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La Zone -
Résumé : Ce récit, raconté du point de vue d’un policier de la BAC à Paris, relate la découverte d’une femme atrocement mutilée et retrouvée encore vivante dans une ruelle. Cette partie, plutôt soignée, frise avec l’étrange : la femme n’est plus qu’un amas de chair barbouillant dans un bloc de béton. La suite se concentre sur les circonstances de cette découverte : torture et viols collectifs particulièrement cruels. Le texte décrit une descente dans une barbarie extrême, documentée comme une chronique policière froide et brutale. Cette surenchère de violence était-elle vraiment nécessaire ?

Un cul en béton

Le 18/08/2026
par Jacques Cauda
[illustration] Lundi, ils n’étaient que trois.
Mardi, une bonne dizaine se tenait comme des vautours autour de leur proie. Ils s’employèrent tout le jour. Et riaient pendant les poses en buvant comme des trous. Bouches béantes.
Mercredi, jeudi et vendredi, de mémoire de salaud, on n’avait jamais vu ça ! Jamais ! Même dans les plus grandes dégueulasseries imaginées par les plus gros dégueulasses.
Enfin samedi, rue du Volga. Dans le boyau qui donne dans la rue des Maraîchers. Pas plus large qu’une voie de chemin de fer. Un bras intestinal…
1)
Au petit matin, je patrouillais avec la BAC de l’Est de Paris, quand on a vu un truc bouger par terre. Un truc qui n’aurait pas dû bouger. Un morceau de viande qui ressemblait à une tête posée sur un bloc de béton. De l’autre côté du bloc, il y avait deux jambes qui sortaient, deux jambes molles. Comme épluchées.
L’un de nous est descendu lentement de la bagnole et s’est approché du truc qui vivait encore. La tête respirait. Les lèvres s’ouvraient comme au ralenti.

2)
Emmené aux urgences de l’hôpital Tenon. Avec toutes les peines du monde. Une tête avec un cou+ un bloc de béton grand comme la moitié d’une femme + deux jambes prises dans le béton à mi-cuisses.
C’était bien une femme. Sa bouche était ouverte jusqu’aux oreilles qui avaient été découpées. Il lui restait des cheveux épars. Longs et blonds. Et des yeux… crevés.

3)
À l’intérieur du béton, la fille avait été coupée en deux, avec une précision inouïe, sans attaquer les organes vitaux ni l’ossature, puis recousue à vif. Le béton avait fait pression et l’avait empêchée de se répandre. Un pansement cicatrisant en quelque sorte qui avait durci peu à peu et l’avait maintenue en vie jusqu’à ce qu’on l’ouvrît.

4)
Par devant, par derrière, par la bouche, partout ! Baisée et travaillée au couteau, à la cigarette et pire. On avait découpé ses seins et on les lui avait fait bouffer. Un rongeur, sans doute un rat, l’avait aussi suppliciée par le cul.



5)
Six mois plus tard, au cours d’une perquise, on trouva les images. Une carte mémoire. La première photo la montrait nue, debout, souriante, magnifique. Grands cheveux blonds battant son dos jusqu’au cul. Seins géants aux pointes dressées. On la sentait amoureuse. Quelques gros plans. Sa bouche. Ses yeux bleus. Son cul, sa rosette. Puis ses jambes attachées aux montants d’un lit, son sexe béant, ses grandes lèvres luisantes. Roses.



6)
Ensuite, la peur est dans ses yeux. Deux mecs la baisent. Un dans le cul, l’autre devant. Rien que de très banal. Sauf que l’un deux tient une lampe à souder.

7)
Elle est à plat ventre. Sur une table. Attachée. Son cul est ouvert sur une cage dans lequel se tient un rat qui gratte comme un fou à l’entrée du boyau. Du sang ! Sa bouche tordue. Sa bouche remplie par une bite qu’elle doit sucer pendant que le rat la déchire. Ses yeux !

8)
Le rat posé sur le dos de la fille est sans tête. À sa place, il y a un poing ganté qui tourne le sang dans la boyasse qu’on distingue nettement. A big fist ! Des mecs, qui se tiennent debout autour de la suppliciée, la bite à la main, se marrent. Gang bang. Des bites, et encore des bites, et des objets dont une batte de base-ball.

9)
Des clous, un marteau. Un mec lui pisse dans la bouche tandis qu’un autre lui cloue les mains sur la table. Un troisième la travaille à la lampe à souder. Ses jambes sont dans le vide, ballantes. Son sexe est rempli par la batte qui paraît brûlée. Sans doute, la lui a-t-on introduite incandescente.

10)
Elle suce assise sur une chaise. La tête molle tombée sur l’épaule. Quasi évanouie mais elle suce le mec qui la tient par les oreilles pour la faire activer. Une file de mecs hilares attendent leur tour. En zoomant sur sa bouche, on voit clairement qu’il lui manque des dents. Son visage est couvert de foutre rouge sang.




11)
Gros plan de sa bouche déchirée, ouverte jusqu’aux oreilles. Gros plan d’un clou planté dans l’œil gauche. Une fourchette dans l’œil droit. Ses seins tranchés dans une poêle à frire.

12)
Un mec, jamais vu, pose, face à l’objectif, avec une scie électrique qu’il tient à l’épaule comme un fusil. À ses côtés, la fille est crochée au plafond par les jambes qui ont été écorchées. Ses cheveux plus rares maintenant trempent dans un seau (?).

13)
Un coffrage. En bois. Cadré serré. Et rien d’autre. On devine qu’à l’intérieur le ciment est en train de sécher autour…

= commentaires =

Cormary Stéphane


    le 18/08/2026 à 08:34:44
Un texte bien dégueu, c'est pas conseillé aux moins de 44 ans ce truc, faut s'accrocher à ses bretelles, je verrai bien adapté en téléfilm par TF1 et diffusé un samedi soir, quand la tendresse s'en va toute seule
Lapinchien


    le 18/08/2026 à 08:59:46
Tant que Monique Bouygues s'éclate sur sa chaîne OnlyFans, je ne vois pas trop pourquoi on lui donnerait des leçons de morale.
Cormary Stéphane


    le 18/08/2026 à 09:03:47
"Cette surenchère dans la violence est inacceptable"
G. Darmanin
Laetitia Giudicelli


    le 18/08/2026 à 10:23:21
Euh...Je ne suis pas allée jusqu'au bout.
Ça me fait pareil avec Sade.
Lapinchien


    le 18/08/2026 à 13:06:49
C'est le genre de texte qui ne demande pas aux femmes d'aller jusqu'au bout. Le bout vient à elles avec ou sans leur consentement.
GD Lodace


    le 19/08/2026 à 00:24:01
Il y a des trucs que je ne pige pas. La première victime étant dans le béton, les secours ont du se faire chier à l'emmener dans une ambulance et sur le coup je me demande si c'est un flic avec une vision à rayon X car il déballe ses conclusions presque dans la même phrase.
Je ne suis pas allé plus loin, un bug énorme au départ en appel forcément d'autres pour la suite.
Pour moi, ce ne sont que des jets de mots
Nino St Félix


    le 19/08/2026 à 09:04:24
Le début était prometteur. Ensuite, ça tourne à vide. Et y'a des coquilles qui piquent (des oursins quoi).

Je ne sais pas si toute cette violence était "nécessaire" (est-ce que quoi que ce soit peut être autre que contingent, dans une fiction ?). Mais bon le cahier des charges de la Zone dit bien "sombre, débile, violent". Donc, je suis quand même content de voir un truc qui ne prend pas de pincette, qui ne vient pas jouer au plus malin avec le lecteur, et qui va "jusqu'au bout" pour ainsi dire.

Et là bien sûr on se retrouve sur le rasoir d'Okham de l'écriture underground. Est ce qu'aller si loin c'est pour essayer de nous choquer/gèner ou pour faire avancer l'histoire... Sade, au moins, ça avance (d'une certaine maniète) et y'a un sous texte. Là...
Lapinchien


    le 19/08/2026 à 10:41:01
Après tous ces textes publiés sur lazone.org , j'aimerais bien que Jacques Cauda vienne un jour pour parler du mouvement qu'il a lancé : la surfiguration. Au début, j'ai cru que c'était un mouvement basé sur la surreprésentation de figues dans ses textes et peintures mais je me trompais, alors j'ai pensé au surf et aux Beach Boys "Everybody's gone surfin' Surfin' U.S.A." tout ça mais je me trompais aussi car comme il le dit clairement dans son interview de Paris Match datée du 2 novembre 2001 "Surfigurer, c’est prendre pour objet des sensations dont la source n’est plus le réel mais sa représentation rétinienne. Le monde est devenu une image et le peindre, c’est réécrire cette image." Aussi cela m'intrigue beaucoup car perso j'ai toujours ressenti le réel à travers l'image de mes rétines et je ne vois pas alors pas du tout comment les artistes avant Cauda faisaient pour représenter une réalité en en faisant abstraction mais peut-être est il possible d’appréhender la réalité via le prisme de sa vésicule biliaire, j'en sais rien, j'ai jamais essayé. Ce serait cool, ça ferait des économies en clignements de paupières.

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