LA ZONE -
Résumé : GABUZO BUZO GABU ZOBUGA GA.

SERIAL INSERT- 1.Hygiène de l'assassin

Le 11/11/2009
par Zone Inc.
[illustration] Jack pensait en se réveillant que cette nouvelle journée serait extraordinaire. Cette splendide gaule matinale était le meilleur des présages. En s'étirant et grognant d'aise, il se demanda si son chat, habitué aux massages ciblés (visant à réveiller efficacement son maître et, en dernière analyse, à obtenir sa gamelle) en était responsable, mais non ; quelque chose de tiède et d'humide, indéniablement, venait de toucher son bras gauche : le corps encore chaud de Sabrina dépassait des draps maculés de sang. Sabrina n'avait jamais été du matin, songea-t-il. Et encore moins du soir, ajouta-t-il pour lui même. De toute façon, on ne peut pas affirmer avec certitude que Sabrina eut été à un quelconque moment de la journée, d'ailleurs elle n'était plus mais avait-elle vraiment été un jour ?
Mais cette fois, il n'aurait pas à aller se soulager sous la douche. Depuis que les cinq sages indiens qui avaient envahi sa salle d'eau lui avaient fait découvrir les "mystères profonds du corps", il essayait dans la mesure du possible d'éviter la pièce, histoire de laisser son fondement cicatriser entre chaque initiation. Prenant son prépuce entre le pouce et l'index, il tira un grand coup dessus, puis y clampa une pince à linge pour gagner encore quelques centimètres de peau, son but secret étant d'avoir le prépuce le plus long du monde pour l'utiliser comme un pull pour ses couilles quand l'hiver rude de Fontenay Aux Roses finirait par arriver sur sa bite. Il décida de s'habiller directement pour vite aller profiter du beau temps avec elle. C'était un dimanche magnifique, et il lui semblait entendre le doux murmure du vent l'apaiser, il lui semblait que les arbres, les fleurs et la nature entière l'appelaient à la l'harmonie. Cueillant délicatement du sang à moitié coagulé du bout de l'index sur les lèvres de Sabrina, il se laissa porter par son inspiration printanière et nota sur le mur blanc de la chambre de sa sœur, entre ses posters, le haïku "Vergers au matin ; / Humides comme un baiser / Et comme ma bite". Jack retira la perceuse Black et Decker à triple percussion alternée et piston hydraulique à vapeur de l'entrejambe de sa petite sœur en prenant un soin tout particulier de désenficher le gode clouté qu'il avait monté sur la vrille. Il se rappela en caressant sa moustache naissante qu'il n'avait jamais eu l'intention d'en porter une et que cela faisait bien longtemps qu'il n'avait pas alimenté son blog d'une quelconque note, fut-elle anodine. De fait il se saisit de son iPhone, se connecta en mode WiFi sur sa page Facebook pour y poster un nouveau statut :"J'ai joué à dragonball Z avec ma cadette. C'était Bulma et moi la fusion de Polanski et Charles Manson. Elle a perdu. lol."

Puis, comme à son habitude, Jack fit chauffer deux toasts 44 secondes sur la position 2 de son grille-pain style années 60 et s'installa à la modeste table en agglo plastifié de la cuisine de son petit appartement miteux néanmoins doté d'une bonne vue sur le parc -c'était madame Kerfelec du dessous qui disait tout le temps ça- et lu le journal de la veille, comme à son habitude; puis, il décida d'appeler son cher ami François Berléant sans avoir d'idée précise en tête et lorsque le répondeur lui répondit il reposa mollement le combiné et leva les yeux vers l'horloge de la cuisine, réalisant qu'avec toutes ces conneries il s'était foutu en retard. Et Jack avait toujours eu une sainte horreur d'être en retard, la ponctualité c'est une question d'éducation. Son éducation avait été sans faille, grâce à sa Sainte Maman qui lui avait appris à moucher son nez, dire bonjour et merci, arriver à l'heure et être propre sur soi. La journée s'annonçait chargée : il faudrait faire disparaître le corps et nettoyer la maison, trouver une explication tangible pour justifier une si soudaine disparition et le Haïku sur le mur, et surtout, préparer le pot au feu dominical avant le retour de ses parents, soit en moins de deux heures, sachant que le pain de viande restait à faire. Sans compter qu'il n'avait plus de viande et que le Super U n'ouvrait qu'à 9h, qu'il ne pouvait décemment pas se servir de viande de nichon de sa sœur cadette, une pute même pas vierge, pour honorer ses parents du pot au feu dominical. Il aurait certes pu la farcir, mais l'idée l'emplissait d'un vaste ennui, face aux efforts à fournir pour vider sa sœur avant de la bourrer de farce, ainsi que d'une déplaisante impression de déjà-vu ; il lui faudrait trouver une autre recette, ou d'autres ingrédients. Après un court instant de réflexion, Jack décida d'abandonner l'idée du pain de viande, et de se dévouer à un autre gibier; s'il partait chasser dès maintenant, il serait de retour à temps pour lancer la cuisson et attendre le retour de la messe de Gaston et Gervaise devant un bon feu de cheminée.

= commentaires =

Opheliac     le 11/11/2009 à 14:14:42
Zogabu zoga même.
Aesahaettr


    le 11/11/2009 à 14:21:38
Euh.
Strapontin.
Lapinchien


tw
    le 11/11/2009 à 14:34:54
et que vive la cohésion sociale, bien sûr.
Hag


    le 11/11/2009 à 22:17:17
J'ai adoré ! Probablement mon texte préféré du Serial Insert !
Glop-glop


    le 12/11/2009 à 00:22:16
C'est assez inégal.
KoaXKoax     le 12/11/2009 à 00:31:36
Complètement d'accord avec le résumé.
Lapinchien


tw
    le 12/11/2009 à 13:39:43
à bas les inégalités !
Dourak Smerdiakov


site blog lien tw
    le 12/11/2009 à 15:50:36
J'aime pas tout ce qui commence par Jack.
Lapinchien


tw
    le 29/01/2015 à 09:51:43
BONUS DVD : https://www.youtube.com/watch?v=hq9DHag12Cc Texte collectif sur la base d'un jeu posté sur le forum. Chaque participant peut insérer une phrase à chaque post faisant évoluer l'histoire comme bon lui semble tant que l'ensemble reste cohérent. Particularité : les chapitres portent le nom de romans d'Amélie Nothomb.

Ici Jack décide de faire un pot-au-feu mais son initiative va vite virer au mass murdering.

Peut-être une initiative d'écriture collective à renouveler pour finir les textes restant de Bitengranit puisqu'au final c'est plutôt drôle et homogène ?
Lourdes Phalanges


    le 29/01/2015 à 18:48:23
Oui.

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