LA ZONE -
Résumé : Moi, le béton, c'est ma grande passion. Alors quand un mec se propose de nous raconter les magouilles d'une grande entreprise de BTP, et comment les employés indésirables finissent en assaisonnement dans la bétonneuse, je fais péter le pop-corn. Rien à dire, c'est sympa, mais y a un genre de ton neutre qui m'a foutu le cafard, et autant de punch que dans Dora l'exploratrice. Bref, c'est finalement assez insipide. Je retourne faire des bisous à mes parpaings.

Brutes de décoffrage

Le 10/02/2009
par Glop-glop
[illustration] Peut-on gagner sa vie sans se salir les mains ? L'humour est-il un paravent efficace pour le cynisme de classe ?
Humm ...

J'ai toujours été un brin rêveur.
Rester là à regarder à travers les barreaux, ça ne m'aurait pas trop dérangé, s'il y avait eu davantage d'animation dehors.
Mais la centrale de Moisy est une prison moderne sécurisée construite au milieu de nulle part, à l'écart des centres urbains, et, debout sur le tabouret, je n'aperçois qu'un bout de plaine insignifiant à travers la lucarne.
Après ma condamnation, j'ai longtemps regretté la Maison d'Arrêt, qui était une vieille prison vétuste mais située en centre-ville. On avait un point de vue sur les rues du quartier et on pouvait même s'imaginer être à la terrasse d'un café en regardant passer les filles. Une vie contemplative, sans plus aucune des contingences matérielles qui vous empêchent de rêvasser à loisir dans la vie civile, ça m'allait pas mal.
Mais ici c'est vraiment trop calme, je n'ai plus le minimum pour faire travailler mon imagination. Et quand elle commence à tourner à vide, arrivent les idées noires...
Momo me réclame le tabouret, il dit que c'est pour se pendre.
Il rigole.
Il vient d'arriver ...

Je n'avais rien d'un tueur.
J'ai toujours pensé que j'aurais du mal à me caser dans le privé. Pas assez méchant.
Et puis, à force d'échouer à tous les concours de la fonction publique, toutes catégories confondues, il a bien fallu s'y mettre, la mort dans l'âme. Les lettres de "motivation", les C.V... Il a fallu s'y coller.
A la fin, un peu par hasard, j'ai obtenu un entretien en répondant à une annonce du cahier "Emploi" du Figaro, qu'était pourtant pas une de mes lectures favorites à l'époque.
"Juriste Junior"; l'appellation était risible, mais pourquoi pas ? Je voulais bien être tout ce qu'on voudrait pour pouvoir croûter.
C'était Puig BTP qui passait l'annonce, la toute grosse boîte, hein !
Le jour J, il y avait foule dans les couloirs et j'étais tout près de rebrousser chemin, et puis j'ai tâté la pièce de dix francs que j'avais en poche pour finir le mois, et je suis resté.
Quand ça a été mon tour, j'ai débité le baratin habituel : motivation à revendre, goût du "challenge"... je vous passe les détails... ridicule... le tout avec le maximum de conviction dont je pouvais être capable, pas grand chose en fait.
Et puis, contre toute attente, c'est moi qu'ils ont choisi. Je n'ai jamais bien compris pourquoi... Avais-je été le plus foireux des candidats , et par là même celui représentant le moindre danger potentiel pour les cadors du service ?
Toujours est-il que je fus embauché...
Je reçus un casque de chantier vert pomme et une salopette mauve dans mon paquetage. J'entrais dans les ordres, intronisé Compagnon du Pic-Vert...

Je n'occupais pas un poste réellement important chez Puig BTP, je rédigeais les menus contrats avec la sous-traitance. Ca me laissait du temps pour moi, c'est à dire du temps où laisser vagabonder mon esprit.
On sous-traitait beaucoup à des "entrepreneurs" portugais, sous-traitance souvent fictive dissimulant, pour qui fermait les yeux très fort, des prêts de main-d'oeuvre illicites.
On explorait ainsi les délices de la directive "Services" pour économiser sur les charges et disposer de bons coffreurs baragouinant le français et pas revendicatifs pour un sou. A ce rythme d'externalisation, très bientôt il conviendrait d'appeler les manoeuvres "entrepreneurs individuels en manutention"... Seul l'encadrement restait entièrement aux couleurs de Puig. L'atomisation de la main-d'oeuvre était également une garantie contre les grèves. On gagnait sur les deux tableaux...
Bien sûr, pour décrocher de gros contrats, on graissait de nombreuses pattes, c'était un secret de polichinelle au siège. Mais j'occupais un poste trop subalterne, et je n'avais jamais porté de grosse "enveloppe". Bon, à l'occasion j'en portais une petite pour qu'un ouvrier accidenté accepte d'aller crever discrètement au Bled plutôt que de se déclarer en accident du travail, parce qu'on tenait à garder notre taux d'accidentalité, et donc de cotisations, au plus bas.
Quand les ingénieurs avaient besoin d'un tuyau juridique, je filais aussi le coup de main pour les réponses aux appels d'offre. La plupart du temps c'était du bidon, on se partageait gentiment les marchés avec Aspic-Tartignolles et d'autres. On avait même un logiciel ad hoc pour rendre des propositions aléatoires systématiquement plus élevées que la "concurrence", quand on devait leur laisser un chantier. "Etendard", c'était le nom de ce programme. Entre eux, nos polytechniciens l'appelaient "Super-Etendard". De l'humour d'ingénieur je pense.
Tout commença à se gâter pour nous quand les flics du pôle financier firent une descente inopinée au siège ...

Pour commencer, ils placèrent notre patron, Albin Puig, en garde à vue. En catastrophe, un séminaire fut organisé pour préparer l'état-major et les services concernés aux affres de la détention et aux interrogatoires serrés.
En dépit de mon rôle tout à fait accessoire, je fus également convié au château de M... de la T..., un nobliau désargenté réduit à tous les expédients pour sauver le castel familial.
C'est le juge Marteau, enfin, l'ancien juge, qui devait nous briffer. Il s'était reconverti en politique et était devenu député l'espace d'une législature. Battu aux dernières élections, il donnait désormais dans le conseil aux entreprises, enfin, "donner" c'est bien sûr une façon de parler ...
En tant que juge puis en tant que député, il avait toujours été un répressif, et on pouvait s'étonner de le voir conseiller le crime économique. Mais bon, quand il faut grailler, les crampes d'estomac ramolissent les plus grands principes. J'étais bien placé pour le savoir...
Albin Puig était un fils à papa falot, c'est son père Albert qui avait fondé le groupe de BTP, un authentique "self-made-man" selon la légende entretenue au sein de la boîte.
Le pire était donc à craindre si la garde à vue se prolongeait, Et il fallait s'y préparer ...
Fort heureusement, grâce à sa diversification dans les médias, le groupe sut faire fonctionner de précieux retours d'ascenseur: le petit juge fut vite dessaisi et le dossier confié à un juge plus soucieux de faire une belle carrière. L'étau se desserrai.
On avait eu chaud aux fesses, et chacun s'était appliqué à faire le ménage (y compris électronique) dans son bureau. Et certains barbecues improvisés en bord de Seine emportèrent définitivement dans un dernier grésillement des disques durs les lourds secrets de la Maison Puig.
Alors, quand les flics sont venus m'interroger, j'avais l'esprit tranquille. Je savais quoi répondre, j'étais blindé, et mon bureau ne contenait aucun matériel ou document susceptible de me compromettre.
D'emblée ils ont attaqué comme ça, sans présentations ni politesses d'usage: "On a un témoignage qui vous met en cause, il va falloir nous suivre tout de suite! " Bon, sur le coup j'ai pas moufté, on nous avait bien fait la leçon, j'avais une salopette discrète sous mon pull, et des mocassins. J'étais fin prêt pour affronter la garde à vue.
Mais ça s'est pas passé du tout comme je l'avais prévu...

D'abord, contre toute attente, ils m'ont pas laissé marronner.
Ils m'ont conduit directement à la salle d'interrogatoire, après une simple palpation de routine.
Ils étaient trois, le commissaire en personne et puis deux lieutenants de police. Ah, et puis aussi une greffière.
C'est le commissaire qui a pris la parole en premier.
"-Nous avons engagé des investigations suite à la disparition d'un employé de Puig BTP, Mr Ahmed Asnaoui. C'est sa femme Mmme Souad Asnaoui qui nous a alertés mardi dernier."
J'étais à la fois soulagé et surpris ! Ainsi donc ils ne s'intéressaient pas aux "affaires" ... Je protestais avec véhémence et vivacité, toutes voiles dehors: il y avait maldonne, la méprise était manifeste, je ne connaissais pas cette personne, et au demeurant je n'étais ni contremaître ni directeur des ressources humaines et n'avais en conséquence pas à connaître de l'absentéisme du personnel ! Et puis on connaissait bien les spécificités des ouvriers de cette origine. Mr Asnaoui avait peut-être quitté le pays pour rejoindre une épouse plus jeune en Algérie, et il avait simplement "oublié" de prévenir sa première femme.
Là j'ai senti que j'avais commis le premier impair, parce que le commissaire n'a pas eu l'air d'apprécier cette insinuation vaguement raciste. Ca m'a fait honte, un peu, et je me suis dit que je travaillais depuis trop longtemps chez Puig et que l'esprit Maison commençait à déteindre sur moi...
"-Nous détenons la preuve formelle que Mr Ahmed Asnaoui n'a pas quitté le pays." A asséné le commissaire, sèchement.
Pour répondre du tac-au-tac, sans me laisser démonter, j'ai cru malin de dire:
"-Ca vous ne pouvez pas en avoir la certitude absolue..." Il est vrai que j'avais toujours tendance à faire des réflexions ironiques déplacées dans les situations tendues.
"-Nous l'avons!" M'a interrompu brutalement le commissaire, d'une façon qui n'appelait pas de contestation. Et il a poursuivi :
"-Parce que nous avons retrouvé Ahmed Asnaoui."
J'étais éberlué, à quoi diable rimait toute cette histoire ?
"-Ah bon ! Et bien dans ce cas vous n'avez plus besoin de moi !" que j'ai lancé à la cantonade et j'ai fait mine de me lever. Mal m'en prit, parce que les deux flics qu'étaient dans mon dos m'ont attrapé par les épaules et remis sur ma chaise sans ménagement.
"-Mais pas sur le sol français."
Là j'aurais voulu répliquer, mais j'entravais plus rien du tout.
J'ai juste ouvert la bouche comme un poisson hors de l'eau sans rien pouvoir articuler.

"-Plutôt DANS le sol français.
Plus précisément dans une fouille pleine de béton, sur le chantier de la médiatèque des Clapiers-Rancy-Ville nouvelle."
Ouille! Un cadavre sur un chantier Puig ça la fichait mal pour la boîte !
Mais j'étais déjà prêt à rebondir tel un Pic-Vert dynamique.
"-Certainement un accident du travail" que j'ai objecté avec détermination. A cette époque de l'année le soleil se couchait tôt, et pour tenir les délais il arriavit de couler de nuit, à la lueur des projecteurs. Un malencontreux accident avit pu se produire à l'insu des camarades de travail d'Ahmed Asnaoui. Une mauvaise glissade et la chute dans le béton avait été fatale, cela faisait malheureusement partie des risques du métier. Et puis comme j'étais en verve, j'ai embrayé sur un exposé complet en expliquant que dans les travaux publics il arrivait même que lors de la construction d'ouvrages d'art on ne puisse pas récupérer des corps tombés lors de coulages de grande ampleur...
Mais au bout d'un moment j'ai bien vu que personne ne m'écoutait. Le commissaire me scrutait d'un regard dur. Soudainement il a coupé court:
"-Peut-être, mais nous le corps nous l'avons récupéré, et avec une minerve, un corset de maintien et un bras dans le plâtre."
Là je dois dire que ça m'a coupé la chique. Cet enfoiré jouait au chat et à la souris avec moi et distillait toujours avec un temps de retard les informations dont il disposait, pour que je me mette continuellement dans l'embarras.
Déstabilisé, j'ai voulu crâner, et je me suis juste enfoncé un peu plus en insistant. J'ai soutenu qu' Asnaoui avait pu se blesser aux sports d'hiver pendant ses congés. Et, Puig BTP accordant une généreuse prime de présentéisme, il arrivait que des ouvriers malades s'arrangent avec le "chef" et viennent pointer au chantier tout de même, ils récupéraient ensuite le samedi, une fois rétablis, les journées de travail perdues. C'était sans doute là une déviance, mais cela contribuait à l'esprit d'entreprise, et il était difficile de faire cesser ces pratiques. Rendu maladroit par son état, Asnaoui avait pu glisser, et, malheureusement, faire une chute fatale. C'était regrettable, mais c'était en quelque sorte un excès de zèle qu'il était difficile de reprocher au défunt...
"-Mr Asnaoui n'avait certainement pas les moyens de se payer des séjours aux sports d'hiver. Il avait six enfants !" a tranché le commissaire, manifestement excédé.
Bêtement, j'ai encore protesté, et vanté les mérites incomparables du comité d'entreprise Puig qui permettait à tous d'acceder aux loisirs de montagne... Je pédalais tellement dans la choucroute que j'ai été presque soulagé quand il s'est mis à me gueuler dessus "-Fermez-la !" tellement fort qu'il a fait sursauter la greffière.
Je dois dire qu'il m'a rendu un fier service. Parce que je commençais à débloquer sévère. J'avoue.

"-Nous avons retrouvé Mr Asnaoui les poignets ligotés" a repris le commissaire.
Là, j'ai accusé le coup, putain, un meurtre, ça commençait à sentir mauvais! Au diable Puig et consorts, il s'agissait de défendre ma peau ! J'ai perdu un peu les pédales...
"-Ecoutez, je ne participe jamais aux coulages, je suis juriste bordel ! Ce gus j'ignorais jusqu'à son existence tout à l'heure encore, et je l'ai jamais rencontré, s'il est mort j'y suis pour rien. Démerdez-vous pour trouver son meurtrier et foutez-moi la paix que j'ai couiné, hystérique.
"-Rassurez-vous, le meurtrier on l'a" a alors répliqué sournoisement le commissaire.
"-C'est Mr Arlindo Mendes-Tavares Da Silva, le chef de chantier de la médiathèque. Il a passé des aveux complets. Il faut dire qu'il n'avait guère le choix, nous avons rapidement retrouvé le corps de Mr Asnaoui dans une fondation récente ne figurant pas aux plans d'exécution et manifestement dépourvue de toute utilité. Le pelliste a déclaré avoir reçu peu avant la fin de sa journée de travail l'ordre de creuser cette tranchée de la part de Mr Mendes."
"-Mais je le connais pas celui-là non plus ! Je vais très rarement sur le terrain !" Et puis ces foutus portos avaient tous plus ou moins le même blase à rallonge, comment les distinguer dans le tas ? Mais j'ai gardé cette réflexion pour moi, après ma saillie sur les arabes, il valait mieux rester prudent sur ce chapitre ...
"-Par contre, lui il vous connaît, et il vous a même désigné comme le commanditaire du meurtre."
Là, je me suis senti mal. Putain, ces enfoirés voulaient me coller une complicité de meurtre sur le paletot !
J'avais la sensation de ne plus arriver à respirer, mon coeur a démarré au triple galop, et mes carotides pulsaient fort. Mes tympans se sont mis à bourdonner et j'ai été pris de tremblements que je ne pouvais pas faire cesser. Dans un râle je suis juste arrivé à déglutir :
"Je...Je... crois que j'ai un malaise!"
Mais ces salauds ne cillaient pas. Ils me laissaient agonir sans bouger le petit doigt !

Finalement, à force d'étouffer et de réclamer les secours, ils ont fini par se remuer et faire venir un médecin. Il m'a ausculté, et puis il a conclu que c'était rien, en fin de compte. Juste le stress. Comme il a vu que j'en menais pas large, il m'a quand même filé deux cachets, au cas où...
"Apte à la garde à vue" que j'étais.
Je pouvais plus échapper à la "confrontation". Ils ont fait venir Mendes menotté, malgré qu'il ait eu le visage bouffi et les yeux rougis de larme, il m'a bien semblé que j'avais déjà aperçu cette sale gueule de pithécanthrope hirsute quelque part.
Ca n'augurait rien de bon.
Entre deux sanglots il marmonnait sans arrêts des borborygmes à peine compréhensibles.
"-Ché pouvais pas mettre ou corps dans les fondachions do murs, parche que ché pas dou bon boulot..."
Décidément, non seulement ce type était un meurtrier de la pire espèce, mais c'était aussi le dernier des imbéciles !
Et puis ça m'est revenu tout d'un coup en pleine poire.
Ce type je l'avais déjà rencontré, j'en étais sûr désormais.
Je lui avais remis une "enveloppe". Elle était destinée à un ouvrier accidenté, tombé de deux étages, d'un échafaudage aux planches pourries. On l'avait ramassé dans un sale état, et on l'avait fait rafistoler discrètement, comme c'était l'usage chez Puig. D'autant plus discrètement que l'inspection du travail aurait eu à redire au sujet des conditions de sécurité déplorables sur le chantier.
Oui, je me souvenais maintenant nettement de la rencontre avec Mendes, d'abord il avait fait mine de refuser l'enveloppe, il craignait que l'ouvrier ne veuille rien entendre, que c'était à cause de sa femme, une fille de pute d'après lui (c'était une expression qu'il avait l'air d'affectionner particulièrement), qui avait peur que son mari ne puisse plus jamais travailler comme avant et voulait une pension d'accidenté du travail pour assurer le financement des études de ses enfants...
Cette fille de pute était sans doute une brave femme, mais j'avais des consignes, il ne s'agissait pas de se laisser aller à faire du sentiment, cela confinait à la faute lourde chez Puig. Alors c'est moi qui ai fait la pute.
"-Il va falloir faire un effort si vous voulez passer conducteur de travaux, Mr Mendes, à vous de nous montrer si vous êtes apte à devenir Compagnon du Pic-Vert. Je suis sûr que vous saurez vous montrer convaincant..."
Bien sûr c'était du flan, le poste de chef de chantier qu'occupait Mendes était le poste le plus élevé auquel pouvait prétendre un ouvrier monté en graines. Chez Puig on réservait les places de conducteur de travaux aux jeunes français diplômés, et on ne faisait pas d'exception.
Mais ça, Mendes ne le savait pas...


***

Alors, Arlindo Mendes-Tavares Da Silva prit dans sa grosse patte crasseuse l'enveloppe que lui tendait le jeune homme en costume sombre. Lui aussi il aurait bien voulu travailler un jour en costume, pour finir sa carrière pépère, et quitter un peu le chantier. Devenir un vrai cadre, quoi, et remiser le casque vert pomme et la salopette mauve. En partant, le jeune homme au costume sombre posa presque amicalement sa main sur l'épaule de Mendes, ses doigts étaient fins et roses, ils sentaient bon. En souriant comme s'il avait quelque chose de plaisant à dire il glissa à son oreille "-S'il ne prend pas l'argent, vous n'avez qu'à le finir à coups de pelle." Arlindo Mendes-Tavares Da Silva regarda un moment la berline noire s'éloigner, il sentait à peine l'enveloppe au contact de ses doigts calleux.

= commentaires =

nihil


    le 10/02/2009 à 18:03:19
Je veux bien qu'on soit des extrémistes, mais si c'est juste pour la vision apothétruk d'un prolo fossilisé dans une dalle de béton, on aurait pu s'épargner une dizaine de paragraphes non ? L'explication des petites magouilles dans l'entreprise, pourquoi pas, mais alors tout la partie chez la flicaille, c'est aussi pilpatant qu'un épisode de NCIS. Je le sais : je n'ai jamais vu un épisode de NCIS de ma vie.
400asa     le 10/02/2009 à 19:07:05
Moi, mon dada, c'est la prison et la première partie est super cool à ce niveau là. D'ailleurs la première partie est parfaite, que ce soit rythmiquement ou au niveau du message.

Le style froid qui suit avec la description de la vie du cadre rend le truc un peu chiant à lire mais le contenu reste suffisamment riche pour qu'on se fasse pas trop chier.

L'entretien est trop long.

Là où le cadre se fait baiser, on devrait le comprendre au moment même, pas dans l'outro. Ca rend le truc trop diffus.

Agonir =/= agoniser.

La partie en italique est assez mal placée et mal foutue, je trouve. Le passage est trop court pour effectuer un changement de narration, ça déséquilibre le texte et à la fin du truc j'ai eu un peu l'impression que c'était pas bien fini comme y faut.

Agréable moment de lecture au lieu de bosser.
Putsch


    le 10/02/2009 à 19:12:22
"agonir?" là ce serait plutôt agoniser, non? [edit: merci, Asa, merci. Pute.]

Sinon bah ouais, le texte, en l'état, il est un peu vide. Disons que je le lisais comme on regarde un documentaire animalier (c'est à peu près le même ton qui est employé), sauf que tout à coup BORDEL DE PUTE LA T2L2 S42TEINT§
Franchement ça à beau être long, on dirait que ça a été coupé en plein milieu. Et c'est moche.

commentaire édité par Putsch le 2009-2-10 19:13:31
Glop-glop


    le 10/02/2009 à 21:17:57
Bah,"agonir" convient très bien ici, ce sont les mots du narrateur en pleine attaque de panique. Je l'emploie d'ailleurs parfois moi-même dans ce sens en parlant, c'est plus croquignolesque.
Par contre, le texte est effectivement très faible dans cette forme et colle pas vraiment avec l'esprit de la zone, mais ça peut être du matériau pour faire quelque chose de plus percutant un jour ...
Hag


    le 10/02/2009 à 23:46:37
J'avoue que l'expression Pic-Vert Dynamique m'a fait rire. Et à part ça, la première moitié du texte est sympathique et originale, c'est donc bien.

C'est juste con que la seconde partie soit si chiante. Comme l'ont déjà dit au moins trois personnes. Et donc je le redis. C'est peut-être inutile je sais. Mais si je ne l'extériorise pas ça risque de me rester dans la tête et d'interférer avec mon prochain texte qui, coïncidence, a une superbe seconde moitié. Enfin, aura.

Bonsoir. Je vous avais déjà dit que j'aimais bien les pâtes ?
400asa     le 12/02/2009 à 23:16:38
Des pâtes au caca.

hihi
MFKTR     le 14/02/2009 à 12:41:53
"L'étau se desserrai."
Mouais. Bon. On dirait que c'est inspiré de "plus belle la vie".
Une bonne âme     le 20/02/2009 à 01:46:57
Là, tu devais dire "Buffy contre les vampires", en fait.
glopglop     le 20/02/2009 à 13:13:04
Ouais, ça aurait été spirituel s'il y avait eu des démons se baladant sur les echafaudages.
Là ça fait juste vieille rancune rancie.

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