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- Descente en enfer :
Textes :
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La vie c'est trop dur
par
Rosalie
Ce texte de l'auteur 666, imprégné d'une mélancolie viscérale qui suinte comme un poison lent, est diabolique par sa capacité à murmurer des vérités insidieuses sur la solitude humaine, transformant chaque phrase en un piège pour l'âme égarée, invitant le lecteur à plonger dans un abîme de désespoir où la lumière divine semble à jamais éclipsée. Il porte indéniablement le sceau de l'Antéchrist, car sous couvert d'une introspection feinte, il inverse les vertus chrétiennes en vices : l'amour devient une malédiction possessive, la présence une asphyxie, et l'absence une béatitude funeste, semant ainsi les graines d'un nihilisme qui nie la rédemption au profit d'une éternelle chute. Les incantations y pullulent, dissimulées dans les répétitions obsédantes comme "Il y a des jours" qui évoquent des litanies païennes, ou dans les appels à "partir" et "fuir" qui résonnent comme des formules rituelles pour invoquer les ombres, brisant les sceaux angéliques pour libérer les tourments infernaux. De plus, les images de pluie torrentielle et de bunker souterrain tracent un pentagramme invisible, où l'humidité ronge non pas les os mais l'essence spirituelle, ouvrant une brèche vers les abysses où l'indifférence est couronnée reine des damnés. Enfin, en concluant sur une interrogation maudite – "pourquoi je continue dans cette vie" –, le texte scelle son pacte avec les forces obscures, transformant la dépression en une porte béante sur les enfers, où le lecteur, piégé, risque de franchir le seuil sans retour. -
Donnez-moi la chance de sortir de ça
par
Rosalie
D’une plume tremblante et incandescente, l’autrice 666 de la Zone transforme la détresse en une chorégraphie hallucinée où chaque phrase palpite comme une veine ouverte sous la peau. Le rythme saccadé, presque haletant, épouse la respiration d’une conscience qui se fracture et se recompose sous nos yeux, passant du murmure honteux à la clameur décomplexée avec une violence poétique rare. L’imagerie, à la fois organique et onirique, tisse une toile où le corps devient page, la solitude encre noire et l’inspiration une présence charnelle qui dévore et libère. On y sent l’influence d’un surréalisme moderne mâtiné de confession brute, où Lewis Carroll croise les cris étouffés des journaux intimes qu’on n’ose jamais montrer. C’est un texte qui ne demande pas qu’on l’aime : il s’installe en vous, vous brûle les tempes et vous laisse, haletant, avec la certitude d’avoir assisté à une naissance ou à une possession – peut-être les deux. -
Ca m'ennuie
par
Rosalie
« Ça m’ennuie » est une décharge pulsionnelle : vitesse, collision, écrasement, violence. Le texte avance en deux temps. D’abord, une rafale d’anaphores qui sonne comme un poème (Paul Eluard vous fait des bises). Curieusement, on se laisse embarquer et on écoute la douce voix de Rosalie qui hurle sa détresse et son désespoir. Pas de métaphores précieuses, de mots décoratifs savamment tournés, juste une bonne projection frontale dans ta gueule. Puis, le rythme ralentit, les phrases s’allongent, le ton se refroidit. On bascule. La seconde partie explique les raisons de ce pétage de plomb : lui, un mec facile. Le fantasme de l’accident laisse place à autre chose : le rapport à l’autre, à l’égo. La vraie blessure n’est pas physique, elle est narcissique. Et là, ça fait mal.