrai qu'à la huitième lecture j'ai trouvé une référence au désespoir Kierkaargdien et à la douzième une lecture transverse sur l'humour a l'époque de la Soupe aux Choux.
Alors mille fois désolé a l'auteur de ce chef d'oeuvre c'est mon esprit de butor qui ne m'a pas permis de l'apprécier a sa juste valeur paradigmatique.
C'est juste une manifestation de la décohérence de la bouillie quantique. Ce texte probabiliste initialement a vu une propagation de l'effondrement de sa fonction d'onde pour se cristalliser de la sorte. Je ne voterai pas pour Manu pour Grand Chambellan du Prout mais pour le prix Nobel de physique 2026.