LA ZONE -

Flash back

Le 29/08/2006
par Malax
[illustration] Il y a quelques semaines, un homme appelé William Taillefer a violemment mutilé sexuellement neuf femmes, un homme et un garçon de 13 ans dans la région aveyronnaise.

La note de suicide trouvée à côté du corps de William.

     Pour qui cela pourrait concerner,
     Merci d’excuser l’absence de William de la vie. Je ne m’attends pas à ce que qui que ce soit soit chagriné par ma mort - peut être seront-ils soulagés, s’ils éprouvent un quelconque sentiment.
Je ne peux pas décrire ce qu’est la maladie mentale, j’ai essayé et essayé par l’écriture et avec les docteurs, et ma seule conclusion est que Satan a pris possession de mon âme et de mon esprit, utilisez je vous en prie mon cerveau comme exemple pour essayer de trouver ce qui cloche, comme ce type au Texas qui a descendu ces gens dans la tour. A l’attention de tous les parents et amis de mes victimes, je suis réellement désolé ha ha ha je ne suis pas désolé du tout ha ha ha ha ha bande d’enculés !

Willou.
     Né le 14 Février 1962 à Rodez dans l’Aveyron, William Taillefer, le fils de Frederic et Marie Taillefer, était un bébé parfaitement normal et sein, plein de soleil et de joie.

     Le premier petit fils et neveu des deux côtés de la famille, William était le centre de l’attention de tous, souvent l’objet de querelles anodines entre ses jeunes tantes pour savoir « à qui c’est le tour de le tenir ». Fred et Marie s’étaient mariés en sortant du lycée, manquaient de maturité, démarraient juste dans la vie, mais s’étaient déjà habitués à leur vie de pécores miteux. La dépression ne s’était pas encore installée donc ils étaient à peu près heureux.
     Fred avait un sale caractère et bossais sur deux boulots à la fois tandis que Marie, attendant un autre bébé, restait à la maison et donnait au jeune William, à présent âgé de 5 ans, le maximum d’amour, d’attention et d’encouragement. Il adorait les monstres. Tous les genres de monstre étaient pour lui plus intéressant que les super héros et souvent, contre la volonté de ses parents, il persuadait sa baby-sitter de lui laisser regarder les films d’horreur du vendredi soir, et se mettait à pleurer ou à mouiller son pyjama après quelques minutes.

     Pourtant, il persistait : « Le mieux, c’est les monstres. » Il avait d’eux des dessins, des bandes dessinées, des posters, des maquettes et des masques. Bref, une réelle obsession, mais l’essentiel de ses influences provenait de vieux films d’extraterrestres ou de Dracula. Ce qui a rendu perplexe les docteurs qui se sont penchés sur son cas - comment ou pourquoi reproduisait il de tels comportements horrifiques en jouant avec les poupées de sa sœur ; organisant des scène de nativité meurtrières avec des figurines de Jésus, Marie et Joseph aux côtés de G.I. Joes et de Barbies, les découpant soigneusement et remplissant les trous avec le vernis à ongles rouge de maman, et tout ça le mettait en transes, il se balançait d’avant en arrière en hurlant « Allez vous faire foutre sales types allez vous faire foutre. »

     Il était également très ordonné lors de ses attaques, il s’assurait toujours que des journaux étaient posés par terre et qu’une serpillière était disponible, les couteaux et les allumettes sur une vieille boîte à cigares, les lumières tamisées, les rideaux fermés, vêtu du même vieux sweat-shirt de foot bien trop petit, pas de futal et, le plus important, que papa ne soit pas à la maison.
     Il y a eu de nombreux épisodes douloureux. Sa sœur cadette Jeanne était souvent incapable de se défendre contre les assauts agressifs de William, qui était tout le temps en train de la coincer, s’asseyait sur son visage et pétait, jouais aux devinettes avec elle, l’attachait à une chaise, lui masquait les yeux, la chatouillait jusqu’à ce qu’elle mouille sa culotte, après quoi il la forçait à avaler ses sécrétions, et régulièrement pratiquait sur elle des attouchements sexuels.

     Sa sœur dira plus tard qu’elle ne pouvait s’empêcher de se sentir navré pour lui dans ces moments là, car c’était William qui voyait tous les abus que son père infligeait à sa mère.

     Presque tous les soirs, Frédéric Taillefer rentrait à la maison d’un job dégradant et minable, intoxiqué, affamé et en colère. A 19h30, comme un rituel, William voyait son père à la porte de sa chambre, titubant, le visage transfiguré par la haine. « Viens par ici, c’est le moment de voir à quel point ta mère s’est mal conduite aujourd’hui, arrive, bordel ! Radine ton petit cul par ici ! » Tout en l’attrapant par le cou.
     William était alors traîné dans la chambre de ses parents, porte claquée, et maman était déjà nue, renfrognée dans le coin du lit, éplorée, sachant qu’elle devrait peut être mieux en finir avant que le dîner ne soit froid. Il enlevait sa ceinture et baissait son pantalon, puis battait, violait et sodomisais Marie, et William avait ordre de regarder Tandis que Fred répétait le même scénario nuit après nuit. « Tu vas grandir et devenir un homme, Willy. Un homme ! Tu vois cette salope ? Elles ne sont bonnes à rien à part cuisiner et baiser ! Toi, tu vas aller à l’école et devenir docteur William bordel de merde. Tu ne vas pas être comme moi, tu m’entends ? Mocheté. Un bon garçon, c’est le mien espèce de putain de salope ! Mocheté ! Mocheté ! En t’épousant il a fallu avoir des enfants, eh bien ils vont être des gens bien, pas comme toi, espèce d’horrible salope. Willy ? Qu’est ce que tu vas faire ? Tu vas être un gagnant ou quoi ? Je n’entends pas ! Oui, un gagnant papa. OK maintenant casse toi. » On ne demandait jamais a Jeanne de regarder ça, sans doute parce que son père pensait qu’en grandissant elle pourrait attraper un homme riche qui les ferai vivre tous les deux papa et maman.

     Armée de bonnes intentions, ayant remarqué des signes anormaux d’hyperactivité et reçu de nombreuses plaintes de l’école, Marie Taillefer passait beaucoup de temps à aider William à se sentir plus calme. Après tout, « si le Valium calmait ses nerfs, alors pourquoi pas ceux de William ? » Les longues conversations, la lecture et une attention soutenue paraissaient améliorer un peu la situation, mais les effets à long terme des anxiolytiques semblaient jouer sur ses nerfs un peu trop fort, ce qui suscita de nombreuses visites chez le docteur, pour traitement de l’hypertension et crises d’épilepsie. William, à présent âgé de 9 ans, est déjà très habitué aux médicaments.

     L’école maternelle était cool, Willou semblait avoir quelques bons amis et la volonté d’apprendre lui conféra de la part de son professeur la remarque toujours agréable d’être « un plaisir d’enfant à avoir en classe », mais progressivement, pendant le cours préparatoire et le CE1, la personnalité débordante de William lui causa quelques ennemis, particulièrement les filles, les jolies avaient peur de lui et il cognait les vilaines. Punir les gens peu séduisants à un si jeune âge allait être révélateur pour sa vie future. Ainsi que quelques psychologues le proclamèrent, tout commença lorsque William, prochainement « un homme responsable » d’après son père, eut la charge de s’occuper d’un chaton retardé d’une portée de sept qui disparurent d’ailleurs tous de la litière de leur mère Myrtille, le chat de sa sœur. On s’attendait à un sac jeté dans la rivière, pas à une décapitation, l’estomac arraché, les entrailles étalées sur le museau et la langue de William pourléchant plusieurs fois de suite sa poitrine. Quand les psychiatres le questionnèrent à ce sujet, William répondit :
     « Je voulais savoir si mon palais avait le même goût qu’une cage thoracique et vous savez quoi ? Oui ! Tout le monde dans cet univers possède des cages thoraciques dans la bouche. Cool, non ? » Il insista également sur le fait que les petits pois contiennent de la purée. D’après sa mère : « Il avait l’air d’avoir un animal domestique différent tous les mois. Ce n’est que des années après son départ que nous avons trouvé tous les os d’animaux dans la cave. »

= commentaires =

ceacy Un peu trop.    le 29/08/2006 à 13:04:28
L'idée est plutôt bonne, mais certains passages sont un peu maladroits, ou dispensables. La description des violences subies par la mère, par exemple, assez "conventionnelle".
De même, le style manque de maturité à cetains moments.
Malaxxx     le 29/08/2006 à 13:16:23
Pour le passage de la mère, il faut que tu te plaignes à Frédéric, pas à moi.
ceacy     le 29/08/2006 à 13:20:21
Je le ferais bien, mais je ne sais pas qui c'est. Et mieux vaut s'adresser à Dieu qu'à ses seins.
ceacy     le 29/08/2006 à 13:20:58
Ah, oui. Suis-je bête.
Dourak Smerdiakov


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    le 29/08/2006 à 13:35:43
Une salope comme la mère de ce narrateur, faut au moins lui arracher les ovaires à la tenaille, je vous accorde ça.
dwarf     le 30/08/2006 à 11:57:27
Ouais, bien écrit, un peu marrant, mais je capte pas trop l'interêt de ce texte...
Astarté


    le 30/08/2006 à 13:08:27
Il doit me manquer des mots dans l'intro.

C'est qui frédéric ?

Sinon j'ai pas aimé et j'ai pas trouvé ça bien écrit
Winteria


    le 30/08/2006 à 20:31:14
J'ai trouvé ça passionnant.
Winteria


    le 30/08/2006 à 20:31:21
Ou pas.
Glaüx-le-Chouette


    le 30/08/2006 à 20:33:54
Pas bien compris l'utilité, ça ressemble effectivement de très près à un article de journal régional chiant, national j'en doute ; mais justement, c'est chiant comme un oeuf à cuire et d'un style, ben, journalistique, moins les fautes de journaleux de base. Je suis sceptique.
Malaxx     le 31/08/2006 à 16:06:10
Allez vous faire foutre.
Glaüx-le-Chouette


    le 31/08/2006 à 18:22:53
Ca n'enlève rien à mon respect pour toi d'un point de vue vestimentaire rose.
nihil


    le 02/09/2006 à 01:20:54
Ca a légèrement le cul entre deux chaises, entre le psychopatho et le débile profond. C'est gaulé comme un texte débile (c'est à dire n'importe comment, mais pour les textes débiles on s'en fout), ça n'a aucun sens, c'est bourré d'anecdotes stupides et sans rapport et le style est sautillsant en diable. Pour l'amour de Malax (et Dieu sait que je l'aime), je veux croire que c'est un texte comique. Mais elles sont où les vannes ?
Abbé Pierre


    le 02/09/2006 à 01:57:32
DTC §§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§
Narak


    le 08/09/2006 à 20:17:21
C'est gentiment marrant (En particulier le " Tu va être un gagnant mon fils, ouais ! ") Mais sinon, si je pars aux chiottes j'aurais tout oublié à mon retour.

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