LA ZONE -
Résumé :

Sarcelles

Le 16/10/2017
par Dourak Smerdiakov
Dans le parc, nous avons marché.
Tu ressassais des ritournelles.
Un soleil couchant fatigué
Se délavait dans tes prunelles.
J'ai rapporté sous ma semelle
Une merde de chien sournois
Dont la consistance rappelle
Ce qu'il reste d'amour en moi.

Je ne sais plus si j'ai salé
Notre soupe sempiternelle,
J'oublie ça devant la télé ;
Tu feuillettes "femme actuelle".
La chatte grognonne grommelle
À propos de mes genoux froids :
Ça lui chauffe peu les mamelles,
Ce qu'il reste d'amour en moi.

Le sommeil médicamenté
Nous happe, sans chercher querelle
Aux draps de lit bien repassés,
Après la bise rituelle.
On se roule parfois des pelles
Par tendresse de bon aloi -
C'est comme ça que tu appelles
Ce qu'il reste d'amour en moi.

Je songe aux rois du temps passé
Qui guérissaient les écrouelles.
Et, malgré mon droit de cité,
Je pleure en sortant les poubelles.
J'ai parfois cette envie nouvelle :
Aller me finir dans les bois,
Y épandre avec ma cervelle
Ce qu'il reste d'amour en moi.



Mon pauvre coeur sans étincelles,
Je me demande quelques fois
Si ça peut survivre à Sarcelles,
Ce qu'il reste d'amour en moi.

= commentaires =

Dourak Smerdiakov


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    le 16/10/2017 à 22:54:05
Il y a une strophe surnuméraire, c'est pour compenser le scandaleux doublon de rimes appelle/rappelle.
Lapinchien


tw
    le 16/10/2017 à 23:31:25
neuf cinq connexion
Lunatik-


    le 17/10/2017 à 00:01:23
Dourak, si cette fois ci tu parviens à nous faire avaler une excuse plausible, Petit Littré à la clef, pour les "genous froids", tu es mon Dieu.

Et "y épandre", ça chuinte sous la langue. "Y répandre" passerait mieux, phonétiquement parlant, même si c'est plus banal et moins bandant.

À part ça, mention spéciale pour la phrase de refrain, particulièrement dans le contexte des strophes 1, 4 et finale.
Dourak Smerdiakov


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    le 17/10/2017 à 00:28:41
Ah, non, je me suis juste viandé grave. Je n'arrive même pas à comprendre comment, tellement c'est élémentaire. La quatrième Gordon blonde et l'envie d'en finir avec ce marathon sont mes seuls piètres arguments. À ce niveau-là, ne me reste que le choix d'avoir ou pas le bandeau sur les yeux.

Pour "y épandre", je suis d'accord, "répandre" aurait sonné mieux, mais j'ai fait le choix délibérément. L'épandage évoque des choses qui puent, tandis que répandre est neutre - on "répand" les cendres des défunts.
Dourak Smerdiakov


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    le 17/10/2017 à 00:31:19
D'ailleurs, pour une fois, je corrige.
Lunatik-


    le 17/10/2017 à 00:54:03
Je vote pour le bandeau, les menottes en fourrure et le bâillon boule.

J'ai cherché un synonyme pour "épandre" parce que je l'entendais bien comme tu dis (et puis, une cervelle répandue, avec tous les serial killers qui grouillent dans les romans, c'est d'un commun), mais j'ai fait chou blanc.
J'ai pensé qu'en te titillant un peu tu nous trouverais ça. J'ai pas dû titiller assez fort.

Ou sinon, ça, ça n'irait pas ? :

"Aller me finir dans les bois,
Pour épandre avec ma cervelle
Ce qu'il reste d'amour en moi."
Dourak Smerdiakov


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    le 17/10/2017 à 00:59:15
Ha, non, ça suppose une finalité dérisoire.
Lunatik-


    le 17/10/2017 à 01:14:38
"Aller me finir dans les bois,
Épandre avecque ma cervelle
Ce qu'il reste d'amour en moi."
?

(Petit Littré approved)
Lapinchien


tw
    le 17/10/2017 à 08:50:11
YEAHpandre§ OOOH YEAHpandre§

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