LA ZONE -
Résumé : Je m'apprêtais à passer un sale quart d'heure en abordant ce texte signé d'un auteur notoirement naze. Bon il raconte sa vie, du coup ça nous épargne les prétentions littéraires à deux roubles, c'est toujours ça. Bon c'est totalement idiot et raconté n'importe comment, mais récité en se pinçant le nez et en prenant un fort accent slovaque, ça passe.

Paranoia agents

Le 12/03/2007
par Sot-Viet
[illustration] Cela fait trois mois que j'attends ce putain d'email, bien plus que le coup de telephone de l'agent de Danny Glover. Cet email prouvera trois choses. Que je ne suis pas devenu fou, que l'administration americaine viole les droits de l'homme, et que personne n'est a l'abris d'une injustice. Mais laissez moi plutot vous racontez pourquoi je met autant d'ardeur a realiser blow back soldates, ce film de serie z.
Tout a commencer il y a un mois de cela, c'etait le 4 janvier 2007, je venais de prendre l'avion de New York pour Atlanta.

Mon controle baggage a ete un calvaire, le douanier a pretendu que j'avais le chargeur d'une arme automatique dans mon baggage a main. J'ai eu droit a une fouille au corps devant tout le monde pendant au moins 20 minutes, et ils m'ont ensuite demande de mettre ma montre en soute par mesure de securite. Je ne savais pas quoi faire, et j'ai donc accepte. J'etais en slip kangourou devant des centaines de touristes partant en vacances pour Salt Lake, et moi, j'avais l'air d'un sale terroriste en train d'etre fouille alors que je n'ai meme pas la gueule d'un arabe. Tous les passagers du vol pour Atlanta me regardait avec une sale gueule, je venais de retarder leur vol de 20 minutes.

Durant ce vol pour Atlanta donc, j'avais remarque une chose, c'est que le passager devant moi avait des bons gouts musicaux, il avait ses ecouteurs sur ses oreilles, et il ecoutait du Garbage "I think I am Paranoid", je pouvais lire la track sur son muvo 1go de couleur bleu. Le truc qui m'a fait tiquer, c'est que ses ecouteurs n'etaient pas connecte au lecteur mp3. Au debut, ce detail ne m'a pas intrigue, mais la suite des evenements va vous prouver le contraire.

Quelques heures plus tard, nous voila pose sur le Tarmac d'ATlanta, c'etait la premiere fois pour moi, et je me sentait tout content, je n'avais encore jamais imagine une seconde que mon destin m'allait emmener ici a Atlanta, moi, un gars du 92. Du coup, je pensais a ce gentil guichetier qui ma rerouter mon vol vers atlanta, il etait sympas, cela va me permettre de visiter l'aeroport d'Atlanta, une merveille d'ingenierie. J'adore les aeroports, c'est grand, c'est beau, c'est plein de vie, ces batiments possedent une vraie dimension humaine que j'aime scruter une fois l'avion pose.

J'etais l'un des derniers a sortir de l'avion, j'avais acheter mon billet en class economique, et donc mon siege etait dans la derniere rangee. Lorsque je suis sorti, un homme m'attendait, j'avais alors mon passeport dans ma main droite avec ma carte d'embarquement pour mon futur vol pour SAn Francisco, ma destination finale. Il m'a pris mes deux papiers des mains, et

m'a dit:

_Viet? Sot-Viet?
_Yes, it is me... (il regarde mon visage et mon passeport)
_Please, follow us.

Et effectivement, il y avait derriere moi, un deuxieme homme. Tous les deux habille casual. Je ne savais pas quoi faire.

Personne n'etait autours de moi, le mec derriere etait a une cinquentaine de metre, et le mec a 10 metres devant moi avez mon passeport. Si je tentais de fuir, je n'avais rien pour prouver mon identite, et si je tentais de me battre, cela pourrait mal tourner. J'avais alors avec moi mon baggage a main et j'ai continue a les suivre pendant au moins 5 minutes a travers le terminal de l'aeroport. Lorsque nous sommes enfin arrive devant cette fameuse porte blanche, le premier homme m'a demande mon baggage a main puis m'a demande de m'assoir.

La salle etait plutot petite, un truc du genre 8 metres sur 10, il y avait un cloison derriere. il n'y avait pas de camera, il y avait juste une chaise et une table. Tout cela avait l'air neuf. Je me suis assis, et tous les deux sont sortis, et on ferme la porte derriere moi. ET il m'ont laisse poireaute comme ca pendant 5 minutes. J'en ai profite pour regarder derriere et voir ce que c'etait, la cloison cache en fait des toilettes eclaire au neon, la salle unique possedait une sorte de porte sas de la taille d'une boite a chaussure dans le plafond.Lorsqu'ils sont rerentres, ils m'ont pose tout un tas de questions bizzares. Ils m'ont demander pourquoi ma venu a Atlanta et pourquoi etre aux US. Je leur ai repondu que je suis alle voir mon pere qui etait malade, et que j'avais profite de mon occasion d'etre en France pour visiter des potes. Lorsque je leur ai demande leur noms, ils m'ont dit "we are asking the question, let us do our job..."

C'est marrant parce que pendant tout ce temps, seule le grand brun parlait, l'autre n'a jamais dit un seul mot. Ils m'ont aussi demande le nom de mon lycee en France, la rue de mon college en France, la plaque d'immatriculation de ma bagnole en France. Ils m'ont pose tout un tas de question conne, je savais plus ou me mettre. Lorsqu'il m'a dit qu'il savait que je regardais des videos intifada machinemas faite par Armed Assault sur youtube, je leur ai retorque que c'etait pour mon projet cinematographique. IL m'a dit qu'ils savaient tout ce que je faisais, ils m'ont dit qu'il savait deja que j'avais un rdv avec
Miramax et la WB independant en fevrier, et ils m'ont aussi dit que je ne devais pas faire de film de propagande anti US.

Je leur ai repondu que c'etait mon droit d'expression et que cela ne leur concernait nullement. Je leur ai dis que j'etais un citoyen francais et que j'avais donc des droits. ILs m'ont repondu que cela ne vaudrait rien s'il retrouverait un pain de c4 dans mon baggage a main. Et c'est la ou j'ai panique. J'etais fucked. J'etais aneantis. Je savais plus quoi dire. Lorsque que je leur ai dit que j'avais probablement rate mon dernier vol pour San Francisco, il m'a dit "we took care of it." Lorsque j'ai entendu ces mots, je me suis effondre en pleurant. Ils pouvaient me violer ou me tuer, personne ne le saurait. J'etais comme cette salle au milieu de cet aeroport, un fantome et je pleure au rythme du ventilo de la climatisation. Je n'etais plus rien. Ils sont tous les deux sortis de la salle, je pleurais, et la salle toute entiere s'est mis a bouge.

De Haut en bas, et puis de droite a gauche. J'etais en fait dans l'arriere d'un semi remorque, un immense 18 wheelers deguise en salle d'interrogation, j'etais desormais en train de rouler.

2 ou 4 heures plus tard, le camion s'est arrete, et j'etais completement en panique. Je pouvais ni respirer ni penser, j'etais en panique la plus totale. au bout de 10 heures, ma vie suivait donc tout ce que je pouvais tenter de sentir, le

passage d'un train, l'arret du ventilo de la clim toute les demie heures... Et pis soudain, une boite a chaussure et tombe du sas du plafond, c'etait une bouteille d'eau avec du pain et 4 paquets de ketchup type macdo. Bien sur, je n'ai pas mange. Au bout de 12 cycles de ventilo de la clim, je me suis mis en tete de ne manger que le pain, et de boire l'eau des chiottes, je soulevais donc la faience, et je me lavais et buver comme ca. Tous les 20 cycles de ventilos a peu pres, j'avais droit a des biscuits ou autres encas.

La table et la chaise polis type "St louis" qui etaient visse au sol. La salle avait beau etre neuve, je sentais qu'elle avait un passe assez lourd, et je m'en suis rendu compte lorsque j'ai observer une trace de sang caille entre le sol et le pied arriere gauche de la table, le sang a forme une mince couche entre linterstice de la table et du sol, je suppose que le mec qui a nettoye cette salle ne s'en est pas rendu compte. C"est la que j'ai decide de mordre mes pompes doc martins pour retirer l'oeillet en metal. De la, j'ai grave mon adresse email sous la table dans l'espoir que j'allais sortir vivant d'ici.
Et que le prochain survivant ai la sagesse de regarder sous la table et de se souvenir de mon adresse email.

Au bout de 145 cycles de ventilo, le truc s'est mis a rebouge, et me voila pendant 3 heures durant ballote par la route.

Lorsque je suis sortis de la salle, j'ai garde les boites en carton, derriere la porte blanche, il y avait mon baggage a main. J'etais de nouveau sur Atlanta. J'ai couru vers le premier guichet de delta airline, et ils m'ont dit que mon billet pour SF etait en stand bye. Lorsque je leur ai raconte mon histoire, l'equipe de l'aeroport et parti verifie, et bien sur le camion n'etait plus la. C'etait juste une loading zone pour les pieces d'avions. J'etais Deep fucked. Lorsque j'ai regarde mon sac a dos, les 247 feuilles de scripts des 2 films avaient disparus.

Lorsque je me suis assis dans l'avion pour SF, il y avait sur mon siege 18 B, ma montre, elle indiquait le 8 janvier 2007.

Depuis ce jour la, tous les jours, je verifie cette fameuse boite email, dans l'espoir de regagner mes esprits, j'ai besoin de cette preuve. Cela me rend malade. Vous savez maintenant pourquoi Blowback soldates comporte autant de references a l'aeroport d'Atlanta maintenant, et pourquoi je me suis mis en tete de faire ce film. C'est un cris pour nos libertes individuelles, c'est mon cris en ce monde d'instabilite. Personne n'est a l'abris de rien, la betise humaine est la mesure de toute chose en ce monde.

= commentaires =

Glaüx-le-Chouette


    le 12/03/2007 à 22:54:18




. . . . . . . . . . . . . . r . . . a . . . b . . . . . . . . . . . . . .



Nonobstant la piètre qualité et littéraire et jusqu'à linguistique de la chose.

Ad patres.
nihil


    le 12/03/2007 à 23:11:56
j'aime beaucoup le retour ligne aléatoire :
"ma vie suivait donc tout ce que je pouvais tenter de sentir, le

passage d'un train, l'arret du ventilo de la clim toute les demie heures..."

Très classe, très moderne, très hype.

J'aime aussi beaucoup cette phrase :
"Le truc qui m'a fait tiquer, c'est que ses ecouteurs n'etaient pas connecte au lecteur mp3. Au debut, ce detail ne m'a pas intrigue, mais la suite des evenements va vous prouver le contraire."
C'est de l'art déconstructiviste.


Commentaire édité par nihil.
Asa     le 12/03/2007 à 23:13:57
Y'a quand même des quotes assez monumentales à relever, là-dedans :

"J'etais comme cette salle au milieu de cet aeroport, un fantome et je pleure au rythme du ventilo de la climatisation."

Genre ça, ça a été un sacré instant Nutella dmc. C'est une bonne excuse pour me faire porter pâle au moins deux jours.
Dourak Smerdiakov


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    le 12/03/2007 à 23:23:25
Mal écrit. Ça aurait pu être intéressant, voire amusant, si bien raconté. Donner un peu de vie aux personnages, des dialogues, n'importe quoi. Là, vraiment, c'est surnuméraire.

Puis, vraiment, faut pas te plaindre de rencontrer des croco si tu vas dans les marigots. Est-ce que je vais à Atlanta, moi ?
Dourak Smerdiakov


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    le 12/03/2007 à 23:26:55
À noter que la phrase relevée par Asa m'a pas mal réjoui non plus, ainsi quel le "_Viet? Sot-Viet?", à lire sur l'air de "Bond ? James Bond ?".
Lahyenne


    le 13/03/2007 à 14:47:36
Comme tout texte vraiment merdique, j'ai décroché au bout de deux lignes.
Ventoline


    le 13/03/2007 à 17:07:05
Depuis que je lis les commentaires avant les textes sur la zone, je ne lis plus aucun texte sur la zone.

Même si cette putain d'image de carte graphique m'intrigue. Ca doit être un foutage de gueule sur l'absurdité du texte.
nihil


    le 13/03/2007 à 18:26:28
ouais ça c'est une photo qui a été fournie par Sot-Viet, c'est effectivement l'aéroport d'Atlanta, la carte graphique, je sais pas ce qu'elle fout là.
Glaüx-le-Chouette


    le 13/03/2007 à 19:00:03
Elle regarde les avions.
LeuSuisse     le 13/03/2007 à 19:08:59
Vrai que cette carte graphique avec son ventilo un peu désaxé, c'est ce qu'il y a de mieux dans ce texte.
Hag


    le 13/03/2007 à 20:25:23
J'aime les majuscules aléatoires à Atlanta, pardon, atlanta, je veux dire ATlanta.
Carc


    le 13/03/2007 à 20:36:45
lu trois lignes, décroché pour lire les commentaires et le résumé. Et je sens que je vais pas recommencer. peut etre etant bourré, qui sait...
Mill


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    le 19/03/2007 à 12:18:19
Sur la forme d'abord : trop de fautes de syntaxe gênent la lecture. Je ne parle pas de l'orthographe. L'histoire est un peu simplette, mais y a quand même une progression, un climax, une chute. Ca reste relativement structuré. Mais où est le suspense? J'ai pas frémi une seconde. Enfin, y a un problème de clarté au début du texte. L'auteur aurait peut-être eu intérêt à composer un personnage-narrateur totalement différencié de lui-même.
Kwizera


    le 19/03/2007 à 19:02:19
c'est le genre de commentaires qui me donnerait envie de plébisciter le texte, juste par esprit d'opposition. satané de conscience que j'ai eu en lisant les premières lignes !
Lapinchien


tw
    le 19/03/2007 à 19:05:01
racontage de life ? hihi uhu ! çà vous arrive souvent d'être embarqué dans un brouillon de scenar de Xfiles ?


C'est comme si Sot-Viet avouait avoir rencontré Dany Glover... Portnawak...

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