LA ZONE -
Résumé : Un bon préambule, une mise en bouche avant la semaine #TDM2015, même si c'est totalement hors sujet relativement au thème HOMO SELFICUS de cette année. Quelque part entre la mini parodie du monument "En Plein cœur. PAN! Pas ailleurs." de Valstar Karamzin, le foutage de gueule du lecteur, la troll-littérature, l'écriture automatique prise sous la dictée d'un auteur mort s'étant fait péter le caisson au bazooka.

Les Cendres de l'Utopie !

Le 16/06/2015
par HaiKulysse
[illustration] Résumé de la première partie : La première partie raconte comment Maubeuge échappe à la troupe des Nouveaux SS, en rollers, son itinéraire se termine lorsqu'il se cache dans la crypte d'une chapelle. La scène se déroule à une époque imaginaire où un dictateur nommé Hizler fait régner la terreur (mélange entre 39-45 et une période davantage contemporaine) ; avant sa fuite, on apprend qu'il a extirpé de précieuses données informatiques du réseau SS.
La seconde partie nous en dit plus sur la troupe SS, surnommée les Oranges Mécaniques par Maubeuge, la narration est racontée cette fois à travers le point de vu de Diane Kasselberghe, la lieutenante chargée de retrouver le jeune hacker ; trop sûr de lui, celui ci refait surface en pensant que la troupe s'est dispersée, il se retrouve piégé dans la chapelle où il pensait être seul -un guet-apens pour ce résistant d'un nouveau genre.
La troisième partie du récit décrit la scène où Diane Kasselberghe, met à exécution la mise à mort du pauvre Maubeuge. L’Utopie meurt mais renaît de ses cendres.
Première partie, FineCut à Bruges
Une foule en mouvement, une multitude de rues et de nombreux canaux comme panorama synonyme de chaos, il ne restait plus qu’à Maubeuge à fuir les Oranges Mécaniques, cette troupe de SS lancée sur ses pas. Mais tout paraissait plus compliqué, les rollers aux pieds ; la course-poursuite s'annonçait casse-gueule. Ici un type s'arrêtait brutalement en se frappant le front, un autre perdait le fil de sa trajectoire en portant son mobile à l'oreille : les cerceaux cloutés de la Matrice Hizlérienne se refermant comme des griffes, à chaque fois la correction de la course pour lui échapper. Quelques heures plus tôt, il avait réussi à extraire données et mots de passe informatiques du réseau des Oranges Mécaniques.
Après des nuits de langage obscurantiste, en cherchant bien, il avait trouvé la faille de leur système. Par précaution, le jeune résistant avait confié son secret et le fruit de son travail à Nathalie, sa coloc qui venait juste de partir pour Berlin, en stop. Alors, en slalomant entre les passants hésitants ou curieux, il se demandait si il n'allait pas être renversé par une voiture avec Nathalie sur le siège passager. Ce serait le comble de la déveine ! A cette pensée, il buta contre une personne violemment, la troupe reprit alors beaucoup de terrain mais il réussit à se relever et à repartir aussi sec. Deux passages piétons en aval, Maubeuge se retourna et ne vit aucun SS ; il décida alors de bifurquer vers la vieille chapelle et de les semer dans ses dédales souterrains. Il connaissait les cryptes mieux que sa poche, il réussit ainsi à gagner un précieux temps en utilisant un raccourcis qui paraissait inaccessible aux non-initiés. Il pût enlever ses rollers une fois dans la quasi obscurité. N'entendant plus aucun bruit, son coeur arrêtant peu à peu la chamade, il s'autorisa même une cigarette. Une fine cut by Dunhill International ! Il murmurait ses mots, en parodiant la pub commerciale qu'il avait vu sur internet (les cigarettes étaient remplacées par des poissons à faire griller) ; avec un grand sourire aux lèvres, Maubeuge se croyait sauvé !

Deuxième partie : Le guet-apens (comme le Che sur les paquets de clope)
Nous étions aux aguets, mon contingent -une troupe de braves guerriers prêts à tout endurer, attendaient patiemment et silencieusement la sortie du lapin hors de son terrier, malgré les nombreuses intempéries ; mais la pluie, le froid, le gel et le vent soufflant en rafales, ne pouvaient nous arrêter. On s'était juré d'avoir la peau de Maubege ; le Führer nous avait promis une prime conséquente si on arrivait à l'attraper et à le pendre ce hacker qui mettait en danger nos bases de données confidentielles.
Mouvementée la nuit avait laissé place à une aube mièvre et blafarde. Projetant sa douteuse lueur sur les murs délavés et livides, tantôt visible, tantôt perdue à nouveau, la silhouette d'un Christ en plâtre passait en ombres chinoises ; celui-là aussi je l'aurais fait ramper à mes pieds car aucun homme, même le Führer, ne pouvait me résister.
Quelques heures plus tôt, nous observant entre deux piliers, j'avais deviné l'ombre inanimée du prêtre de la chapelle ; nous finîmes par entrer en discussion avec l'homme d'église tout d'abord terrifié. Il nous avait supplié de ne pas brûler la chapelle, prenant même un enfant de choeur à parti, en pensant ainsi m'atermoyer. A midi il devait donner la messe. Ce fut aisé de le faire chanter, bien sûr qu'il avait vu un affreux résistant s'introduire dans les catacombes, bien sûr qu'il nous montrait la seule issue possible. En s'excusant mille fois, doucement il disparut.
Bien au delà de cette rencontre opportune, pratiquement toute la ville était aux petits soins pour nous apporter des informations utiles. Même la Vierge muette, cintrée dans son halo de mystères, semblait nous chuchoter en secret le lieu de sa cachette.
Un vent affligé et persistant jouait des fricatives dans le creux de nos oreilles. Nous avions auparavant arpenté des rues interminables, des quartiers inconnus par brouetté en traquant ce petit connard sans relâche, plusieurs fois nous pensions le rattraper et lui casser la gueule devant tout le monde. Mais Maubege était rapide, et bien entraîné pour nous semer dans le dédale urbain. Heureusement que la population locale nous aidait largement ; peut-être, était-il le seul, au milieu des ombres, à rêver d'un Avenir Utopique.
Se détachant des humbles vitraux, une lumière tremblotante attira soudain notre attention, une pâleur émergeant d'une dalle de la vieille chapelle s'ouvrant peu à peu et sans bruit ; au centre de l'autel, comme une sibilante pleurant un dieu risible et évanouis jusqu'aux confins de l'espace, il y avait la flamme du briquet tenu par Maubeuge, cet enfant de salaud qui m'avait fait cavaler comme une cinglée.
Dans l'ombre, j'avançais alors dans sa direction, et bien que la totalité de son corps ne fut pas tout à fait sorti de la crypte, il fut aussitôt encerclé et menotté fermement ; Maubeuge était fait comme un rat, la surprise à peine retombée. Lorsqu'il me vit à sa hauteur, il se retourna et vit la troupe hilare, qui connaissait d'avance mon sadisme. Je visualisais déjà, pour ce trou du cul égaré, des tortures qui lui feraient regretter d'être né et le feraient parler bon gré mal gré. Je ne manquais certes pas d'entrainement pratique. Tous les jours, ou presque, on arrivait à trouver une idée géniale pour intensifier la douleur et lui permettre de rester en vie malgré tout jusqu'à ce qu'il crache le morceau. Démocratiquement, qu'il soit simple trouffion, officier ou autre, chacun pouvait laisser libre cours à son imagination, en laissant un petit mot dans la boite à idée.

Troisième Partie : L’Utopie meurt mais renaît de ses cendres !
Tout était redevenu calme, sans bruit, sans bruit éclatant de vie, dans les rues comme dans cette chapelle depuis l'arrestation de Maubege. L'espace des autochtones se transformant en huis-clos. Il suffisait pourtant d'arrêter tout, de respirer avec un joyeux sourire, de s'immobiliser un moment dans sa marche haletante et quotidienne et déjà il y aurait eu quelque chose, un déclic. Mais les gens avaient repris le cours des choses sans broncher, sans même attendre quelques instants avant d'allumer la télévision, la radio ou se plonger naïvement sur Internet. Chaque fois, comme des écoliers bien sages, ils fermaient les yeux malgré les exactions flagrantes des tyrans. Le Führer tenait tellement à tout contrôler jusqu'aux moindres détails qu'il avait employé un ministère pour nous divertir et nous étions, bien que frustrés par tant de banalités, les meilleurs piliers qui soutenaient tout ce bordel.
Les Oranges Mécaniques s’étaient activées automatiquement dès les premières lueurs de l’aube. Ce fut d'abord une image qui s'ébauchait lentement devant tous ces hommes manipulés : troubles et disgracieux, de rouge crépusculaire, les rictus du visage de Maubeuge s'étouffant avec le noeud bien serré de la corde s'effacèrent instantanément dès qu'il parvint à l'asphyxie totale. Diane Kasselberghe, cette jeune pétasse qui avait participé activement à sa mise à mort, jubilait.
Ce jour là, il pleuvait tellement. Ainsi, immortalisant l'instant par leurs mémoires photovoltaïques les SS gardaient de cette pendaison une image éclatante, quoique triste selon l'interprétation.
D'après le dossier Maubeuge, relaté et complété d'après diverses sources, le jeune homme aurait amorcé la Nouvelle Donne, -ce mouvement apolitique, véritable bénédiction promise en la faveur des laissés-pour-comptes, qui effrayait tant le système en place et que les dictateurs successifs tentaient impitoyablement de mater et de ridiculiser- avait finit par éclore.
Ce fut ainsi, juste avant la fin de leurs règnes maléfiques, que Nathalie, l’héroïque colocataire de Maubeuge après une série d'échecs infructueux pour éveiller les consciences, se retrouva un beau matin en tête d'un parti majoritaire, quoique underground et indéfinis et le Rêve Utopique se réalisa... De ces personnages imaginaires sur le disque dur où je m'évertuais à écrire, je me souviens, ma charge monacale consignant leurs exploits dans un registre poussiéreux au fond des archives, qu'un prétendu Bouddha Fumeur de Dunhill me fit un clin d'oeil malicieux.
Et tout s'effaça.

= commentaires =

Lapinchien


tw
    le 16/06/2015 à 11:09:10
très désagréable à lire. On à l'impression de s'embourber dans une guerre de tranchée contre la Mongolie... Une belle alternative innovante à la Grande Muraille de Chine.
mon lapinchien à moi je dédie cette victoire à mon lapinchien fox-terri    le 16/06/2015 à 13:23:13
Je m'étais promis de faire attention à mon trop lourd quota zonard en matière de bons sentiments proscrits (Le site est axé sur l'agressivité, la subversion et la transgression de tous tabous et valeurs morales...) mais je tiens quand même à remercier le petit Yorkshire de ma coloc-sex-friend sans qui ce texte n'aurait pu voir le jour, tout en versant de nombreuses larmes à chaque tonalité un peu trop mélodramatique.

Encore désolé, et encore j'ai fait des efforts (lapinchien, pitié pour le pauvre hère que je suis... )
Lapinchien


tw
    le 16/06/2015 à 15:17:29
Tu es l'auteur de ce machin, mais ne prends pas personnellement pour toi les critiques. Un texte est l'étron d'un processus plus complexe où quelque part tu t'es toi même nourri et où tu as survécu (ne serait-ce qu'à la constipation neuronale qui aurait pu provoquer une occlusion du cérébrale, si tu n'avais pas évacué ce qu'il fallait de toute évidence évacuer) Tu as bu du DESTOP, non ?
Lourdes Phalanges


    le 16/06/2015 à 19:55:57
Les parodies sont des hommages. Et le second degré, un procédé de baltringue étique. Le logos doit creuser un sillon, pas obstruer ton urètre.

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