LA ZONE -
Résumé : Dourak avait la flemme d'achever son histoire, alors il a laissé en l'état et ajouté une conclusion assez pourrie et qui colle pas trop au texte. C'est con, parce que l'ensemble du texte lance une intrigue excellente, mystique et sombre, on dirait un classique de la littérature fantastique. En plus c'est super bien écrit. Vraiment trop dommage que ça s'arrête en plein milieu quoi.

Le mauvais grain

Le 06/08/2004
par Dourak Smerdiakov
[illustration]     A l’abord des forêts d’Ardonne, en surplomb du val de Marsoupe, l’abbaye du même nom, vouée au patronage autrefois éponyme de Saint-Michel, étale en d’arachnéennes ramifications ses murs plus que millénaires. Les tentacules de pierres se déploient dans un paysage déchiré, livrent leur titanesque combat à une végétation dyonisiaque, refluent souvent, contre-attaquent parfois, et ne renoncent jamais, puisqu’il est écrit que la lumière a vaincu le prince de ce monde. Ainsi oubliée aux avant-postes d’une guerre elle-même ignorée par l’époque, l’abbaye se maintient debout, et ne plie ni ne rompt. Ici, pas d’industrie brassicole, pas de tourisme lucratif, mais la porte ouverte aux pèlerins, et un refuge confraternel dans l’Esprit pour bien des âmes en déroute.
    De tout temps, on a dû s’y sentir hors du temps. Cependant, dans les plus poussiéreuses profondeurs de la bibliothèque, des manuscrits mi-latins, mi-tudesques, témoignent d’une splendeur passée, de legs royaux et d’impériales reconnaissances. Et bien que le crime palimpseste n’ait guère épargné les habitants de ces lieux, il n’est pas difficile à l’historien égaré là de mettre à jour un passé largement antérieur aux Carolingiens. Hélas, l’historien s’égare peu, et l’Histoire se perd. C’est en outre cette même bibliothèque qui justifie ma présence profane et récurrente dans l’abbaye, pour d’obscures raisons qu’il ne serait guère édifiant d’exposer ici.
    Entre les murs de l’abbaye, beaucoup d’idées reçues se dissolvent, des lois supposées naturelles semblent comme se suspendre. De troublants vertiges y saisissent des hommes en pleine forme. Le regard s’y modifie. L’ouïe s’affûte, comme perpétuellement aux aguets.
    Les aboiements du Gardien : bien qu’aujourd’hui ils me poursuivent presque continuellement en certains lieux de l’abbaye, je ne les remarquai pas durant des semaines, ignorant tout simplement la présence de l’animal. Puis ce fut d’abord un imperceptible tapage nocturne, que j’imputai à quelque lointain chien de ferme. Lorsqu’ils se firent plus insistants, s’immisçant parfois dans mes rêves de fin de nuit, j’interrogeai quelques frères et ne reçus que de vagues réponses. C’est le Gardien. Il est attaché. Vous ne risquez rien. Ne descendez pas seul dans les soubassements.

    Aux fils des mois, mes recherches dans la bibliothèque me familiarisant davantage avec l’histoire des lieux et la vie de leurs habitants, je créai des liens de confiance et d’amitié avec les moines. Un beau jour, il fut accordé une réponse favorable à ma demande maintes fois réitérée de visiter les cryptes et les parties souterraines de l’abbaye. L’abbé Gavroy commit à cette tâche le frère Gui, homme disert et érudit mais non bavard.
    Il y a sous l’abbaye un premier niveau de sous-sol, dont les caves remplissent principalement la fonction de cellier, et au départ desquelles s’élancent de nombreux souterrains. Mais il est connu des archéologues que sous la crypte principale, à la verticale du chœur, se trouve une grotte, crypte naturelle, lieu de culte primitif autour duquel s’érigèrent toutes les constructions ultérieures. En vérité, dans ce relief karstique, c’est tout un vaste réseau de galeries naturelles qui circulent sous le complexe abbatial.
    Les aboiements se déclenchèrent lorsque nous nous dirigeâmes vers l’escalier taillé dans la roche qui mène à cette cavité, devinrent furieux quand j’entrepris d’en descendre les premiers degrés. Je revins sur mes pas, m’arrêtai devant une porte que frère Gui ne s’était pas donné la peine d’ouvrir durant la visite, posai la main sur une poignée rouillée et fis jouer en vain le mécanisme de la serrure. Cadenassée jusqu’à la fin des temps. A l’intérieur, la bête s’était tue, étrangement. Des bruits de chaînes raclant la pierre, un halètement régulier. Un grognement sourd et mauvais, porteur d’un message dont on se devinait aisément le destinataire, non sans inquiétude.
    La porte, consolidées de long en large par des barreaux métalliques, comportait une sorte de judas peu élégant mais de construction robuste. Je levai un bras tremblant pour en soulever l’ouverture. Frère Gui me posa la main sur l’épaule pour retenir mon geste. Je passai outre cet avertissement.
    Et je la vis. La bête énorme, musculeuse ; aux babines, l’écume d’une rage éternelle, à travers laquelle fuse l’éclat menaçant des crocs ; dans les yeux, la fureur inextinguible inhérente à son essence. Loup Fenrir méditant tous les Ragnarok possibles et inimaginables. Et la bête me fixait.
    « Remontons… » murmura frère Gui.

    Il s’avère que les moines l’entendent souvent jusque dans leurs cellules. Ils ont appris à vivre avec ses hurlements diurnes et nocturnes. Il n’a pas de nom. Il en a mille. C’est l’Animal, la Bête, l’Hydre, Gévaudan, le Dragon, Cerbère, Molosse, Baal, Léviathan… Mais, le plus souvent, c’est le Gardien. Pourtant, il n’est visiblement pas là pour protéger l’abbaye des rôdeurs. Qu’est-il donc supposé garder ? Une relique ? Un trésor ? L’abbaye est ancienne, et le pays fertile en légendes. Ce qui est sûr, c’est que l’abbaye n’a pas été construite là par hasard.
    Certains érudits soutiennent que le culte de Saint-Michel remplaça, sur la hauteur qui domine la vallée de Marsoupe et porte aujourd’hui l’abbaye, celui d’un géant Gargan, sorte de Hercule gaulois resté dans le folklore médiéval et ressuscité sous un aspect bonhomme par maître Rabelais. On retrouverait la trace d’une semblable transition au Mont Saint-Michel et au mont Gargano, en Italie. Il faut bien que la dévotion populaire se fixe des repères terrestres, et la confirmation d’un tel glissement n’éclipserait en rien la gloire de l’archange chrétien. Quoiqu’il en soit, quelques moines à l’orthodoxie douteuse, enivrés de cette littérature païenne que l’on dit classique, suivent cette hypothèse pour reconnaître en l’animal du sous-sol le chien Cerbère vaincu et enchaîné par Hercule. Ces malheureux s’imaginent peut-être vivre au-dessus de l’entrée des Enfers et, en effet, de telles idées ne peuvent que les y mener.
    Plus fidèles à leur foi chrétienne et au saint protecteur de l’abbaye, la plupart des frères soutiennent que l’animal serait le Dragon, épargné par la clémence de l’archange mais enchaîné pour la sauvegarde du pays. Enfin, d’autres encore se souviennent que ce n’est là qu’un chien, peut-être mal dressé. Je me range à l’avis de ces derniers, la plupart du temps. Néanmoins, tous s’accordent à se féliciter que la bête soit attachée.
    C’est pourquoi un frisson de terreur parcourut la pieuse assemblée lorsqu’un moine essoufflé déboula dans la nef en plein office, sans plus d’égards pour le mystère de l’eucharistie que pour les gonds du vieux portail gothique, haussant le volume sonore de sa parole profane jusqu’au limite du hurlement : « On a lâché le chien ! ». Et l’émoi qui s’ensuivit dénotait certes un manque d’abandon aux jugements de la Providence.

    Désormais, le destin suit son cours, irréversible pour l’homme sans foi. Dans les fougères des sous-bois de l’Ardonne, aux creux des sentes forestières, dans l’herbe des prés, aux carrefours des chemins, sur l’asphalte et sur le bitume, l’instrument du destin trace sa route, creuse dans l’air un sillon de vorace impatience, comme siffle flèche qui vole, empreint le monde à chaque pas d’une signature digitigrade monstrueusement griffue.
    Course effrénée, qui prestement livre au chasseur sa proie, en un lieu quelconque et certainement dénué d’intérêt. Vaquant à quelque inane occupation, l’homme n’a pas vu venir son destin et lui tourne le dos. Peut-être qu’érotomane, il s’efforce d’enculer des mouches neurasthéniques. J’aime à l’imaginer ainsi, à l’heure où pudiquement cette narration le quitte en face-à-face avec le résultat de ses inconséquences.

    Afin de comprendre cette juste rétribution des cons, il est important de remarquer le caractère libre de la connerie et de ne la point confondre avec la béate innocence ou la sainte simplicité. En quelque sorte, on a le droit d’être con. En effet, l’amour divin n’a pas voulu priver ses créatures d’un terrible et merveilleux libre arbitre, lequel confronte l’homme aux conséquences de ses choix, de ses dénégations comme de ses acquiescements. Ainsi la justice divine est telle que l’homme se juge lui-même, se voue lui-même aux gémonies, se crée lui-même son enfer d’autisme spirituel et se rend lui-même inaccessible à la miséricorde divine. Réduit à l’état d’ombre, il s’élague lui-même des rameaux de vigne et chute en tourbillonnant vers le point final de l’anéantissement. C’est pourquoi le con lui-même doit payer le prix que ça coûte, car hors de la lumière divine se déchaînent les forces du chaos, invoquées par le con avec un rare aplomb, qui ne serait pas sans beauté s’il n’était aussi con.
    Ainsi Nagash, manifestant sa faim de vacuité, appelant sur lui des forces d’anéantissement.

= commentaires =

Bobby-Joe


    le 07/08/2004 à 12:21:45
J'ai pas encore lu le texte mais je mets un commentaire quand même parce qu'il me fait de la peine ce petit texte tout seul sans commentaires dedans... C'est triste...
Alors, vous aimez les Briques ?
(oui je sais, c'est chiant quand des gens se mettent à parler d'autre chose que du texte dans les commentaires, mais j'aime pas les forums...)
nihil


    le 07/08/2004 à 12:33:50
A noter que le titre était "le mauvais grain I", je remettrai le "I" quand j'aurai la suite dans mes articles en attente...

Au jeu de celui qui pisse le plus loin, Dourak nous nique tous je trouve, d'un point de vue purement stylistique je vois que Bizontin pour lui foutre une branlée, et encore. Avec toujours les petites piques réactionnaires qui me font grincer des dents (mais j'aime bien grincer des dents). Les trois quarts du texte sont admirables, mais c'est clairement un début d'histoire, pas l'intégralité d'une histoire. Là, présenté comme ça, ça tient pas debout. Sans parler du subit changement de ton de la chute, ce petit accès de moralisme sur la connerie qui tombe comme un cheveu sur la soupe.

Putain Dourak, tu crains.
Narak


    le 07/08/2004 à 12:34:53
Moi, j'attendais que quelqu'un ose mettre un commentaire parce que j'avais pas envie d'etre le seul à commenter ce texte saboté.

Les briques c'est cool
nihil


    le 07/08/2004 à 12:42:56
Saboté.

Ouais exactement. D'ailleurs par certains cotés ça lui donne encore plus de classe.
Nagash


    le 07/08/2004 à 22:16:02
Il en a mis du temps à se ramener ce chien, à tel point que j’en avais oublié qu’il avait été lâché. T’aurais pu prévenir quand même, je serais allé lui acheter du royal canin pour marquer le coup. Mais bon, vu la qualité de ton texte je te pardonne cette lenteur.

Entre les mots échangés au dessus de la dalle noire et l’arrivée du canidé affamé, suffisamment de temps s’est écoulé pour laisser deviner chez le geôlier teigneux, une tenace rancune à mille lieux de la miséricorde divine. Le même péché que celui du porteur de lumière glisse insidieusement dans les marécages que tu ne veux voir, et dans lesquels stagnent la puanteur de vices ignorés et refoulés.Tes propres marécages mon frère.
Sainte Inquisition, fidèle miroir de la trahison, repaire de langues prêcheuses camouflant des cœurs emplis de mouches. L’Eglise, en mère maudite a porté son propre assassin, de son ventre sont sortis les faux prophètes, ceux qui se plaisent à chasser les passions humaines afin de satisfaire leurs propres pulsions. Crois tu être le pourfendeur de dragon ou le berger à la flèche empoisonnée?

Entends tu ces hurlements ?Non ne regarde pas autour de toi...leur chœurs macabres ne sont nulle part ailleurs que derrière ton sternum. Les rires scabreux des démons qui nagent dans tes artères résonnent ils à tes oreilles?Je te rassure nous sommes tous leur réceptacle.
Nous cherchons à fuir les yeux du Cerbère, sans avoir conscience qu’au plus profond de ces obscurs diadèmes brille une clef. L’ordre et le chaos sont Un, en continu ils s’enfantent l’un et l’autre. Nous sommes comme ces moines qui ne veulent plus entendre les hurlements des monstres enfermés dans les lacis de quelque sombre hypogée.

C’est pour cela même que j’ai provoqué les forces chthoniennes, pour que Cerbère récupère sa liberté et son rôle originel, afin qu’il me soit psychopompe.Anéantissement pour plénitude,mort pour résurrection.
Là où va le chien,rôde le loup gris pour le dévorer sur le sentier de la purification.
El Defoncer ah ... bah ... euh ...    le 08/08/2004 à 00:48:55
Je suis sur le cul .. je pensé pas qui avais des auteurs qui posséde un tel tallent sur la zone .. mais la c'est or compétition .. non mais franchement c'est à dégouter d'écrire aprés avoir lu ça.. j'ai même plus envie de continuer le texte sur le quel je bosse du coup.
nihil


    le 08/08/2004 à 01:03:10
Putain le texte de Dourak va être déclaré de salubrité publique sur ce coup
Taliesin


    le 08/08/2004 à 23:24:04
Ouais, mais alors, c'est quoi le nom de la rose ?
nihil


    le 09/08/2004 à 08:37:53
Jean-Pierre. Jean-Pierre Larose.

C'était pas très compliqué en plus comme mystère, dire qu'on nous fait chier avec ça depuis le moyen-âge.
Lapinchien


tw
    le 09/08/2004 à 20:32:36
c'est beau. Pendant un moment j'ai cru que jamais je n'avais parlé français de ma vie.Y a du relief dans les descriptions, du veccu dans les objets, de l'histoire dans les lieux... Par contre Dourak, quelqu'un a remplacé tes cachets d'aspirine par des skip tablets power-intense, non ? çà se sent que t'avais mal à la tête sur la fin et que t'as tenté de te médicamenter.

Sinon je te rappelle que cette sombre chanson :

Elle a dans ses yeux noirs
Toute une histoire
Qui n'est pas son histoire
Elle porte en elle
Des chemins d'exils
Les grands soleils
D'anciens matins d'Avril

Elle est comme orpheline d'une autre vie
Elle sait qu'elle vient du Sud par l'amnésie
Y'a tant de rires, y'a tant de larmes vécues
Comme dans un film qu'elle n'a pas vu

Elle imagine, elle imagine
La chaleur immobile des villes blanches
Elle imagine ces musiques aux fenêtres
Les chagrins et les fêtes sous le soleil
Elle imagine (imagine), elle imagine
Tous ces rires d'enfants dans les ruelles
Elle imagine les mains qui disent "adieu"
Les larmes dans les yeux sous le ciel bleu

Elle est comme une enfant
Qui rêve de voir
Au-delà des miroirs
Malgré ses peurs
Elle voudrait renaître
De tout son être
Aux racines de son coeur

David a bien vaincu tous les géants
L'espoir et de la nouvelle des océans
Y'a tant d'images, dans ses yeux pleins d'espoir
Y'a tant d'envie de tout savoir

Elle imagine, elle imagine
La chaleur immobile des villes blanches
Elle imagine ces musiques aux fenêtres
Les chagrins et les fêtes sous le soleil
Elle imagine (imagine), elle imagine
Tous ces rires d'enfants dans les ruelles
Elle imagine les mains qui disent "adieu"
Les larmes dans les yeux sous le ciel bleu

Y'a tant de rires, y'a tant de larmes, y'a tant d'espoirs
Y'a tant d'envie de tout savoir

Elle imagine, elle imagine
La chaleur immobile des villes blanches
Elle imagine ces musiques aux fenêtres
Les chagrins et les fêtes sous le soleil
Elle imagine (imagine), elle imagine
Tous ces rires d'enfants dans les ruelles
Elle imagine les mains qui disent "adieu"
Les larmes dans les yeux sous le ciel bleu

Elle imagine, elle imagine
Dans le chemin des larmes et des regrets
Elle imagine dans le miroir du temps
Qu'ils étaient simplement
Des gens heureux...


est à imputer au groupe nacash et non nagash... çà sert à rien de lui en vouloir
Dourak Smerdiakov


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    le 10/08/2004 à 22:52:50
Mais je n’en veux à personne, moi. Je tiens, à contrecœur, une promesse faite un peu à la légère. C’est d’ailleurs pour répondre à l’avance aux objections si prévisibles de Nagash que la conclusion était nécessaire, même si le principal intéressé ne semble pas l’avoir remarqué.

Pour le reste, en vérité, le texte est inachevé du simple fait d'une panne d'imagination, donc ça n'a rien de classe. J'ai même hésité à le proposer, me dmandant si ce n'était pas un sorte de manque de respect, puis je me suis dit qu'après tout des zonards se foutaient de ce genre de considérations.
Nagash


    le 11/08/2004 à 12:55:23
Smerdiakov ou l'art de faire croire à des abysses dans un verre d'eau.Malhabile rattrapage aux branches.
Kirunaa


    le 17/08/2004 à 13:33:47
Dans l'ensemble c'est bien, même si je trouve le style à la limite du pompeux. La fin est franchement merdique. Dommage que ça s'arrete comme ça.
Tyler D


    le 17/08/2004 à 21:09:06
ouais question de faire des belles phrases là-dessus, y'a pas de problème, y'a du talent (encore que bon faut non plus abuser des images pour décrire des scènes à la con genre :
"C’est pourquoi un frisson de terreur parcourut la pieuse assemblée lorsqu’un moine essoufflé déboula dans la nef en plein office, sans plus d’égards pour le mystère de l’eucharistie que pour les gonds du vieux portail gothique, haussant le volume sonore de sa parole profane jusqu’au limite du hurlement : « On a lâché le chien ! »."

mais alors pour le scénar, l'unité et même la clarté du récit...

"Certains érudits soutiennent que le culte de Saint-Michel remplaça, sur la hauteur qui domine la vallée de Marsoupe et porte aujourd’hui l’abbaye, celui d’un géant Gargan, sorte de Hercule gaulois resté dans le folklore médiéval et ressuscité sous un aspect bonhomme par maître Rabelais. On retrouverait la trace d’une semblable transition au Mont Saint-Michel et au mont Gargano, en Italie. Il faut bien que la dévotion populaire se fixe des repères terrestres, et la confirmation d’un tel glissement n’éclipserait en rien la gloire de l’archange chrétien"

(c'est pas plutôt le contraire, là? enfin, bon ce n'est peut-être pas accessible à un esprit inférieur comme le mien)

...c'est franchement merdique.


saboté, c'est le mot et c'est bien dommage
Tyler D


    le 17/08/2004 à 21:14:45
ouais et pis j'y pense le titre n'a rien à voir avec l'histoire (ou alors bon c que j'ai vraiment rien compris)
Dourak Smerdiakov


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    le 18/08/2004 à 00:09:17
Je retiens surtout la prédominance des "franchement merdique". Après tout, j'ai débarqué sur la zone un beau soir en lançant une recherche sur "poésie merdique" (merci Ocus). Je suis donc sur la bonne voie, il faut juste que je me remette à faire des ballades, le merdique est déjà là.

Tyler D, j'avoue ne pas bien comprendre ce que tu reproches en particulier à ces deux passages, surtout le deuxième. Pour le titre, ce n'est qu'une conséquence supplémentaire du fait que le texte soit inachevé, Nihil a bien fait d'enlever le numéro I qui semblait annoncer une suite.
Taliesin


    le 18/08/2004 à 01:06:51
Je confirme pour le Mont St Michel, il y a bien eu transition de (trou du) culte entre Gargan et l'archange St Michel. Pour compléter ce que dit Dourak, on retrouve trace de ce Gargan dans la toponymie, comme au Mont-Gargan, près de Rouen, et Livry-Gargan en région parisienne.

Et voilà un commentaire qu'il est franchement merdique...
Tyler D


    le 18/08/2004 à 02:11:58
ben dans le premier, pour reprendre le mot de Kirunaa je trouve ça pompeux
le deuxième, que l'archange prenne la suite d'une bête ideuse (si j'ai bien compris) ça lui fait baisser un peu la côté chez les mémés, nan? mais bon tout est une question de point de vue
Taliesin


    le 18/08/2004 à 02:35:03
C'est surtout une question d'histoire des religions. C'est parce que les sites chrétiens ont recouvré d'anciens sites païens (en l'occurrence celtes) que la religion chrétienne s'est implantée aussi facilement. Ce syncrétisme a peut-être fait grincer les dents du haut-clergé, mais le curé de campagne dut bien s'en accommoder, de peur de voir ses ouailles retourner à leurs antiques croyances.
Et cette bête hideuse comme tu dis, n'était autre que le dieu gaulois Teutatès. Prendre la suite d'un dieu, pour un simple archange, ça ressemble plutôt à une promotion, non ?
Tyler D


    le 18/08/2004 à 02:55:15
ok je n'avais pas envisagé les choses sous cet angle
mais bon je dois avouer que si on n'a pas l'idiosyncrasie du breton moyen on comprend pas

font chier ces bretons de merde retournez dans votre région moisie et arrêtez de polluer mon espace vital
Taliesin


    le 18/08/2004 à 03:08:57
Bon, toi, l'anti-américain américanisé, je te ferais remarquer que je ne cite pas une seule fois la Bretagne dans mon commentaire. Les celtes et les gaulois, ça fait aussi partie de l'histoire de France, donc, pas besoin d'être breton pour comprendre ça. Même les russes le savent.

Et les bretons te pissent au cul et te sodomisent à grands coups de cocktail Molotov.
Dourak Smerdiakov


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    le 18/08/2004 à 03:39:16
Il n'y a pas de Bretons moyens. Les Bretons sont tous petits et trappus, afin de bénéficier d'un centre de gravité bas et d'avoir le pied marin.

Il est exagéré de dire que la religion chrétienne s'est implantée facilement parce qu'elle a récupéré des sites et des dates de fêtes liés au paganisme. Si le christianisme a triomphé, c'est qu'il répondait à un besoin profond de salut personnel que les paganismes ne satisfaisaient pas.
Taliesin


    le 18/08/2004 à 05:14:41
Les bretons sont suffisamment grands pour pouvoir poser leurs bras sur les comptoirs des bistrots.

Quant à un besoin profond de salut personnel, permets-moi d'en douter. Les Celtes ont adopté la religion de leur vainqueur, le polythéisme, puis le christianisme romain. Conversion politique et forcée, donc, les druides ayant été mis hors la loi. Pour l'Irlande, St Patrick fut un excellent VRP de Dieu, d'autant plus qu'il connaissait très bien la religion celte, étant lui-même breton de l'île de Bretagne.
Et le christianisme était si peu triomphant au Haut Moyen-Âge qu'il fallut l'intervention de l'ordre de St Benoit en 818 pour ramener les moines celtes à plus d'orthodoxie, sans parler des missions jésuites du 17ème siècle chargées d'évangéliser ces païens de cornouaillais, restés fidèles à leurs pratiques ancestrales. Amen.
Tyler D


    le 18/08/2004 à 14:06:58
et Asterix c'est pas un breton, des fois?
Taliesin


    le 18/08/2004 à 14:25:22
Et tu veux que je t'empale sur un menhir ?
Tyler D


    le 18/08/2004 à 14:49:37
mon père est fakir, tu peux faire tout ce que tu veux je suis plus résistant que Boris
fil     le 18/08/2004 à 18:18:50
Viiiiiite, un tube de vaseline pour Tyler, un menhir, on le sent passer, hein ?
Lapinchien


tw
    le 18/08/2004 à 18:28:56
le 18 aout à 18h18 /3 = 6 6 6 encore une entité diabolique pstant ces commentaires damnés sur la zone !
Tyler D


    le 18/08/2004 à 18:39:25
même pas mal
Taliesin


    le 18/08/2004 à 19:05:34
T'as l'habitude, c'est ça ?
Tyler D


    le 18/08/2004 à 19:14:42
ouais bon le coup du fakir c'est moisi, je sais

et pis pourquoi vous vous acharnez sur moi, là?
vous faites un complexe d'infériorité ou quoi?
Taliesin


    le 18/08/2004 à 19:16:21
Nan, on a cassé tous nos jouets, reste plus que toi.
Tyler D


    le 18/08/2004 à 19:22:24
j'vais l'dire à la maîtraisse que tu fais rien qu'à m'embêter paske d'abord t'es méchant et tu le fais exprès
Narak...     le 18/08/2004 à 19:45:57
et fait gaffe encule par un menhir que tu est Tyler D
Parce que ya une putain de communaute bretonne dans le coin dont Taliesin et moi meme ne somme que la partie emmergeante
Taliesin


    le 18/08/2004 à 19:47:56
Ouais, quand on arrive à émerger...
nihil


    le 18/08/2004 à 20:09:01
Putain, ils se croient sur le chat, ces abrutis ! C'est où le bouton *kickbansodomise* ici ?
Taliesin


    le 18/08/2004 à 20:43:05
Bin, dans ton cul, pardi !
nihil


    le 18/08/2004 à 20:46:13
Pourquoi est-ce que quand je te parle, j'ai l'impression de dialoguer avec un vieux 33tours rayé ?
Taliesin


    le 18/08/2004 à 21:25:55
Ouais, mais tu provoques aussi. J'suis conditionné comme un chien de Pavlov, moi.
fil     le 19/08/2004 à 11:45:35
Punaise, j'ai dû resortir un vieux dico pour piger la moitié des adjectifs employés dans le texte.
Qu'on m'explique ce qu'est une "végétation dyonisiaque" ?
Tyler D


    le 19/08/2004 à 11:55:36
luxuriante si tu préfères dyonisos c'est celui qui a été en stase dans la cuisse de zeus
son culte était majeur chez les Grecs et c'est une figure importante du système nietzschéen

d'habitude quand on est inculte on ferme sa gueule et on critique pas les textes bien écrits, même s'ils ont été lamentablement sabotés
cosette     le 19/08/2004 à 12:08:31
On sort pas tous de la cuisse de jupiter, Tyler.
Tu vas pas me reprendre parce que j'utilise le nom romain de Zeus, hein ?
"une figure importante du système nietzschéen", sans blague ? Eclaire notre lanterne, j'ai hâte de voir ce que tu as retenu de ton maître à penser.
Tyler D


    le 19/08/2004 à 12:43:05
le nom romain c'est jupiter
Tyler D


    le 19/08/2004 à 12:45:45
nietzsche était un philosophe du XIXè siècle
Tyler D


    le 19/08/2004 à 12:47:00
Jésus était un nazaréen né vers l'en 0 à à peu près minuit : 00 min 00 sec
Tyler D


    le 19/08/2004 à 12:48:25
ah oui j'ai oublié de préciser pour ceux qui savent pas c'était un 25 décembre
Kirunaa


    le 19/08/2004 à 12:57:03
Dis moi Tyler, tu te ferais pas un peu chier là ?
Tyler D


    le 19/08/2004 à 13:08:41
la bave du crapaud n'atteind pas la blanche colombe
na
Tyler D


    le 19/08/2004 à 13:11:11
ouais j'ai plus de taf et tout le monde est en vacances. je me casse demain pour quelques jours vous verrez plus ma gueule de con pendant un moment
nihil


    le 19/08/2004 à 17:03:41
Article : le mauvais grain
Auteur : Dourak Smerdiakov
Nombre de commentaires : 49

Spécimen étudié : Tyler D
Nombre de commentaires : 16
Pourcentage : 32% du total, soit environ un tiers

Juste une petite question Tyler, c'est juste pour notre curiosité scientifique... Est-ce que par hasard tu te croirais chez ta grand-mère ?

(et je passe sur les 40% sur ton texte, vu que c'est ton texte. Mais bon, la Zone est à tout le monde. Notamment auxc gens qui ont plus d'une semaine de présence sur le site)
Kirunaa


    le 19/08/2004 à 17:25:40
Tu pourrais aussi ajouter dans tes stats que 25% de ses commentaires sont écrits d'affilée, sans réponse de quiconque s'interposant...
Tyler D


    le 19/08/2004 à 17:41:21
que voulez-vous?
je me fais chier comme un rat mort ces temps-cis
j'en avais marre de jouer aux échecs ou à reversi

à part ça, les stats prouvent aussi que je m'intéresse à la production des autres
Kirunaa


    le 19/08/2004 à 21:17:20
Et si tu remplissais la partie "textes en attente" pour changer ?
Tyler D


    le 19/08/2004 à 21:55:52
ouais c'est ce que je fais grognasse
j'ai déjà au moins 8 articles au chaud sur clockwork
et pis j'ai une dizaines d'autres projets en phase de développement.
dont un est déjà terminé
Kirunaa


    le 19/08/2004 à 22:08:31
Ah! Oui, c'est bien mon petit, mais si j'ai bien compris, clockwork, c'est du micro-ondes non ?
Tyler D


    le 19/08/2004 à 22:30:57
pas vraiment

c'est une histoire que j'étais en train d'écrire de mon côté qui correspondait à peu près à l'esprit de la zone que d'ailleurs nihil a mis en ligne avec un empressement dont je lui sais gré
Taliesin


    le 19/08/2004 à 22:45:15
L'est vraiment con, ce nihil.
Lapinchien


tw
    le 20/02/2006 à 14:04:14
la suite ! la suite ! la suite ! heu... quoi qu'une chambre double me suffirait.

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