LA ZONE -

Bondage sanglant

Le 17/09/2007
par Traffic
[illustration] C’était le dimanche soir d’un week end où j’avais passé beaucoup de temps à faire du bricolage pour le décor d’un théâtre qui jouait des saynètes surréalistes inspirées des romans d’Alexandre Jardin.

Inutile de préciser que ça m’avait mis d’une humeur exécrable.
J’avais envie de disposer de la tête d’une hydre ayant sucé trop de menthos pour lui faire passer un contrôle alcotest en me marrant de la gueule de la maréchaussée. Ou bien j’avais envie de coincer un satyre à la raie du cul vermillon pour lui faire couler de la cire blanche sur les fesses et le laisser éjaculer dans un rire sardonique.

A la place, je me suis juste emparé d’un cran d’arrêt pour aller m’occuper du pendentif d’une fétichiste du piercing au nombril que j’avais séduite sur Meetic et qui était attachée dans la petite chambre de mon studio depuis qu’elle s’était laissé faire l’avant veille sous couvert de découvrir les joies du bondage tel que les sites pornos du net nous le présentent. J’ai donc pris soin de lui entailler l’épiderme sur quinze centimètres en croix autour d’un mignon petit coquillage en or orné d’un saphir. Une fois son ventre ouvert, je lui ai délicatement déployé les intestins tout autour pour y voir plus clair. Elle avait les nichons à l’air au dessus. Taille moyenne même si ça allait. J’avais largement déjà vu mieux. Elle, elle essayait de crier, manquant s’étouffer dans son chatterton qui maintenait sa culotte dans sa bouche. Enfin râlait maintenant. Deux jours en position du foetus à l’envers hein ? J’ai eu un frisson en la regardant. Un peu froid sans doute. Je suis allé fermer la fenêtre et les volets. J’ai branché le chauffage (au mois d’août !), j’ai mis un peu de musique pour nous égayer. Puis j’ai admiré son ventre carmin sanguinolent tandis qu’elle haletait.

J’aime bien les radios qui passent de la musique de films. Il y en a peu mais une que je connais est pas mal. Ce soir là, on y jouait des orchestrations de Michel Legrand un peu datées. J’ai planté des piques à escargots dans le pancréas de Miss M, selon son pseudo sur le net, sur fond des Demoiselles de Rochefort. Elle a vainement essayé de se tortiller. C’était la frousse ou la douleur. Je ne voulais considérer que l’adrénaline qui nous réunissait. J’avais pris le tour de main avec un tournevis en accrochant un Lucifer de carton pâte à 4 mètres de hauteur une bonne partie de l’après midi. Je voulais lui montrer ma dextérité alors j’ai dévissé son globe oculaire gauche. Du coup, sa tête s’est un peu dégonflée du coté de son œil purulent.

Miss M. pleurait et hurlait derrière son baillon et je montais le son des cordes des pouffiasses de Rochefort pour pas ma laisser détourner de ma jubilation. J’avais quand même pas fait tout ça pour rien, non ?

Puis est venu l'instant où j’ai décidé de m’ouvrir une Leffe pour me détendre avec toute cette hémoglobine et les odeurs d’estomac de la demoiselle. Cette connerie de bière a débordé parce qu’il faisait une chaleur d'étuve sur Marseille dans un minuscule appartement sous les toits. La bibine est allé se fourrée par mégarde dans le bide de la demoiselle. J'ai noté que ça faisait des bulles. Ca m’a aussitôt donné une idée. Je suis allé chercher du liquide Paic vaisselle. Tout doucement, j’ai déversé le flacon dans son ventre ouvert. Ensuite, j’ai foutu du Jex four et du Canard WC avec plus de joie. C’était pas appétissant, ça sentait vraiment le produit chimique. Mais qu’est ce qu’ils foutent dans ces merdes, putain.

Ca aussi, ça a fini par me lasser. Du coup je me suis dit que je pouvais me mettre à m’occuper un peu de moi. La fille me regardait de son œil pas crevé, un peu déroutée. Je crois qu’elle était pas bien loin d'être devenue folle mais elle me voyait fixement quand même. J’ai pris un grand couteau à poisson et je me le suis enfoncé dans l’épaule. Ca faisait super mal mais c’est mon signe zodiacal, le poisson. Je le lui ai dit en gueulant avant de rajouter qu’elle était quand même une vraie salope de me faire faire des trucs pareils.

J’ai décidé de la faire rire en faisant des bulles avec ma bouche et des ouïes avec mes mains contre mes oreilles. Je suis presque sûr qu’elle a souri. Vous savez, on est de grands enfants tout au fond de nous.

Au final, on s’est mis à s’embrasser pendant que démarrait la diffusion des B.O des Sissi Impératrice diffusées à la file. Ensuite je lui ai fait l’amour et j’ai joui juste avant qu’elle ne meure. C’était moins une.

= commentaires =

ange     le 17/09/2007 à 21:47:05
J'ai pas bandé
Asa     le 18/09/2007 à 12:31:30
La surenchère dans le gore m'éclate tout particulièrement, et le fait que le ton soit léger fait que ce texte peut être lu en dégustant une tasse d'Earl Grey tranquillement installé dans son Charles Eames. Lecture agréable ma foi.
ange     le 18/09/2007 à 19:37:31
c'est la froideur dans la voix qui te fait bander, le rigolo décalé, ou l'excitation du sympathique ?
Traffic


    le 18/09/2007 à 22:41:34
Moi j'ai bandé et à la fin j'ai éjaculé même...

Tous les goûts sont dans la nature apparemment.

Sinon je voulais signaler que c'était nickel au niveau des illustrations.

Bravo.
lekter     le 18/09/2007 à 23:07:45
De la merde en barre
Traffic


    le 19/09/2007 à 00:26:23
De suite les gros mots.
Carque     le 19/09/2007 à 16:54:54
bien, bien, agréable et tout. J'ai pas bandé, mais seulement parce que ça m'a donné envie de me couper le sexe et de le prendre dans la bouche.
ange     le 20/09/2007 à 08:01:27
ça par contre, c'est de la rhétorique à la mord-moi-le-noeud
Glaüx-le-Chouette


    le 20/09/2007 à 13:12:10
Ta gueule.
Narak


    le 21/09/2007 à 13:48:47
J'ai trouvé ça naze et chiant du début à la fin. C'est super facile j'ai trouvé. Aucun effort pour amener le lecteur dans une ambiance. Pas assez de parti pris, c'est pas assez drôle. Le gôre décontracté ça marche vraiment que quand on "teinte" a mort le texte (il ya pleins d'exemples mais Glo va gueuler si on compare) Le début est pourrave, mais alors pourrave à mort :
"J’avais envie de disposer de la tête d’une hydre ayant sucé trop de menthos pour lui faire passer un contrôle alcotest en me marrant de la gueule de la maréchaussée. Ou bien j’avais envie de coincer un satyre à la raie du cul vermillon pour lui faire couler de la cire blanche sur les fesses et le laisser éjaculer dans un rire sardonique."

Là j'ai rien entravé.

Mais il n'y a aucune raison de s'acharner sur ce texte en particulier. Il y a quand même des idées sympas sur la fin, mais mal torchées, en 3 lignes (Je pense aux piques à escargots et au Canard WC.) J'ai un peu rogolé sur la fin avec le coup du poisson, ça c'était sympa tout plein mais putain 4 lignes, quoi.

Bof bof. Vite oublié au final.
Omega-17


    le 26/09/2007 à 17:03:50
Surtout que c'est vermillonne, pour la raie.
8angels     le 29/09/2007 à 14:33:42
Building is condemned by the Dept of building and safety .

J'ai aimé le coeur du texte , jusqu'à quand tu parles de Marseille :on dirais que T' y 'as perdu ton cerveau ??
lucie30 allez...    le 08/10/2008 à 17:32:32
...vous faire soigner. N'ayez pas honte de franchir la porte d'un hopital. Le personnel est là pour vous aider.
Parce que vous êtes malades!
Glaüx-le-Chouette


    le 08/10/2008 à 20:06:02
ah
Lapinchien


tw
    le 08/10/2008 à 20:23:47
je crois que nihil le fait tous les jours.

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