LA ZONE -

un battement de coeur

Le 22/02/2026
par christopher nouvion
[illustration] ressentir le réel de l'irréels
Chapitre I — Le silence après elle
INT. LABORATOIRE - NUIT
Le néon grésille au-dessus de la paillasse, projetant des éclats froids sur les instruments en inox.
Samuel s’avance, les mains tremblantes, le cœur battant comme un tambour sourd contre ses côtes.
Chaque pas résonne dans le vide, chaque respiration s’écrase contre le silence.
Il y a des semaines que l’accident est arrivé, mais la pièce semble encore retenir l’odeur de sa présence.
Un mélange de parfum, de café, et de douleur.
Il effleure du bout des doigts un bécher abandonné.
Ses souvenirs s’entrechoquent.
Elle était là. Juste là, à lui sourire, à corriger ses notes d’un geste doux.
Le toucher de sa main, la chaleur de son souffle.
Et maintenant… rien.
Rien que ce silence qui hurle.
Samuel se laisse tomber sur la chaise de bureau.
Les dossiers sont éparpillés, des notes griffonnées à la hâte, des schémas incomplets.
Il attrape un stylo, mais l’écriture tremble, échappe à ses doigts.
Les chiffres dansent sur le papier comme s’ils savaient qu’elle n’est plus là.
Un bruit derrière lui.
Un cliquetis.
Il se retourne brusquement.
Rien.
Juste le reflet d’une silhouette dans la vitre du laboratoire.
Il jure qu’il a vu ses cheveux flotter dans la lumière froide, qu’un sourire s’est effacé trop vite pour être réel.
VOIX OFF - SAMUEL
(haletant, presque un murmure)
Amélia…
Il se lève, avance vers le reflet.
Sa main passe à travers la vitre.
Vide.
La sensation de vide l’envahit, plus forte que la peur.
Le laboratoire est un tombeau, mais il refuse de fermer la porte.
Chaque objet, chaque note, chaque souvenir devient un morceau d’elle, et il refuse de les laisser partir.
Il s’assoit devant l’ordinateur, allume l’écran.
Les données clignotent.
Tout semble normal. Trop normal.
Et pourtant, dans un coin de son champ de vision, quelque chose bouge.
Une ombre qui n’a pas sa place.
Une silhouette qu’il connaît par cœur.
FLASHBACK - SOUVENIR
Amélia rit, penchée sur un microscope.
Le bruit léger de ses bottes sur le carrelage, la lumière dans ses yeux.
Samuel tend la main, elle la prend.
Le monde est simple, plein d’ordre et de certitude.
Et puis… l’accident.
FIN DU FLASHBACK
Il ferme les yeux, tente de respirer.
Mais la chaleur revient.
Le parfum d’Amélia dans l’air, sur sa peau, dans ses cheveux imaginaires.
C’est un frisson nerveux qui lui parcourt le dos, un mélange de désir, de deuil et de folie naissante.
Une lumière clignote sur l’instrument à côté de lui.
Il s’en approche.
Et là, dans le reflet métallique, il la voit.
Assise sur la paillasse, exactement comme elle était, un sourire fragile, presque implorant.
Samuel recule.
Le cœur battant.
Impossible.
Et pourtant… tangible.
Elle tend la main vers lui.
Il sent un frisson parcourir son bras, un mélange de peur et de désir.
Un battement de cœur qui n’est pas le sien.
VOIX OFF - SAMUEL
(suppliant, haletant)
Amélia… tu es là. Tu es là, je le sais…
Elle disparaît, comme un souffle dans le néon grésillant.
Mais le laboratoire n’est plus le même.
Chaque instrument, chaque reflet, chaque ombre devient une promesse de son retour, ou un piège de sa mémoire.
Samuel sait qu’il est seul, et pourtant… il ne l’est plus.
Il s’assoit sur le sol, les genoux contre sa poitrine, et ferme les yeux.
Le néon continue de grésiller.
Le silence hurle.
Et quelque part, entre le battement de son cœur et l’ombre sur la vitre, Amélia est là.
Le temps s’étire.
Chaque seconde devient un souvenir, chaque souffle une promesse.
Samuel, pris entre le réel et l’irréel, comprend que rien ne sera jamais plus pareil.
Chapitre II — La mémoire des corps
INT. LABORATOIRE - JOURNAUX D’OBSERVATION - MATIN
Samuel est assis devant l’écran d’un ordinateur, les yeux rougis par des nuits blanches.
Il parcourt les données qu’il a accumulées depuis des semaines.
Tout est propre, mathématique, rationnel.
Et pourtant, il a l’impression que chaque graphique, chaque chiffre, respire.
Comme si les cellules, les machines, les molécules se souvenaient d’elle.
Ses mains tremblent.
Il saisit une photo sur le bureau : Amélia, cheveux tirés en arrière, souriant vers lui.
Ses doigts effleurent le papier glacé.
Un frisson lui remonte le bras, la chaleur de sa main imaginée contre la sienne.
FLASHBACK - SOUVENIR INTENSE
Amélia ajustait un microscope.
Samuel l’observait, silencieux, fasciné.
Elle se pencha et lui murmura une explication, ses lèvres frôlant presque les siennes.
Un geste innocent, scientifique, mais qui brûlait ses veines.
FIN DU FLASHBACK
Le téléphone sonne.
Samuel sursaute, comme si la sonnerie venait de l’intérieur de son crâne.
Il décroche.
Silence.
Puis un souffle léger, presque inaudible, une voix familière :
— Samuel…
Il serre le combiné, le cœur en vrac.
Impossible.
Amélia est morte.
Et pourtant… tangible.
INT. LABORATOIRE - TABLEAU BLANC - JOUR
Il se lève, marche vers le tableau.
Il commence à griffonner des formules, des schémas, des notes sur les interactions cellulaires, les mémoires corporelles, les traces d’énergie dans le cerveau.
Chaque ligne devient une carte de sa mémoire et de son absence.
Les chiffres deviennent des fantômes.
Samuel s’arrête.
Il ferme les yeux.
Et sent quelque chose effleurer son épaule.
Un souffle chaud.
Un parfum familier.
Il se retourne.
Rien.
Mais il sait qu’elle était là.
VOIX OFF - SAMUEL
(haletant, murmure)
Elle est dans chaque cellule… dans chaque souffle…
Il se prend la tête entre les mains.
La science ne peut expliquer ça.
Et pourtant… il sent son pouls contre le sien, comme si le monde entier battait au rythme de son absence.
INT. LABORATOIRE - PAUSE CAFÉ - JOUR
Il verse le café, les mains tremblantes.
La vapeur monte, et dans ce nuage flottant, il croit voir son visage se dessiner.
Un sourire fragile.
Un clin d’œil.
Et puis… disparu.
Il titube vers la fenêtre.
Le soleil frappe le verre.
Des ombres se déplacent dans le reflet.
Elle est là, derrière lui, immobile.
Il tend la main, et cette fois, il touche sa manche.
Le tissu glisse contre ses doigts, et son cœur s’emballe.
FLASHBACK - MÉMOIRE SENSORIELLE
Amélia se penche, passe une main sur la paillasse, laissant une trace de chaleur.
Samuel frissonne, le corps crispé.
C’est une mémoire physique, presque palpable.
Chaque objet qu’elle a touché reste chargé d’elle.
FIN DU FLASHBACK
Samuel tombe à genoux devant la table.
Il respire fort, haletant, les doigts sur ses tempes.
Chaque battement de son cœur semble appeler le sien, perdu quelque part entre la vie et la mort.
VOIX OFF - SAMUEL
(suppliant, brisé)
Reviens… même si ce n’est qu’un souffle, une ombre… reviens…
Le laboratoire semble retenir son souffle.
La lumière clignote.
Les machines bourdonnent.
Et quelque part, derrière un rayon de soleil, un frisson familier.
Une présence tangible.
Amélia est là.
Samuel ferme les yeux.
Il sait qu’il ne peut pas expliquer ce qu’il ressent.
Mais il peut sentir, toucher, respirer le fantôme d’elle.
Et c’est suffisant… pour le moment.
Chapitre III — Rémanence
INT. LABORATOIRE - NUIT
La pluie tambourine contre les vitres.
Le laboratoire est plongé dans l’obscurité, éclairé seulement par l’écran d’ordinateur et le néon grésillant au plafond.
Samuel est penché sur ses données, les yeux injectés de sang, les doigts crispés sur la souris.
Les graphiques se répètent, se superposent, se distordent.
Un clignotement dans l’écran attire son attention.
Quelque chose n’est pas normal.
Une ligne, insignifiante la veille, se déplace toute seule.
Puis une autre.
Puis tout le graphique semble respirer.
Il recule, le souffle court.
L’écran clignote encore.
Et dans ce clignotement, il croit voir son visage.
Un sourire fragile.
Un regard qui le fixe.
Amélia.
VOIX OFF - SAMUEL
(haletant)
Non… ce n’est pas possible… ce n’est pas possible…
Il se lève, renverse sa chaise.
Le cliquetis résonne dans la pièce vide.
Chaque objet semble lui parler, chaque ombre devient une silhouette.
INT. LABORATOIRE - PAUSE
Samuel marche, nerveux, ses mains sur le visage.
Le parfum d’Amélia revient, subtil, presque suffocant.
Il tourne sur lui-même.
Rien.
Mais il sait qu’elle est là.
Une lumière clignote sur un appareil.
Il s’approche.
Dans le reflet métallique, il la voit, assise sur la paillasse.
Elle penche la tête, son regard croise le sien.
Elle sourit, presque implorante.
Samuel tend la main.
Il la touche.
Le contact est froid, puis chaud, impossible à expliquer.
Son souffle se mêle au sien, un battement double.
FLASHBACK - SOUVENIR
Amélia posait ses mains sur le clavier, ajustant les paramètres d’un protocole.
Samuel l’observait, fasciné.
Le moindre geste, chaque frôlement, restait gravé dans ses sens.
Il pouvait encore sentir la chaleur de sa peau, la pression de ses doigts.
FIN DU FLASHBACK
Il recule, effrayé.
Elle disparaît.
Mais le parfum, le souffle, la sensation de sa présence restent.
Chaque instrument, chaque reflet devient une mémoire, une rémanence.
INT. LABORATOIRE - CORRIDOR
Samuel marche dans le corridor, les mains tremblantes, les paupières lourdes.
Des bruits étranges l’accompagnent : un cliquetis derrière lui, un souffle, un murmure.
Il se retourne.
Rien.
Mais une ombre passe, trop rapide pour être humaine.
VOIX OFF - SAMUEL
(à voix basse, haletant)
C’est elle… c’est toi… je le sais…
Il se précipite vers le laboratoire principal.
Tout semble normal, trop normal.
Et pourtant… il sait que quelque chose a changé.
Une main sur son épaule.
Il sursaute.
Elle est là.
Son parfum, sa chaleur, son regard tangible.
— Samuel…
Il chancelle.
Impossible.
Il ferme les yeux, tente de respirer, mais chaque battement de cœur résonne dans ses tempes.
INT. LABORATOIRE - BUREAU
Il tombe sur la chaise, la respiration saccadée.
Ses notes, ses dossiers, tout devient illisible, brouillé par la peur et l’obsession.
Chaque objet semble retenir une partie d’elle, chaque ombre devient un fragment de mémoire.
Il sent son souffle sur son cou.
Un frisson nerveux parcourt son dos.
Le réel et l’irréel se mélangent.
Il sait qu’il ne peut plus distinguer l’un de l’autre.
VOIX OFF - SAMUEL
(suppliant)
Ne pars pas… reste… reste ici…
Une lumière clignote sur l’écran.
Le graphique se tord encore.
Et dans cette distorsion, il la voit sourire.
Il tend la main.
Le temps semble se suspendre.
Et Samuel, pris entre le battement de son cœur et la rémanence d’Amélia, comprend qu’il n’existe plus de frontière entre eux.
Chapitre IV — Les battements d’un cœur étranger
INT. LABORATOIRE - NUIT
Le néon clignote, oscillant entre lumière blanche et ombre presque noire.
Samuel est debout au centre du laboratoire, le souffle court, les mains crispées sur le bord d’une paillasse.
Chaque instrument vibre, comme si la pièce elle-même respirait.
Il ferme les yeux.
Le battement de son propre cœur devient un tambour lourd dans sa poitrine.
Puis un autre battement surgit, distinct, plus rapide, plus profond…
Pas le sien.
Le battement d’un cœur qui n’aurait jamais dû être là.
VOIX OFF - SAMUEL
(haletant, effrayé)
C’est toi… je le sens…
Il tourne la tête.
Amélia est là.
Assise sur la paillasse, immobile, presque irréelle.
Ses yeux plongent dans les siens, fixés avec une intensité qui fait vibrer Samuel jusqu’au bout des doigts.
Il avance lentement, comme dans un rêve.
Chaque pas résonne dans la pièce vide.
Son souffle se mélange au sien, une cadence impossible à ignorer.
Le parfum d’Amélia envahit la pièce, le pousse à trembler.
Chaque frôlement de sa main contre un instrument devient une décharge électrique.
FLASHBACK - MÉMOIRE SENSORIELLE
Amélia ajuste le microscope, et Samuel sent le contact de sa main sur la sienne.
Un frisson parcourt son corps, une tension qu’il n’avait jamais connue, ni ressentie.
La science disparaît. Il n’y a plus que lui et elle, la proximité, le souffle, le battement.
FIN DU FLASHBACK
Il tend la main vers elle.
Elle ne recule pas.
Un frisson le traverse, un mélange de peur et de désir.
Son cœur s’emballe.
Le sien et le sien à elle, battant à l’unisson, ou presque.
INT. LABORATOIRE - TABLEAU BLANC
Samuel écrit frénétiquement, griffonne des équations et des diagrammes.
Chaque trait devient une tentative de comprendre l’inexplicable, de rationaliser l’impossible.
Mais ses mains tremblent, son esprit s’emmêle.
Chaque chiffre, chaque formule, semble murmurer le nom d’Amélia.
Une main invisible effleure son épaule.
Il sursaute.
Elle est là.
La chaleur de sa peau, la tension dans son regard, l’écho de sa voix qui résonne dans sa tête.
— Samuel…
Son souffle se mélange au sien.
Il ferme les yeux, frissonne, tremble.
La réalité se distord.
Chaque objet, chaque reflet devient un pont entre la vie et la mort, entre le tangible et l’imaginaire.
INT. LABORATOIRE - SOL
Samuel tombe à genoux, les mains sur son visage.
Il sent sa présence autour de lui, dans chaque vibration de l’air, chaque ombre.
Les battements de cœur se mêlent.
Le sien, celui qu’il croit être le sien… et le sien à elle.
Il ne sait plus distinguer lequel est réel.
VOIX OFF - SAMUEL
(suppliant, haletant)
Reste… juste un instant… juste ici…
Le néon clignote encore.
Une goutte de pluie tombe sur son bras, mais il croit sentir une main chaude la rattraper.
Il lève les yeux.
Elle est là, tangible, presque réelle.
Le battement de son cœur devient une musique, un rythme impossible à ignorer.
Samuel comprend quelque chose d’essentiel :
Il ne peut plus fuir.
Il ne veut plus fuir.
La frontière entre la vie et la mort, entre le désir et le deuil, s’est effacée.
Elle est là.
Et pour la première fois depuis l’accident, Samuel accepte de sentir, pleinement, sa présence.
Le laboratoire retient son souffle.
Chaque instrument, chaque reflet, chaque ombre devient une note de cette symphonie invisible.
Et dans ce mélange de peur et d’extase, Samuel se laisse tomber dans le vertige de la rémanence d’Amélia.
Chapitre V — La frontière
INT. LABORATOIRE - AUBE
La nuit se défait lentement.
Un halo gris filtre à travers les stores, blanchissant le métal des instruments.
Samuel n’a pas dormi.
Ses yeux sont secs, brûlés par des heures de veille.
Sur la paillasse, des carnets ouverts, des schémas griffonnés, une tasse de café renversée.
Le silence est presque trop propre.
Il se lève, chancelant.
Ses pas résonnent dans la pièce vide.
Tout est en ordre, rangé comme s’il voulait conjurer le chaos.
Mais sous ce vernis d’organisation, il sent la vibration familière, ce souffle ténu qu’il reconnaîtrait entre mille : elle.
VOIX OFF - SAMUEL
(fatigué, presque calme)
Je sais que tu es là… quelque part.
Il regarde autour de lui : les reflets dans les vitres, la poussière qui danse dans la lumière.
Rien ne bouge, et pourtant tout semble attendre.
Il pose la main sur le clavier.
L’écran s’allume ; les données apparaissent.
Les lignes sont stables, pour la première fois depuis des jours.
Pas de pulsation parasite, pas d’anomalie.
Le calme absolu.
Il reste immobile un long moment.
Puis un clignotement.
Un seul.
Une valeur minuscule s’affiche : 1 battement.
Samuel sourit à peine, un rictus imperceptible.
Ce n’est peut-être qu’un bruit électronique, une interférence.
Ou un signe.
FLASHBACK - L’ACCIDENT
Le cri des alarmes.
La fumée.
Amélia, étendue sur le sol, les yeux ouverts mais déjà ailleurs.
Samuel qui la serre contre lui, le sang, la lumière blanche, le monde qui s’éteint.
FIN DU FLASHBACK
Il rouvre les yeux.
Le laboratoire est silencieux.
Mais il sent, dans la cage de sa poitrine, un battement qui n’est pas tout à fait le sien : plus lent, plus doux, un écho d’elle.
Il s’assoit, ferme les yeux, respire.
La frontière entre ce qu’il croit et ce qu’il sait n’existe plus vraiment.
Il ne cherche plus à comprendre.
Il écoute.
Un léger courant d’air traverse la pièce.
Une feuille se soulève, retombe.
L’odeur du café froid se mêle à un parfum léger, familier.
VOIX OFF - SAMUEL
(à peine audible)
Si tu es là… reste.
Pas pour toujours.
Juste… encore un peu.
Rien ne répond.
Mais la pièce paraît plus chaude, comme si quelqu’un venait d’entrer.
Samuel sourit, un sourire triste, presque paisible.
Il attrape son carnet, écrit lentement :
La mémoire est un corps. Elle respire, elle saigne, elle survit.
Il referme le carnet, éteint l’écran, s’appuie contre le dossier de la chaise.
Le jour se lève complètement.
Le laboratoire redevient un simple lieu de travail, froid, neutre.
Un dernier battement résonne dans sa tête.
Puis le silence.
COUPE.

= commentaires =

René de Cessandre

Pute : -246
    le 21/02/2026 à 14:09:39
Que c'est long, que c'est long ! (pour parodier Mac Mahon).
Mais putain, on a compris que c'est elle, que chaque stylo, instrument de labo, l'écran d'ordi... est empreint de son souvenir-présence !
Pourquoi toujours nous rabâcher la même scène en boucle ?
Au début j'ai cru à un remake de "Dragonfly", et c'en est peut-être un.
Une question surnage au-dessus de cette inondation de répétitions : comment peut-on gâcher une écriture prometteuse de la sorte ?
On ne peut même pas parler de "fantastique" : on assiste plutôt là à un phénomène hallucinatoire sur fond d'ecmnésie.
Une seule conclusion s'impose : il est urgent de créer la Section TPDM : nous tenons là un sérieux prétendant à la victoire.
René de Cessandre

Pute : -246
    le 21/02/2026 à 14:38:49
... mais ce texte concourt peut-être pour l'AAT TDM ? Les notifications, ce sont les "manifestations" à répétition d'Amélia ? Je n'avais pas compris ?
Lapinchien

lien tw yt
Pute : 352
à mort
    le 21/02/2026 à 17:35:39
Après plus d’une semaine d’un déluge de textes de merde traitant plus ou moins tous de la thématique de l’enfer des notifications, on a tendance à voir des textes de merde partout. C’est un peu comme une persistance rétinienne après avoir fixé trop longtemps le soleil, une brûlure cognitive qui transforme chaque ligne de dialogue en un bruit blanc insupportable. Je commence d'ailleurs à comprendre pourquoi ceux qui matent tout le temps Pascal Praud sur CNews croient voir des islamistes et des wokes partout, tant l’exposition prolongée à la vacuité finit par engendrer des hallucinations paranoïaques. En réalité, ce Samuel n'est autre que Samuel Étienne, errant dans les studios déserts de France 3 pour tenter de convoquer le spectre d'une ancienne candidate de "Questions pour un champion" dont il ne peut oublier la vivacité intellectuelle. Ce laboratoire n'est qu'une métaphore de son plateau télé, où les "notes griffonnées" remplacent ses fiches de questions et où le "cliquetis" des instruments n'est que l'écho fantomatique des buzzers qui ne résonnent plus. Il cherche désespérément à ressentir le réel de l’irréel, transformant une simple nostalgie de prompteur en une tragédie métaphysique où le fantôme d'Amélia n'est que l'allégorie d'une audience en chute libre qu'il tente de retenir par la seule force de sa névrose.
Nino St Félix

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Pute : 189
    le 21/02/2026 à 19:19:38
Putain la purge. J'ai même pas réussi à finir donc désolé si ça devient quelque chose a la fin. Mais là j'ai lu la même scène 5 fois d'affilée. Donc SPOILER pour ceux qui lisent les commentaires d'abord. Donc en gros c'est un gars il est dans un laboratoire et il se souvient de sa meuf et il touche des objets dans le laboratoire et ça fait des flashvacks de sa meuf et il est dans un laboratoire et il se souvient de sa meuf et ... Non mais en fait c'est une blague ? Ou alors je suis juste définitivement hermétique a ces histoires d'amour cucugnangnan, je te touche tu me frôle ça sent le désespoir et la cigarette est-tu là comme tu me manques mon cœur tremble. Bouh allez c'était le thème de l'AAT, au crédit de l'auteur.

Mais la forme, la c'est le coup de grâce. Déjà le retour a la ligne façon retour chariot compulsif : non non arrêtez merde on est pas sur LinkedIn ici.

Ensuite ok c'est sans doute volontaire de faire une mise en forme script/scénario et de bourriner en mode écrivain qui se touche la nouille a l'intérieur. Mais du coup c'est ni du lard ni du cochon. J'imagine le réalisateur qui va vouloir mettre en image le parfum de café et de cigarette. Un scénario ne s'écrit pas comme une romance. Le mélange des deux, formellement, me fout un peu la gerbe.

Desolé pour le lance flamme mais là c'est trop pour moi

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