LA ZONE -
Résumé : L'auteur soutient ardemment que la Saint-Con 2014 mérite qu'il lui refourgue ce vieux sonnet qui traînait dans ses langes, prétextant que, je cite : 'Le bucher, c'est le poème lui-même ou la scène de gerbe à la fin ; mon con, c'est Andersen, la princesse, dans son conte'. Vous n'allez rien comprendre (ce qui n'est pas grave), mais l'auteur vous expliquera tout, longuement, en commentaires (ce qui est plus dérangeant). Voyez ça comme un interlude mystérieux et inattendu traversant le ciel rougeoyant de la Saint-Con, fugace, irritant, et déjà volatilisé.

Le prince au petit pois

Le 24/04/2014
par David
[illustration] Une princesse au petit pois, c'est une jeune femme délicate ?!
Il était une fois, vraiment très loin d’ici,
Dans un château de pierre, une chambre royale
Avec au lieu de lits d’une hauteur égale,
L’un qui de matelas se retrouvait farci.

C’était celui du prince au visage obscurci
Par la distance avec sa princesse d’opale,
Assise et quand sa voix émergea de l’ovale
Où trouait un regard, l’observant sans merci :

- Putain, bordel de merde, il faut faire une chose
Afin de la fermer juste avant l’overdose
Après plus de cent nuits, cette gueule de bois.

- Je devrais bien vomir pendant que je surplombe
À la fois ta fureur et ton mépris de bombe
Et ne plus t’écouter, cervelle en petit pois.

= commentaires =

Dourak Smerdiakov


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    le 24/04/2014 à 19:31:21
Sacrilège. Arnaque. Cacahuètes. Au bûcher, l'auteur.
Lapinchien


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    le 24/04/2014 à 19:56:57
la NSA fait passer des private jokes sur la Zone maintenant ?
Lapinchien


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    le 24/04/2014 à 20:00:01
On peut avoir une explication de texte de l'auteur ?
Dourak Smerdiakov


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    le 24/04/2014 à 20:45:36
L'explication fournie par l'auteur dans le forum doit être trois ou quatre fois plus longue que le texte, ce qui est rarement bon signe.



Gros problème de base : l'auteur suppose que tout le monde connaît ce conte d'Andersen et fera le rapprochement. J'en doute, parce que ce n'était pas mon cas (mais j'ai eu une enfance plutôt heureuse, sans contes d'Andersen et, plus tard, ben... euh... j'ai lu d'autres choses, comme le Manifeste du communisme ou le journal de la campagne du Sinaï de Moshe Dayan).

Du coup, quand je clique sur un texte en attente intitulé "Le prince au petit pois" et découvre l'angoissante question d'introduction suivi de l'incompréhensible machin, j'ai tendance à pousser un long soupir et à espérer en la mise au point par l'industrie chimique d'une arme anti-mongoliens.
Glaüx-le-Chouette


    le 24/04/2014 à 20:59:30
J'ai rien capté. Ca, c'est pas grave, je suis notoirement crétin. Mais ne rien capter dans un sonnet, c'est plus embêtant, parce que, bordel de putain de MERDE, LE SONNETC C4EST UNE 2COLE DE CLART2? DE RAISONNEMENT ET DE PERFECTION FORMELLE ET LOGIQUE;

Sinon, on fait des couplets et des refrains, si on veut faire du flou et des trucs imbitables ou idiots. Comme tout le monde et comme Pierre Perret.

Donc, disions-nous, c'est tordu et maltraité pour entrer dans les normes du sonnet ; et même formellement, ça passe, mais putain, à l'oreille, qu'est-ce que c'est laid. Des hiatus partout, des chocs de consonnnes aussi, on dirait une collection de laideurs stylistiques. Comme un canular, ok, mais un canular, faut que ce soit drôle.

Bref, grosse bouse en bois.
Koax-Koax


    le 24/04/2014 à 21:01:22
Si j'avais les compétences nécessaires à pouvoir critiquer de la poésie en sachant de quoi je parle et avec un minimum de notions adéquates, je dirais qu'ici c'est pauvre en rimes, en rythme, en style, en souplesse du vers, en tout ce qui différencie un sonnet d'un travail tout à fait scolaire - et c'est vraiment très scolaire.
Je connais le conte, il me semble qu'Andersen a aussi écrit "La petite fille aux allumettes", choix qui se serait avéré plus judicieux pour une Saint-con. Ce serait même un bon exercice de faire mongoliser à tout va une clocharde qui n'a qu'une pauvre boîte d'allumettes et qui tape des hallucinations dans la rue.
Davantage, sans les "putain de bordel de merde" et la présence de vomi, rien ne ferait de ce texte quelque chose de Zonard (critère qui prime somme toute plus que le reste, pour une Saint-con). Et en ce sens, là aussi c'est raté. C'est bien de vouloir défendre son truc, mais faudrait-il ne pas le défendre là où il n'a pas ou peu sa place.
Lapinchien


tw
    le 24/04/2014 à 21:10:49
j'ai regardé l'explication de l'auteur sur le forum et il y a effectivement un gros potentiel dans les clichés misogynes dans le conte de "la Princesse au petit pois" d'Andersen pour en faire un con à brûler, (ce devait être le Booba de son époque, j'imagine) cependant ça méritait d'être plus développé.
Glaüx-le-Chouette


    le 24/04/2014 à 21:15:04
Je viens de lire le résumé et la perle de l'auteur qui y figure, "le bûcher c'est le poème lui-même".

OUI ALORS 9A EN FAIT c'est la définition même de tout texte de Saint Con.


Sauf que la règle demande un feu.


Un feu, tu vois. Un peu comme, comme, des flammes qui brûlent quelque chose. Tu vois.
Dourak Smerdiakov


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    le 24/04/2014 à 21:33:09
J'étais sûr qu'en le publiant quand même, ça mettrait de l'ambiance.
Hag


    le 25/04/2014 à 12:13:53
Vos commentaires sont beaux et je ne vois rien à dire de plus outre que :
*Inspiration profonde* C'est vraiment naze.
pim pam poum    le 25/04/2014 à 19:31:35
Salut,

Les électrodes me permettent en tant qu'auteur d'ajouter quelques mots pendant que le bûcher au phosphore me carbonise lentement.

On a souvent vu des enfants dénoncer leurs parents à des régimes totalitaires pour dissidence aggravée, mais poucave sa descendance à un Polpotisme autogéré, c'est peut-être inouï, "je croyais bien faire", comme disait Mengele.

La poésie, c'est l'émotion, et mon don est dur à porter. Je vois bien que vous êtes tout retourné, napalm au poing, que votre bienveillance naturelle a cédé... N'ai-je enfanté votre révolte en tournant à vos lectures le miroir de ma poésie qui renverra à chacun les pires tréfonds de lui-même ? Vous vouliez jouir de lire et voilà que vos œsophages urètriques recrachent à pleine goulée la nausée squameuse du reflet immonde que vous venez de contempler !

C'est vrai qu'il est peu connu ce conte, et que mes vers torturent leurs propres mots comme une mère qui se nourrirait de ses propres enfants - c'est cool - j'ai mes esthétiques, je trouve vos sœurs jolies, et ce qui se conçoit bien n'a plus aucun intérêt à être dit ou écrit, l'acte décrire abouti n'est plus littérature mais action, toucher, sentir, goûter, contempler, ouïr ! Mais plus écrire, non plus écrire ce que tout le monde peut capter par lui-même.

Bon, d'accord, il est à chier, mais je reviendrai peut-être tenter de vous faire regretter celui-là avec un autre encore pire.
Dourak Smerdiakov


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    le 25/04/2014 à 19:38:45
Pour les rimes, ce n'est pas si pauvre, en tous cas les rimes en -rci. Et il faut reconnaître que l'auteur a fait des efforts pour respecter la forme et les règles. Mais il ne suffit pas d'utiliser le moule, il faut aussi y verser un truc comestible.

Opale/ovale, ça fait un peu précieux et éculé [éculé/hululé/ukulélé/il était un roi de Thulé/immaculé (contre un mur), ça, c'est intéressant...]. On pourrait essayer de le justifier en disant que ça participe d'un contraste burlesque entre les quatrains et les tercets, mais on retrouve aussi "farci" dans les quatrains, ce qui est plutôt du registre du mot "pois" des tercets.

On se demande ce que le mot bombe vient faire là-dedans, sinon rimer avec surplombe. Sans doute bombe au sens sexuel, on finit par se dire, mais comme on n'a pas d'abord signalé le caractère particulièrement séduisant du prince, et que toute façon on ne comprend rien avant d'avoir eu les trois paragraphes d'explication de l'auteur, ça ne passe pas.

Même chose pour l'overdose et la gueule de bois, puisqu'il est supposé être question d'un mal de dos. Et puis, "fermer" une gueule de bois ?

Trouer est transitif. L'ovale QUE (au lieu de 'où') trouait un regard ? Ca resterait mauvais, mais on croirait voir ce que ça peut vouloir dire.

Et conclure un sonnet avec, en bouquet final, l'insulte qui tue : "cervelle en petit pois", franchement, ça donne l'impression du gars très fier de son effet et qui ne se rend même pas compte qu'il se ramasse un bide complet.

Et, fondamentalement, bordel : l'idée de base est complètement stupide, mais pas du stupide de genre drôle, juste du stupide de genre naze.

Ce n'est zonard que d'astronomiquement loin, ce n'est pas un texte de Saint-Con, et c'est mauvais. C'est juste à côté de la plaque, irrecevable, et pénible à lire.



Tout ça pour dire que non, le problème n'est pas qu'on tourne en rond et qu'on ne veut pas accueillir "d'autres partenaires de jeu" comme tu dis dans le forum. Même si c'est vrai qu'on tourne en rond.
Lapinchien


tw
    le 25/04/2014 à 19:41:02
la microcryptopoéticoaproximolittérature est une niche inexploitée, il est vrai.
Dourak Smerdiakov


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    le 25/04/2014 à 19:41:22
Je n'avions point vu le commentaire de pim/David...
Nana


    le 30/04/2014 à 00:09:02
pk tu manges pas le petit pois ? je suis certaine qu il sera plus digeste que son sonnet

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