J'ai roulé sur ta mère
(Il pleuvait, j'étais saoul ) :
Ça saignait, c'était mou,
Ça crachait ses viscères.
Le manque de grammaire
M'incommodait surtout ;
Ça gueulait par à-coups
Des phrases très vulgaires.
Elle médite enfin
Les risques du tapin
Sous terre entre les planches.
Moi, j'ai la damnation
Dans mon champs de vision.
Bah, c'est demain dimanche.
Résumé : Second et dernier sonnet tiré de la même ultime archive ZIP, également posté jadis en commentaire sur la "République des livres", le blog d'Assouline, alors encore hébergé sur le site du Monde.
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= commentaires =
Mais mais j'aime beaucoup !
Qualité formelle, punkoïde certes, mais avec du gel dans les cheveux gras ; structure nette et bien binaire comme on aime, encore un sonnet que les Romantiques n'auront pas ; et une chute morale qui fait presque pas de côté de fin de haïku.
Y a même des tripes et ta mère.
parfait. Je chipote juste, je pense que ça aurait sonné mieux si la dernière avait été :
"Bah, demain c'est dimanche."
Mais l'inversion est sans doute volontaire, et même totalement significative de quelque chose, quoi restant la question, ou pas.
Ah si, la question étant : et Assouline, il a kiffé sa race ?
M'étonnerait que j'aie réfléchi très longtemps à ce derniers vers. Mais je le maintiendrais tel quel, je préfère. Pour Assouline, c'est à peine si je me souviens de qui c'était, mais je ne pense pas qu'il interagissait beaucoup avec ses commentateurs, s'il le faisait.
Pas certain que vous déterrez mon meilleur texte, à vrai dire. Ceci dit, j'ai une version musicale tzim boum gramophone duo comique années 30s, bref pas punk.