LA ZONE -

Überweib

Le 24/06/2009
par Das
[illustration] Il est une femme que j'ai souffert
Une décennie sans pouvoir l'aimer.
Elle était sûre, et si belle, ma mère,
Le premier jour où elle m'a violé.
C'est grâce à elle qu'au fil des années,
De plus en plus fort, j'ai craché mes glaires
Dans les gorges et les hymens fatigués,
Car puante, faible et tendre est la chair.
Qu'importe ce qu'implique ma colère
Car elles sont toutes des trous à combler
De doigts, de foutre, de haine primaire,
Qu'elles soient vierges, ou expertes, ou ridées.
Elles attendent un acte d'amour basé
Sur un respect mutuel sans frontière.
Je préfère de loin les voir chialer,
Car puante, faible et tendre est la chair.

Mes victimes sont des garces ordinaires
Qui viennent d'elles-mêmes me trouver,
Qui me prêtent des charmes imaginaires
Uniquement pour se faire bourrer.
Dans mon esprit tournent d'autres pensées,
Quand, leur cadavres pourrissants à l'air,
Je jouis de voir leurs sexes desséchés,
Car puante, faible et tendre est la chair.

ENVOI

Que les putes, des bordels surpeuplés,
Formidablement vêtues se libèrent,
Chaumant ce qu'il reste d'humanité,
Car puante, faible et tendre est la chair.

= commentaires =

Contre-paix


    le 24/06/2009 à 21:48:11
(Note : ce commentaire est un C/C partiel d'une critique de la version précédente )
Oh oh, cornegidouille...intéressant. Bon, le premier truc qui m'a explosé à la gueule, c'est la double structure ternaire de la deuxième strophe. PAF, sans doute le meilleur du texte.
La première phrase, je la sens pas française. Et surtout, je la sens moyen zonarde : ça parle d'amour, ça fait romantique. Disons que ça vient bien se fracasser à la rime, c'est donc tout à fait honnête comme procédé.
"Elles attendent un acte d'amour... frontières", ça c'est le cliché naze, et l'auteur ne prend pas assez de distance avec. Donc ça rend de la grosse bouillie. Et la dérision n'est pas invocable ici.

"Uniquement pour se faire fourrer." Bon. C'est plat, c'est l'évidence. (Note : la correction en "bourrer" ajoute une plosive, c'est plus underground, tavu). Un peu plus de lyrisme sidéen que diantre.

le leitmotiv, j'arrive pas à me faire une opinion dessus. C'est plutôt classique, mais bien servi par le rythme. La correction en "puante", même effet sonore et de style que "bourrer". Simple et efficace.

Au niveau jeux de sonorité, la première strophe est explosive, mais je l'avais pas remarqué en première lecture. Les allitérations la sauvent.

En fait, la troisième strophe, à part les charmes imaginaires /garces ordinaires qui sont bien trouvés, bien exploités, elle reste bof. On dirait que l'auteur essaie de choquer en mettant ses doigts dans son nez.
L'envoi est pas sérieux, et frais. C'est à dire que ça fait grandiose sans faire grandiloquent.

Honorable, même si en effet ça ne vaut pas un bon coup de pelle.
nihil


    le 24/06/2009 à 21:54:54
Le titre à tréma, c'est putassier.
Hag


    le 25/06/2009 à 01:03:15
Je tenais à signaler que la vignette de l'image m'évoque un fond de lavabo.
Et j'aurai bien vu un envoi plus classique. Par exemple, commencer directement par "Putes !". C'eut été bien plus mieux.

Sinon c'est pas mal, les paragraphes 2 et 3 sont un peu mous. Ca manque de vulgarité par contre, j'avais commencé à refaire le coup des instruments de musiques et ça a quasiment rien changé. "Je préfère de loin les voir djembé", c'était beau quand même.
Das


    le 25/06/2009 à 19:08:24
Je poste la réponse d'une amie à cette ballade, pas pour qu'elle soit commentée, mais parce qu'elle éclaire le texte à certains endroits.

Hassenliebe


Salope occasionnelle, bien souvent j'erre
A travers les rues, les bars, sans peur.
Mon but? Baiser, m'envoyer en l'air,
Découvrir des frotteurs aux cent saveurs.
Dans ce monde où le sens fuit, monde trompeur,
Je me déguise en putain sans salaire
Feignant d'vouloir dénicher l'âme soeur,
Car puante, ferme et tendre est la chair.

Crudité des mots, crudité du faire,
Je fais les joies des éjaculateurs :
Orifices bouchés, à ma manière,
Je me coupe vraiment de l'extérieur.
Ironique et méprisante, je pleure
Jaune. Mon con est la porte des Enfers
Où coule un Styx de sperme, flot de chaleur.
Car puante, ferme et tendre est la chair.

De fait, ni leurs médiocres vipères,
Pas plus que leur frénétique ferveur,
Ou la perfection de leur savoir-faire
Ne me pénètrent d'authentique ardeur.
C'est un mal perfide et dévastateur
Que mes vains calculs tentent de distraire :
L'ennui, que je trompe avec ces jouisseurs,
Car puantes, ferme et tendre est la chair.

ENVOI

Quand ce bel homme mi-dandy, mi-hâbleur
M'a égorgée comme viande cacher,
J'ai vu qu'il fuyait aussi son malheur
Car puante ferme et tendre est la chair.
Dourak Smerdiakov


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Pute : +0.66
    le 27/06/2009 à 21:26:17
Elle-suce-elle-avale ?

Faut réfélechir à jeune mais je suis déçu de ne pas être trabnsporté d'aise malgré la beauté intrinsèque de la ballde en tant que ballade. Par contre, ce n'est évidemment pas un domaine réservé et je suis heureux que ce soit publié.

Niveau scansion, ça me paraît hâché et aléatoire dans la répartition 4-6, 5-5, voire 3-3-3. Et je trouve qu'il faut rester humble et laborieux et ne s'étendre dans le déca que quand on se sent certtain d ene pas trop emmerder les lecteurs, parfce que ça rallonde, encore qu'ici ce soit décasyllable mais dans des octains, ce qui relève d'une audace inoiue, que je salue.
Dourak Smerdiakov


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Pute : +0.66
    le 27/06/2009 à 21:38:13
L'envoi n'en est pas vraiment un, et c'est sûr que c'est un rien passé de mode, ou d'époque, mais si c'est pour en faire une conclusion, mieux aut ne pas écrire 'envoi", il me semble. J'ai déjà) hésité sur ce genre de truc.
Marquisard


    le 28/06/2009 à 12:40:01
Bon, c'est une ballade, déca poncifs et tout le tralala, après l'auteur aurait surement pû creuser un peu, les vers sont inégaux de par leur qualité.

tiens, un passage au pif, ça feras toujours un os :

"Mes victimes sont des garces ordinaires
Qui viennent d'elles-mêmes me trouver,
Qui me prêtent des charmes imaginaires
Uniquement pour se faire bourrer."

dans cette strophe, ce passage... est très bien, mauvais exemple, juste la répétition de qui sur des décas j'suis pas fan, bon, la fin de cette strophe, elle, est une daube certifiée souillure :

"Dans mon esprit tournent d'autres pensées,
Quand, leur cadavres pourrissants à l'air,
Je jouis de voir leurs sexes desséchés,
Car puante, faible et tendre est la chair."

Si ça se veut baudelairien, c'est raté, si ça se veut autre chose, ça l'est pas moins, circo-nombriliste gnagnan au possible, gratuit même pas sincère, d'une banalité rare, de la vraie quoi.

texte avorté j'ai pensé
Das


    le 28/06/2009 à 19:38:04
"Si ça se veut baudelairien, c'est raté, si ça se veut autre chose, ça l'est pas moins, circo-nombriliste gnagnan au possible, gratuit même pas sincère, d'une banalité rare, de la vraie quoi."
Pas compris, tu m'expliques? Avec un schéma si possible.
evariste galeux
    le 29/06/2009 à 03:39:32
Le registre fait accuser quiconque l'utilise, d'être un baudelairien convaincu et fort zélé.
Je pense que les commentateurs voient ça et là des morceaux de charogne laissés par une chienne avare. Ce que j'en dis, c'est que la critique après morcèlement est inutile si c'est pour en ressortir des détails de la taille d'une strophe, comme s'il avait s'agit pour l'auteur de faire un puzzle à la con.
Sinon, je n'ai pas voulu compter, mais il me semble que ce morceau découpé en ballade est resté trop dans la tête de celui qui l'a composé. A haute voix, on remarque tout de suite que c'est bancal. Puis, je ne sais pas, on trouve ici exactement la même chose que dans les écrits rédigés avec force sanglots et force morve se répandant sur la feuille, pondus par des femelles en mal d'amour. Ca geint. Ca geint agressif, mais c'est quand même un type (le narrateur), qui n'a rien d'autre à foutre de son temps que d'étaler ses états d'âme sur la gent hystérique. Puis, le triptyque maman-"épouse"-putain, cela me remémore des poncifs répugnants de psy usiné avec un divan.
Puis, ici, je ne sais pas, la haine me semble simulée où passée. Das écrit de bien meilleurs textes.

Marqui va devenir dans quelques temps le nouveau casse-burette de service.
Après ces paroles pleines d'un bon sens que l'on dirait prophétique si l'on ignorait l'existence du grand Monardo, je me casse.
Chiures.
Marquisardc
    le 30/06/2009 à 16:23:02
oua l'autre eh vieux réac

du coup mplus besoins de s'étaler en argumentations, evariste vient de le faire. benef.
LH
    le 30/06/2009 à 16:31:07
Ouais ta gueule.

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