LA ZONE -
Résumé : Cette nouvelle en cinq chapitres, que nous propose Antonnella Porcelluzzi, n'a pas été écrite spécialement pour le dossier #EconomieDePartage cependant je la trouve tout à fait idoine dans ce contexte puisqu'elle nous rappelle que la sharing economy existait bien avant l'émergence du web : la marchandisation de la paix de l'âme par l'aveu via la confession ou la psychanalyse et le partage d'actes sexuels tarifés via la prostitution (Plus vieux métiers du monde paraîtrait-il ?) Aussi relativisions, toute l'innovation qu'on veut bien y voir et les effets annoncés chamboulant du tout au tout nos quotidiens puisque l'économie de partage existe bel et bien depuis la nuit des temps et semble même être antérieure à tout autre type d'économie. Dans ce texte, on nous rappelle ses fondamentaux, charnels, tactiles, énonciatifs. Bien sûr en réalité l'innovation vient de la portée impressionnante qu'apporte l'outil Internet et les effets de masse à présent induits et souvent dévastateurs ou miraculeux laissant peu de place à des états intermédiaires. Ce n'est pas le sujet traité dans ce texte cependant. Ici, ce qui m'a particulièrement inspiré, c' est le parallèle qui pourrait être fait entre l'échange de fluides corporels, les monnaies véritables des échanges sexuels et le questionnement que cela provoque : l'économie de partage verra-t-elle émerger ses propres maladies vénériennes venant réguler des emballements excessifs et soudains ? Il va sans dire que le texte ne parle pas du tout de cela, qu'il est beaucoup plus subtile, centré sur les partages humains extrêmes évoluant crescendo dans sa trame, du triolisme au meurtre puis aux inévitables aveux. Quoi qu'il en soit, cette lecture va vous agacer. Bien sûr en premier lieux à la découverte par petites touches du tableau malsain construit avec une malice magistrale devant nos yeux, une sorte de performance live de l'auteur. Ce dernier d'origines italiennes digresse de plus sur des théories intéressantes et sa maîtrise du français, perfectible, rajoute une nouvelle couche sur le tableau : un autre malaise tout à fait charmant paradoxalement. Un troublant dosage de répulsion et d'attraction donne un cachet singulier à ce texte dont la lecture vous est vivement recommandée. Je vous invite d'ailleurs à googlelizer le nom d'Antonnella Porcelluzzi, vous serez surpris par son oeuvre riche et dérangeante.

TURN (on) #EconomieDePartage

Le 25/10/2016
par AntonellaPorcelluzzi
[illustration] A' présent j' admet de tenir plus à la foi qu' à l' analyse, plus au transcendent qu' à l' immanent, mais je suis ici, je suis venu vous voir. En tant que laïque je refuse le sacrement de la confession, et je suis capable de le dévoiler rationnellement, je sais qu'il a le même but que la psychanalyse. Il sert à faire des énonciations.
Énoncer

Énoncer signifie mettre des mots sur les choses, si on sait bien le faire on en profite, la parole devient verbe, devient prophétique, donc aussi acte, action. Énoncer veut dire illuminer, créer les bases pour dépasser un souci, une impasse, un traumatisme, un péché, le tabou. Énoncer correctement est l'équivalent de voir.

On ne peut pas énoncer correctement tout seul, on a besoin au moins d'une autre personne, sinon le processus ne s'achève, le système de la confession est subtil, a des fortes racines dans l'invisible, il faut s'y soumettre pour
avancer.

Ma copine Mathilde est gentille mais dans tous ses allers-retours je n' arrive pas à comprendre qui elle est, peut être parce que je ne sais pas encore qui je suis. L'identité est une question qui m'a toujours occupé. Non pas l'identité de genre ou d'appartenance, mais l' identité humaine, la capacité de vivre. Je veux savoir qui je suis, me positionner, connaitre le sens ultime de cette question.

Chaque époque a ses héros. Les héros sortent de la lutte, c' est la lutte qui les révèle, et la lutte se manifeste en une parole qui va vers les gens. La parole de la lutte est essentielle à la lutte pour produire la libération. Elle doit
frapper de réalité, sortir comme une gifle, elle doit ouvrir les yeux, et les cœurs. Voilà la parole, la lutte, les héros. Pour ceux qui savent parler le verbe est action. Chaque époque a ses héros, ils surprennent les consciences avec leur vérité, ils nous confrontent avec le tabou. Les groupes qui émergent dans la société sont si purs, leur besoin de reconnaissance si urgent, qu' ils déchirent le noir et amènent la lumière, c'est pour cela qu'on les voit.

Les lignes de fonctionnement du corps aussi sont précises, une posture ne vaut pas l' autre, la ligne du dos ne peut pas se déplacer d' un millimètre, ni en abstrait ni en relation avec les autres lignes voisines, celles des anches, ou avec les lignes complémentaires, celle des épaules, ou la douleur en surgit, la souffrance chronique et la maladie en dérivent. Il y a des endroits où il n' y a pas de solutions fantaisistes possibles, les choses sont précises, soumises à une norme de santé, à une harmonie, le nombre d' or. Si tu as perdu la ligne et tu veux te soigner, il faudra aller étape par étape à la recherche de l'équilibre nouveau, et chaque pas est une révélation et amène implicitement vers le successif. C' est là que tu peux admirer l' oeuvre dans l'ensemble et dans le détail.

Je crois que les émotions, la morale aussi ont une précision, un nombre d' or, tout se positionne alors selon la distance du nombre d' or, par intuition de la réalité et du nombre d'or lui même. L'identité aussi est une chose très précise, une adaptation parfaite de l'abstrait du monde au concret de la personne. Il y a des gens qui parfument, ceci est évident pour tous je crois, ils parfument naturellement du parfum du corps qui est réellement en vie. Ils portent en eux la santé, on sent le sain en eux, pas forcement le bon mais le sain. Ce sont des gens qui les gens recherchent, le monde a envie de les suivre, leur parfum est un mystère et on ne saurait pas dire d' où il vient, il est une sorte de grâce, de miracle qui se sent par le nez.

J' ai vu Dorian la première fois dans un cinéma étrange, la salle couverte de vieux velours rouges et de bois sombre, un énorme lustre pendait du haut plafond envoûté et risquait à tout moment de tomber sur les premiers rangs, l'écran aussi était un peu endommagé, un lieu décadent. J' y étais avec ma copine, qui réalise des films. Il m' avait fait objet d' un vrai contacte homme à homme, un contacte précis, gay, je n' ai pas reculé, et dans le contacte qui a immédiatement suivi, dans la conversation, j'ai expliqué peu à peu ma situation concrète. Il n' a pas reculé non plus et quand ma copine nous a rejoint, elle a détendu l' atmosphère. Elle est sympa Mathilde. Elle se lance, et ça lui arrive de planer véritablement, elle est insouciante.

Dorian a la capacité de représenter le symbolique, d'exciter l' inconscient, son charisme et sa séduction créent rapidement une chaîne subtile de liens avec l'autre, qui arrive inévitablement au sexe. On n' est pas stupides moi et Mathilde, nous avons de suite compris où cette connaissance allait nous amener, et on n'a pas refusé, mais rien n'a été dit formellement. Des fois les pièges de l'identité se recèlent derrière quelque chose d'hasardeux qui a été expressément appelé par les parties faibles de l'identité, parce que la connaissance les renforce quand elle ne les tue pas. Les parties faibles prennent toujours des risques, c' est pour cela qu' elles s' appellent faibles. C'est pour ceci qu'un sujet peut être fort, mais aussi faible, et désirer de se renforcer par les dangers qui sont appelés par sa faiblesse.

Au premier abord il y a juste eu un échange de coordonnées, et on s'est quitté après une conversation intense et rapide, qui a été pour moi un coup de foudre. Le sexe est au même temps ce qu' on a entre les jambes, ce qu' on a dans la tête et ce qu'on porte depuis des siècles dans le sang. Il est ce qui est décrit par Freud, un Imaginaire, plus ou moins pathologique. Le sexe EST le contact, le ring de l'identité, le lieu où l'identité s'exerce à dresser ensemble son dos imaginaire et son dos physique.


Le mec génial

Le mec génial ne fait rien dans sa vie, il n' essaye pas de se profiler devant l'autre à travers ses compétences, ses médailles, il reste bas, ce qui augmente sa concentration, sa vision, son empathie. Il est neutre, sauf dans son physique, qui est décidément puissant. Son physique s'impose, s'étale, embrasse l' autre même de loin, pendant il montre juste le calme. Dans le calme il construit le piège. Il écoute les besoins de l' autre sans révéler aucunement les siens. Il est un psy.

Son imaginaire est plus différencié que celui des autres. Il y associe évidemment une pratique, à propos de la quelle tout le monde s'interroge, mais qui restera inconnue à la plus part. On sent que le contact avec lui est un privilège, une occasion de l'esprit.

Je n' ai pas à défendre ma copine, elle est part entière et on a construit notre relation de cette manière, entre l'indépendance absolue de nos êtres et nos contactes profonds. Mathilde est intelligente, surement sa présence m'aide plus qu'elle ne me détruit, même que je ne sais pas toujours par quelles voies elle passe. Les voies de l'abandon, du lâcher-prise, de la relaxation, de l'impulsion, de la tension, de la peau, de l'alcool et des drogues, des liens tissus dans l'air mais qui se voient après sur le front. Elle a le clair propos d'aller vers l'inconnu, vers ce qu'elle, ce que nous, ne connaissions pas. Elle a décidé qu'on franchisse le pas, ensemble.

Mais un soupçon nous vient: cette parade d’érudition n’est-elle pas destinée à nous faire entendre les maîtres-mots de notre drame? Le prestidigitateur ne répète-t-il pas devant nous son tour, sans nous leurrer cette fois de nous en livrer le secret, mais en poussant ici sa gageure à nous l’éclairer réellement sans que nous y voyions goutte. Ce serait bien là le comble où pût atteindre l’illusionniste que de nous faire par un être de sa fiction véritablement tromper, et en découvrant le jeu de la vérité, ne faisons-nous que retrouver un secret où celle-ci a toujours initié ses amants, et d’où ils tiennent que c’est à ce qu’elle se cache, qu’elle s’offre à eux le plus vraiment.

Tout est fait pour nous induire à la notion de l’imbécillité du personnage. Oui-da, mais on nous laisse nous-mêmes dans l’errance sur ce qui constitue en matière de cachette, la supériorité du poète, s’avérât-il doublé d’un mathématicien, puisqu’ici on brise soudain notre lancer en nous entraînant dans un fourré de mauvaises querelles faites au raisonnement des mathématiciens, qui n’ont jamais montré, que je sache, tant d’attachement à leurs formules que de les identifier à la raison raisonnante.

Il est évident (a little too self évident) que la lettre a en effet avec le lieu, des rapports pour lesquels aucun mot français n’a toute la portée du qualificatif anglais: odd. Bizarre, dont Baudelaire le traduit régulièrement, n’est qu’approximatif. Disons que ces rapports sont singuliers, car ce sont ceux-là même qu’avec le lieu entretient le signifiant.

À commencer par la signification elle-même qui souffre qu’on dise: ce discours plein de signification, de même qu’on reconnaît de l’intention dans un acte, qu’on déplore qu’il n’y ait plus d’amour, qu’on accumule de la haine et qu’on dépense du dévouement, et que tant d’infatuation se raccommode de ce qu’il y aura toujours de la cuisse à revendre et du rififi chez les hommes.

C’est que le signifiant est unité d’être unique, n’étant de par sa nature symbole que d’une absence.

Mais les chercheurs ont une notion du réel tellement immuable qu’ils ne remarquent pas que leur recherche va à le transformer en son objet. Trait où peut-être ils pourraient distinguer cet objet de tous les autres. Ce serait trop leur demander sans doute, non en raison de leur manque de vues, mais bien plutôt du nôtre. Car leur imbécillité n’est pas d’espèce individuelle, ni corporative, elle est de source subjective. C’est l’imbécillité réaliste qui ne s’arrête pas à se dire que rien, si loin qu’une main vienne à l’enfoncer dans les entrailles du monde, n’y sera jamais caché, puisqu’une autre main peut l’y rejoindre, et que ce qui est caché n’est jamais que ce qui manque à sa place, comme s’exprime la fiche de recherche d’un volume quand il est égaré dans la bibliothèque.

Un sceau différent sur un cachet d’une autre couleur, un autre cachet du graphisme de la suscription sont là les plus infrangibles des cachettes.


Je lisais Lacan parler de la lettre volée d' Edgar A. Poe, je pensais intensément à Dorian. Ma pensée trouve des mots ultérieurs, à travers les quels me décrire, énoncer ma vérité. C'est sous l'emprise de cette suggestion que je suis venu vous voir.


Les fêtes

On a fait du sexe sublime, on s' entendait très bien avec Dorian. Jamais je n'avais senti autant de force en moi. En plus, vu que Dorian s'est proposé à moi comme une pure poupée, moi j'ai pu lâcher les rênes de mes rêves jusqu'à m'accomplir. Il ne me manquait pour me libérer qu'un seul geste.

Du contexte publique du groupe on s' est peu à peu retiré dans notre privé, je suis devenu son amant habituel et préféré.

Et peu à peu j'ai vu comment il piquait, comment il injectait le virus. La maladie seulement peut rendre sain, il me disait. Il attendait le moment propice pour m'injecter, il voulait un rituel adéquat pour moi, pour nous, il me disait.

Quant il a été prêt, moi aussi je l'étais, sans vraiment le savoir. J'ai réagi d'instinct, on n'attendait pas ça, ni l'un ni l'autre, ni de ma tête ni de mon corps, ma libération a pu se faire dans la surprise de ses yeux, immédiate, sans calcul. J'étais en fin parfaitement lucide. J'ai serré sa carotide, les deux artères, avec un seul geste de mon bras et de mes doigts.


Les bons satanistes

Le mal se classe selon le degré avec le quel il attente à la vie, aux parties vitales, aux organes, la vie propre et des autres, et il se classe aussi selon le degré de conscience qu' en a et qu' on applique en faisant du mal.

Le mal est fait par des malheureux, comme le bien vient des bienheureux.

Aux deux extrêmes il y a:
-les inconscients, les jaloux, ceux qui jettent le mauvais œil, ceux qui insultent et humilient, ceux qui arnaquent, et ceux qui bloquent les autres et soi même dans leur action;
-ceux qui consciemment engendrent la maladie ou la mort propre ou d'autres.

Qui n' aime pas ce qu' il aime, il coule. L'homme doit s'aimer, doit croire en soi, en entier. Ceci est vital. Qu'est-ce que le mal alors? Comment on le définit? Un excès sur la route qui est à toi, et qui est déjà en soi une déviation de la norme. L'homme doit aimer ce qu' il aime, ou il est perdu, ou il s' écoule dans les interstices du temps sans prendre forme, il s'épuise, il se rate. L'adulte est celui qui s' est regardé, qui s' est vu, qui a vu son ombre, son mal, sa propre déviation de la norme, et l' accepte. Ceci lui donne la vue, et les outil pour gérer le bien, et non pas que le sien.

Ceci dit, est ce qu'il y a une limite au mal? Est ce que la limite est la vie? la santé? Et qui donne la limite, la limite au mal qui doit être considéré comme un bien, une expression de soi, une contribution pour les autres?

Moi, à l'instant où j' ai du me définir, définir mon identité à travers mon mal et la gestion du bien, j'ai compris que c'est moi même qui allait me poser la limite. J'ai pris cette responsabilité sur moi, sur mon identité, je l'ai enregistrée, elle est désormais fixée dans mes données. Je n'ai pas choisi mon mal, il est venu à moi et j'ai su l'accueillir.


The Beginning

Je me suis perdu. J'ai perdu le contrôle sur moi et je me suis refaçonné. C'est parce que j'ai su me retrouver que je l' ai tué.

Je dois avoir inconsciemment organisé sa mort pour qu' on ne voie pas de sang. Que son sang reste en lui, pas une goutte est sortie. Mon sang pas contaminé est en fait maintenant contaminé, par une distance qui surgit en moi, juste une distance, une certitude, d'avoir agi, d'avoir résisté à la fascination, d'avoir aimé tout ce qui j'aime.

Ma liberté actuelle me fait respirer, vis à vis de l'autre je peux désormais me guérir, rester droit, rester sain. Je me sens plus proche, mais sans rentrer dans l'autre, sans me faire influencer, sans influencer. Ceci, pour un petit moment, le temps de transpirer l'ombre du virus hors de moi.

J'ai mes armes avec moi, j'ai le mal que j'ai pris sur moi, je suis maintenant adulte, je peux sortir sans aucune peur, maintenant je sais qui je suis, et que je m'aime. Vous comprenez peut être, la mienne n'est pas une confession, je me suis juste mêlé au fluxus du sang, je suis intervenu dans le cycle de vie et mort, comme bien d'autres. Générations d'hommes m'accompagnent, je saurais prochainement les taches aux quelles ils m'associent, des quelles on me rendra responsable, et je saurais pour certains, avec le temps, quel a été le bien que j'ai su gérer, que j'ai su produire.

Face à la société je n'ai rien fait, on ne peut pas m'accuser, il n'y a pas de preuves. Ni devant la police ni devant l'église j'avouerais: je n'ai rien fait, leur autorité n'est pas la mienne. Pour ceci je suis venu vous voir, seule l'autorité de la conscience m'intéresse, et tout ça, ça ne s'est pas produit pour rien, car je suis là devant vous, et j'ai besoin de votre écoute pour compléter ma libération, je me positionne devant vous comme face à la vie. Et voici votre propre responsabilité à nos temps, désormais.

Je n' ai plus besoin d' être redressé, je suis devenu droit, je n'ai plus besoin qu'on m'apprenne le mal, je le possède.

= commentaires =

koaxdeuxfois     le 26/10/2016 à 21:03:10
Je suis MI-FIGUEUH, MI-RAISAING.

D'une part : ça n'est pas Zonard du tout, cependant que Zonard ou non, j'en ai pas grand-chose à moudre, en vérité, si le reste est là.
Le reste, donc, pourrait satisfaire son lecteur, moi en l'occurrence; y'a bien des trucs qui fourmillent, y'a de la simplicité dans l'écriture, ce qui la rend efficace, y'a de la tension, y'a une montée vers quelque chose et là, ça ne va plus : le dernier quart du texte, c'est n'importe quoi, c'est torché, c'est plein de phrases idiotes, plein de "je" et de "moi" que c'en est indigeste.

Ca pourrait tout aussi bien être un énième Emo-texte creusé par un(e) nihiliste à la sauvette et, à mon étonnement, ça n'est (presque) pas le cas. Bon, ça ne s'épargne pas quelques clichés pseudos-sociologiques, ni sur les "euuuuh oui euh la drogue le sexe" usuels à ce genre de choses, notamment sur la deuxième partie, mais c'est suffisamment anecdotique pour que je n'y prête pas attention plus que ça.

Bon y me saoûle déjà mon commentaire de merde là, ça suffira.
Lapinchien


tw
    le 26/10/2016 à 21:15:11
un trip introspectif malsain conduisant du triolisme au meurtre, c'est sombre, violent, désolé mais rares sont les textes aussi pile poil dans la ligne éditoriale. Après, je pense qu'il faut prendre les propos du narrateur avec le recul qui s'impose. Par exemple, toutes ses références à la psychanalyse sont super agaçantes pour moi qui déteste ça, cependant, c'est juste un personnage, je ne prend pas ça comme si quelqu'un essayait de me donner une leçon, une personne qui finit par commettre un crime n'a pas de leçon à donner de toutes façons.
Lapinchien


tw
    le 27/10/2016 à 09:27:32
le plus malsain dans ce texte, et par là j'entends ce qu'il y a de plus zonard dans le texte, c'est l'addiction maladive du personnage du narrateur à l'aveu, que ce soit face à un thérapeute par la psychanalyse, à un prêtre par la confession, et in fine au lecteur qu'il condamne à être son complice. L'étau se resserre avec une excellente maîtrise peut être pas de la langue française (quoi que certaine formules soient super bien senties) mais des idées et de l'intrigue. C'est l'approche du thriller psychologique appliquée à cette litanie poético-pathologique qui m'a particulièrement séduit. J'ai jamais lu ça nul part ailleurs.
antonella mon texte    le 27/10/2016 à 23:18:38
je découvre les commentaires, le site ne m'a pas prévenue. je remercie Patrick de donner une description du style que j'utilise, avec sa dernière phrase (litanie..), dans ce texte comme déjà dans d'autres, tous sont des monologues. Ce style me permet un haut degré d’ambiguïté et de franchise au même temps, et de rentrer dans une trance. je te remercie koaxdeuxfois, et pourquoi ce n'est pas nihiliste à la sauvette, ça m’intéresse, il y a quel indice? que je m'aime?
KoaxKoax     le 27/10/2016 à 23:37:48
Je comptais de toute manière parler plus longuement de ce texte; voià m'en donne l'occasion.

Par "nihiliste à la sauvette", je veux dire qu'ici, ça évite de tomber dans le pathos forcé, dans le cliché du "regardez comme je suis sombre et détaché". Bon, y'a bien deux-trois trucs qui reviennent dans ce genre de thème, le cul, la drogue, mais ici ça sonne résolument plus juste qu'ailleurs. Comme le style semble parfois détaché, ça fonctionne, de ce point de vue.

Hors la dernière partie qui me semble aller dans un ton légèrement différent, moins soigné, à mes yeux. Bon, c'est clair, c'est pas toujours super bien senti au niveau de l'écriture mais ça fait le taf, et plutôt bien, même.

J'en ai pas causé plus tôt mais je trouve également le découpage de ce texte maitrisé : les longueurs ne sont pas lourdes, alors que pour un texte du genre, on pourrait s'attendre à ce que ce soit le cas.
KoaxKoax     le 27/10/2016 à 23:39:53
"voià m'en donne l'occasion."

Oeoéoéoéoéoéoéoégrosmongoldemerdeoéoéoéoééo
antonella     le 27/10/2016 à 23:52:28
je renvoie le cri, yeah, merci
antonella     le 16/11/2016 à 13:51:52
j'avais des choses à dire ici depuis la dernière fois, ce texte a la durée d'une séance-psy. La dernière partie est la conclusion, l’énoncée d'(auto-)absolution, le style et la rhétorique se justifient par le côté émotionnel
Clacker


    le 16/11/2016 à 18:04:47
Ah mais je ne comprends rien aux commentaires de l'auteur non plus. Je suis rassuré.
antonella     le 16/11/2016 à 21:48:10
ce n'est pas vrai que tu ne comprends pas, là l'explication est claire, et elle répond à hoax hoax
antonella     le 16/11/2016 à 22:00:30
le texte est un monologue, donc s'il est DIT il a une durée de 15', d'une séance psy standard
Lapinchien


tw
    le 16/11/2016 à 22:34:50
et tu dois filer 50€ à chaque personne dans le public ?
antonella     le 17/11/2016 à 22:53:48
ahahah

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