LA ZONE -
Résumé : Lapinchien avait proposé ce texte pour la semaine 'textes de merde', mais en terme de nazitude, c'était quand même pas au top niveau. Bon OK, c'est plutôt inintéressant et ça traîne en longueur. Mais y a une sorte de potentiel là-dedans, une mine d'idées et de situations marrantes qui ne demandent qu'à être exploitées réellement. Bon, le résultat est frustrant mais c'est pas un texte de merde.

Entertaining monkeys

Le 23/10/2009
par Lapinchien
[illustration] Bon ben je me faisais chier grave avec mon pote Kevin ce jour là. Kevin, il est sympa mais il est pas très causant, du coup, on se fait souvent chier. ça va en général mais ce jour là particulièrement ben on avait vraiment rien à foutre. On était assis comme des cons sous le platane du square Gérard Philippe à rien branler.

Mon père y me dit toujours :"Mon fils, c'est bien dans la vie de s'ennuyer, c'est même un luxe. Je pourrais comme tous ces autres parents irresponsables te faire un putain de planning pour tes vacances, t'inscrire au judo, au foot et à des cours de solfège. Mais ça serait gâcher ce formidable potentiel que tu as en toi, mon cher enfant. Se faire chier, c'est un putain de privilège et faut que tu te foutes ça dans le crâne, parce que se faire chier, ça te pousse à réfléchir par toi même, ça te pousse à mener une sorte de quête intérieure en dedans de ton cerveau, une introspection qui te mène à construire des idées, des concepts et des trucs qui font que tu peux devenir super fort en abstraction. Après tu deviens super fort en maths et tu deviens ingénieur. Tu construis des trucs et des technologies pour divertir tous ces enfants de salauds qui pensent que la vie est un putain de parc d'attraction, qu'on est là pour faire les fous fous et s'éclater et rigoler. Et là, mon gosse, on les entube profond. Parce qu'on sait très bien que tous ces ordinateurs, ces consoles, ces jeux vidéos, ces bouquins, ces films au cinéma, toutes ces chaînes du câble, ben c'est des conneries de choses superficielles de merde. Tout ce qui compte c'est l'introspection. L'exploration mène à la futilité et la futilité ne mène à rien. Du coup pendant que les gosses de merdeux se pourrissent la vie à se divertir, ben toi, ta marmaille, ben tu lui files la combine, tu l'inities à la grande conjuration. Tu lui apprends à bien se faire chier pour devenir super intelligente. C'est la sélection naturelle, gamin. Dans quelques générations, on les dominera tous."
Mon père il me fait pas de putain de planning pour mes vacances, effectivement, il vise le plus long terme.

Kevin, son père en a rien à battre qu'il se fasse chier ou pas. Il a pas élaboré de théorie de domination totale de l'humanité entière comme le miens. Le père de Kevin, il a juste pas de blé, parce qu'il a perdu son boulot et qu'il touche le RMI. Du coup, Kevin il peut bien se brosser, jamais son père l'inscrira au centre aéré et ça tombe bien, parce que se faire chier c'est peut être du luxe mais le luxe c'est mieux de le partager à deux parce que sinon se serait comme se tirer la nouille. ça fait plaisir sur le coup mais après y a personne pour raconter tes exploits. enfin... vaut mieux pas. enfin, j'me comprends.

On se faisait super chier Kevin et moi, donc, on communiait dans une sorte d'ambiance super luxueuse et complice, quand soudain, Kevin se mit à me raconter un truc à propos d'une histoire qu'il avait entendu dire. ça causait d'internet. Kevin aime bien internet mais son père a pas les moyens de lui payer un ordinateur et un abonnement. Le miens les a mais il trouve que c'est un truc inutile comme tout type de technologie, un truc pour divertir les abrutis, ceux qui ne savent pas que la vie est courte et que chaque instant devrait être précieusement réservé à se faire royalement chier.

-"Horacio", m'interpella Kevin me soustrayant de manière impromptue à ma sublime introspection,"t'as entendu parler du québécois Kyle MacDonal ?"
-"heu? tu te trompes, Kevin", le repris-je,"c'est un putain de clown, Mc Donald, pas un québécon, et c'est Ronald son prénom. Il œuvre à nos cotés sans le savoir selon mon père. Il distrait les enfants de débiles pour qu'ils se gavent de burgers, qu'ils deviennent obèses et plus cons encore qu'ils ne le sont déjà. C'est un des objectifs secondaires de la conspiration de mon paternel d'ailleurs..."
-"T'y es pas, Horacio", insista Kevin tout en commençant à bien me foutre les glandes à bouger la bouche pour déblatérer des trucs aussi idiots, "Kyle MacDonal c'est un mec qu'a réussi à échanger un trombone rouge contre une maison !"
- Te fous pas de ma gueule, Kevin, personne ne serait assez con pour refiler une maison en échange d'un trombone.
-Un trombone rouge...
-...
- ?
-...
-Ah. Si, si, ça s'est pas fait en un seul échange mais il a réussi. il a d'abord échangé le trombone rouge contre un stylo en forme de poisson, troqué ensuite contre une poignée de porte faite à la main par un potier de Seattle, elle-même échangée contre un four de camping, puis donnée en contre partie d'un générateur électrique de 100W dont un sergent du corps des Marines basé en Californie n'avait plus rien à foutre, puis contre un baril rempli de bière et une enseigne Budweiser , puis contre un motoneige, contre un après-midi avec le rocker Alice Cooper; puis contre un globe enneigé (ouais Alice Cooper, un rocker qui fait du motoneige, ça craint, ça a carrément fait chuter la valeur du troc), puis contre un rôle dans une série télévisée, "Donna on Demand" car par chance le producteur de la série en question, Corbis Bernsen, est un grand collectionneur de globes enneigés... et enfin l y a eu une ferme dans la petite ville de Kipling dans la province du Saskatchewan, au Canada en échange du contrat...

J'étais sur le cul. Jamais je n'aurais pu envisager qu'une telle chose soit possible. Comment Kevin avait-il pu apprendre par cœur un aussi grand nombre de conneries inutiles ? Il avait surement dû passer des heures à se documenter sur chaque détail. Je ne lui dis mot et alors que je m'apprêtais à copieusement lui ruiner la gueule à grands coups de boule, il me fit comprendre que rien ne servait de s'énerver de la sorte. Ceci redoubla mon ire et je pris mon élan pour lui décalquer les couilles au fond de son calebute. Il fit poindre un objet qu'il sortit habilement de la poche de son veston et l'interposa entre lui et moi, se protégeant presque derrière lui en tremblotant chétivement. C’était un putain de trombone rouge. Kévin était à genoux presque prosterné et comme les personnes qui mettent en jeu leur honneur me mettent mal à l'aise, je l'aidai à se relever plus par gène que par compassion. C'est une sorte de mal qui me ronge, un peu comme de l'empathie puissance 1000 qui se déclenche et qui me nique tout mon libre arbitre.

-"Horacio", balbutia-t-il, "j'ai un trombone, bordel ! Si un putain de québécon y arrive, y a pas de raison qu'on en fasse pas de même. C'est une combine de fou furieux, on va se faire des couilles en or !"
-"Une prothèse des boules en un quelconque métal lourd, c'est bien ce qu'il va te falloir, si jamais tu n'me donnes pas une bonne raison pour pas t'émasculer sur le champ. Des couilles en or ça me semble une bonne option, faudra au moins ça pour retrouver l'équilibre précaire créé par tes grosses burnes pleines de flotte qui compensent le poids de ton énorme cul potelé plein de graisse, car c'est ce qui fait que tu t'effondres pas en arrière comme un con de culbuto."
-"Hihi", souriait il bêtement
-Arrête ce petit manège. Je sais très bien que t'as pas entravé un mot à ce que je viens de raconter et que tu ne ris que pour te donner un peu de contenance.
-Hihi. Enfin, blague à part, j'espère que t'en es. Parce que j'y arriverais jamais tout seul.
-Kevin, ne me regarde pas avec ces yeux de chien battu. Tu n'as pas honte de t'exposer sans vergogne, faible et sans honneur, face à ma toute puissance ? ça me met mal à l'aise et tu sais bien que je ne peux rien te refuser dans ces conditions car je ne vois plus en toi un alter ego mais une sorte de caniche manchot qui réclame un susucre.
-Hihi.
-T'as trouvé mon point faible, fils de pute. J'en suis.

On a pas mal trainé dans le square a gamberger. Au bout d'un long moment, on a fini par comprendre que ce qui avait fait le succès de MacDonal, c'était probablement : d'une, internet, et de deux le fait que ça ait été le premier à avoir une idée aussi improbable. C'est sûr on était mal barré pour reproduire le même business modèle et faire le buzz, surtout que ni Kevin ni moi n'avions d'accès au net. Finalement on a raconté notre combine à Jimmy. C'est une petite frappe, un gamin des rues. Il pourrait probablement nous mettre en relation avec des personnes qui voudraient bien nous donner un truc en échange de notre trombone rouge. Il nous a donné rendez-vous dans son QG, la cave du block A4, un endroit clean où qu'y a pas trop de camés. Au début, ça n'a pas marché, il a rien entravé. Comme on avait pas trop l'habitude de le fréquenter, il a cru qu'y avait une embrouille et il nous a pété la gueule juste par principe de précaution. "Bon les gars, Alvin et Chorizo, j'ai rien compris à vos conneries d'autistes de merde." Il mâchouillait assez bruyamment un chewing gum au menthol, et ça avait filé la gerbe à Kevin qui en plus était clostro." Allez traîner dans le square à vous faire chier comme d'hab et laissez moi faire mes deals peinard. Vous allez attirer l'attention des flics à trop trainer dans le coin." Il allait se barrer et nous laisser baigner dans notre sang. Quand au moment de passer la porte de la cave il se retourna vers nous en ricanant : "Et pis finalement, en échange de votre trombone rouge, vous avez eu une belle branlée, les mecs. J'vous ai bien tartiné la tronche. Alors ce trombone il me revient de droit." Il me cracha son chewing gum à la gueule, puis arracha le trombone de la poche du veston de Kevin en prenant bien soin de lui labourer le torse avec. Puis il se barra en nous priant de nettoyer un peu puis de décamper avant son retour.

Ce premier troc ne s'était pas si mal passé que ça in fine. En échange du trombone, on avait reçu une bonne correction. Y avait plus qu'à trouver quelqu'un à qui la refourguer en échange d'autre chose."T'oublies le chewing gum", me fit remarquer Kevin et il avait raison quelque part, c'était un bonus que je m'empressais de conserver précieusement. Il faisait nuit quand on réussit à ramper péniblement jusqu'au square Gérard Philippe. On a tout de suite repéré l'îlotier qui faisait sa ronde, étrangement son collègue n'était pas là. Les îlotiers ça va par deux, c'est pour ça qu'on les appelle des Twix. A voir nos sales gueules éclatées, il aurait de toutes façons cherché à nous faire des misères alors on s'est faufilé en douce. C'est là que j'ai remarqué un truc de malade, son collègue s'était pendu au platane et son corps était tout rigide. Il se balançait au grés du vent "Putain de sa mère", toussa Kevin. "On dirait une décoration de noël avec l'insigne", que j'enquillais...
"Durand, non mais putain, mais qu'est ce que tu nous as fait là ?" L'autre flic était en larmes, il s'était affalé comme une merde au pied de son collègue, " Je vais me vider les burnes chez Olga, juste là au troisième, pas plus d'un quart d'heure, j'te demande d'attendre un peu et qu'est ce que je retrouve à mon retour... Durand, mon putain de binôme qui se balance comme Saddam Hussein sur sa potence." C'est là que flic a vu qu'on était planqué dans un talus, il faisait nuit noire mais son instinct de condé l'a tout de suite mis sur la piste. "Sortez de la les morveux !", qu'il nous lança en braquant sa maglite et son arme dans notre direction. "Qu'est ce que vous foutez à c't'heure là dans les parages ?" "C'est pas nous qu'avons tué votre collègue, M'sieur" lança Kevin dans un long chial. "C'est sûr que les îlotiers dans le coin, on leur fait la vie dure, y en a qui craquent et qui pètent un câble, c'est ce qui est probablement arrivé à votre collègue.", que je balbutiai."Ceux qui survivent comme vous par contre ils ont leurs sens démultipliés, à l'affut un peu comme le Sentinelle, c'est pour ça que vous nous avez trouvé. j'ai vu un épisode à la TV une fois même si mon père me l'interdit...Parce que ma mère, elle par contre elle aime bien les séries TV, comme les experts. C'est pour ça qu'elle m'a appelé Horacio..." En fait j'essayais de trouver des repères qui lui parleraient. J'étais bien trop occupé à me faire chier pour mater la télévision. Le flic me coupa net. "Non mais ta gueule petit. C'est pas ça. Durand il avait des problèmes avec sa femme et ses gosses... C'est pour ça qu'il a disjoncté. C'est pour ça qu'il s'est pendu au platane.(...) Bordel, Durand, mais t'es un vrai connard de me faire ça ! T'aurais pu le faire en dehors de tes heures de service..." "On peut partir, M'sieur; c'est pas qu'on aime pas votre compagnie, mais on est attendu à une soirée VIP, vous comprenez ?", Kevin se voulait insolant mais en réalité, il s'était fait dans le froc.

"Les chiards, j'ai comme un problème. Vous êtes témoins d'un truc qui n'a jamais eu lieu. Durand, ne s'est jamais pendu, vous comprenez ? Va y avoir une enquête et si on se rend compte que j'l'ai laissé seul pour me taper une pute, ma carrière est foutue. Je vais p'tête même faire de la taule..." Le flic était désemparé aussi je me permis de lui faire une petite suggestion. "Si vous voulez, je peux vous sortir de ce traquenard. Ils faut juste que vous nous donniez quelque chose en échange. Voyez-vous, dans cette cité, il y a une petite merde du nom de Jimmy qui se livre au trafic de drogue. Il inonde tout le secteur. Vous le connaissez bien j'imagine. On va faire en sorte qu'il porte le chapeau ..." Le policier me figea tout intrigué, hésitant, puis il me braqua sa maglite à nouveau en pleine gueule, il hésita encore une fois, puis il me mit en joue avec insistance : "Faire porter le chapeau à cette petite frappe de Jimmy ? Mais t'es con, gamin ? Il est innocent... enfin il a rien à se reprocher... enfin merde, il n'a tué personne... enfin avec sa drogue, peut être mais..." Je vis que c'était le bon moment pour le convaincre pour de bon. Le flic tremblait comme un vibromasseur réglé sur puissance max. "Alors déjà pour commencer, on va vous aider à décrocher le corps, à éliminer toute trace de la pendaison. Puis mon ami Kevin et moi même allons vous casser la gueule. Et pas un petit cassage de gueule, une grosse branlée." Le flic me coupant :"avec mon témoignage, ça pourrait passer, Jimmy a subit un interrogatoire assez particulier de la part de Durand la semaine dernière, une fouille rectale en règle, la vengeance pourrait être le mobile mais... mais il manquerait une preuve matérielle auprès du juge et..." Je le stoppais à mon tour en brandissant le chewing gum au menthol que nous avions conservé. "Ceci est une pièce à conviction, ce bout de gomme est saturé de la salive de Jimmy, de ses empreintes ADN donc. J'ai bien fait gaffe à bien le conserver intact. Je propose que nous logions le chewing gum dans le rectum de votre collègue. Le lien entre Jimmy, son mobile et l'homicide sera alors établit..." Nous convînmes tous alors que c'était surement la meilleure des solution pour le bien de tout le monde et nous mîmes notre plan à exécution. Kevin n'avait rien entravé mais carrer un chewing gum dans le fion d'un flic mort ça semblait le botter. Vînt le moment où nous allions enfin échanger le cassage de gueule contre autre chose. "Au fait, tout à l’heure", lança le flic, "vous parliez de m'aider mais qu'il vous faudrait une contrepartie ? Je ne pourrais jamais assez vous remercier les morveux ! Demandez-moi ce que vous voulez !"

Avant de l'enchaîner sévère, je temporisais comme je ne savais pas trop encore quoi lui demander :"On a qu'à dire que vous avez un gage et qu'on reviendra vous demander notre dû au moment où on aura besoin de vos services." Le policier acquiesça. Kevin se mit à le rouer de coups de poings et de coups de pieds. Quand a moi, je lui chouravais son tonfa et lui éclatais les os un par un en chantonnant. A la fin du lynchage, je tendais le talkie au flic à moitié comateux pour qu'il appelle du renfort. On se quittait en bon termes en se promettant de se revoir bientôt.
-"T'as une idée de ce qu'on pourrait bien demander au Twix ?", me demanda Kevin alors qu'on s'éloignait rapidement en laissant les deux policiers l'un sur l'autre près du platane.
-Pas la moindre. mais la nuit porte conseil. C'est un super moment pour se faire chier et imaginer des trucs. Je propose qu'on en reparle demain matin.
-Comment tu sais que j'ai pas une idée d'abord ?
-...
- ?
-Allez, bonne soirée, Kevin.

(...)

Je rentrais à tâtons. Mais mon père m'attendais depuis des heures derrière la porte, une batte de baseball à la main. Quand il vit dans quel état je me trouvais, couvert de sang de la tête aux pieds, vêtements en lambeaux, il considéra que me filer une bonne rouste n'aurait eu pour effet que de prolonger l'expérience intéressante que j'avais dû vivre, que j'avais probablement appréciée, à tel point d'en oublier l'heure et débarquer aux aurores. Papa décida donc que me casser la gueule serait un trop beau cadeau aux vues des circonstances. Il me promis de m'offrir une tête à Noël comme il lui semblait que la baston, c'était un truc que j'appréciais. "Ecoute, gamin, se battre c'est se divertir et se divertir c'est régresser au rang de primate... Fais toi chier, bordel, c'est pourtant pas compliqué. Un mec te cherche des noises. L'écoute pas. Il veut juste prendre du bon temps. Les humains c'est ce qu'ils préfèrent, prendre les autres humains pour des jouets. Les mecs se cherchent à longueur de journée et peu importe qu'ils éclatent le mec qu'ils défient ou qu'ils se fassent défoncer. Ce sont des postures primitives qui nous habitent. T'as déjà vu des lionceaux se battre, jouer passer de l'un à l'autre sans même s'en rendre compte ? Se taper dessus, blesser, tuer, faire la guerre, c'est pareil. C'est se distraire. Agir plutôt que réfléchir. J'espère que ça te fera une bonne leçon au moins..." Papa allait se coucher quand je l'attrapais par l'épaule. Je l'enlaçai avec amour lui déposant un interminable baiser sur le front. "Merci, papa. Merci pour tout." Mon père me repoussa alors. "Rends toi utile, va te faire chier dans ta chambre plutôt que de répandre tout ce torrent affectif nauséabond." Mais je n'en démordais pas "Papa, je t'aime, t'es mon modèle dans la vie. Plus tard, je veux être comme toi et me faire chier toute la journée, atteindre les niveaux hors du commun d'ennui qui sont les tiens. (...) Papa, imaginons que t'aies la possibilité de tuer un mec, d'éliminer un gars, le plus gros des connards que tu connaisses, n'importe qui. Ton pire ennemi, le mec qui fait coincer tout le système, qui empêche la conjuration d'avancer... Qui ce serait ?" Mon père resta interloqué, surpris par ma question, par mon affection soudaine. Il se mit à longuement tourner en rond dans le hall d'entrée en se grattant le menton. Il me jetait de petits coups d'œil de temps à autre hésitant, embêté. Il frappa du pied d'un seul coup puis se dirigea vers son bureau. Il en ressorti avec un gros dossier qu'il étala sur la table du salon poussant même quelques babioles encombrantes qui trainaient..

"Mon cher fils", m'invectiva-t-il, "Je pense qu'il est grand temps pour toi de prendre du galon dans la conjuration. Il y a effectivement un grand méchant. Il y a effectivement un ennemi prioritaire, une pieuvre tentaculaire dont la seul raison d'être est de mener l'humanité toute entière à sa perte. Cette chimère démoniaque est une holding internationale dont le seul but est de distraire le monde, monopoliser le temps de cerveau de chacun afin que nous oublions à quel point se faire chier est salutaire et vital. Cet immonde trust international est la Time Warner Company ! Regarde un peu ses activités" Mon père fit tourner quelques pages dans son volumineux dossier et me présenta tout le schémas de la holding : AOL pour l'internet, Time Warner Book Group pour les bouquins, Time Warner Interactive Video pour les jeux, Home Box Office pour les chaines câblées, New Line Cinéma pour les films, Time Inc. pour l'info spectacle papier dont Time Magazine, hebdomadaire d'information, People Magazine, magazine hebdomadaire, Sports Illustrated, magazine sportif, Fortune, Money Magazine, magazines économiques pour ceux qui voient le monde comme un gigantesque casino, Time Warner Cable, câblo-opérateur, Turner Broadcasting System Inc pour l'info spectacle à la TV dont CNN, chaîne de télévision d'information en continu, Turner South, TCM (Turner Classic Movies), TBS Superstation, Cartoon Network, TNT (Turner Network Television), Boomerang, chaînes de télévision sur le câble et Atlanta Braves, une équipe de baseball, (du pain, des jeux on a toujours rien trouvé de mieux pour abrutir et manipuler les foules) , Warner Bros. Entertainment dont Warner Bros. Pictures pour les films, dvd, vod, Warner Music Group, DC Comics pour les BD et films dérivés, Mad Magazine, magazine humoristique... J'en passe et des meilleures... C'est une immonde créature qui ne cesse de croitre et plus elle croit et plus nous nous distrayons, et plus elle grossit et plus de nouvelles manières de se distraire apparaissent et plus l'espèce périclite devient conne et heureuse de l'être. Qui est ce que je buterais si j'avais une baguette magique à lunette et canon silencieux ? Qui est ce que j'éliminerais de l'équation ? Ted Turner, un des plus gros actionnaires du groupe, celui par qui tout ce merdier s'est mis en place. Aujourd'hui, il n'a plus vraiment de rôle dans la structure, mais l'assassiner serait un gage pour la conjuration de voir toutes les cameras du monde braquées sur elle, il s'agirait pour nous d'une occasion unique de faire passer notre message au monde entier. " J'embrassais alors Papa, conquis à sa cause et lui demandais qu'est ce qu'il serait prêt à donner contre la vie de ce mec. Sa réponse ne m'étonna guère.

J'avais enfin un but dans la vie. Certes il fallait faire vite pour taper un grand coup. Ted Turner finirait rapidement par mourir de mort naturelle si je ne m'en occupais pas avant. Il serait difficile alors de trouver une autre figure aussi emblématique pour porter haut et fort le message de la conjuration. La pieuvre vit et continuera à vivre sans Ted Turner. In fine, il n'a jamais détenu que 10% de la structure. Mais personne n'a fait mieux depuis, taper sur un CEO inconnu, ça n'aurait plus aucun intérêt. Kevin abonda dans mon sens le lendemain."Ouais à ce qu'il parait cet enfoiré battait sa femme Tina Turner. Des merdes comme ça, ça mérite pas de vivre." Je revis Twix quand il sortit de l'hôpital, et il accepta de me rendre la monnaie de la pièce puisque notre plan s'était déroulé comme convenu et que Jimmy croupissait à la Santé. Il partirait le lendemain pour les états unis juste quelques jours après avoir établit un rapide plan d'action et discrètement il ferait la peau à cette incommensurable enflure de Ted Turner. Il me promis même de graver au poignard sur le front de sa victime, le message suivant :" Boredomjacker" Il reviendrait alors en France sans faire de vague et retournerait à sa besogne quotidienne que l'égoïsme de Durand avait bien failli mettre en péril. Tous les soirs, il irait tirer son coup chez Olga et son nouveau binôme ferait le guet près du platane du square Gérard Philippe.

(...)

J'appris quelques mois plus tard par voie de presse que le plan s'était déroulé sans le moindre accro. Je regagnais alors d'un pas lourd mon domicile pour y voir mon père et lui réclamer mon dû. Quand il me vit entrer dans son bureau, il n'eut pas de mal à faire les bonnes déductions en lisant mes expressions sur mon visage grave. Papa haussa les épaules et se dirigea vers la petite étagère près de son bureau. Il y avait le dossier Time Warner juste au dessus d'une boite. Il mit le dossier de coté, pris la boîte qu'il porta contre son cœur. Il poussa alors un soupir. "Les media relaient nuit et jour notre message, Papa. La balle est dans le camp de nos alter egos à présent. A eux de voir s'il veulent apprendre à aimer l'ennui ou bien s'ils préfèrent rester cramponnés à ce putain de rollercoaster tout confort que la vie leur offre par défaut via des professionnels de l'entertainment comme Time Warner. Je viens chercher ce que tu m'avais promis." Une larme coula sur la joue de mon père. Puis il posa la boite sur son bureau et l'ouvrit précautionneusement. Il porta alors sa main en ma direction. "Un deal est un deal, fiston" Il ouvrit sa paume et me donna le trombone rouge qu'il s'était engagé à me fournir. "Ce mec était un vrai connard sous ses atours de pseudo philanthrope, et ses millions versés à l'ONU pour se racheter une bonne conscience. J'imagine qu'il ne se rendait même pas compte lui même du tord qu'il causait au siens. Sa vie ne valait même pas le trombone rouge que voici." J'embrassais mon père avec tendresse et lui promettais de me faire encore plus chier que d'habitude aujourd'hui. "Tu sais quoi, je vais même essayer de faire des rêves chiants à présent pendant mon sommeil comme ça inconsciemment je pourrais accroitre mes facultés d'abstraction !"

(...)

Avec Kevin on partage à nouveau une expérience d'une incroyable luxure et rareté. On se fait royalement chier sous le platane du square Gérard Philippe et c'est bon. Finalement on aura rien eu en échange du trombone rouge. Comme quoi les trucs qu'on raconte sur le net c'est vraiment que des conneries faites pour divertir tous les connards qui n'ont rien d'autre à foutre de leur vie.

(O____O) Lapinchien


= commentaires =

Dourak Smerdiakov


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    le 23/10/2009 à 23:46:15
Dommage, effectivement, que ce soit écrit aussi mal, parce que ça reste intéressant comme idée de base. On dirait une longue paraphrase de la fameuse maxime de Jean Sarkozy : tout le malheur de l'homme vient de ce qu'il ne peut pas rester assis dans une pièce sans téléviseur et/ou accès à internet.

T'as dû avoir la flemme de développer ton idée avec plus de soins.
Lapinchien


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    le 24/10/2009 à 00:04:05
non, en fait c'est juste que j'écris mal. Relisez mes textes, vous le verez bien.
Dourak Smerdiakov


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    le 24/10/2009 à 00:19:34
Je crois que je vais plutôt aller au square.
Dégueulis


    le 24/10/2009 à 07:35:51
Bizarrement, j'aime bien.
J'ai peine à croire que c'était destiné aux textes de merde.

Et puis tant qu'on fourre quelque chose dans le cul de quelqu'un, moi je suis pour.

(Sauf si c'est dans le mien)
Das


    le 24/10/2009 à 18:17:52
Je vais reprendre en gros ce que dit Dourak, si vous avez la flemme de tout lire. Ce texte est effectivement très frustrant et putain de mal écrit. J'ai failli quitter après avoir remarqué que le ton serait le même que dans "Le putain d'saïan". Puis, soulagement, qui ne sauve néanmoins pas le texte : les écarts de registres comme on n'en voit que rarement. Déjà, la sauce ne prend pas au début avec le langage des rues, puis les alternations brutales et visiblement injustifiées de langages réduisent à néant la crédibilité du personnage, et par extension de l'action. Paradoxalement, il y a quelques formules qui auraient pu faire mouche, mais noyées par les trop nombreuses tentatives de discours soutenu, et la langue courante mal maîtrisée. Pour le coup, c'est vraiment dommage, dans la mesure où on investit l'univers du gamin très facilement, malgré cette putain de barrière de la langue. Et surtout, l'idée, excellente, qui, loin d'être banale, fait réellement cogiter. Je suis assez circonspect quant à ce texte, puisque l'armature semble maitrisée pour diriger totalement les réflexions du lecteur, et qu'en même temps, il y a un coté brouillon qui le coule presque totalement. C'est ça en fait, un bon potentiel laissé en friche. Comme souvent par ici.
Lapinchien


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    le 24/10/2009 à 18:51:06
j'avais posté ce truc pour la semaine texte de merde. Il a été déclassé par je sais pas qui. du coup, j'ai corrigé les fautes d'orthographes mais pas pris le temps de faire de belles petites phrases pour vos petits yeux délicats. désolé.

En même temps, je suis plutôt fier du résultat et, même si c'est pas intentionnel, y a comme une unité au finish entre le fond, la forme, le message à la fin et TC,s.
Das


    le 24/10/2009 à 19:02:15
La mise en abyme du paragraphe final est assez pourrie je trouve,peu convaincante et convenue, mais passons, ce texte est peut-être très mal écrit, mais il est loin d'être un texte de merde.
Lapinchien


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    le 25/10/2009 à 08:53:36
Je suis bien content que ce texte provoque de la frustration. C'est un sentiment qu'on néglige trop la frustration. La plupart des gens écrivent pour que ça provoque des guilis au bout du gland et du clito de ceux qui lisent. ça n'était pas mon but premier mais en tous cas je trouve cette piste intéressante. J'y vois une niche. D'ailleurs je vais me spécialiser à l'avenir, ne plus écrire que des textes frustrants.J'y égorgerais de belles idées à la chaine devant vos yeux ébahis un peu comme dans ces videos sur le net avec des terroristes qui décapitent des otages occidentaux. Ces salopes de bonnes idées elle ne méritent pas d'autre sort.
Dourak Smerdiakov


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    le 25/10/2009 à 10:56:31
Excellente idée.
Dourak Smerdiakov


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    le 25/10/2009 à 10:58:21
Avoir la flemme, c'est tout de même plus simple, plus crédible, et plus court comme argumentaire et cmb.
Kolokoltchiki


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    le 27/10/2009 à 01:19:47
J'ai survolé et ça à l'air drôle mais quand même assez nul. J'ai commencé par la fin et ça avait quand même un sens, c'est ça qui m'effraie.
Lapinchien


tw
    le 27/10/2009 à 17:04:57
Contre les dilemmes moraux

Le premier argument qui va à l'encontre de l'existence et de la possibilité des dilemmes moraux repose sur le prescriptivisme, qui donne comme fonctions premières aux énoncés moraux celle de prescrire des actions. Or, dans le cas d'un dilemme, les énoncés moraux semblent ne rien prescrire, puisque les deux actions incompatibles sont également obligatoires; ou ils prescrivent des actions contradictoires [2].

Pour sauvegarder la possibilité des dilemmes moraux, on a alors deux solutions théoriques possibles [1][2]: soit on abandonne le principe selon lequel le « devoir » implique le « pouvoir » (« à l'impossible nul n'est tenu » ; ‘ought’ implies ‘can’); soit on rejette le « principe d'agglomération ». Ainsi, pour E. J. Lemmons (1962) et Trigg (1971), les dilemmes montrent que le principe selon lequel « à l'impossible nul n'est tenu » est faux. Pour Williams et Bas van Fraassen (1973), ils montrent au contraire la fausseté du principe d'agglomération [2].

En termes de logique déontique, il faut aussi abandonner soit le principe de consistence déontique (principle of deontic consistency, PC), soit le principe de logique déontique (PD) [2].

En effet, si l'on admet le principe de consistence déontique (principle of deontic consistency, PC), un dilemme contredit nécessairement ce principe. Ce principe stipule que: OA → ¬ O¬ A [l'obligation de faire A implique la non-obligation de faire non-A]. Un dilemme dans lequel l'agent doit faire A, et doit faire B, mais ne peut faire A et B, contredit donc ce principe [2]. Le principe de logique déontique, quant à lui, stipule que si A implique B, et que je suis moralement obligé de faire A, alors je suis aussi moralement obligé de faire B [2].

Enfin, le « principe d'agglomération » affirme que si j'ai l'obligation de faire A et celle de faire B, alors j'ai l'obligation de faire A et B. Ou encore: (O (A) et O (B)) → O (A et B).

On peut formaliser cela ainsi [1]:

le principe selon lequel le devoir implique le pouvoir se traduit ainsi: O (A) → M (A) [ou O: obligatoire; A: action; M: possible; →: implique).
principe d'agglomération: (O (A) et O (B)) → O (A et B)
Si les dilemmes moraux existent:

O (a) [j'ai l'obligation de faire a]
O (b)
- M (a & b) [je ne peux pas faire a et b]
Or, si le principe d'agglomération est correct:

(O (A) et O (B)) → O (A et B)
Et si le principe « devoir » implique « pouvoir » est correct:

O (A et B) → M (A et B)
Ce dernier point contredit (3), selon lequel je ne peux pas faire a et b.

On renonce alors soit au principe selon lequel devoir implique pouvoir, soit au principe d'agglomération, afin que le dilemme moral soit logiquement possible. Or, le premier principe semble intuitivement correct (« à l'impossible nul n'est tenu »). Mais on peut avancer des contre-exemples: un créancier qui ne pourrait plus payer ses dettes demeure dans l'obligation de le faire.

Le principe d'agglomération semble lui aussi intuitif: si on a deux obligations, on a l'obligation de faire les deux choses. Un dilemme n'est en effet pas logiquement contradictoire: O (A) et O (¬A) ne sont pas contradictoires (l'obligation de faire A et l'obligation de faire non-A ne sont pas contradictoires), car la contradictoire de O (A) c'est ¬OA (ne pas faire A, et non pas faire non-A) [13].

Mais on peut affirmer qu'en cas de conflit, l'obligation n'est pas conjonctive, mais disjonctive (si on a l'obligation de sauver A et de sauver B, mais qu'on ne peut sauver A et B en même temps, on peut dire qu'on a en fait l'obligation de sauver soit A, soit B).

Nicko


    le 12/11/2009 à 19:08:43
Le texte à idée se renifle dès le départ. Déjà, le pote s’appelle Kévin -ce qui ne doit pas être un hasard. Il y a de ces prénoms ridicules que des parents débiles donnent sans faire attention et qui se baladent sur les listes des écoles scolaires pour prendre bientôt tout leur sens véritable une fois le troupeau rentré dans la vraie vie. Un Jonathan -juste pour l’exemple- c’est le nom communément admis pour nommer un pigeon possible -du moins dans des villes tapageuses, avec des banlieues chatouillées. Kévin, comme tout le monde n’est pas à la page, a droit à sa définition : sympa mais un peu chiant ; n’a rien à dire ; est con ; mais il sait jouer le faire-valoir -très bien. Ou bien la vedette mais très mal. Les Kévin Slater, Kévin Costner,Kevin Long, Kévin Johansen ou autre Kévin Lefebvre -pour régler un compte personnel- savent de quoi il en retourne. Même mon dernier pote qui s’appelait Kévin il chiait sur son prénom tellement il pouvait pas l’entendre. Il en découle, comme en hiver, un de ces longs filets visqueux d’idées à mal-propre, une apologie de l’ennui des jeunes pour l’avenir, qui aurait pu finir droit dans le panier-poubelle en boule de mouchoir usagé si l’auteur approuvait vraiment les mots glissés dans la bouche de son acolyte en fin du troisième paragraphe. Heureux soit-on, ce n’est pas le cas. La différence auteur-narrateur, oui je sais, mais franchement j’en ai rien à foutre. Lapinchien ressemble à ses textes. Il a de la suite dans les idées. Comme Nabokov, comme chez Dostoïevski, on connaît dès le début le thème abordé toutes triques dehors et haut les cœurs ; et on s’engouffre toujours plus profondément par la suite ; et on goûte toujours plus de sucs, du musc ; et on n’est jamais rassasié. Pour le coup, le texte nique ma démonstration d’unijambiste notoire. Certes on va plus profond pour goûter du Warner, toucher de l’ADN, lécher de la salive et tout ça jusque DTC Durand (c’est pas bien et je respecte les morts) ; mais il est évident qu’un texte décidé d’avance pour merdique ne saurait se révéler vraiment comme un chef d’œuvre ultime du génie de la forêt, sous les fanfares zoribles et les girafes qui bectent -attendu qu’on vive ailleurs qu’au zoo.
Narak


    le 12/11/2009 à 19:27:55
J'aimais bien au début mais ça m'a lourdé en cours de route.
Pas fini, pourtant je l'ai commencé dans les textes en attente.
Lapinchien


tw
    le 12/11/2009 à 19:53:29
dommage, c'est pourtant un de mes textes favoris. Les goûts et les couleurs ça ne s'explique pas. enfin, si la lessive mangeable existait, les publicitaires y arriveraient bien sûr.
Glop-glop


    le 12/11/2009 à 20:54:12
'culé ! Comment tu t'y es pris pour pouvoir lire les textes en attente ?
Narak


    le 12/11/2009 à 21:10:14
Disons, que ça fait partie de mes non-fonctions.

Et après revérification, la fin m'emmerde toujours autant.
IN     le 13/09/2010 à 18:04:18
Moi, j'ai trouvé ça passionnant ! On voit bien les perso...
Mais où vous voyez ce texte mal écrit ? C'est pas "mal" écrit, c'est une retranscription d'un monologue ! Vous parlez comme chez Pivot vous, dans vos têtes ? Il faut juste imaginer le personnage !

Il a été écrit d'une traite ? Et bien il faut le lire pareil... A la " Jean Yanne " !
J'aime vraiment ce texte-là , et en plus je l'ai lu juste après le texte sur l'emmuré vivant là dans son lit d'hôpital, donc je sais parfaitement que Lapinchien sait écrire... C'est pas comme si c'était un débutant quoi...

L'histoire du trombone est reelle, ça m'a amusée de la retrouver ici.

Par contre vos commentaires, qu'est ce que c'est chiant !

hahaha !
IN     le 13/09/2010 à 18:06:04
Oh ben c'est super , je cause à des gars qui n'en parlent plus depuis un an !! Génial !
Kolokoltchiki


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    le 24/04/2011 à 12:52:04
Du coup j'ai finis par le lire et putain c'est vraiment pas mal, même si rien ne justifie le fait que je trouve ça pas mal vu que en gros c'est quand même très bancal, mais que ça marche au niveau de l'écriture, que j'aime bien que ça bascule entre vulgarité et préciosité de mon cul. Que.

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