C’est vrai, je ne dis rien, je laisse des textes ici, et les autres pour qu’ils les commentent, et moi je ne dis rien, je ne commente pas les autres textes, je les lis très peu et très vite, je les tolère déjà, et les consulte sur la page d’accueil, je les regarde et les analyse de loin, et en moi, avec sévérité peut-être, je suis comme ça, il ne faut pas m’en vouloir, je n’ai pas décroché mon diplôme, d’ailleurs, pour faire tout ce qu’on me reproche de ne pas faire, lire, commenter, argumenter, qui suis-je, sauf cette voix intarissable, pas grand-chose d’autre que je voudrais ranger ici, avec mes idées, et mettre de l’ordre dans une vieille affaire, pour ne plus me réveiller tous les matins avec, je voudrais qu’on change mon état et ce que je veux, qu’on me change, peut-on me faire remplacer, par qui que ce soit, et que je sois cet autre, qu’il soit dans une autre ville, avec un métier bien à lui, celui qu’on sait, occupé à ses petites affaires avec ou sans importance, mais des affaires, et qu’il ne soit pas en train de juger ce qu’il fait par rapport à un point de vue qu’il aurait parce qu’il a connu, peut-être, la dépression, peut-être qu’il a connu la dépression oui, ce bonhomme, il n’est pas sans problème, mais va savoir ce que ça pourrait être, ses problèmes à lui, oh ce que j’aimerais savoir, par quoi est-il préoccupé, est-ce qu’il se fait beaucoup de soucis ou il sait que c’est sans importance, je me fais si bien une image pourtant, de ce qu’il pourrait être ce monsieur, il serait plus vieux que moi, peut-être déjà très loin de mes problèmes, au-dessus de tout ça, mais il connait, pour sûr il connait ce que je traverse, il a bien dû s’en sortir alors puisqu’il en est là où il est et il est comme je l’imagine, parfaitement capable de s’en sortir maintenant, avec le temps, il a pris de l’âge, de l’expérience
C’est pour mon expérience à moi que je l’imagine cet alter ego, je le fais aller mieux que moi, il s’en sort
je peux faire avec dans ce cas, même s’il est encore loin de moi dans le temps
au fond je sais que c’est moi, je sais que c’est moi, c’est toujours moi que je mets,
avec le temps j’ai compris, le temps déjà long quand même que j’ai parcouru, grâce auquel donc j’ai compris
que c’est toujours moi,
qui me mets
dans cet état
Résumé : J'ai des idées, oui, des idées, 47 paraît-il mais je n'ai pas compté à vrai dire parce que, au fond, et c'est la vérité, au fond il n'y en a qu'une, tout au fond, une seule, d'idée, que je ne cherche pas, comme font les autres, ceux qui savent, ceux qui sont autorisés, ceux qui n'ont pas fait de dépression ou qui s'en sont sortis, une idée que je ne cherche pas à dissimuler dans des récits élaborés, à noyer sous des concepts, une seule idée, mais profonde, insondable et pourtant je la creuse, creuse, et je n'en aurai jamais fini, c'est pour ça que je n'utilise pas de point, de point final ou même provisoire, il n'y a qu'une seule idée : moi, moi, et mon alter ego qui est aussi moi, comme il se doit
On parle qu’on se sent seul
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= commentaires =
savoureux crossover entre une sorte de prisonbreak mental avec le tatouage du plan de son cerveau haute sécurité dans le cul et retour vers le futur à la fin dans un style intimiste.
ce qui me ferait particulièrement chier la bite dans la confession du début, ce serait que des tas d'autres auteurs de ce site, des centaines de milliers peut-être, s'adonnent à ce jeu de cache-cache parce que jouer à cache-cache c'est fun mais ne pas se déclarer comme participant, surtout si on est des centaines de milliers à ne pas se déclarer, ben ça enlève un peu de la saveur du jeu.
et je rajouterais juste que cette petite apologie de l'ordre est à gerber et rend tout le texte digne d'un bouquin de Gérald Darmanin.
Charly Pratique tente l'antikorbuanisme:
- Texte centré sur lui-même plutôt que sur des portraits
- Remplacement des deux points par la virgule
- Oublie de faire un effort d'écriture
Blague à part, il y a un certain aplomb tout de même à réaliser un commentaire autocentré et le proposer en tant que texte plutôt qu'en commentaire ou post de forum.
Le texte est bordélique et malgré un début de questionnement et de curiosité à l'autre il commence et fini sur lui-même.
Ça ne me plaît toujours.
pas.
C'est facile de pas commenter. Tiens, moi non plus, je vais pas commenter.
Ah, merde.
Le résumé est aussi long que le texte.
Tour de force pour ne rien dire !!!
excellente idée ! Si on jouait au roi du silence plutôt qu'à cache-cache ?
Contre. Continuons le chat-bite mental. On a des champions, ce serait dommage de se priver.
BORDEL? J4AVAIS LU "ON A DES CHAMPIGNONS" ET J4AVAIS BAND2 §
Moi, je vois surtout que tu n'as pas vu que la touche sup était bloquée sur ton clavier
Si ma touche Suppr était restée bloquée sur mon clavier, mon message aurait été aussi vide que ta remarque.
Pas forcément si ce fusse la fin de ton message tu n'aurais supprime que du vide et pas ce qui précédait (sauf si tu avais appuyé sur delete mais ce ne fus sera pas le cas) donc encore une fois GD démontre la suprématie de son intelligence, nonobstant sa méconnaissance des règles profondes et obscures du capslockisme.
Message écrit en fussant caca
La touche Suppr et Delete sont exactement les même touches. C'est quoi votre problème, on vous a refourgué des claviers QWERTY mongols ?
Je servais déjà du cap lock alors que toi tu apprenais difficilement le BA BA de l'orthographe.
Mon premier micro fut un apple 2E.
Super, et moi une fois j'ai dormi chez mes cousin et y'avait de l'orage. D'ailleurs quand tu apprenais le BABA de la popomme, moi je dansais sur ABBA, j'imagine que ça fait effectivement de moi une vilaine bas bleue
Pour Lapinchien :
exact. Ce que j'appelle improprement la touche delete est la touche dite "backspace". Mais l'idée reste la même. Si tu appuies sur "suppr" (ou delete) a la fin de ta phrase, ça va pas la supprimer. Sauf si j'ai effectivement un clavier de mongol, tout s'expliquerait et, le cas échéant, je vous laisserait tailler le gras entre élus.
Dans les débats scientifiques d’une rigueur méthodologique irréprochable en sciences sociales, le préalable épistémologique et heuristique fondamental réside dans l’établissement explicite, systématique et opérationnel du corpus d’hypothèses, ainsi que dans la spécification univoque et conceptuellement stabilisée des définitions du vocabulaire théorique mobilisé.
Dac
Donc, ce que j'en déduis, c'est que dans ton corpus il manquait aussi une spécification methodologique euriclidenne essentialiste.
Car donc "Si ma touche Suppr était restée bloquée sur mon clavier, mon message aurait été aussi vide que ta remarque"
Cela suppose que tu as précédemment repositionné le curseur de saisie au début dudit message. Cette précision n'ayant pas été apporté m'a enduit d'erreur et a causé mon inexcusable écart technico-lexical.
Donc je suis l'oeuf et tu es quand même un peu la poule. Ou l'inverse, qu'importe.
Très cher Nino,
Dans le cadre d’une herméneutique critique radicalement anti-essentialiste, articulant une axiomatique post-structuraliste des régimes discursifs techno-sémiotiques et une phénoménologie transcendantale de l’énonciation clavière, permettez-moi de stipuler, avec une scrupulosité méthodologique quasi-eusébéenne, la proposition ontologico-épistémologique suivante :Je demeure dans une posture d’indifférence ontologique absolue — et ce de façon absolument non-contingente, anhypothétique et purement performative — à l’égard de l’éventuelle véridicité, fausseté ou même de la simple plausibilité heuristique de votre construction théorique relative au repositionnement préalable du curseur de saisie, à la distinction morpho-fonctionnelle entre les touches dites Suppr et Backspace, ou à quelque spécification méthodologique euriclidienne-essentialiste que vous auriez cru pouvoir mobiliser.Le véritable skandalon — le point nodal, le préalable axiomatique que votre corpus a obstinément omis d’intégrer dans son dispositif de stabilisation conceptuelle — réside exclusivement dans l’absence criante, systémique et méthodologiquement indéfendable de rigueur terminologique dont font preuve, de manière quasi-pandémique, l’ensemble des actants interlocutoires quant à la dénomination précise, univoque et opérationnellement stabilisée des touches de clavier.C’est ce flottement sémantique, cette approximation conceptuelle récurrente, cette indétermination onomastique chronique — et non la validité intrinsèque de votre raisonnement — qui constitue le scandale heuristique auquel mon indignation se rapporte de façon purement référentielle.
Partant de quoi, je procède à une mobilisation cyclique et anhypothétique des masses testiculaires, caractérisée par une séquence itérative de déplacements pendulaires des gonades scrotales selon un axe médio-sagittal, induisant une oscillation bi-testiculaire de fréquence non-quantifiée et d’amplitude purement performative, sans transfert de valence axiologique ni engagement référentiel quelconque à l’égard de l’objet considéré.
et vice versa
non. pas "et vice versa", ce n'est pas possible de créer une relation bijective. Ce serait pervertir mes propos. Juste pour prendre un exemple et pas être trop long et faire chier tout le monde, à la fin quand je dis que "je m'en bats les couilles", je ne dis pas implicitement que "les couilles me battent" et si je ne le dis pas c'est parce que je n'aimerais pas que ça m'arrive.