LA ZONE -

Le Projet Blaireaux : Danse avec les Ombres ! (3 et 4/4) #SaintCon2015

Le 12/04/2015
par HaiKulysse
[illustration] Les résultats et conséquences de son approche étant facilement à deviner, l’auteur emblématique de la nouvelle génération des romanciers français de l’imaginaire, avait jugé bon d’effectuer une ellipse à la moon-walk pour revenir sur cette douloureuse et incongrue crémation qui s’était déroulé quelques heures plus tôt avant leur arrivée sur la Place du Village.
Mais l'auteur, avait-il cramé la fin de son histoire ?
Ce dernier épisode, d’après le manuscrit retrouvé dans les décombres fumants du Château de Crussol, traitait malheureusement de la genèse de ce récit que quiconque ne voudrait jamais écrire ni lire.
L’auteur, un consultant pour les montres Hermès, avait inventé deux personnages : Taylor et Charles Manson ainsi que le regretté Tréfonds Tournesol, alors qu'il revenait d'une randonnée sur sentiers sableux. De retour dans sa chambre d'hôtel à Saint-Péray, où il se plaignait, penché sur son ordinateur aux bourdonnements déconcertants, des brûlures causés par le soleil, préludes avant sa crémation certaine.

Il avait soif.
L’alcool, ce liquide psychotrope contenu dans les bouteilles de vin blanc, avait fait son chemin, il avait perdu littéralement, mais peut-être l'avait-il déjà perdu bien auparavant, sa raison.

Et ses multiples blessures solaires n'arrangeaient rien, il était devenu ce « porc grillé, trop salé » comme dans cette chanson si personnelle de Julien Doré qu'il aimait écouter lors de ses cuites.

Le Projet Blaireaux n'avait pas non plus de mémoire. Il n’y avait plus rien à faire : le disque dur et la carte mère de son ordinateur avait été noyés suite à cette tasse de café renversée et depuis son crâne la suite géniale avait été jetée aux oubliettes des tréfonds de l'esprit.
C'était pourtant un très bon café, provenant des hauts plateaux de l’Éthiopie, mais l'ordinateur n'avait vraiment pas apprécié.

L'auteur avait cherché toute la nuit à trouver une solution, jonglant de temps en temps avec le film "Taking 2 big Dicks" qui passait sur une chaîne porno et ses carnets de moleskine, désespérément vides.

Au-dessus du Château de Crussol, qu'il voyait depuis la fenêtre de sa chambre, les étoiles restaient immobiles et contractées au fond de leur fièvre, avec leur aveu et l'horreur de ne pouvoir imaginer une suite avec lui à ce triste récit...


Il allait soulager sa vessie lorsqu'il entendit, du fond des ténèbres oubliées, les hurlements du châtelain de Crussol se répandre hors des ruines, ces murailles qui l'avaient protégé pendant son règne maléfique. Ces cris, colportés par le vent qui l’étranglait en pensées contradictoires, l'invitaient à le rejoindre au sommet du donjon abandonné pour une danse macabre avec les ombres défuntes du Moyen-Âge.
Cet appel ténébreux du Châtelain de Crussol l'avait étreint et ce fut ainsi qu'il sortit furieusement de l'hôtel, guidé par ces voix d'outre-tombe.

De cette obscurité, il ne garderait peut-être rien.

Quatrième et derniers épisodes !

Les rumeurs d’ici disaient que le fantôme du Châtelain avait toujours existé et qu’il existerait toujours, observé en cachette en des immensités lointaines ou en ces lieux obscurs situés sur les hauteurs du château de Crussol, en attendant le moment où l’on élèverait de sa sombre demeure le Bûcher des Ombres Fanatiques et réduirait à nouveau la terre à sa merci.
Nul ne pouvait plus entendre, aujourd’hui, ses hurlements, seul l’auteur de ce récit avait été l’heureux élu pour transmettre le rituel psalmodié de la Saint-Con. La mélopée signifiait simplement : « Dans sa demeure de Crussol le Sieur De La SchwarStich rêve et attend. »
Roi, il régnait aux premiers temps de la cité. Prophète, il avait prédit sa fondation et sa fin. Ectoplasme, il pleurait les cons du passé en des nécropoles depuis longtemps réduites en poussière.

L’auteur parvint aux escarpements et fut un peu surpris de remarquer que la clarté trompeuse de la lune leur donnait une apparence subtile qu’il n’avait pas notée auparavant -dans cette curieuse lumière, ils paraissaient moins éperons naturels que ruines de remparts cyclopéens et titanesques, jaillis de la pente de la montagne. L’auteur s’arracha avec difficulté à cette hallucination et ayant atteint le plateau, il hésita un instant avant de s’engouffrer dans l’obscurité inquiétante des bois jouxtant les ruines du château.
Après quelques heures de marches effrénées, il arriva au sommet où le grand donjon abandonné se dressait de toute sa hauteur, redoutable, imprenable de tous les côtés. Un coup d’œil jeté sur sa montre lui révéla que minuit approchait. L’auteur luttait contre la somnolence, mais le sommeil le gagna pourtant ; le donjon parut se balancer, danser, se déformer étrangement sous son regard, puis il s’endormit.
Il rouvrit les yeux et tenta de se relever, mais y renonça aussitôt, car une poigne glaciale paraissait s’être posée sur lui et l’avoir réduit à l’impuissance. Une grande frayeur s’empara de lui. La cour du donjon n’était plus déserte. Une foule silencieuse, étrange, s’y pressait et formait un vaste cercle autour de lui et attaquait une sorte de mélopée -gloire et longue vie au Saint Con de l’année ; tous les regards étaient tournés vers l’auteur, qu’ils paraissaient invoquer.

Au centre de la cour du donjon, une sorte de brasier brûlait et il s’en élevait les tourbillons d’une abominable et nauséabonde fumée jaune. Il était nu, allongé et attaché fermement à côté du brasier. De l’autre côté du feu, se détachant nettement de la foule par ses somptueux habits, le Châtelain ordonna, aux rythmes des tambours, la mise à mort tant attendue de l’auteur qui avait osé participer et souiller ainsi le rituel de la Saint-Con. Les fidèles, hurlant, écumant, se précipitèrent sur le corps du jeune auteur innocent, et l’attaquèrent avec les ongles et avec les dents, en une passion aveugle de bestialité, avant de lui fracasser le crâne contre une pierre et de laisser une tache horrible sur la sombre surface. Ainsi la forme rouge et déchiquetée du corps du pseudo écrivain fut jetée dans le brasier ; sous une pluie cramoisie de flammes et de fumées, le Con brûlait tandis que les brutes en folie hurlaient sans fin le Nom du Con de l’année prochaine…

= commentaires =

Lapinchien


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Pute : +1
    le 12/04/2015 à 16:37:16
Le principe de feuilleton de Saint Con n'est pas à confondre avec le concept de Série de Saint Con inventé par Kwizera avec la très suivie "Les enchanteurs", série biannuelle puisqu'un épisode est sorti lors de la Saint Con 2010 puis 2012 puis 2014. Ah ben non... En fait, biannuelle ça veut dire qui sort deux fois par an donc je voulais bien sûr parler de série duodénale.
Dourak Smerdiakov


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Pute : +0.66
    le 12/04/2015 à 21:05:17
Ce ne serait pas une biennale ? J'imagine tout à fait Kwizera se compromettant avec des biennales.
Koax-Koax


    le 13/04/2015 à 07:08:51
Lu. Et j'en ai pas grand chose de plus à braire que du texte précédent, tellement que la seule chose que je relève c'est ce "quatrième et dernier épisode" placé là au milieu a sais pas pourquoi le monsieur.
Kolokoltchiki


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    le 14/04/2015 à 11:44:36
Lu. Oublié. Passé au compacteur cérébral. Recyclé en images mentales d'une punk à moitié nue qui se bat contre Manson avec une machette avant de foutre le feu à sa Scenic.
Kolokoltchiki


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    le 14/04/2015 à 11:45:20
Du coup ça m'a donné envie de relire Dreamcatcher et jusqu'à maintenant c'est mon texte de Saint Con préféré.
Lapinchien


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Pute : +1
    le 14/04/2015 à 11:49:37
"Quand on joue avec le feu, on finit par se brûler." Booba, ni Charlie, ni pas Charlie
Kolokoltchiki


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    le 14/04/2015 à 12:03:24
Booba il est même pas cryptique dans ce qu'il dit, il est juste très con.
Kolokoltchiki


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    le 14/04/2015 à 12:03:36
"Quand on joue, t'as vu, avec des allumettes, ou un kébri, et t'as vu que y a de l'essence, ou du gaz t'as vu à côté, ben wesh, tu t'brûles, tu t'brûles, et ça fait grave mal." - Charlie Manson
Lapinchien


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Pute : +1
    le 14/04/2015 à 12:08:18
non mais c'est trop un génie du marketing nihiliste avant la sortie de son ALB2OM D.U.C.
David


L'art dèche    le 17/04/2015 à 14:34:34
Salut,

y'a bien trop de fois écrit chateau, même pour une histoire de chateau, on va encore dire que les pécores ont 43 mots de vocabulaire, dont chateau donc, ce qui en laisse 42 pour tout le reste.

Le récit aurait pu s'enrichir d'un viol de statue au niveau de celle de la vierge et une petite razzia dans le couvent juste en dessous, pour le visuel, un petit panoramique sur la magnifique vue sur l'autoroute et le dépôt d'essence qu'offre le castel eut putes faire croire à un film italien.

Commentaire édité par David le 2015-04-17 14:35:59.
HaiKulysse


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Un grand merci    le 22/04/2015 à 13:48:02
Un grand merci à tous ces commentaires, certaines fois enrichissants d'autres fois m'éclairant sur le but de la vie (carrément) le mien sera concis en colportant un message divin et presque sibyllin : j'ai écrit un nouveau texte #saintcon2015 je m'empresse de le proposer à la vente ; fin de la propagande
Dourak Smerdiakov


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Pute : +0.66
    le 03/05/2015 à 16:13:10
Il y a des passages plutôt pas mal, ici, en fait. La description du château sous la lune.

Il y avait presque une ébauche d'idée de texte cohérente, vers la fin, aussi.

Mais au final, il n'en reste rien. L'auteur ferait mieux d'apprendre à trier dans ses idées, il me semble. Et adopter une vie saine et manger des fruits et légumes.

Commentaire édité par Dourak Smerdiakov.
Valstar Karamzin


    le 09/06/2015 à 15:42:02
Fausses bonnes idées que d'évoquer la St Con ou Lapinchien dans un texte de St con, je me suis moi-même esquinté naguère, non sans déplaisir, sur ces récifs…
Sinon je salue le concept même si j'ai quelque peu trébuché sur l'écriture gothisante… à moins que l'arizer q ne soit pas compatible avec la lecture.

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